Remèdes miracles de l’ancien temps: quelques publicités

La publicité pour les remèdes miracles ne date pas d’hier. Feuilletez les journaux du début du 20e siècle, vous y trouverez plusieurs de ces produits aux vertus nombreuses. Sirops, poudres, huiles, vins et onguents proposaient de soulager la douleur, de revigorer le corps, de stimuler l’esprit et bien plus. Vaines promesses? Probablement. En effet, à l’époque, la publicité n’était pas encadrée comme aujourd’hui. Le fabricant pouvait dire n’importe quoi. Après tout, son produit était le meilleur  sur le marché! Les publicités qui suivent sont extraites de l’Almanach du peuple illustré de la librairie Beauchemin de 1898 et de 1907.
1898




1907

Billets reliés

Le commerce des maladies

L’épidémie de choléra de l’été 1832 à Québec

La grippe espagnole de 1918-1919 à Montréal

Maison du Docteur-Joseph-Frenette

 

 

Drame à Saint-Alban, 23 février 1890

Saint-Alban est un petit village  situé près de Portneuf et de Deschambault. Il y a 121 ans, une horrible tragédie a secoué la quiétude de ses habitants.

Et le responsable de cette tragédie, c’est Nathaniel-Fritz-Randolph Dubois. Marié et père de deux enfants, Joseph (quatre ans) et Georges (trois mois) lui et sa femme Zéphise Thibault (34 ans) résident à Saint-Alban avec les parents de cette dernière, Joseph Thibault et Olympe Tessier.

En ce 23 février 1890, Nathaniel-Fritz-Randolph Dubois est à la maison avec sa femme, leurs deux enfants et sa belle-mère. Querelle? Accès de folie? Ou au contraire, acte planifié? Aucun témoin, sauf Nathaniel-Fritz-Randolph Dubois, n’a survécu assez longtemps pour raconter ce qui s’est passé ce jour-là dans cette maison de St-Alban. Lorsque la belle-soeur de Dubois, Virginie Hamelin, arrive sur les lieux, quatre personnes étaient dans la cave. Deux étaient décédées; le petit Joseph et le bébé respiraient encore. Dubois s’était enfui. Il avait pris le soin de cacher l’arme du crime, une hache, en dessous de son lit. Virginie Hamelin alla chercher son mari, Henri Thibault, qui était presque aveugle. Le petit Joseph avait entre-temps rendu son dernier soupir. Ils emmenèrent le bébé chez eux, mais celui-ci expira quelques heures plus tard.

Ces meurtres choquent la région. Dans le registre de la paroisse, le curé prend la peine d’écrire que ces pauvres gens ont été tués »félonieusement ».

Acte de décès de Zéphise Thibault, Registre de la paroisse de Saint-Alban, 1890

Les journaux présentent Dubois comme un être paresseux, froid, mauvais chrétien (comprendre qui ne fréquentait pas l’église), souvent en querelle avec sa femme.

Le Canadien du 26 février 1890 nous donne un peu plus de détails sur le personnage. Âgé de 35 ans, il est surnommé "l’irlandais à la Thibault". Il serait né à Staten Island, état de New York, d’un père français et d’une mère d’origine irlandaise. C’est un protestant (mais qui s’est marié dans une église catholique) et il ne parle pas français.

Dubois est orphelin de mère à 5 ans. Il est maltraité par la suite par sa belle-mère. Il serait arrivé au Canada en 1881. On sait qu’il épouse Marie Zéphise Thibault le 23 août 1883 à Saint-Casimir de Portneuf. Deux semaines après le mariage, il aurait abandonné sa femme. Il ne revient que deux ans plus tard. À l’époque du crime, il travaillait dans une carrière de pierres.

Pour expliquer son crime, il évoque une querelle avec sa femme et sa belle-mère qui avaient soi-disant l’habitude de lui mener la vie dure. Le pauvre homme! Cela laisse la justice de marbre. Dubois est reconnu coupable le 23 avril 1890 et est pendu le 20 juin.

Le monde illustré, 21 juin 1890

Bibliographie

Le Canadien, 26 février 1890

Le Canadien, 20 juin 1890.

Le Canadien, 23 avril 1890.

Billets reliés

Un criminel américain capturé en Estrie [19 août 1913]

Arrestation du Dr Crippen à Pointe-au-Père, auj. Rimouski [31 juillet 1910]

Une mort mystérieuse (Saint-Julien-de-Wolfestown, 1888)

Donald Morrison: un hors-la-loi en cavale (Lac-Mégantic, 1888-1889)

"90 trésors, 90 histoires, 90 ans" au Musée McCord: les coups de coeur

Le Musée McCord célèbre cette année son 90e anniversaire. L’exposition "90 trésors, 90 histoires, 90 ans" souligne l’événement. On a demandé à des personnalités (Ricardo Trogi, Yves Léveillé, Sylvain Rivard, Marie Chouinard, Melissa Mongiat,  Mouna Andraos, Lorraine Pintal, Heidi Hollinger et Helmer Joseph, Claude Cormier) de sélectionner trois objets parmi ceux exposés. Sur le canal youtube du Musée, on peut voir ces personnalités expliquer leur choix. Les vidéos sont en français et en anglais. En voici sept.


Billets reliés

Personnalité-mystère

La collection photographique William Notman (19e et 20e siècle)

Facebook: Liste des organismes québécois de diffusion de l’histoire et du patrimoine

Pour voir en ligne des vidéos sur l’histoire et le patrimoine du Québec…

Portraits de membres de la communauté asiatique au Québec 1850-1945

Voici quelques dessins  et photographies provenant des collections du Musée McCord. Remarquez l’habillement. Les photos du 19e siècle nous montrent des gens portant des habits traditionnels tandis que les photos du 20e siècle les montrent vêtus à l’européenne. Aussi, il y a aussi beaucoup d’hommes seuls sur les photos du 19e siècle. On  tentait alors de restreindre l’immigration asiatique, en imposant par exemple une taxe (1885: 50$, 1900: 50-100$, 1903: 500$). Des familles pouvaient ainsi être séparées  pendant de longues années. Une photographie permettait de garder le contact. En 1923, on a même interdit l’immigration chinoise au Canada. Cela a duré 25 ans.

Gravure | Portrait d'un Asiatique | M930.51.1.199
Portrait d'un Asiatique 1850-1855
Gravure | Chinois | M991X.5.470
Chinois, 1850-1855, gravure.
Photographie | Les gouvernantes et les enfants de McDonald, Montréal, QC, 1867 | I-26232.1
Les gouvernantes et les enfants de McDonald, Montréal, QC, 1867
Photographie | La gouvernante de McDonald, Montréal, QC, 1867 | I-26233.1
La gouvernante de McDonald, Montréal, QC, 1867
Photographie | Fong You Lem, Montréal, QC, vers 1890 | MP-1984.44.1.4
Fong You Lem, Montréal, QC, vers 1890
Photographie | Hoo Goon, Montréal, QC, vers 1890 | MP-1984.44.1.7
Hoo Goon, Montréal, QC, vers 1890
Photographie | Lung Sang et un ami, Montréal, QC, 1891 | II-96793.1
Lung Sang et un ami, Montréal, QC, 1891
Photographie | Wing San Chu (ou Wing Son Ching), Montréal, QC, 1896 | II-114227.1
Wing San Chu (ou Wing Son Ching), Montréal, QC, 1896
Photographie | Mlle Sang Kee, Montréal  QC, 1897 | II-120281
Mlle Sang Kee, Montréal QC, 1897
Photographie | Mme Wing Sing, Montréal, QC, vers 1895 | MP-1984.44.1.1
Mme Wing Sing, Montréal, QC, vers 1895
Photographie | Eug Kon, Montréal, QC, 1896 | II-116080.1
Eug Kon, Montréal, QC, 1896
Photographie | Mme Wing Sing et son fils, Montréal, Qc, 1890-1895 | MP-1984.44.1.2
Mme Wing Sing et son fils, Montréal, Qc, 1890-1895
Photographie | Chinois, Montréal, QC, 1895 | II-109593.1
Chinois, Montréal, QC, 1895
Photographie | Charles Wong, Montréal, QC, 1906 | II-160706.1
Charles Wong, Montréal, QC, 1906
Photographie | Wong Hing Jom, Montréal, QC, 1906 | MP-1984.44.1.12
Wong Hing Jom, Montréal, QC, 1906
Photographie | M. H. Song et sa famille, Montréal, QC, 1913 | II-198453
M. H. Song et sa famille, Montréal, QC, 1913
Photographie | Sun Ton (ou Sum Tom), Montréal, QC, 1923 | II-253992.1
Sun Ton (ou Sum Tom), Montréal, QC, 1923
Photographie | M. et Mme Lee, Montréal, QC, 1920 | II-239736
M. et Mme Lee, Montréal, QC, 1920
Photographie | Henry Y. Lee, Montréal, QC, 1920 | II-238023
Henry Y. Lee, Montréal, QC, 1920
Photographie | Cuisinier asiatique et jeunes filles autochtones, rivière de la Grande Baleine, QC, vers 1920 | MP-1976.24.92
Cuisinier asiatique et jeunes filles autochtones, rivière de la Grande Baleine, QC, vers 1920
Photographie | W. Wong, Montréal, QC, 1929 | II-289060.1
W. Wong, Montréal, QC, 1929
Photographie | Dîner de la Hin-Jing Society (Parti réformiste chinois), Montréal, QC, 1936 | MP-1987.41.14
Dîner de la Hin-Jing Society (Parti réformiste chinois), Montréal, QC, 1936
Photographie | Groupe à l'extérieur du bureau du Parti réformiste chinois, Montréal, QC, vers 1945 | MP-1987.41.8
Groupe à l'extérieur du bureau du Parti réformiste chinois, Montréal, QC, vers 1945

Bibliographie

Notre mémoire en ligne  [en ligne] " Le Canada en devenir L’immigration asiatique" Page consultée le 23 mars 2011] Adresse URL

Billets reliés

Brochures de la Société historique du Canada en ligne

Qui sont les Home Children?

Sherbrooke, terre d’accueil

Anamnesis tv

Une petite touche d’Irlande au Québec (photos anciennes)

Je vais commencer ce billet par vous faire un aveu. A ma connaissance, je n’ai pas d’ancêtres irlandais, que des Français, qui se sont établis à Québec et à l’Ile d’Orléans. Et dont les descendants ont essaimé dans le comté de Bellechasse jusqu’aux frontières américaines. Il y a aussi une branche qui est partie de France, est allée à Port-Royal, a descendu à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud et a prospéré à Sainte-Claire. En somme, je n’ai pas trouvé d’Irlandais dans mon arbre généalogique. Mais j’y travaille. Ceci étant dit, c’est la Saint-Patrick alors parlons des Irlandais. Le sujet étant vaste, pourquoi ne pas regarder plutôt quelques photos?

Photographie | Le bébé de Mme Irish, Montréal, QC, 1871 | I-65897.1
Ce billet est une présentation de la fillette de Mme Irish,( Montréal, QC, 1871).
Impression | Célébration de la Saint-Patrick, Montréal, QC | M982.530.5379
Célébrations de la St-Patrick à Montréal.

Pour en savoir plus sur la Saint-Patrick

Photographie | Pierre commémorant le décès de 6 000 immigrants, Pointe-Saint-Charles, Qc, 1898 | MP-1977.76.64
Monument installé en 1859 près de l'entrée du pont Victoria, au centre d'un cimetière où étaient enterrés plusieurs milliers d'immigrants irlandais victimes du typhus en 1847-1848.

Pour en savoir plus à propos de ce monument

Photographie | La rue du Petit-Champlain et l'escalier Casse-Cou, Québec, vers 1903 | MP-0000.3202.1-2
Rue du Petit-Champlain et Escalier casse-cou. Au 19e siècle, beaucoup d'Irlandais qui travaillaient dans les chantiers maritimes habitaient ce coin-là.

Pour en savoir plus sur les Irlandais à Québec (article de Marianna O’Gallagher)

Impression | Monument à la mémoire des immigrants irlandais décédés du typhus, Grosse-Île, QC, vers 1910 | MP-0000.1255.9
Monument à Grosse-île, station de quarantaine, commémorant le décès des immigrants victimes du typhus.

Pour en savoir plus à propos de Grosse-île

Photographie | St. Bridget's Refuge, Montréal, QC, vers 1896 | VIEW-2969
St. Bridget's Refuge, Montréal, fondé en 1869 pour venir en aide aux immigrants irlandais.

Pour en savoir plus sur le  St. Bridget’s Refuge

Impression (photomécanique) | Saint-Malachie, QC, vers 1910 | MP-0000.1229.4
Saint-Malachie, comté de Bellechasse, fondé entre autres par des Irlandais.

Pour en savoir plus sur l’histoire de St-Malachie
En passant, le Musée McCord a consacré une exposition aux Irlandais au Québec. Quelques images par ici

Billets reliés

Peinture: Grosse-Ile vers 1838-1840 par Henry Hugh Manvers Percy

Grosse-île, station de quarantaine 1832-1937

Qui sont les Home Children?

Photographies de Québec (1886-1910) par Frederick C. Würtele

L’incendie du Laurier Palace (Montréal, 9 janvier 1927)

Le 9 janvier 1927 à Montréal, en milieu d’après-midi, des spectateurs, dont une centaine d’enfants, se trouvent au cinéma Laurier Palace, rue Saint-Catherine-Est. Un incendie -mineur- se déclenche à cause d’une allumette ou d’une cigarette. C’est la panique. Les  spectateurs cherchent à sortir de la salle, mais certains enfants sont bousculés, tombent, n’arrivent pas à s’enfuir.

78 enfants décèdent.

La une du journal La Patrie, le 10 janvier 1927.

Il y eu plusieurs arrestations: le propriétaire du cinéma Ameen Lawand, l’assistant-gérant Michel Arie, le chef des placiers Camille Bazzy et le receveur des billets Alex Bazzy.

A la suite de cette tragédie, plusieurs cinémas furent fermés temporairement, d’autres définitivement. Une commission royale d’enquête, présidée par le juge Louis Boyer, fut instituée. Et le clergé eut son mot à dire.

Cet incendie suscitera aussi de nouvelles pressions de la part du clergé qui demandera que l’on règlemente plus sévèrement l’accès aux cinémas pour les enfants et les adolescents. (réf)

Le cinéma, c’était malsain.

L’incendie du Laurier Palace, outre le décès de plusieurs enfants, eu pour conséquence l’adoption par le gouvernement Taschereau en 1928 d’une loi.

Cette loi imposait que les salles possèdent des portes paniques qu’on puisse ouvrir en tout temps de l’intérieur, elle redéfinit les dimensions des zones de circulation et elle interdit l’accès des salles de cinéma aux jeunes de moins de 16 ans, qu’ils soient ou non accompagnés. Cette dernière mesure demeura en vigueur durant quarante années. (réf)

Pour en savoir plus

Sur le site de J’ai la mémoire qui tourne, l’émission de Historia TV, on peut voir des images tournées sur les lieux après la tragédie ainsi qu’aux funérailles des victimes.

Quelques manchettes des journaux montréalais

  • La Patrie, 10 janvier 1927. [Le journal a rassemblée les photographies de quelques-unes des victimes et des blessés], le 11 janvier, on retrouve des articles sur les funérailles, le  12 janvier on rapporte les propos tenus à l’enquête du commissaire des incendies et on parle des autres funérailles.
  • L’Action catholique, 10 janvier 1927.
  • Le Canada, 10 janvier 1927.
  • The Montreal Witness, 12 janvier 1927.

Sur le blogue l’archéologue urbain, vous trouverez plusieurs photos et plus de détails.

    Bibliographie

    Bilan du Siècle (en ligne) Incendie du théâtre Laurier Palace à Montréal (page consultée le 13 mars 2011) Adresse

    GRAFICS de l’Université de Montréal (en ligne) Le Laurier Palace (page consultée le 13 mars 2011) Adresse

    Billets reliés

    Anastasie ou la censure du cinéma au Québec

    J’ai la mémoire qui tourne (site web de l’émission à Historia)

    Le cinéma au Québec au temps du muet (1896-1930)

    Sarah Bernhardt suscite la colère du clergé [Québec, 4 et 5 décembre 1905]

    L’incendie de l’hospice Saint-Charles [Québec, 14 décembre 1927]

    ADHÉMAR Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal Propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805

    Adhémar Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal Propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805 est une source intéressante d’informations sur la métropole. On y retrouve les sections suivantes:

    Les bases de données vous permettront de trouver différentes informations pour la période entre 1642 et 1704 ainsi que pour les années 1725, 1765 et 1805 comme les différentes propriétés ou les adresses où elles ont été locataires (ex. Jeanne Mance ou monsieur Antoine Pichou dit Duvernay), le noms des personnes qui habitaient telle ou telle rue, l’âge, l’état civil et l’occupation des propriétaires, le nombre d’étages des maisons et les matériaux utilisés et bien plus.

    Billets reliés

    Cartes anciennes: des trésors sur le web

    Diffuser les connaissances sur le patrimoine bâti: les inventaires

    Association des propriétaires de maisons anciennes du Québec

    Cyberenquête – La torture et la vérité: Angélique et l’incendie de Montréal