Journaux québécois du 19e et 20e siècle en ligne

Mise à jour le 15 octobre 2011.

Google a numérisé une quantité importants de journaux historiques. Pour voir la liste, cliquez ici: http://news.google.ca/newspapers

 Exemple : A la radio fm de Radio-Canada : le grand feu de Rimouski

Il n’y a pas de boutons pour Twitter, Delicious ou pour envoyer par email l’article. Mais, par contre, on peut cliquer Link to article, puis cliquer sur le titre de l’article choisit et l’hyperlien de l’article choisit apparaitra. Malheureusement, beaucoup de titres n’ont pas été correctement identifiés, c’est-à-dire qu’on ne leur a pas attribué une adresse internet spécifique. Dans ce cas-là, notez plutôt l’adresse URL de l’édition que vous consultez et indiquez la page où se trouve l’article.

Les journaux du Québec disponibles
Voici une liste non-exhaustive de journaux numérisés et disponibles via Google News. J’ignore si tous les numéros publiés sont en ligne.

Journaux que l’on peut parcourir (liste des éditions publiées): la Gazette de Québec, Montreal Gazette, Morning Chronicle de Québec, Quebec Chronicle-TelegraphQuebec Telegraph, le Journal de Québec (celui du 19e siècle),  le Vindicator (Montréal), Montreal HeraldMontreal Transcript, The Quebec Spectator, The Quebec Saturday Budget, le Stanstead Journal, le Moniteur Canadien, le Courrier du Canada,  Le Devoir, La Voix Gaspésienne, etc.

La Gazette du 12 juin 1820. Impossible de faire une recherche par mot-clés dans les pages de droite qui ont été numérisées à l'horizontal. Inconfortable à consulter, risque de torticolis à moins d'avoir un Ipad.

Commentaires
Les titres des articles ne sont pas toujours correctement identifiés dans les résultats de recherche, comme ici . On dit que le nom du journal est Le Nord, mais si on regarde en haut de chaque page, c’est écrit Le Canard.

La qualité de numérisation varie (certains pages sont illisibles ou numérisées penchées), mais elle est généralement acceptable. L’OCR (reconnaissance optique des caractères) est donc de qualité variable. Si vous cherchez tel mot-clé, peut-être n’aurez vous aucun résultat, alors qu’il se retrouve des centaines de fois dans les pages numérisées…Dans ce cas-ci, repérez les journaux de la période/localité qui vous intéresse et faites une recherche numéro par numéro si possible. Pour avoir la liste des numéros numérisés, cliquez sur Browse this newspaper à côté du nom du journal. Bizarrement, plusieurs éditions d’un journal peuvent être regroupées sous la même date… Aussi, l’option Browse this newspaper n’est pas toujours disponible.

Point positif: les pages se chargent vite sur notre écran.

Imprimer ou sauvegarder ce que l’on voit à l’écran n’est pas possible, à moins de faire des captures d’écran).

Le moteur de recherche donne des résultats incomplets, car beaucoup de pages ne peuvent être traitées par OCR, donc google ne détecte pas les mots-clé qui s’y retrouvent.

Il y a de la publicité à droite de l’écran. Ces pubs changent en fonction des titres des articles sur lequel on clique. Rien de trop dérangeant.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) met elle aussi en ligne des journaux. Google News et la collection numérique de BANQ constituent deux sites à consulter, mais au niveau de la présentation BANQ l’emporte haut la main. Google, par contre, permet de faire des recherches par mots-clés et a numérisé certains journaux qui ne sont pas encore disponibles sur le portail de BANQ.

Billets reliés:

Le Canadian Illustrated News: images du 19e siècle

Bibliothèque numérique: Les classiques des sciences sociales

La caverne d’Ali Baba des archives numériques

Bibliothèque numérique: Notre mémoire en ligne

Revues et journaux en ligne sur l’histoire du Québec

Nos racines: pour découvrir l’histoire locale et régionale par les sources

Collection numérique de la BANQ: les journaux du 19e et 20e siècle

Gallica – bibliothèque numérique

Les documents digitalisés des bibliothèques nationales francophones

2. Ces gens qui ont marqué notre histoire: l’abbé François Pilote

Au Québec et ailleurs, on nomme des routes, des rues, des bâtiments et des parcs en l’honneur de personnes qui ont marqué notre histoire. Cette série de billets a pour but de vous faire découvrir ces gens.

©Société Historique de la Côte-du-Sud
©Société Historique de la Côte-du-Sud

Ceux qui ont déjà visité La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent, connaissent probablement le Musée François-Pilote. Ce musée expose des objets représentatifs du quotidien en milieu rural du début du 20e siècle. Pourquoi a-t-on nommé ce musée en l’honneur de l’abbé François Pilote?

Biographie

François Pilote est né le 4 octobre 1811 à Saint-Antoine-de-Tilly et est décédé le 2 avril 1886 à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Après des études au Petit et au Grand Séminaire de Québec, il est ordonné prêtre le 9 août 1836. L’année suivante, il arrive à La Pocatière. Au cours des 34 prochaines années, il occupera divers postes au Collège de La Pocatière, donc celui de directeur, procureur, supérieur et de professeur. Son style ne plaît pas à tous: "Autoritaire, il prend des décisions sans consultation et se fait très tôt des ennemis parmi ses subalternes ".

L’enseignement de l’agriculture

Au début de l’an 1859, François Pilote passe quelques mois en Europe, pour parfaire ses connaissances en agriculture. Il souhaite voir les agriculteurs adopter des pratiques modernes pour améliorer le rendement de leurs terres. Peu après son retour, le 10 octobre 1859, il fonde la première école d’agriculture permanente du Canada à La Pocatière. Cette école existe toujours, elle s’appelle maintenant l‘Institut de technologie agroalimentaire (ITA). L’ITA est aussi présente à Saint-Hyacinthe. On célèbre le 150e anniversaire de sa fondation cette année.

Au temps de François Pilote, l’école forme des agriculteurs, mais elle éduque aussi en dehors de ses murs. En 1861, l’école publie la Gazette des campagnes, un journal portant sur le monde agricole.

Départ

François Pilote quitte La Pocatière en 1870 pour devenir curé de Saint-Augustin-de-Desmaures, où il sera très apprécie de ses paroissiens. Il y exercera son ministère jusqu’à son décès, survenu en 1886.

La colonisation du Saguenay

En 1848, il fonde, avec l’abbé Nicolas-Tolentin Hébert, l’Association des comtés de l’Islet et de Kamouraska pour coloniser le Saguenay.

Il a laissé quelques écrits, dont le Saguenay en 1851 ; histoire du passé, du présent et de l’avenir probable du Haut-Saguenay, au point de vue de la colonisation (Québec, 1852) et Mémoire sur la paroisse, le village, le collège et l’école d’agriculture de Sainte-Anne devant accompagner divers objets envoyés par le collège Ste. Anne à l’Exposition universelle de Paris, en 1867 (Sainte-Anne-de-la-Pocatière [La Pocatière], Québec, 1867)  .

Conclusion

En somme, l’abbé François Pilote a fait sa marque en éducation et en agriculture. Il a légué à La Pocatière une école qui forme depuis 150 ans la relève agricole du Québec.

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Références

Paul-André Leclerc (Page consultée le 26 juillet 2009). François Pilote, éducateur et pasteur en milieu rural. [en ligne] Adresse URL: http://www.cieq.ca/schec/documents_pdf/revue_1992_29-38.pdf

150e anniversaire de La Pocatiere. (Page consultée le 26 juillet 2009). François-Pilote. [en ligne] Adresse URL: http://www.lapocatiere150.ca/index.php?id=12

Serge Gagnon. (Page consultée le 26 juillet 2009). Pilote, François. [en ligne] Adresse URL: http://www.biographi.ca

Magazine Histoire Québec. (Page consultée le 27 juillet 2009). Le musée François-Pilote. [en ligne] Adresse URL: http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol4num2/v4n2_8mu.htm

Auguste A. Béchard. (Page consultée le 27 juillet 2009). M. l’abbé François Pilote, curé de Saint-Augustin (Portneuf) [en ligne] Adresse URL: http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/numtextes/sp1480.htm

Jacques Saint-Pierre (Page consultée le 27 juillet 2009). L’école d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. [en ligne] Adresse URL: http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=458

En complément

150 ans d’enseignement agricole à La Pocatière (2 tomes) par Ulrich Lévesque et Denis Dumont

Archives de la Côte-du-Sud (Page consultée le 27 juillet 2009). L’école d’agriculture. [en ligne] Adresse URL: http://www.shcds.org/expo/agriculture/intro.htm

Billets reliés:

Démonter une maison ancienne

Aujourd’hui, je vous présente un site internet qui porte sur les maisons anciennes. Il s’agit du site Maisons ancestrales en pièces sur pièces, site crée par Michel Martel.

Monsieur Martel se présente sur son site en ces termes: "Je suis un spécialiste passionné en récupération de maisons ancestrales en bois, construites en pièce sur pièce, provenant du 18ième et 19ième siècle. Depuis plus de trente ans, j’ai démonté et structurellement remonté plusieurs de ces maisons et bâtiments de ferme patrimoniaux. J’ai ainsi acquis une bonne expertise dans ce domaine. "

Visitez la section Maisons archives de ce site. Elle contient des dossiers sur des projets auquel monsieur Martel a participé. On y retrouve de nombreuses photos commentées. On y voit les maisons avant, pendant et après le processus de démontage. Ces maisons ont une deuxième vie grâce au remontage.

Cette section permet voir plus en détails comment les maisons patrimoniales étaient construites et quels étaient les matériaux utilisés.

Dans les mois à venir, un dossier sur la collection de l’ethnologue Robert-Lionel Séguin sera ajouté. Cette collection, exposée au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières, comprend des bâtiments-témoins de la vie de nos ancêtres.

Un site à consulter pour ceux qui entreprennent la restauration d’une maison ancienne et à ceux que notre patrimoine bâti intéresse.

Merci à Allie pour m’avoir fait découvrir ce site.

Billets reliés:

Adresse: http://www.piecesurpiece.com/index.php/accueil

1.Ces gens qui ont marqué notre histoire: Marie Fitzbach

Au Québec et ailleurs, on nomme des routes, des rues, des bâtiments et des parcs en l’honneur de personnes qui ont marqué notre histoire. Cette série de billets a pour but de vous faire découvrir ces gens.

@ Musée Bon-Pasteur
Portrait de Mère Marie du Sacré-Cœur (Marie Fitzbach) @ Musée Bon-Pasteur

A Saint-Georges-de-Beauce, le centre culturel porte le nom de Marie-Fitzbach. Mais qui est Marie Fitzbach?

Biographie

Marie Fitzbach est née le 16 octobre 1806 à Saint-Vallier (Bellechasse). Elle est la fille de Charles Fitzbach, un mercenaire allemand et de Geneviève Nadeau, de Saint-Michel (Bellechasse).

On peut dire que sa vie a été marquée par la tragédie. Dès l’âge de deux ans, elle est orpheline de père. Sa mère se remarie, mais la famille vit pauvrement. Marie devient, à l’âge de 13 ans, domestique dans une famille de Québec. Son patron, François-Xavier Roy, devient veuf en 1827. Il demande la main de Marie, qui accepte de l’épouser, ce qui sera chose faite l’année suivante. Or, François-Xavier décède en 1831, laissant dans le deuil Marie et leurs trois filles. En 1840, Marie devient la servante du curé de Saint-Gervais, l’abbé Michel Dufresne, mais celui-ci décède en 1843. Pour ajouter au malheur, une de ses filles décède à l’âge de 14 ans.

A plusieurs reprises, avant et après son mariage, Marie Fitzbach tente d’entrer au noviciat, mais elle essuie plusieurs refus, probablement à cause de sa santé chancelante. Or, elle persiste et en 1856 son rêve se réalise enfin. Elle devient Mère Marie du Sacré-Cœur dans la communauté des Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs (appelé aujourd’hui Soeurs du Bon-Pasteur), une communauté dont elle est la fondatrice. Cette communauté se dévoue à l’éducation ainsi qu’à l’aide aux personnes en détresse depuis ce temps.

Marie-Fitzbach décède le 1er septembre 1885.

Quel est le lien entre Marie Fitzbach et Saint-Georges de Beauce?

Les Soeurs du Bon-Pasteur établissent un couvent à Saint-Georges en 1881. En 1912, elles dispensent le programme d’enseignement ménager aux jeunes femmes. La qualité de l’enseignement des Soeurs du Bon-Pasteur est reconnue et en 1939 l’Institut familial est fondé.

En 1967, les cégeps sont crées, ce qui entraîne en 1971 la fermeture de l’Institut familial, mais le couvent a toujours une vocation éducative. Il est devenu le centre culturel Marie-Fitzbach qui héberge la bibliothèque municipale de Saint-Georges, un centre d’art, la Société historique Sartigan et la Société généalogique de Beauce.


Références

Jacques Saint-Pierre. (Page consultée le 26 juillet 2009). Marie-Joseph Fitzbach, fondatrice des soeurs du Bon pasteur [en ligne] Adresse URL: http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=462

Couleurs du temps qui passe. (Page consultée le 26 juillet 2009). Marie-Josephte Fitzbach (Marie-Geneviève) Sœur Marie du Sacré-Cœur [en ligne]. Adresse URL:

http://www.recitus.qc.ca/histoire/2007-2008/equip01/site.php?page=fichebio&surnom=fitzbach

Angèle Gagnon (Page consultée le 26 juillet 2009) Les immigrants allemands. [en ligne] Adresse URL:

http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol1num1/v1n1_12im.htm

Jean Cournoyer. (Page consultée le 26 juillet 2009). Soeurs du Bon-Pasteur de Québec s.c.i.m. (communauté religieuse de soeurs) [en ligne]. Adresse URL: http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol1num1/v1n1_12im.htm

http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Soeurs_du_Bon-Pasteur_de_Qu%C3%A9bec_s.c.i.m._%28communaut%C3%A9_religieuse_de_soeurs%29

Laboratoire de géographie historique/CIEQ en collaboration avec l’INRS. (Page consultée le 26 juillet 2009). Le monde de l’éducation. [en ligne]. Adresse URL:

http://www.encyclobec.ca/atlas_bea/D02/education.htm

Compléments

Musée du Bon-Pasteur. (Page consultée le 26 juillet). Marie-Josephte Fitzbach, fondatrice

[en ligne] Adresse URL: Acte de naissance et photographie de Marie-Fitzbach: http://www.museebonpasteur.com/4_1_marie_josephte.html

On peut y voir une peinture représentant Marie-Josepht Fitzbach ainsi que son acte de naissance.

Soeurs du Bon-Pasteur de Québec. (Page consultée le 26 juillet). Soeurs du Bon-Pasteur de Québec. [en ligne]. Adresse URL: http://www.soeursdubonpasteur.ca/oeuvre_educ.htm

On y retrouve un aperçu de leurs oeuvres éducatives, hier et aujourd’hui.

Source de l’image: Commission scolaire de Laval

Billets reliés:

Compton d’hier à aujourd’hui

Compton est une municipalité située à environ 25 minutes de Sherbrooke, en Estrie. Elle est renommée pour ses produits du terroir. On y retrouve le Lieu historique national du Canada Louis-S.-St-Laurent. Louis-Stephen Saint-Laurent, premier ministre du Canada de 1948 à 1957, est originaire de l’endroit.

compton

Le site internet Compton d’hier à aujourd’hui retrace l’histoire de cette municipalité et présente son patrimoine. Il y a peu de textes, mais énormément de photographies anciennes et récentes, regroupées par thèmes. Ces thèmes sont la vie économique, l’éducation, la vie rurale, la vie paroissiale, les personnages historiques, les familles, la vie sociale, la géographie, les paysages, les arts, la culture ainsi que l’architecture et le patrimoine.

Un beau site, bien fait, qui pourrait servir d’exemple pour des municipalités qui voudraient mettre en valeur leur histoire via le web.

Adresse: http://www.compton.estriebottin.com/fr/accueil/index.shtml

Billets reliés:

Le phare de Métis a 100 ans

La Gaspésie est réputée pour ses phares qui, pendant des années, ont guidé les voyageurs. Un de ces phares est le phare de Métis à Métis-sur-Mer, construit en 1909. Il est demeuré en fonction jusqu’en 1971. Il est maintenant la propriété d’un particulier et n’est pas accessible au public.

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Or, l’organisme Heritage Lower St. Lawrence/Héritage Bas-Saint-Laurent nous permet d’admirer ce phare sous plusieurs angles avec le site internet Phare de Métis.

Le site est en construction, mais déjà, on peut y lire des textes sur l’histoire du phare et surtout, on peut visiter virtuellement le phare. Le phare n’est pas ouvert au public mais avec ce panorama 360 degrés, c’est comme vous y étiez. La vue est magnifique et l’image est de grande qualité. Vous pouvez choisir parmi plusieurs points de vue. On peut zoomer l’image sans que la qualité de la photo n’en soit affectée. En plus, il y a des vidéos qui donnent des explications supplémentaires (cliquez sur la flèche qui pointe vers la droite). Je crois que c’est le panorama 360 degrés le plus élaboré et le mieux conçu que j’ai eu l’occasion de voir.

Un panorama 360 degrés est une belle manière de faire visiter un lieu qui ne peut être accessible au public. Quelle bonne idée!

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Adresse: http://www.pharedemetis.ca/francais/

Billets reliés:

Bonifier les sites webs des organismes à vocation historique

Les organismes qui nous font découvrir l’histoire du Québec, que ce soit les sociétés d’histoire, les musées ou les sites d’interprétation, sont présents, pour la plupart, pour le web. Certains sites se distinguent, car il y a un équilibre entre l’aspect marketing et l’aspect éducatif.

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Le billet d’aujourd’hui va porter sur la question suivante : Comment bonifier le contenu du site internet pour attirer des visiteurs tout en diffusant l’histoire? En proposant un contenu pertinent et intéressant au visiteur virtuel, celui-ci va être tenté de se déplacer en personne. Il faut lui montrer qu’il va apprendre tout en passant un bon moment.

Quelques idées

– Créez un album photos pour montrer un aperçu des collections, des lieux à visiter, des bureaux de l’organisme, des événements passés etc. Ajoutez des photos anciennes liées à votre thématique. La possibilité de zoomer est un plus. Flickr, Facebook ainsi que d’autres services peuvent héberger en ligne ces photos si vous n’avez pas assez d’espace… Mettez des photos de bonne qualité.

-Intégrez des textes à caractère historique. On peut rédiger des chroniques historiques, insérer un bulletin d’information, etc. (ex. Société histoire de Magog)

-Ajoutez une liste des publications de votre organisme avec le prix et la procédure d’acquisition.

-Créez un blogue. Ce dernier permet de diffuser les activités à venir et passés de l’organisme, d’explorer des thématiques reliées à l’histoire, de discuter de l’actualité et faire des liens avec votre organisme, etc. Les gens doivent pouvoir commenter, poser des questions et faire des suggestions.

-Ajoutez des vidéos. Vidéos de présentation du site, du personnel, des collections, etc. Ces clips peuvent être hébergés gratuitement sur Youtube et Dailymotion

-Ajoutez une section Hyperliens pour y mettre les sites internet des associations et attraits touristiques, de la municipalité, des autres sites internet pertinents à votre domaine. Faites la promotion de votre région et de votre thématique!

Voici d’autres idées, mais qui requièrent des compétences assez avancées en informatique: des expositions virtuelles, des panoramas 360 degrés (ex. phare de Métis), des jeux, des cyberenquêtes, des rallyes et des quizs.

Et pour faire connaître votre site…

-Ajoutez des boutons pour que chaque page puisse facilement être envoyée par courriel, partagée sur Twitter, Delicious et autres médias sociaux. (voir le site du Manoir Mauvide-Genest, en bas de chaque page)

-Assurez une présence sur le web à l’aide des médias sociaux. Twitter, Facebook et autres vous permettent de rejoindre les gens de votre région et de l’extérieur. Vous pouvez utiliser ces canaux pour faire part de vos besoins en main-d’œuvre et en matériel, recruter du personnel, annoncer vos activités, diffuser des capsules historiques, faire de la veille informationnelle, créer des liens avec d’autres organismes, etc. Les possibilités sont grandes. Ajoutez les icônes correspondantes aux services retenus dès la page d’accueil de votre site web.

Prévoyez un fil rss. Beaucoup de gens utilisent des services comme Google Reader pour être au courant des nouveautés de leurs sites web préférés. C’est une façon de fidéliser les visiteurs.

Conclusion

En somme, évitez les pages web qui ne changent pas d’un iota pendant des années. Bonifiez votre site en ajoutant du contenu éducatif. Variez les types de présentations (textes, vidéo, photographies, etc). En captant l’attention ces visiteurs, ceux-ci resteront plus longtemps sur votre site internet et cela peut les amener à visiter votre organisme?

Source de l’image: Commission scolaire de Laval

Billets reliés:

Critique de : La mort, entre autres – Philip Kerr

Je fais partie d’un club littéraire. Voici ma critique publiée dans le Journal La Tribune du 22 juillet:

Billets reliés:

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Grosse-île, station de quarantaine 1832-1937

Grosse-Ile est une île située au milieu du fleuve Saint-Laurent. Elle fait partie de l’archipel de l’Isle-aux-Grues.

1832. Depuis quelques années, le choléra fait des ravages en Europe. En guise de protection contre cette maladie, le gouvernement canadien ordonne la mise sur pied de la station de quarantaine de Grosse-île. Les immigrants provenant d’Europe devaientt, pendant 40 jours, y rester sous observation et recevoir des soins médicaux, si nécessaire. On espérait ainsi éviter la contagion. Jusqu’en 1937, Grosse-île a servit de station de quarantaine.

One day I shall be free

Grosse-île est maintenant un site historique que vous pouvez visiter. Plusieurs bâtiments témoignant de son passé sont encore debouts. On y fait l’interprétation "de l’immigration canadienne via le port de Québec, de la tragédie irlandaise de 1847 et du dévouement exceptionnel des gens qui y ont travaillé".

Le site internet de Grosse-île vous donne un aperçu de ce que l’on peut voir sur cette île. La section Histoire est à visiter. On y retrace les moments marquants de l’histoire de la station de quarantaine (qu’on pense à 1847 où plusieurs dizaines de milliers d’Irlandais fuient la Grande famine). On y voit des photos d’archives. En fait, on a l’impression de feuilleter un vieil album photo.

Toujours dans la section Histoire, à gauche de l’écran, cliquez sur Visite virtuelle. Une carte de l’île va apparaître. Vous cliquez sur le point de votre choix et une photographie ainsi qu’une description de la fonction du bâtiment/lieu apparaît. Je vous conseille de zoomer pour mieux voir les bâtiments de l’ile.

Adresse: http://www.grosseile.ca/memorial-quarantaine-384-accueil.php

Complément:

Site de Parcs Canada: http://www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/grosseile/index_f.asp

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Lévis: en photos et en histoires

La ville de Lévis, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, face à Québec, a été fondée en 1861. Ses origines remontent à la seigneurie de Lauzon (1636).

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Le livre Lévis, par Eugen Kedl et Caroline Roy, vous fera découvrir en photos les attraits de cette ville. Cet ouvrage fait une grand place à l’histoire puisqu’on y retrouve plusieurs biographies des personnages qui ont marqué Lévis. Parmi ceux-ci, on retrouve Alphonse Desjardins, Louis Fréchette, Joseph-David Deziel et Elizabeth Taylor Johnson Davie. Cette dernière a été la première femme à diriger un chantier de construction au Canada en 1836, en l’occurrence le chantier de la Davie.

Je vous invite à porter attention aux légendes des photos. On y lit des citations de Samuel de Champlain, Louis Fréchette et plusieurs autres à propos de Lévis. Cela nous permet de comprendre comment Lévis a été perçu par ses visiteurs et ses habitants au cours de son histoire.

Les photographies d’Eugen Kedl sont très belles, particulièrement celles de Saint-Nicolas et celle prise à la bibliothèque Pierre-Georges Roy, située dans une ancienne église.

Lévis. Eugene Kedel et Caroline Roy, Editions GID, 2007, 192 pages.

Billets reliés:

400 ans de sciences au Québec

L’exposition virtuelle 400 ans de sciences au Québec a été créée d’après le livre Histoire des sciences au Québec, publié en 2008.

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Dès la page d’accueil, on peut regarder une vidéo où le professeur en histoire et sociologie des sciences de l’UQAM, Yves Gingras, nous parle de la constitution d’une société à travers le rôle de la science . A quelques reprises, durant l’exposition, on verra des vidéos où le professeur Gingras nous entretient de divers aspects de l’histoire des sciences au Québec.

L’exposition est divisée en 15 périodes. On voit que dès l’arrivée de Champlain, les sciences ont été présente en Nouvelle-France. On a cartographié et amassé des échantillons de plantes, de roches et de minéraux pour documenter le potentiel économique de la colonie. Même les hommes de Dieu ont contribué à l’essor des sciences. Ainsi, on enseignait l’hydrographie et la physique d’Aristote au Collège des Jésuites.

Les universités vont prendre le relais dès le milieu du 19e siècle, jusqu’à nos jours. Les sociétés savantes, les médias et des vulgarisateurs comme le frère Marie-Victorin contribuent à diffuser les connaissances scientifiques au 19e et 20e siècle.

On voit que les Canadiens-Français ont vraiment commencé à s’imposer dans le domaine des sciences par l’enseignement et la recherche au cours du 20e siècle.

En somme, 400 ans de sciences au Québec est une belle exposition, bien vulgarisée. Elle nous fait prendre conscience que les Québécois contribuent depuis longtemps à l’avancement de la science.

Adresse: http://hdsquebec.org/400-ans-de-science-au-quebec.htm

Billets reliés:

Sherbrooke, terre d’accueil

La Société d’histoire de Sherbrooke a inauguré dernièrsherbrooke_accueilement sa nouvelle exposition permanente intitulée Sherbrooke Terre d’accueil. En collaboration avec Radio-Canada, elle a réalisé 10 capsules télé sur des Sherbrookois issus de l’immigration qui ont marqué l’histoire de la ville. On peut voir ces capsules ici.

Bonne idée pour faire la promotion de l’histoire régionale, n’est-ce pas?

Billets reliés:

Mistissini Terre des Cris

En 1944, le botaniste Jacques Rousseau effectue un séjour au sein de la communauté crie de Mistissini, communauté située près du lac Mistassini, dans le grand nord québécois (voir carte).

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Rousseau, fasciné par la culture amérindienne, a documenté la vie des cris en les photographiant et en les interrogeant sur différents aspects de leur vie. Presque 50 ans plus tard, ce matériel servira de base au livre Mistissini Terre des Cris de Anaïs Cosset et Hubert Mansion.

Cosset et Mansion citent abondamment les notes de Rousseau qui nous en apprennent beaucoup sur de nombreux aspects de la vie de cette communauté: la médecine traditionnelle, la spiritualité, la chasse, la pêche, les valeurs, l’artisanat, etc Le livre ne contient pas uniquement les observations de Jacques Rousseau. D’autres témoignages sont cités, dont celui d’Armand Doucet.

Ce livre contient des photographies prises par Rousseau, des photos provenant de la collection du Musée McCord et des illustrations (dessinées par Rousseau?).

J’ai trouvé l’introduction de ce livre trop brève. J’aurais aimé en savoir plus sur les circonstances qui ont amené Jacques Rousseau à visiter les Cris. Par contre, ce livre a le mérite de contribuer à mieux faire la nation crie, même si ce livre couvre surtout les années 40.

Mistissini Terre des Cris. Anaïs Cosset et Hubert Mansion, Editions Cornac, 2009, 200 pages.

Complément

Exposition virtuelle des Archives de la ville de Montréal

Jacques Rousseau Paysages et autochtones du Nord du Québec et d’ailleurs: http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/archives/rousseau/accueil.htm

Site internet de la nation crie de Mistissini: http://www.mistissini.ca/

Billets reliés:

Cyberenquête – La torture et la vérité: Angélique et l’incendie de Montréal

La torture et la vérité: Angélique et l’incendie de Montréal est une cyberenquête de la série des Grands mystères canadiens. Vous êtes invité à analyser les documents se rapportant à l’incendie qui a eu lieu le 10 avril 1734 à Montréal. Angélique, une esclave noire et son amant blanc, Claude Thibault, sont soupçonnés du crime. Thibault prend la fuite alors qu’Angélique subit un procès (et est torturée). Elle sera pendue pour ce crime le 21 juin 1734, mais était-elle réellement coupable?

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C’est en consultant les documents d’époque que vous pourrez vous forger votre propre opinion. Cette cyberenquête aborde les thèmes de la la justice, la peur des incendies, l’esclavage, la société montréalaise, etc.

La torture et la vérité: Angélique et l’incendie de Montréal vous permet d’analyser des sources et de jouer, en quelque sorte, au détective. Cette cyberenquête permet de se familiariser avec le système judiciaire au temps de la Nouvelle-France. Elle peut être utilisée en classe.

http://www.canadianmysteries.ca/sites/angelique/accueil/indexfr.html

Billets reliés:

L’épidémie de variole de 1885 à Montréal

Montréal, 1885. Un train provenant de Toronto a à son bord un passager qui présente des symptômes d’une maladie contagieuse: la variole. Que faire pour éviter que le mal se propage et fasse des victimes parmi la population? C’est cette question que le jeu L’épidémie de variole, 1885 vous permet d’explorer.

variole1885

L’épidémie de variole, 1885 a été produit par le musée Pointe-à-Callière de Montréal. Le principe est simple: on vous présente des situations et vous devez prendre une décision – la bonne! Mine de rien, vous en apprenez beaucoup sur cette épidémie qui a vraiment eu lieu en 1885 à Montréal. Le tout est agrémenté d’images de l’époque.

L’interface est joli, mais sobre, comme il se doit pour ce genre de sujet. J’aime bien le concept du jeu, qui nous invite à analyser la situation et à faire des choix. Cela me rappelle les livres "dont vous êtes le héros". Vos choix influencent la suite de l’histoire.

Prévoyez environ 15 minutes pour compléter le jeu.

Adresse: www.jeuxpac.net/jeu2d-intro-f.html

Complément:
Clip produit par le musée McCord sur l’épidémie de variole à Montréal en 1885.

Billets reliés:

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