Archives de Catégorie: Diffusion et promotion de l'Histoire (médias sociaux) et réflexion sur l'histoire et le numérique

Patrimoine, Histoire et Multimédia: 5 ans déjà!

Il y a cinq ans, je m’embarquais dans une grande et belle aventure. Ce  blogue est le résultat de bien des heures consacrées à parcourir le web et les bibliothèques à la recherche de sujets intéressants liés à l’histoire du Québec. Beaucoup de plaisir, un peu de frustration par moments.

Merci à vous tous, les lecteurs, de partager ma passion de l’Histoire depuis cinq ans!

Réflexions sur les jeux historiques sur le web (missions virtuelles)

Sur le web, les sites ne manquent pas pour les passionnés d’histoire. On y retrouve des expositions virtuelles, des quizs, des missions virtuelles, etc. Je vais me pencher aujourd’hui sur les sites de type mission virtuelle  ayant pour thèmes l’histoire. J’y partagerai quelques réflexions sur ce qui est à éviter et à adopter en ce qui concerne le graphisme, le bruitage et le scénario pour un jeu ayant pour thème l’histoire.  Pour finir, vous trouverez dans la partie Billets reliés des suggestions de sites à visiter.

Graphisme et bruitage
Le graphisme doit être attrayant et les décors réalistes (éviter l’anachronisme). Les sites en flash ne me dérangent pas, sauf s’ils sont tape-à-l’oeil. Les images clignotantes ou qui bougent tout le temps sont à proscrire. Heureusement, il s’en fait moins qu’à une certaine époque.

Le code perdu, jeu du Musée de la Civilisation à Québec. Le bruitage y est discret et pertinent.

Pour ce qui est du bruitage, la discrétion est de mise. Une musique de fond est préférable à des effets sonores répétitifs qui font exploser les hauts-parleurs. La plupart du temps, je clique sur l’icône correspondante pour faire taire ces bruits désagréables. Certains font parler des personnages; je préfère les transcriptions.

En somme, s’il faut soigner la présentation d’un jeu, il faut faire preuve de pertinence et de discrétion en matière d’effets sonores. S’il y a des logiciels à télécharger pour visualiser correctement le jeu, il faut que cela soit clairement indiqué.

Scénario

Dès le départ, le but du jeu et les étapes pour y parvenir doivent être présentés. Et c’est toujours bien lorsqu’il y a une récompense à la fin (livre numérique, illustration personnalisée, etc). Tout au long du jeu, on doit pouvoir avoir accès facilement à des consignes claires. Quoi de plus frustrant que de tourner en rond?

Des fantômes au musée, jeu du Musée de la Civilisation de Québec. Tout en explorant des lieux de mémoire, on amasse des informations.

Il faut que les actions à poser soient logiques. Donc dans un jeu à Québec dont l’action se déroule en 1930, il est inutile de parler à un oiseau pour obtenir un écu, vous voyez le genre…

Le jeu doit faire appel aux connaissances que l’on amasse. Pourquoi ne pas miser sur les connaissances amassées par les internautes en leur demandant de résoudre des énigmes? Ou bien en leur permettant de recréer un bâtiment, un artéfact, etc.

Je n’aime pas les jeux d’habiletés minutés; beaucoup de clics pour rien.

Les personnages doivent se déplacer avec fluidité.

On ne met pas de temps limite pour compléter le jeu et on doit pouvoir enregistrer sa partie. Recommencer une partie est désagréable.

La durée du jeu a plus ou moins d’importance. J’ai adoré certains jeux que j’ai complété en 20 minutes ainsi que d’autres qui m’ont duré plusieurs heures…

J’aime bien aussi que les jeux soient accompagnés d’une bibliographie. Cela aide à établir la crédibilité du jeu et permet de d’indiquer des pistes à suivre pour approfondir les informations apprises durant le jeu.

Conclusion
A mon avis, un bon jeu en ligne a un graphisme attrayant, soigné et n’abuse pas des effets sonores. Il mise sur les connaissances historiques et non sur la capacité à cliquer 30 000 fois en 20 secondes. Le but et les étapes pour y parvenir sont clairement indiquées. Le jeu évite dans la mesure du possible les anachronismes. Il ne nécessite pas le téléchargement de plusieurs programmes pour le faire fonctionner correctement.

Et vous, quels sont les jeux (en ligne ou console de jeux vidéos) que vous avez aimez?

Billets reliés

Le code perdu: jeu en ligne sur l’histoire du Québec

Deux jeux en ligne sur l’histoire de Québec

L’épidémie de variole de 1885 à Montréal

Les quartiers de Montréal: expositions virtuelle et jeu en ligne

Une épave raconte: jeu en ligne sur l’archéologie

Des fantômes au musée: jeu en ligne

Fascinantes momies d’Égypte: jeu en ligne

Mémoire en péril: voyage à travers l’histoire de Montréal

Bâtir Montréal – jeu en ligne

Eclectica: jeu en ligne sur le 19e siècle et les sociétés savantes

Réflexions sur les banques d’images historiques en ligne

Suite à une question posée par Christine Hébert sur Twitter, la question étant À tous ceux qui font une recherche historique : qu’attendez-vous des banques d’images? voici ma réponse.

D’abord, j’aime bien pouvoir lire une présentation de la banque d’images. Quels sont les thèmes abordés, la période de temps couverte par la banque, etc.. Question de voir si je suis au bon endroit :)

Source: Bibliothèque nationale de France "]Port Royal / [par Samuel Champlain]Les conditions d’utilisation des images doivent être clairement indiquées (licence créative commons, images du domaine public, etc) J’utilise des images à des fins d’étude et à des fins de diffusion via mon blogue. Lorsque les institutions inscrivent clairement ces informations, cela me permet d’utiliser de façon éthique les images mises en ligne.

Je veux des images de bonne qualité disponibles en plusieurs formats: le format original, un format pour un blogue (450 pixels par 450 disons) et un format vignette/avatar.

Le temps de chargement des images doit être relativement court.

Chaque page doit avoir un permalien pour que je puisse la partager facilement. Par exemple, si vous consultez la banque Cartes postales de la BANQ, vous constaterez que l’adresse en haut de votre écran ne change pas. C’est parce que cette page internet a été créée avec des "frames" (bordures). Sans me lancer dans des explications trop techniques, disons qu’il est possible de trouver l’adresse web de l’image en question, mais si vous devez faire cela pour plusieurs images, vous perdrez du temps.

Photographie, diapositive sur verre | Manoir Manvide, île d'Orléans, QC, vers 1930 | MP-0000.25.326
Photographie, diapositive sur verre Manoir Mauvide, île d'Orléans, QC, vers 1930 Anonyme - Anonymous Vers 1930, 20e siècle Plaque sèche à la gélatine 8 x 10 cm Don de Mr. Stanley G. Triggs MP-0000.25.326 © Musée McCord

Je déteste devoir télécharger un logiciel ou un plugiciel pour visualiser une image.

Il faut impérativement un moteur de recherche avec fonctions de recherche avancée. J’apprécie que les résultats s’affichent sous forme d’aperçus et non uniquement sous forme de liste. Je veux visualiser les résultats de la recherche. Il est très bien aussi lorsque ces aperçus sont accompagnés de quelques informations comme le titre et l’année de création. Je veux aussi pouvoir raffiner ma recherche et ne pas me retrouver avec 30 000 résultats.

Chaque image doit être accompagnée d’une fiche avec les informations pertinentes comme le nom du créateur, l’année de création, le support, le matériel utilisé, le titre de l’oeuvre, etc.
Famine d
Famine d’eau à Montréal, une des scènes courantes aujourd’hui, le porteur d’eau et des enfants munis de pots etc., venant s’approvisionner du précieux liquide : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Source: Bibliothèque nationale de France

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Ce qui constitue la crème de la crème pour une banque d’image

Des expositions virtuelles  et des sections du type "l’image du jour".

Pouvoir intégrer facilement une image à mon blogue. Le Musée McCord et Gallica offrent cette option.

Pouvoir partager facilement une image via les médias sociaux (boutons de partage).

Pouvoir zoomer dans une image.

Créer un album d’images et annoter ces dernières.  Partager l’album avec tout le monde ou avec les personnes de notre choix.

Conclusion:

Pour moi, une banque d’image  doit avoir un moteur de recherche, des images de qualité, des fiches informatives et doit être facile à partager à des fins éducatives.

Les bonnes adresses:

Gallica:http://gallica.bnf.fr/

Musée McCord: http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/

Billets reliés:

Les historiens aiment le multimédia

Flickr: photographie sur l’histoire et le patrimoine du Québec

L’exposition virtuelle: outil de diffusion de l’histoire

Analyser une image: conseils

Banque d’images en univers social

Images libres de droit, première partie

Flickr: photographies sur l’histoire et le patrimoine du Québec

Selon une étude de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) et de la Société des musées québécois (SMQ), seulement 6% des collections des organismes interrogés (institutions muséales, centres d’archives, bibliothèques et sociétés historiques et généalogiques et autres) ont été numérisées.

Une fois que ces collections ont été numérisées, comment peut-on les diffuser, les rendre accessibles au public? Un de ces moyens est Flickr.

Ce billet se divise en deux volets. Nous allons d’abord présenter de façon générale Flickr, présentation qui sera suivie d’une liste d’organismes de diffusion de l’histoire et du patrimoine qui utilisent ce service.

Chalouperie Godbout, Ile d'Orléans Crédits: Vicky Lapointe

Flickr, c’est quoi?

Flickr est un service d’hébergement d’images et de vidéos, mais surtout d’images. Adresse: http://www.flickr.com

Il y a deux types de comptes

Le compte régulier

  • Gratuit;
  • Nombre limité de photos (200);
  • Statistiques: accès au nombre de visionnements total pour chaque photo.

Le compte pro

  • Payant;
  • Nombre illimité d’images;
  • Accès à des statistiques plus détaillées (ex. nombre de consultation quotidienne, etc);
  • Liste des référents (sites internet qui pointent vers vos photos).

Peu importe le type de compte que vous avez, vous pouvez

  • Ajouter des commentaires;
  • Bloguer une photo;
  • Préciser les conditions d’utilisations de vos photographies;
  • Ajouter des mot-clés;
  • Créer des groupes et des albums;
  • Créer des expositions (18 photos ou vidéos maximum);
  • Disposer d’un compte de messagerie ;
  • Ajouter et créer des listes de contacts;
  • Identifier une personne sur une photographie;
  • et bien plus.

Conseils

Sur votre site internet, mettez une petite icône Flickr ou un badge (qui donne un aperçu de votre collection). [Ajout du badge problématique avec wordpress.com]

Attribuez des mots-clés à vos photographies pour qu’on puisse les retrouver facilement via le moteur de recherche. Toujours garder une copier de vos images, en format .tiff de préférence.

Ajout: ne pas oublier que Flickr peut changer ses conditions d’utilisation.

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MP-1979.131 Enfants du Village-aux-Oies, Montréal, QC, vers 1910 Art Studio Vers 1910, 20e siècle Archives photographiques Notman - Musée McCord

Voici quelques organismes qui utilisent Flickr. Si vous en connaissez d’autres (liés à l’histoire et au patrimoine), n’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Québec/ Canada

Musée Mccord, Musée naval de Québec, Commission de la capitale nationale du Québec, Bibliothèque et archives nationales du Canada, Archives de la ville de Montréal, Manitoba Historical Maps, Gare de Rivière-Bleue

Autres comples Flickr en histoire et patrimoine

USA National Archives.

A consulter: Flickr commons (images libres de droits provenant des musées du monde entier).

Conclusion

Avec Flickr, pas besoin de se casser la tête pour créer un moteur de recherche ou pour monter un site web. En général, Flickr est simple d’utilisation, vous n’avez pas besoin de connaissances poussées en informatique pour l’utiliser. Le compte gratuit est relativement généreux en espace de stockage.

Billets reliés

Créer un compte Facebook pour les organismes à vocation historique

J’ai dénombré jusqu’ici une centaine d’organismes québécois de diffusion de l’histoire (musées, sociétés d’histoire et de généalogie, etc.) qui utilisent maintenant Facebook comme outil de communication. J’observe que Facebook est largement plus utilisé que Twitter par ces organismes.

Il existe trois types de comptes Facebook: ami, fan page (page fan, page d’adeptes) et Groupe. Lequel choisir? Quoi publier?

Aperçu de la page fan du Musée McCord de Montréal

Ami

C’est le compte de base de Facebook. Vous pouvez ajouter diverses informations à votre profil: études, emploi, intérêts, coordonnées, etc. Ce genre de compte est bien pour un individu, mais j’observe que certains organismes (surtout des musées) l’adopte. Un tel type de compte est bien pour le réseautage, la discussion et comme outil de veille informationnelle. Vous pouvez publier sur votre page des photos, des commentaires, des images et des vidéos.

Vous choisissez quels éléments de votre profil sont publics ou ne le sont pas. Faites attention à ne pas révéler trop d’informations personnelles (ex. adresse de votre maison, numéro de téléphone personnel, etc). Vous contrôlez une bonne partie de ce que vous voyez sur votre page. Vous pouvez masquer les notifications d’applications qui ne vous intéressent pas.

Pour ouvrir un compte: http://www.facebook.com/

Groupe

Le compte de type groupe vise à créer une communauté autour d’un produit ou d’un intérêt commun. Les membres du groupe peuvent publier sur le mur du groupe. L’administrateur peut décider qui sera membre du groupe ou non. Les informations du groupe ne sont pas indexées par les moteurs de recherche. Les membres du groupe ne sont pas avertis lorsqu’il y a une nouvelle publication sur le mur. Vous devez donc de votre propre chef aller sur la page du groupe de temps en temps pour voir les nouveautés.

L’option groupe peut être bien pour créer un groupe de discussion sur un sujet précis, mais il est facile de l’oublier. C’est la moins intéressante des trois options.

Sur le site commencamarche.net, on trouve la procédure pour créer un groupe Facebook.

Fan page (page fan, page d’adeptes)

Ce type de page est semblable à un groupe, mais dans ce cas-ci, le contenu est indexé par les moteurs de recherche. Les publications de la page apparaissent dans le fil d’actualités des adeptes/abonnés. La page permet de contrôler ce qui est publié sur le mur et ainsi interdire les commentaires que nous qualifieront poliment d’inappropriés ou hors-sujet.

Ce type de page Facebook vous permet d’avoir une plus grande visibilité sur internet qu’un groupe. Vous avez accès à des statistiques concernant les membres de la page.

A noter: le nom de la page est définitif. Le seul moyen de changer le nom est d’effacer la page et de créer une nouvelle page.

Pour créer une fan page: http://www.facebook.com/pages/create.php

Pour en savoir un peu plus sur les groupes et les pages d’adeptes, je vous invite à consulter ce lien.

Quoi publier sur Facebook?

Facebook, c’est pour partager des articles, des vidéos et des images,  des éphémérides, des nouvelles, réseauter, poser des questions, commenter, publiciser des événements, recruter des membres, interagir avec le public, etc.

Conclusion

En somme, à mon avis, le compte Facebook de base convient à une personne tandis que les organismes devraient plutôt créer une  fan page (page d’adeptes). A vous de trouver quel contenu sera le plus pertinent et à quelle fréquence. N’hésitez pas à expérimenter et à observer comment les utilisateurs se servent de Facebook. Facebook est un outil gratuit qui vous aidera à faire connaître un organisme, un produit ou une cause.

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Diffuser les connaissances sur le patrimoine bâti: les inventaires

Ces dernières années, plusieurs municipalités ont entrepris des inventaires de leur patrimoine bâti. Des émissions comme Passion Maisons, des organismes comme Ruralys ainsi que les sociétés du patrimoine ont sûrement eu un rôle à jouer dans ce regain d’intérêt.

Pourquoi inventorier le patrimoine bâti d’une municipalité ou d’une région? L’inventaire permet de:

  • Dresser un portrait du patrimoine dans le secteur concerné;

  • Identifier les éléments du patrimoine qui sont à risque et qui devraient être protégés et ceux qui se distinguent par leur valeur patrimoniale;

  • Estimer les besoins (argent, matériel, savoir) en matière de restauration;

  • Faciliter la concertation du milieu lorsque vient le temps de demander du financement pour un projet (restauration, reconversion, etc) ou de transmettre des requêtes au gouvernement (ex. classement provincial comme monument historique);

  • Diffuser ces connaissances auprès du public pour lui faire prendre conscience de la richesse du patrimoine bâti et de l’importance de le conserver.

Grande-Maison, Forges du Saint-Maurice, Trois-Rivières Crédits: Mario Groleau

Comment inventorier?

Voir le document Guide d’information et de référence en patrimoine bâti Région des Laurentides qui fournit beaucoup d’informations à cet effet, dont des exemples de fiches d’inventaire

Où peut-on consulter ces inventaires?

A la mairie, au bureau municipal, à la MRC, à la bibliothèque, etc. Certaines municipalités choissisent de mettre en ligne ces inventaires.

Voici quelques exemples d’inventaires mis en ligne

Ces inventaires sont pour la plupart en format pdf, , mais il en a quelques uns qui sont diffusés sous forme de des base de données avec moteur de recherche (site) et on retrouve même des cartes interactives et un powerpoint.

La Sarre, Lévis, Gatineau, Rimouski (Powerpoint), Magog synthèse du rapport d’inventaire (lien 1) (lien 2), MRC de Maskinongé, MRC de la Cote-de-Beaupré (Beaupré), (Château-Richer), (Saint-Tite des Caps) , MRC de Pontiac (conclusions), MRC de Témiscouata (répertoire églises, croix de chemin et certaines maisons, bâtiments secondaires ou bâtisses), MRC de Maria-Chapdelaine (biens et sites patrimoniaux), Répertoire du patrimoine bâti de l’Outaouais, Répertoire culturel de Bellechasse (incluera des fiches sur le patrimoine bâti, moteur de recherche pas encore opérationnel en date du 12 mars 2010), Rouyn-Noranda et Répertoire du patrimoine bâti de Montréal.

Suggestion de lecture: le Guide en intervention du patrimoine bâti du Bas-Saint-Laurent

Billets reliés: (Abonnés par courriel: si les hyperliens qui suivent de fonctionnent pas, cliquez sur le titre de ce billet)

Guide d’information et de référence en patrimoine bâti des Laurentides

Répertoire centricois des ressources spécialisées en patrimoine bâti

ruralys: la conservation du patrimoine rural

Répertoire du patrimoine bâti de l’Outaouais

Guide du patrimoine et de la rénovation de qualité

Association des propriétaires de maisons anciennes du Québec

Maisons patrimoniales du Québec

Maisons anciennes de pierre, de bois, de brique

Passion maisons: les plus belles maisons ancestrales du Québec

L’exposition virtuelle: outil de diffusion de l’histoire

Les organismes de diffusion de l’histoire du Québec prennent tranquillement le virage web. J’ai abordé ce sujet à quelques reprises ces derniers mois (voir liste à la fin de ce billet). Je ne le répéterai jamais assez: le web est un incontournable dans la diffusion de l’histoire! Le web, s’il est bien utilisé, permet de transmettre une information claire et fiable à un large public. Le présent billet va porter sur le thème des expositions virtuelles comme outil de diffusion de l’histoire. Pourquoi devrait-on créer des expositions virtuelles? C’est ce que nous allons voir.

Qu’est-ce qu’une exposition virtuelle?

Définition:

"Une exposition virtuelle est une exposition diffusée sur Internet. L’exposition virtuelle est un moyen de plus en plus utilisé par les musées, les détenteurs de fonds culturels, ainsi que les artistes pour diffuser leurs œuvres. "

source (Wikipédia)

A quoi ressemble une exposition virtuelle?

Quelques exemples:

  1. Des saisons en Nouvelle-France (Musée de la civilisation à Québec) http://www.mcq.org/Nouvelle-France/
  2. Rivière-Ouelle et autres expositions, (Société historique de la Côte-du-Sud) http://www.shcds.org/expo/index.htm
  3. Une école virtuelle: l’expérience de l’école au 19e siècle au Canada (Bibliothèque et Archives du Canada) http://www.collectionscanada.gc.ca/petite-ecole/index-f.html
  4. Les expositions virtuelles des archives de la ville de Québec http://www.ville.quebec.qc.ca/archives/expositions_virtuelles/galerie.aspx
  5. Quelques expositions sur l’histoire de Magog en Estrie (Société d’histoire de Magog) http://www.histoiremagog.com/exposition.php

Pourquoi créer une exposition virtuelle?

Une société d’histoire, tout comme un musée, un centre d’interprétation, etc. a pour mission de diffuser des connaissances. Or, plusieurs trésors demeurent cachés de la vue du public, que ce soit à cause de leur fragilité, par manque d’espace pour les exposer ou pour toute autre raison. L’exposition virtuelle permet de révéler ces objets, de les "faire parler". Une exposition virtuelle donne un aperçu des collections d’une institution.

Concevoir une exposition virtuelle permet d’approfondir ses connaissances. Les personnes qui travaillent à monter une telle exposition acquièrent des connaissances précieuses parce qu’il faut fouiller les collections, sélectionner des items, faire des lectures, etc. Dépendamment des tâches effectuées, on touche aux communications, au marketing, à l’informatique, etc.

La mise en ligne d’une exposition peut permettre de rejoindre le grand public. Une fois que votre exposition est indexée dans un moteur de recherche reconnu (ex. Google, Yahoo) et publicisé (Twitter, médias locaux, etc), elle peut être consultée par des gens de votre communauté, de votre région, de votre pays….Et même par des internautes d’un autre continent…

L’exposition en ligne peut mener à de nouvelles pistes de recherche. Comme je l’ai expliqué précédemment, une exposition virtuelle permet de faire connaître au grand public des items et des connaissances historiques qui n’ont pas nécessairement pu avoir une grande diffusion. Cela peut avoir pour résultat d’inspirer un étudiant pour son mémoire de maîtrise, un historien pour un article de revue, un citoyen pour une lettre ouverte à un journal, etc…

L’exposition virtuelle permet de bonifier le contenu d’un site web. Si un site ne contient qu’un bref paragraphe de présentation d’un organisme ainsi que ses coordonnées, ce n’est pas suffisant pour que l’internaute s’y attarde et qu’il ait envie de revenir.

On retrouve des photographies issues de la collection du musée McCord sur Flickr

Comment créer une exposition virtuelle?

Vous pouvez, si vous en avez les moyens, faire appel à une compagnie qui se spécialise dans la création de sites internet. Sinon, ne paniquez pas, il y a d’autres options, moins onéreuses et parfois gratuites, qui s’offrent à vous.

  1. Stage. Plusieurs établissements d’enseignement offrent des formations qui comprennent la création de sites web. La création d’une exposition virtuelle pourrait faire l’objet d’un stage et venir enrichir le cv d’un élève. L’exposition pourra être intégrée à un site internet déjà existant.
  2. Bénévolat. Enrôlez une personne qui a des connaissances en création et en promotion de site web.
  3. Flickr. Flickr est un service qui vous permet d’afficher gratuitement jusqu’à 200 photos. Vous pouvez commenter ces photos et ajouter des mots-clés. Ainsi, vous pouvez ajouter des informations qui permettront de mieux comprendre l’objet/ le moment représenté. Le public peut commenter les photos, après inscription. Vous pouvez rendre disponibles les photos en plusieurs formats et les désigner comme étant libre de droit pour un usage éducatif, par exemple. L’utilisation de ce site ne requiert pas de compétences informatiques compliquées. Un album photo se voit attribuer une adresse web qui sera valide tant que votre compte existera.
  4. Facebook. Facebook vous permet de placer en ligne un nombre illimité (à ma connaissance) de photographies. Il n’y a qu’un seul format d’affichage. Les gens peuvent commenter, après inscription. Partager un album de photos avec d’autres abonnés Facebook est simple.
  5. Musée virtuel du Canada. Ce site est réservé aux établissements membres, principalement des musées. On y retrouve des galeries d’images ainsi que des expositions plus élaborées. Malheureusement, il y a peu d’informations sur le site. Adresses: http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/description_mvc-about_vmc/index-fra.jsp et http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/index-fra.jsp

Conclusion

Grâce aux expositions virtuelles, l’internaute a accès à des pans de l’histoire de la ville de Québec, de Montréal, du Kamouraska et de bien d’autres endroits au Québec. Monter une exposition virtuelle n’a pas à être compliqué et coûteux. Plusieurs outils peu coûteux sont disponibles. Mais surtout, une exposition virtuelle doit être vue! C’est pourquoi je vais continuer, au cours des prochaines semaines et mois, sur ce blogue et sur Twitter, à vous entretenir des expositions virtuelles consacrées à l’histoire du Québec.

Billets reliés: (Abonnés par courriel: si les hyperliens qui suivent de fonctionnent pas, cliquez sur le titre de ce billet)

Facebook: Liste des organismes québécois de diffusion de l’histoire et du patrimoine

Les organismes de diffusion de l’histoire et du patrimoine utilisent de plus en plus le web pour se faire connaître. Beaucoup ont un site web où elles indiquent leur mission, les services offerts et leurs coordonnées. Certains font le saut du côté des médias sociaux: Twitter, Facebook, etc. Pour le moment, Facebook est l’outil que ces organismes utilisent le  plus. On y retrouve des revues, des musées, des sociétés d’histoire et de généalogie et divers pages d’intérêt.

Merci de me signaler les liens brisés ou les organismes manquants.

Mise à jour: 12 octobre 2013

01. Bas-Saint-Laurent

Centre d’archives de Rivière-du-Loup

Société de généalogie et d’histoire de Rimouski

Musée du Bas-Saint-Laurent

Laboratoire de patrimoine et d’archéologie, UQAR

Musée régional du Kamouraska

Musée de la Grange octogonale Adolphe-Gagnon

Société d’histoire et de généalogie de Matane

Héritage Témiscouata

Fort Ingall – Société d’Histoire et d’Archéologie du Témiscouata

Patrimoine rural Ruralys

Centre de mise en valeur des Opérations Dignité (COD)

Société d’histoire et de généalogie de La Matapédia

Manoir Seigneurial Fraser

Société rimouskoise du patrimoine

Musée régional de Rimouski

Site historique maritime de la Pointe-au-Père (page officielle)

Projet PATER (patrimoine, enseignement, recherche)

02. Saguenay-Lac-St-Jean

Musée du Fjord

Musée du fromage cheddar de Saint-Prime

Réseau muséal et patrimonial du Saguenay-Lac-St-Jean

Centre d’histoire Sir-William-Price

La Pulperie de Chicoutimi / musée régional

Société d’histoire Domaine-du-Roy

Société d’histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine

03. Capitale-Nationale

Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française

Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (IREPI)

Centre de valorisation du patrimoine vivant "ès TRAD"

Goélette Grosse Île et notre patrimoine maritime!

Société d’art et d’histoire de Beauport

Société d’histoire de la Haute-Saint-Charles (Loretteville)

Société historique de Québec

Musée de la Civilisation

Société historique du Cap-Rouge

Musée Huron-Wendat

Société d’histoire de Charlevoix

Musée naval de Québec

Morrin Centre (Literary and Historical Society of Quebec)

78th Fraser Highlanders, Fort St.Andrew’s

Musée de Charlevoix

Musée maritime de Charlevoix

Espace muséal des Petites Franciscaines de Marie

Société d’histoire forestière du Québec

Société historique de Limoilou

Magazine Continuité

Cap-aux-Diamants

Archives et histoire de l’Assemblée nationale du Québec

Charlesbourg hier et aujourd’hui

Conseil québécois du patrimoine vivant

Société du patrimoine politique du Québec

Centre d’interprétation de la vie urbaine

Commission de la capitale nationale du Québec

Musée des Ursulines de Québec

Citadelle de Québec – Musée Royal 22e Régiment

Musée du Fort

Société d’histoire de Sillery

Société québécoise d’histoire de la pharmacie

Plaines d’Abraham

Société de généalogie de Québec

Les éditions du Septentrion

Société d’histoire In Memoriam (Pan-Québec)

Société d’histoire de la Côte de Beaupré et de l’Île d’Orléans

04. Mauricie

Patrimoine de Trois-Rivières 

Musée québécois de culture populaire

Appartenance Mauricie: société d’histoire régionale

Musée des Ursulines de Trois-Rivières

Site historique Vieille prison de Trois-Rivières

Musée des religions du monde

Boréalis, centre d’histoire de l’Industrie

Mediat-Muse

Société d’histoire et de généalogie de Louiseville

Société d’histoire et de généalogie de Shawinigan

05. Estrie

La Société d’histoire de Sherbrooke

Musée des communications et d’histoire de Sutton

Musée Beaulne de Coaticook

Musée J. Armand Bombardier

Centre de recherche des Cantons-de-l’est 

Centre d’interprétation de l’ardoise

Société d’histoire de Magog

Musée Colby-Curtis / Société historique de Stanstead

Société d’histoire de Weedon

06. Montréal

Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec

Musée des maîtres et artisans du Québec

Archives de Montréal

Quebec Family History Society

Centre d’histoire de Montréal

Musée Marguerite-Bourgeoys

Musées Montréal

Musée commémoratif de l’Holocauste à Montréal

Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal

Musée du Château de Ramezay

Musée McCord

Lieux de patrimoine religieux montréalais

Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal

Centre historique des Soeurs de Sainte-Anne

Maison Saint-Gabriel, musée et site historique

Héritage Montréal 

Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve

Société historique de Montréal

Eco-musée de l’au-delà

Société d’histoire de Pointe-Charles

Musée du Château Dufresne

Musée Dorval

Montreal History Group/Groupe d’histoire de Montréal

Réseau histoire UQAM

Fondation Lionel-Groulx

Association québécoise pour le patrimoine industriel

Centre for Oral History and Digital Storytelling

Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie

Institut d’histoire de l’Amérique française

Lost Stories / Histoires Retrouvées

Dans les archives du Québec

Société d’histoire de Lachine

Sociétét historique de Saint-Henri

07. Outaouais

Réseau du patrimoine gatinois

Société d’histoire de Buckingham / Buckingham Historical Society

08. Abitibi-Témiscamingue

Société d’art et du patrimoine de la région de La Sarre

La Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or

Société d’histoire du Téminscamingue

Société d’histoire d’Amos

Société d’histoire de Senneterre

Société d’histoire et de généalogie de Sainte-Germaine-Boulé

09. Côte-Nord

Généalogie Côte-Nord

Société historique de la Côte-Nord

Centre national des naufrages du Saint-Laurent

10. Nord-du-Québec

Société d’histoire régionale de Chibougamau

11. Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine

Musée de la Neufve-France

Réseau muséal et patrimonial de la Gaspésie

Musée de la Gaspésie

Musée acadien du Québec

Comité de la Grave site historique

Centre d’archives régional des Îles

Société d’histoire de la Haute-Gaspésie

12. Chaudière-Appalaches

Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Lévis

Maison Pierre Lacroix

Maison natale de Louis Fréchette

Société patrimoine et histoire des seigneuries de Lotbinière

Société d’histoire régionale de Lévis

Musée de la mémoire vivante de St-Jean-Port-Joli

Seigneurie des Aulnaies

Musée de la sculpture sur bois des Anciens Canadiens de St-Jean-Port-Joli

LHN de la Maison sir Étienne-Paschal-Taché

Domaine Joly-De Lotbinière

Société d’histoire de Montmagny

Musée maritime du Québec – Capitaine J.E. Bernier

Marie-Josephte Corriveau, dite La Corriveau

Histoire du Québec et de ses régions avec l’historien Yves Hébert

Société de généalogie et d’histoire de la région de Thetford Mines

Société historique de Saint-Côme de Linière

13. Laval

Société d’histoire et de généalogie de l’Ile-Jésus

Centre d’archives de Laval

14. Lanaudière

Société d’histoire de la région de Terrebonne

Société d’histoire de la MRC de l’Assomption (pas de mise à jour depuis 2010]

Société d’histoire de Joliette – De Lanaudière

Maison d’histoire de Terrebonne

La société d’histoire et du patrimoine de Saint-Lin-Laurentides

Centre du patrimoine vivant de Lanaudière

CRAPO Lanaudière

Association des artisans de ceinture fléchée de Lanaudière

Les petits pas Jacadiens

Ile des Moulins

15. Laurentides

Notre-Dame-des-Laurentides

Société d’histoire de la Repousse (municipalités de Saint-Faustin-Lac-Carré et de Lac-Supérieur).

Société d’histoire des Hautes-Laurentides

Société d’histoire de Rivière-Rouge

16. Montérégie

Musée du costume et du textile du Québec

Société du patrimoine religieux du diocèse de Saint-Hyacinthe

Musée de société des Deux-Rives

Société d’histoire et de généalogie de Salaberry

Société d’histoire de la Haute-Yamaska

Musée des Abénakis

Société d’histoire de Longueuil

Société d’histoire du Haut-Richelieu

Société d’histoire de Belœil-Mont-Saint-Hilaire

Réseau des musées de la Montérégie

Société historique Pierre-de-Saurel

La Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine

Société historique Saint-Anicet

Société du patrimoine et de l’histoire de Mercier

Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

Société du Patrimoine de Sainte-Brigide

17. Centre-du-Québec

Société d’histoire de Drummond

Musée des religions du Monde

Lieu historique national Maison Wilfrid-Laurier / Musée Laurier

Société d’histoire de Warwick

Billets reliés:

L’histoire mène à tout, à condition d’en sortir

« L’histoire mène à tout, à condition d’en sortir »

Claude-Lévi Strauss

Les possibilités d’emplois pour les diplômés en histoire sont variées, même si la démarche de recherche d’emploi n’est pas toujours facile.

Le service de placement de l’Université Laval effectue chaque année une relance auprès de ses diplômés. Les résultats, par discipline, sont disponibles sur le site internet de l’Université sous le titre Analyses de marché et ont peut les consulter ici. L’histoire figure au nombre des disciplines où les données sont disponibles. L’analyse de marché pour les diplômés en histoire nous permet de connaître les postes occupés, les fonctions, les employeurs potentiels, les compétences recherchées, les conditions de travail et les tendances de l’emploi dans ce domaine. Un document à consulter!

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Et pour prouver que l’histoire mène à tout, voici une courte liste de personnalités qui ont étudié en histoire. Oui, l’histoire mène à tout…

De la télé en passant par le Parlement…

-L’acteur Sacha Baron Cohen (Borat) (Réf )

-Le chanteur du groupe Iron Maiden Bruce Dickinson (Réf). Par ex. la chanson Passchendale de l’album Dance of Death est inspirée de la bataille de Passchendale qui a eu lieu durant la Première Guerre mondiale (1917).

-Marie-Claude Savard, chroniqueuse sportive à la télévision québécoise (Réf.)

-Plusieurs députés provinciaux québécois: Louise Beaudoin (Rosemont), Yves-François Blanchet (Drummond), Geoffrey Kelley (Jacques-Cartier), Gilles Robert (Prévost), Kathleen Weil (Notre-Dame-de-Grâce), Martin Lemay (Sainte-Marie-Saint-Jacques), Sylvain Gaudreault (Jonquiète) (Réf)

-Micheline Lachance, journaliste et romancière (Le roman de Julie Papineau) (Réf.)

-Anne-Marie Sicotte, romancière et journaliste  (Les accoucheuses) (Réf.)

-Michel Jean, animateur de l’émission J.E. (Réf.)

-Conan O’Brien, animateur à la télévision américaine (Réf.)

Concernant les possibilités d’emploi lorsqu’on a un diplôme en histoire, je vous conseille de consulter la section Billets reliés du présent billet (particulièrement les deux premiers liens) ainsi que les pages des départements d’histoire des universités.

Crédits photo: BdwayDiva1 sur Flickr

Billets reliés:

Abonnés par courriel: cliquez sur le titre de ce billet pour pouvoir consulter les liens de la section Billets reliés.

Colloques et congrès au Québec sur l’histoire et le patrimoine 2009-2010

Voici quelques colloques et congrès portant sur l’histoire et le patrimoine qui se dérouleront au cours des prochains mois au Québec. Si vous croyez que d’autres événements devraient figurer dans cette liste, n’hésitez pas à me contacter. Entre parenthèse j’ai mis, s’il y a lieu, l’institution universitaire associée.

2009
26 au 29 août à Rimouski (UQAR)
Histoire et idées du patrimoine, de la régionalisation à la mondialisation – 5e Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine.
Informations

8 septembre à Québec
Colloque sur le 150e anniversaire du Consulat général de France à Québec au Musée de la Civilisation de Québec Informations


15 septembre 2009 à Québec
Colloque La guerre de Sept Ans en Amérique et ses conséquences, 15 septembre 2009 (Musée de l’Amérique française, Québec)


7 au 11 octobre 2009 à Montréal
Colloque international Des couvents en héritage, 7 au 11 octobre 2009 Informations


15 au 17 octobre 2009 à Montréal
62e congrès de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, 15 au 17 octobre 2009 Informations


16- 17 octobre2009  à Montréal (UQAM)
47e congrès de la Société des professeurs d’histoire du Québec Informations


17, 18 et 25 octobre à  Trois-Rivières (UQTR)
Les entretiens Pierre-Bédard, Duplessis, son milieu, son époque (Trois-Rivières et Québec).
Informations


2010
27 juillet 2010 à Montréal (Université Concordia)
Congrès Société historique du Canada Informations

Billets reliés:

Pourquoi je blogue et je twitte

Il y a quelques mois, plus précisément en novembre 2008, j’ai créé ce blogue. Mon but était de replonger dans le monde fascinant de l’histoire, après m’en être éloigné pendant un certain temps.

J’ai étudié l’histoire à l’université. J’ai produit un essai pour l’obtention de la maîtrise profil multimédia. Quand on rédige un essai, une thèse, cela occupe une part importante de notre temps. On se concentre sur notre sujet d’étude. On l’analyse sous plusieurs aspects. On le décortique. Notre petit monde tourne autour de la fameuse remise du précieux document et/ou de la soutenance de thèse.

Après deux ans de recherche et de rédaction, j’avais besoin de souffler un peu et de passer à autre chose.

Donc, en novembre 2008, sentant l’intérêt revenir, je me suis lancée dans l’écriture d’un blogue. Et je ne le regrette vraiment pas, je considère que c’est une expérience très enrichissante et positive. Quelques mois plus tard, j’ai ouvert un compte Twitter. Je conseille aux amateurs d’histoire, aux historiens et autres professionnels de bloguer et de twitter et ce, pour plusieurs raisons.

Pourquoi bloguer et twitter?

  • Partage. Signaler à son lectorat les ressources d’intérêt. Donner de la visibilité à des sites internet au contenu utile et bien présenté. Faire connaître des aspects méconnus de l’histoire du Québec.

  • Réseautage. Connaître les professionnels en histoire, les amateurs d’histoire du Québec et ceux qui travaillent dans des domaines connexes (musées, bibliothèques, établissements d’enseignements). Faire connaître son portfolio, ses compétences, et ses réalisations.

  • Veille informationnelle. Connaître les ressources (articles de journaux, sites internets, organismes, etc. ) en histoire. J’utilise à cet effet Google Reader, Twitter et Netvibes. Ultimement, je rédige des billets sur les ressources qui m’apparaissent les plus susceptibles d’être utiles.

  • Réflexion. Bloguer me pousse à réfléchir, à analyser et à articuler mon propos. Chaque semaine, cela nourri ma réflexion quand à l’utilisation de l’informatique pour faire connaître l’histoire du Québec.

  • Historien 2.0. Faire tomber les préjugés concernant les historiens: êtres asociaux qui passent leur vie dans des bouquins poussiéreux, a étudier les boulons de charrettes au 19e siècle dans le comté de Saint-Perlinpinpin. :)

  • Trouver de nouvelles pistes de recherche en histoire…

  • Et surtout, pour le plaisir d’écrire, d’apprendre et d’interagir avec d’autres passionnés d’histoire!

Comme vous le voyez, il y a plusieurs raisons pour utiliser le blogue et le gazouillis comme outil de communication. Et vous, utilisez-vous Twitter et le blogue pour faire connaître vos passions?

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Bonifier les sites webs des organismes à vocation historique

Les organismes qui nous font découvrir l’histoire du Québec, que ce soit les sociétés d’histoire, les musées ou les sites d’interprétation, sont présents, pour la plupart, pour le web. Certains sites se distinguent, car il y a un équilibre entre l’aspect marketing et l’aspect éducatif.

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Le billet d’aujourd’hui va porter sur la question suivante : Comment bonifier le contenu du site internet pour attirer des visiteurs tout en diffusant l’histoire? En proposant un contenu pertinent et intéressant au visiteur virtuel, celui-ci va être tenté de se déplacer en personne. Il faut lui montrer qu’il va apprendre tout en passant un bon moment.

Quelques idées

– Créez un album photos pour montrer un aperçu des collections, des lieux à visiter, des bureaux de l’organisme, des événements passés etc. Ajoutez des photos anciennes liées à votre thématique. La possibilité de zoomer est un plus. Flickr, Facebook ainsi que d’autres services peuvent héberger en ligne ces photos si vous n’avez pas assez d’espace… Mettez des photos de bonne qualité.

-Intégrez des textes à caractère historique. On peut rédiger des chroniques historiques, insérer un bulletin d’information, etc. (ex. Société histoire de Magog)

-Ajoutez une liste des publications de votre organisme avec le prix et la procédure d’acquisition.

-Créez un blogue. Ce dernier permet de diffuser les activités à venir et passés de l’organisme, d’explorer des thématiques reliées à l’histoire, de discuter de l’actualité et faire des liens avec votre organisme, etc. Les gens doivent pouvoir commenter, poser des questions et faire des suggestions.

-Ajoutez des vidéos. Vidéos de présentation du site, du personnel, des collections, etc. Ces clips peuvent être hébergés gratuitement sur Youtube et Dailymotion

-Ajoutez une section Hyperliens pour y mettre les sites internet des associations et attraits touristiques, de la municipalité, des autres sites internet pertinents à votre domaine. Faites la promotion de votre région et de votre thématique!

Voici d’autres idées, mais qui requièrent des compétences assez avancées en informatique: des expositions virtuelles, des panoramas 360 degrés (ex. phare de Métis), des jeux, des cyberenquêtes, des rallyes et des quizs.

Et pour faire connaître votre site…

-Ajoutez des boutons pour que chaque page puisse facilement être envoyée par courriel, partagée sur Twitter, Delicious et autres médias sociaux. (voir le site du Manoir Mauvide-Genest, en bas de chaque page)

-Assurez une présence sur le web à l’aide des médias sociaux. Twitter, Facebook et autres vous permettent de rejoindre les gens de votre région et de l’extérieur. Vous pouvez utiliser ces canaux pour faire part de vos besoins en main-d’œuvre et en matériel, recruter du personnel, annoncer vos activités, diffuser des capsules historiques, faire de la veille informationnelle, créer des liens avec d’autres organismes, etc. Les possibilités sont grandes. Ajoutez les icônes correspondantes aux services retenus dès la page d’accueil de votre site web.

Prévoyez un fil rss. Beaucoup de gens utilisent des services comme Google Reader pour être au courant des nouveautés de leurs sites web préférés. C’est une façon de fidéliser les visiteurs.

Conclusion

En somme, évitez les pages web qui ne changent pas d’un iota pendant des années. Bonifiez votre site en ajoutant du contenu éducatif. Variez les types de présentations (textes, vidéo, photographies, etc). En captant l’attention ces visiteurs, ceux-ci resteront plus longtemps sur votre site internet et cela peut les amener à visiter votre organisme?

Source de l’image: Commission scolaire de Laval

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Promotion des organismes patrimoniaux régionaux du Québec

La saison touristique estivale bat son plein au Québec. A la radio, à la télé, dans les journaux, vous entendez parler du 375e anniversaire de Trois-Rivières, les Fêtes de la Nouvelle-France de Québec, des musées de Québec et de Montréal, etc.

Ces événements/institutions muséales sont bien établis. Ils bénéficient d’une bonne organisation, d’un budget et ils se déroulent dans les grands centres. Au prix de persévérance et d’efforts, ils ont réussi à se faire connaître et à attirer des touristes de notre province et de l’extérieur du Québec. Par contre, pour ce qui est des attraits touristiques en régions, attirer les touristes est plus compliqué.

Le Québec recèle de musées, de lieux historiques et de centres d’interprétation situés en région qui sont peu/mal connus et cela se reflète sur les statistiques de fréquentation.

Dans ce billet-ci, je voudrais m’attarder aux différents moyens qu’un organisme touristique à vocation patrimoniale en région peut employer pour se faire connaître et attirer les touristes et cela, sans se ruiner.

Internet
Chaque organisme devrait avoir son site internet ou à tout le moins une page sur le web avec les informations suivantes: localisation, heures d’ouverture, prix d’entrée et un texte présentant ce qui est exposé/commémoré en ces lieux. Porter une attention particulière au graphisme et à la qualité des textes.

Lorsqu’il est trop coûteux d’avoir un site internet et une adresse personnalisé, il y a d’autres solutions. Sur certains sites internet, on retrouve des sections dédiés aux organismes patrimoniaux de la région. En voici deux exemples:
-Le cybermagazine Patrimoine des Cantons
-Tourisme patrimonial du Bas-Saint-laurent
Les municipalités peuvent aussi vous réserver un espace sur leur site internet, suffit de se renseigner.

Les journaux
Contactez les hebdos régionaux, publications locales (ex. bulletin paroissial) et quotidiens régionaux pour présenter votre organisme et ses activités. Chaque quotidien et presque tous les hebdos ont une rubrique où les lecteurs peuvent s’exprimer, le courrier des lecteurs. Vous pouvez envoyer un texte qui traite d’une problématique qui touche votre organisme, remercier vos bénévoles, présenter vos activités, etc. Envoyez votre texte par courriel plutôt que par fax ou par lettre manuscrite, cela augmentera vos chances d’être publié. Rédigez des chroniques historiques comme le font plusieurs sociétés d’histoires. Certains publications en ligne pourrait aussi publier vos textes. Envoyez des communiqués!

La radio
Regardez de plus près la programmation des stations de radio locales. Il y a peut-être des émissions sur l’actualité régionale, des chroniques culturelles ou période où l’on annonces les activités à venir dans la région. Les activités de votre organisme pourraient être annoncées là.

Les médias sociaux
Twitter, Facebook, Flickr et autres médias sociaux sont aussi de bons moyens (gratuits) pour diffuser des informations sur votre organisme, recruter des bénévoles, interagir avec le public, publiciser vos événements, faire du réseautage et faire une veille informationnelle. Je verrais bien quelques organismes d’une même MRC utiliser le même compte Twitter, cela pourrait donner un nombre appréciable de gazouillis et devenir du même coup plus intéressant à suivre. Vous pouvez diffusez des photographies de vos expositions/activités via Flickr et Facebook.

Ne restez pas passif
En somme, n’attendez pas que les visiteurs viennent à vous, allez vers eux! Montrez-leur pourquoi ils devraient venir vous visiter! Suscitez le bouche-à-oreille! A vous de choisir le moyen qui vous convient le mieux, selon le budget, les ressources humaines et le temps dont vous disposez.

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Twitter: mini-bilan

J’utilise le service Twitter depuis quelques mois. Gazouiller (twitter), c’est publier un message qui fait moins de 140 caractères. On s’abonne aux mises à jours des utilisateurs de son choix et on se crée un réseau.

J’ai décidé de m’inscrire après avoir constaté qu’un des billets du blogue que vous consultez présentement avait été mentionné sur Twitter. Voici un mini-bilan de mon expérience.

J’utilise Twitter pour faire connaître des sites internet et des articles à propos de mes champs d’intérêts : l’histoire, l’éducation, les bibliothèques, les archives, le web 2.0., etc. Partager, donc. Twitter constitue pour moi un outil de veille dans ces domaines. J’y puise mon inspiration pour certains billets.

Il y a des étudiants, des professeurs d’histoire et des historiens sur ce réseau. Je peux en savoir plus sur leurs recherches et sur leurs méthodes pédagogiques, ce que ne me permettent pas vraiment les médias traditionnels, à moins qu’il y ait controverse (ex. l’enseignement de l’histoire au Québec).

Il est difficile de suivre tous les gazouillis de notre réseau. La lecture en diagonale s’impose. Il y a bien sûr la quantité, mais aussi le contenu. Combien de fois me suis-je demandé, mais qu’est-ce qu’il a bien voulu dire, ce type-là? Il faut analyser l’information que l’on reçoit; ne pas se contenter de la gober.

En somme, Twitter, c’est bon pour recueillir de l’information, mais il faut savoir faire le tri.

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Les historiens et l’information numérique

computerNous vivons à une époque où plusieurs tentent de restreindre leur consommation de papier, que ce soit pas conscience écologique ou pour bien pour des raisons de budget. Par exemple, des périodiques et des journaux sont publiés uniquement sur internet. Des conseils municipaux utilisent des ordinateurs portables pour échanger des fichiers lors de réunions plutôt que d’imprimer des centaines de pages. L’utilisation du papier ne cessera pas à court terme, mais les gens se tourneront de plus en plus vers des solutions numériques. Je me pose la question suivante: quel impact aura l’information numérique (courriels, médias sociaux) sur le travail de l’historien?

Du papier au format numérique

L’historien, bien souvent, travaille avec des documents en format papier. Avec l’utilisation massive de l’informatique, il se retrouvera de plus en plus confronté à des documents produits par ordinateur et diffusés par internet.

Est-ce que tous les documents numériques seront accessibles? Non. Pensons aux emails. Votre nom d’usager et votre mot de passe ne sont pas publics, à moins que vous soyez très négligent. Aussi, la quantité d’information numérique peut en freiner l’analyse. Par exemple, qui va prendre le temps d’analyser les 8000 gazouillis de quelqu’un, même s’il s’agit d’un personnage qui aura laissé sa marque dans l’histoire? Et pourtant, des informations intéressantes peuvent se glisser dans ces gazouillis. Ces derniers permettent de mieux connaître les intérêts d’une personne, ses opinions, sa personnalité…

Anciennement, on pouvait étudier la correspondance papier d’un personnage important. Maintenant, que fait-on si la correspondance des gens d’aujourd’hui est essentiellement par e-mail et messages sur les réseaux sociaux?

L’information numérique, qu’est-ce que ça vaut?

Internet nous bombarde d’information. Souvent, des informations non-vérifiées sont relayées par cette technologie. On s’emporte et hop, on veut être parmi les premiers à transmettre l’info, on laisse le bon sens de côté et l’information circule… Par exemple, le décès de l’acteur américain Patrick Swayze a été annoncé des centaines de fois par des gazouillis sur Twitter il y a quelques semaines, information qui s’est révélée fausse.

Internet peut amplifier l’impact d’un écrit. Une lettre d’opinion publiée dans un journal version papier peut ne susciter aucune réaction, mais le même texte publié sur un blogue peut engendrer de solides discussions.

Notons que les internautes peuvent échanger leurs commentaires et publier des textes sur des sujets ignorés par les médias… Internet peut se révéler un intéressant complément aux sources d’information traditionnelles.

Accordez-vous la même importance à un document sur support numérique qu’à un document imprimé sur du papier? L’important, c’est de rester critique face à tout document .

Conserver les informations pertinentes

J’aimerais bien que Bibliothèque et Archives nationales du Québec produise un document du genre A l’abri de l’oubli, mais pour les informations numériques. Faut-il conserver tous ses documents électroniques? Et après, comment fait-on pour se retrouver dans toutes ces informations? J’ai bien hâte de voir si nos courriels seront encore lisibles dans 50 ans. La technologie évolue si vite… Le risque existe que des données numériques soient perdues, faute d’équipement pour les conserver et les lire. Certains peuvent aussi effacer ces données, les croyant sans valeur. Les gens du domaine des sciences de l’information vont avoir à traiter, conserver et rendre accessible ces données.

Conclusion

En somme, l’historien devra s’adapter à la technologie. De nouveaux types de sources apparaissent grâce à l’internet. Il lui faudra adapter ses pratiques et entamer une réflexion quant à l’utilisation des documents numériques en histoire.

Source de l’image: Commission scolaire de Laval

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