Une « soucoupe volante » aurait survolé Montréal [1947]

Juillet 1947: c’est le début de l‘affaire Roswell. Même à Montréal, on rapportait des phénomènes étranges. Voici donc ce que publiait la Patrie le 8 et le 9 juillet de la même année.

La trajectoire de la "soucoupe". La Patrie, 8 juillet 1947
La trajectoire de la « soucoupe ». La Patrie, 8 juillet 1947

La Patrie, 8 juillet 1947

MONTRÉAL A ÉTÉ SURVOLÉ PAR SA PREMIÈRE « SOUCOUPE VOLANTE »
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ON A TROP SOUVENT REPROCHÉ À MONTRÉAL D’ÊTRE RÉTROGRADE. LE CONTRAIRE EST MAINTENANT PROUVÉ, PUISQUE LES « SOUCOUPES VOLANTES » N’ONT PAS DÉDAIGNÉ NOTRE MÉTROPOLE ET L’ONT SURVOLÉ. MALHEUREUSEMENT, LES TROIS SEULS TÉMOINS DU PASSAGE DE NOTRE PREMIÈRE « SOUCOUPE VOLANTE » AVAIENT NÉGLIGÉ, JUSQU’À CE JOUR, DE FAIRE PART AU PUBLIC DE LEUR INTÉRESSANTE DÉCOUVERTE.

Voici, avec un retard de quelques jours, le récit historique de l’envolée, au-dessus de Montréal, de la première « soucoupe volante »:

Ce vendredi, 4 juillet, un peu avant 10 heures du soir, trios personnes respiraient l’air sur un balcon à l’arrière du logis, portant le No 2194 de la rue Bercy. Ces trois contemplateurs, bien sagement assis, discutaient de tout et de rien, mais surtout des « soucoupes volantes », quand se produisit l’événement historique. Ici, révélons, pour le bénéfice des historiens futurs, les noms et les adresses des trois personnes, les premières de Montréal, à avoir aperçu une « soucoupe volante ». Ce sont:

lucybelanger8juillet1947patrie
Lucille Bélanger, témoin. La Patrie, 8 juillet 1947

M. et Mme Louis Blanchette, 1217, rue Wolfe.
Mlle Lucille Bélanger, 2194, rue Bercy.

C’est à Mme Blanchette que revient l’honneur d’avoir, la première, décelé la présence de la « soucoupe ». Alors qu’elle participait à la conversation générale, un coup d’oeil jeté par hasard vers le firmament, lui permit de voir la « chose ».

La « chose » avait l’apparence d’une boule lumineuse, d’un diamètre de 5 pouces environ, traînant derrière elle une queue lumineuse qui s’amenuisait jusqu’à se terminer en pointe. La « chose » voyageait vers le nord, et gégageait une lueur à reflets rougeâtres.

- Regardez-donc? Qu’est-ce que c,est que ça? dit Mme Blanchette.
– C’est une étoile filante! répondit son mari.

ILS NE SAVAIENT PAS!

Mais les trois spectateurs avaient les yeux rivés sur cette insignifiante étoile filante!

Cinq secondes plus tard, la supposée étoile filante avait disparu, vers le nord, et la conversation reprenait sans qu’il soit davantage question des « soucoupes volantes ».

Ce n’est que le lendemain et le surlendemain, lors que la radio et les journaux commencèrent à gloser sur l’apparition des « soucoupes volantes » que les trois témoins se demandèrent si leur étoile filante n’était pas une « soucoupe volante ».

PAS UNE COMÈTE!

Interrogée, Mme Blanchette manque un peu d’audace pour affirmer que c’est bien une « soucoupe volante » qu’elle a vue, mais elle se dit très sûre que ce n’est absolument pas une comète. Elle le prouve en tirant un dictionnaire d’un tiroir, et en nous montrant vis-à-vis du mot « comète », l’illustration d’une comète.

Alors que, d’après cette illustration, la queue de la comète va en s’élargissant, la queue que traînait la « chose » derrière elle allait en diminuant jusqu’à se terminer en pointe. Et c’est ainsi qu’il ne peut pas du tout s’agir d,une comète.

LUEUR ROUGEATRE

Mme Bélanger aimerait bien croire à la théorie de l’étoile filante, mais elle affirme que la « chose » brillait d’une lueur beaucoup plus vive, qu’elle était plus grosse, et qu’elle laissait derrière elle une traînée lumineuse beaucoup plus longue et persistante. Cette lueur particulière n’était pas, apparemment, bien définie, mais tirait sur le rouge.

Quant au bruit que peuvent engendrer les « soucoupes volantes », il n’en est aucunement question. Pas un seul des trois témoins n’a entendu le moindre bruit, le moindre grondement!

VRAI OU FAUX!

M. Blanchette, qui est à l’emploi de la Commission des liqueurs, a parlé, naturellement, de la chose « chose » à ses compagnons de travail. Mais personne ne l’a cru. Alors il n’en parle presque plus.

Mme Blanchette et Mlle Bélanger n’en ont parlé à personne, et personne n’a pu, jusqu’à ce jour, mettre en doute la véracité de leur histoire ou l’infaillibilité de leurs yeux.

Notons, cependant, une légère exception. Mme Blanchette, qui est mère de famille, a discuté de la « chose » avec ses enfants. Et aujourd’hui, dans cette famille, les enfants, ne font que discuter comètes, étoiles filantes et « soucoupes volantes ».

L’aîné des enfants n’a pas 10 ans!

FOUILLEZ LE CIEL

Montréal! Les « soucoupes volantes » sont au-dessus de votre ville.

La Patrie, 9 juillet 1947

LA PREMIERE SOUCOUPE VOLANTE À MONTRÉAL
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LA QUESTION DES MYSTÉRIEUSES « SOUCOUPES VOLANTES » EST DE PLUS EN PLUS À L’ORDRE DU JOUR. cE MATIN ENCORE, VOTRE REPORTER AVAIT LE PRIVILÈGE D’INTERVIEWER DEUX PERSONNES QUI, D’APRÈS CE QU’ELLES NOUS ONT RACONTÉ, SERAIENT LES PREMIÈRES À AVOIR VU LE PROJECTILE À MONTRÉAL.

M. et Mme Moquin. 9 juillet 1947
M. et Mme Moquin. 9 juillet 1947

Ce sont M. et Mme Hector Moquin, respectivement âgés de 44 et de 36 ans, et domiciliés à 5765, Darlington.

Le 30 juin dernier, soit seulement cinq jours après l’apparition de la première soucoupe sur le continent, M. et Mme Moquin se trouvaient à leur résidence en la compagnie de M. Jean Locas, lui aussi domicilié à 5765, Darlington. Il fut question d’organiser une partie de campagne pour le lendemain, fête de la Confédération. Avant de commencer les préparatifs, ils décidèrent de sortir sur le balcon afin de pronostiquer le temps que la journée suivante leur réservait.

PRÈS DE L’ORATOIRE

Ils y étaient à peine parvenus quand, tout-à-coup, de la direction de l’Oratoire Saint-Joseph, ils virent filer vers Dorval, à une vitesse qu’ils évaluent à 400 milles à l’heure, un bolide lumineux qu’ils ne pourraient pas décrire dans tous ses détails mais qu’ils déclarent leur avoir paru, probablement à la faveur de la distance qui les séparait, avoir la grosseur d’un chapeau.

M. Moquin, qui n’avait pas encore entendu parler de soucoupes volantes, crut qu’il s’agissait d’une comète, et, le lendemain, il n’eut rien de plus pressé que de consulter notre journal, dont il est un fidèle lecteur depuis 25 ans, pour vérifier s’il s’était ou non trompé.

Ce n’est qu’hier qu’il fit le rapprochement. Les descriptions qui y figuraient correspondaient à celle de l’objet qu’il avait vu.

Billets reliés

Un bombardier Liberator disparaît (19 octobre 1943)

L’écrasement du bombardier Consolidated B-24 Liberator (Griffintown, Montréal, 25 avril 1944)

Le dirigeable Von Hindenburg au-dessus de Québec [1er juillet 1936]

Le passage de la comète de Halley et les journaux de Sherbrooke, Québec et Montréal [19 mai 1910]

Le 1er août 1930, on a pu voir ceci dans le ciel [objet volant identifié]

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