Les déprédations commises par les militaires [St-Pierre, Ile d'Orléans, 1860]

La maison Laurent Ferland à Saint-Pierre de l'île d'Orléans.
La maison Laurent Ferland à Saint-Pierre de l’île d’Orléans, extrait de "Vieux Manoirs, vieilles maisons," publié par la Commission des monuments historiques de la province de Québec, Québec, 1927 , p.288. par Pierre-Georges Roy. Bibliothèque et Archives Canada.

Le Canadien, 6 juillet 1860

"Voici ce que dit le Journal de Québec à propos des déprédations commises par les militaires stationnés à St. Pierre, Ile d’Orléans:

"Nous nous y sommes rendu dimanche, pour voir les choses de nous mêmes, afin de pouvoir en parler avec connaissance de cause. Nous avons vu les soldats traverser les champs dans tous les sens, et fouler aux pieds la moisson. Nous avons vu des prairies tellement foulées et détruites qu’il sera parfaitement inutile d’y mettre la faulx. Les soldats brisent les clôtures, et brûlent jusqu’aux barrières pour faire des feux de joie sur le rivage.

"La Gazette de Québec a dit comment ils ont dépouillé et volé un malheureux étranger qui leur demandait le chemin pour se rendre au débarcadère. Mais le mauvais exemple vient de plus haut, et des officiers mêmes s’amusent à sauter à cheval de champ en champ, comme si tous ces champs étaient à eux. Il nous semble à nous que l’armée n’est pas créée pour tyranniser, dépouiller et ruiner les citoyens, qu’au contraire elle existe pour la protection de la ville et de la propriété; et nous ne disons pas trop en demandant aux autorités compétentes de protéger les hommes sans moyens de faire respecter la loi.

"Un homme du nom de Bélanger a dit devant nous et à plusieurs autres que les officiers dont nous venons de parler insultaient les habitants, au moment même où ils sautaient à cheval dans leurs champs. On sait ce que font en Angleterre les autorités militaires quand les troupes se conduisent comme celle qui stationnent à l’Isle, en ce moment; si elles ne peuvent les tenir dans la plus stricte discipline elle les ramènent à la caserne. Nous ne croyons pas qu’elles voulussent en agir autrement envers les habitants de Saint-Pierre, parce qu’ils sont canadiens-français, et nous avons pleine confiance dans la justice et la droiture du commandant-en-chef des forces, Sir William de Kars’.

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