Archives pour la catégorie Diffusion et promotion de l'Histoire (médias sociaux) et réflexion sur l'histoire et le numérique

Patrimoine, Histoire et Multimédia: 5 ans déjà!

Il y a cinq ans, je m’embarquais dans une grande et belle aventure. Ce  blogue est le résultat de bien des heures consacrées à parcourir le web et les bibliothèques à la recherche de sujets intéressants liés à l’histoire du Québec. Beaucoup de plaisir, un peu de frustration par moments.

Merci à vous tous, les lecteurs, de partager ma passion de l’Histoire depuis cinq ans!

Réflexions sur les jeux historiques sur le web (missions virtuelles)

Sur le web, les sites ne manquent pas pour les passionnés d’histoire. On y retrouve des expositions virtuelles, des quizs, des missions virtuelles, etc. Je vais me pencher aujourd’hui sur les sites de type mission virtuelle  ayant pour thèmes l’histoire. J’y partagerai quelques réflexions sur ce qui est à éviter et à adopter en ce qui concerne le graphisme, le bruitage et le scénario pour un jeu ayant pour thème l’histoire.  Pour finir, vous trouverez dans la partie Billets reliés des suggestions de sites à visiter.

Graphisme et bruitage
Le graphisme doit être attrayant et les décors réalistes (éviter l’anachronisme). Les sites en flash ne me dérangent pas, sauf s’ils sont tape-à-l’oeil. Les images clignotantes ou qui bougent tout le temps sont à proscrire. Heureusement, il s’en fait moins qu’à une certaine époque.

Le code perdu, jeu du Musée de la Civilisation à Québec. Le bruitage y est discret et pertinent.

Pour ce qui est du bruitage, la discrétion est de mise. Une musique de fond est préférable à des effets sonores répétitifs qui font exploser les hauts-parleurs. La plupart du temps, je clique sur l’icône correspondante pour faire taire ces bruits désagréables. Certains font parler des personnages; je préfère les transcriptions.

En somme, s’il faut soigner la présentation d’un jeu, il faut faire preuve de pertinence et de discrétion en matière d’effets sonores. S’il y a des logiciels à télécharger pour visualiser correctement le jeu, il faut que cela soit clairement indiqué.

Scénario

Dès le départ, le but du jeu et les étapes pour y parvenir doivent être présentés. Et c’est toujours bien lorsqu’il y a une récompense à la fin (livre numérique, illustration personnalisée, etc). Tout au long du jeu, on doit pouvoir avoir accès facilement à des consignes claires. Quoi de plus frustrant que de tourner en rond?

Des fantômes au musée, jeu du Musée de la Civilisation de Québec. Tout en explorant des lieux de mémoire, on amasse des informations.

Il faut que les actions à poser soient logiques. Donc dans un jeu à Québec dont l’action se déroule en 1930, il est inutile de parler à un oiseau pour obtenir un écu, vous voyez le genre…

Le jeu doit faire appel aux connaissances que l’on amasse. Pourquoi ne pas miser sur les connaissances amassées par les internautes en leur demandant de résoudre des énigmes? Ou bien en leur permettant de recréer un bâtiment, un artéfact, etc.

Je n’aime pas les jeux d’habiletés minutés; beaucoup de clics pour rien.

Les personnages doivent se déplacer avec fluidité.

On ne met pas de temps limite pour compléter le jeu et on doit pouvoir enregistrer sa partie. Recommencer une partie est désagréable.

La durée du jeu a plus ou moins d’importance. J’ai adoré certains jeux que j’ai complété en 20 minutes ainsi que d’autres qui m’ont duré plusieurs heures…

J’aime bien aussi que les jeux soient accompagnés d’une bibliographie. Cela aide à établir la crédibilité du jeu et permet de d’indiquer des pistes à suivre pour approfondir les informations apprises durant le jeu.

Conclusion
A mon avis, un bon jeu en ligne a un graphisme attrayant, soigné et n’abuse pas des effets sonores. Il mise sur les connaissances historiques et non sur la capacité à cliquer 30 000 fois en 20 secondes. Le but et les étapes pour y parvenir sont clairement indiquées. Le jeu évite dans la mesure du possible les anachronismes. Il ne nécessite pas le téléchargement de plusieurs programmes pour le faire fonctionner correctement.

Et vous, quels sont les jeux (en ligne ou console de jeux vidéos) que vous avez aimez?

Billets reliés

Le code perdu: jeu en ligne sur l’histoire du Québec

Deux jeux en ligne sur l’histoire de Québec

L’épidémie de variole de 1885 à Montréal

Les quartiers de Montréal: expositions virtuelle et jeu en ligne

Une épave raconte: jeu en ligne sur l’archéologie

Des fantômes au musée: jeu en ligne

Fascinantes momies d’Égypte: jeu en ligne

Mémoire en péril: voyage à travers l’histoire de Montréal

Bâtir Montréal – jeu en ligne

Eclectica: jeu en ligne sur le 19e siècle et les sociétés savantes

Réflexions sur les banques d’images historiques en ligne

Suite à une question posée par Christine Hébert sur Twitter, la question étant À tous ceux qui font une recherche historique : qu’attendez-vous des banques d’images? voici ma réponse.

D’abord, j’aime bien pouvoir lire une présentation de la banque d’images. Quels sont les thèmes abordés, la période de temps couverte par la banque, etc.. Question de voir si je suis au bon endroit :)

Source: Bibliothèque nationale de France « ]Port Royal / [par Samuel Champlain]Les conditions d’utilisation des images doivent être clairement indiquées (licence créative commons, images du domaine public, etc) J’utilise des images à des fins d’étude et à des fins de diffusion via mon blogue. Lorsque les institutions inscrivent clairement ces informations, cela me permet d’utiliser de façon éthique les images mises en ligne.

Je veux des images de bonne qualité disponibles en plusieurs formats: le format original, un format pour un blogue (450 pixels par 450 disons) et un format vignette/avatar.

Le temps de chargement des images doit être relativement court.

Chaque page doit avoir un permalien pour que je puisse la partager facilement. Par exemple, si vous consultez la banque Cartes postales de la BANQ, vous constaterez que l’adresse en haut de votre écran ne change pas. C’est parce que cette page internet a été créée avec des  »frames » (bordures). Sans me lancer dans des explications trop techniques, disons qu’il est possible de trouver l’adresse web de l’image en question, mais si vous devez faire cela pour plusieurs images, vous perdrez du temps.

Photographie, diapositive sur verre | Manoir Manvide, île d'Orléans, QC, vers 1930 | MP-0000.25.326
Photographie, diapositive sur verre Manoir Mauvide, île d'Orléans, QC, vers 1930 Anonyme - Anonymous Vers 1930, 20e siècle Plaque sèche à la gélatine 8 x 10 cm Don de Mr. Stanley G. Triggs MP-0000.25.326 © Musée McCord

Je déteste devoir télécharger un logiciel ou un plugiciel pour visualiser une image.

Il faut impérativement un moteur de recherche avec fonctions de recherche avancée. J’apprécie que les résultats s’affichent sous forme d’aperçus et non uniquement sous forme de liste. Je veux visualiser les résultats de la recherche. Il est très bien aussi lorsque ces aperçus sont accompagnés de quelques informations comme le titre et l’année de création. Je veux aussi pouvoir raffiner ma recherche et ne pas me retrouver avec 30 000 résultats.

Chaque image doit être accompagnée d’une fiche avec les informations pertinentes comme le nom du créateur, l’année de création, le support, le matériel utilisé, le titre de l’oeuvre, etc.
Famine d
Famine d’eau à Montréal, une des scènes courantes aujourd’hui, le porteur d’eau et des enfants munis de pots etc., venant s’approvisionner du précieux liquide : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Source: Bibliothèque nationale de France

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Ce qui constitue la crème de la crème pour une banque d’image

Des expositions virtuelles  et des sections du type  »l’image du jour ».

Pouvoir intégrer facilement une image à mon blogue. Le Musée McCord et Gallica offrent cette option.

Pouvoir partager facilement une image via les médias sociaux (boutons de partage).

Pouvoir zoomer dans une image.

Créer un album d’images et annoter ces dernières.  Partager l’album avec tout le monde ou avec les personnes de notre choix.

Conclusion:

Pour moi, une banque d’image  doit avoir un moteur de recherche, des images de qualité, des fiches informatives et doit être facile à partager à des fins éducatives.

Les bonnes adresses:

Gallica:http://gallica.bnf.fr/

Musée McCord: http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/

Billets reliés:

Les historiens aiment le multimédia

Flickr: photographie sur l’histoire et le patrimoine du Québec

L’exposition virtuelle: outil de diffusion de l’histoire

Analyser une image: conseils

Banque d’images en univers social

Images libres de droit, première partie

Flickr: photographies sur l’histoire et le patrimoine du Québec

Selon une étude de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) et de la Société des musées québécois (SMQ), seulement 6% des collections des organismes interrogés (institutions muséales, centres d’archives, bibliothèques et sociétés historiques et généalogiques et autres) ont été numérisées.

Une fois que ces collections ont été numérisées, comment peut-on les diffuser, les rendre accessibles au public? Un de ces moyens est Flickr.

Ce billet se divise en deux volets. Nous allons d’abord présenter de façon générale Flickr, présentation qui sera suivie d’une liste d’organismes de diffusion de l’histoire et du patrimoine qui utilisent ce service.

Chalouperie Godbout, Ile d'Orléans Crédits: Vicky Lapointe

Flickr, c’est quoi?

Flickr est un service d’hébergement d’images et de vidéos, mais surtout d’images. Adresse: http://www.flickr.com

Il y a deux types de comptes

Le compte régulier

  • Gratuit;
  • Nombre limité de photos (200);
  • Statistiques: accès au nombre de visionnements total pour chaque photo.

Le compte pro

  • Payant;
  • Nombre illimité d’images;
  • Accès à des statistiques plus détaillées (ex. nombre de consultation quotidienne, etc);
  • Liste des référents (sites internet qui pointent vers vos photos).

Peu importe le type de compte que vous avez, vous pouvez

  • Ajouter des commentaires;
  • Bloguer une photo;
  • Préciser les conditions d’utilisations de vos photographies;
  • Ajouter des mot-clés;
  • Créer des groupes et des albums;
  • Créer des expositions (18 photos ou vidéos maximum);
  • Disposer d’un compte de messagerie ;
  • Ajouter et créer des listes de contacts;
  • Identifier une personne sur une photographie;
  • et bien plus.

Conseils

Sur votre site internet, mettez une petite icône Flickr ou un badge (qui donne un aperçu de votre collection). [Ajout du badge problématique avec wordpress.com]

Attribuez des mots-clés à vos photographies pour qu’on puisse les retrouver facilement via le moteur de recherche. Toujours garder une copier de vos images, en format .tiff de préférence.

Ajout: ne pas oublier que Flickr peut changer ses conditions d’utilisation.

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MP-1979.131 Enfants du Village-aux-Oies, Montréal, QC, vers 1910 Art Studio Vers 1910, 20e siècle Archives photographiques Notman - Musée McCord

Voici quelques organismes qui utilisent Flickr. Si vous en connaissez d’autres (liés à l’histoire et au patrimoine), n’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Québec/ Canada

Musée Mccord, Musée naval de Québec, Commission de la capitale nationale du Québec, Bibliothèque et archives nationales du Canada, Archives de la ville de Montréal, Manitoba Historical Maps, Gare de Rivière-Bleue

Autres comples Flickr en histoire et patrimoine

USA National Archives.

A consulter: Flickr commons (images libres de droits provenant des musées du monde entier).

Conclusion

Avec Flickr, pas besoin de se casser la tête pour créer un moteur de recherche ou pour monter un site web. En général, Flickr est simple d’utilisation, vous n’avez pas besoin de connaissances poussées en informatique pour l’utiliser. Le compte gratuit est relativement généreux en espace de stockage.

Billets reliés

Créer un compte Facebook pour les organismes à vocation historique

J’ai dénombré jusqu’ici une centaine d’organismes québécois de diffusion de l’histoire (musées, sociétés d’histoire et de généalogie, etc.) qui utilisent maintenant Facebook comme outil de communication. J’observe que Facebook est largement plus utilisé que Twitter par ces organismes.

Il existe trois types de comptes Facebook: ami, fan page (page fan, page d’adeptes) et Groupe. Lequel choisir? Quoi publier?

Aperçu de la page fan du Musée McCord de Montréal

Ami

C’est le compte de base de Facebook. Vous pouvez ajouter diverses informations à votre profil: études, emploi, intérêts, coordonnées, etc. Ce genre de compte est bien pour un individu, mais j’observe que certains organismes (surtout des musées) l’adopte. Un tel type de compte est bien pour le réseautage, la discussion et comme outil de veille informationnelle. Vous pouvez publier sur votre page des photos, des commentaires, des images et des vidéos.

Vous choisissez quels éléments de votre profil sont publics ou ne le sont pas. Faites attention à ne pas révéler trop d’informations personnelles (ex. adresse de votre maison, numéro de téléphone personnel, etc). Vous contrôlez une bonne partie de ce que vous voyez sur votre page. Vous pouvez masquer les notifications d’applications qui ne vous intéressent pas.

Pour ouvrir un compte: http://www.facebook.com/

Groupe

Le compte de type groupe vise à créer une communauté autour d’un produit ou d’un intérêt commun. Les membres du groupe peuvent publier sur le mur du groupe. L’administrateur peut décider qui sera membre du groupe ou non. Les informations du groupe ne sont pas indexées par les moteurs de recherche. Les membres du groupe ne sont pas avertis lorsqu’il y a une nouvelle publication sur le mur. Vous devez donc de votre propre chef aller sur la page du groupe de temps en temps pour voir les nouveautés.

L’option groupe peut être bien pour créer un groupe de discussion sur un sujet précis, mais il est facile de l’oublier. C’est la moins intéressante des trois options.

Sur le site commencamarche.net, on trouve la procédure pour créer un groupe Facebook.

Fan page (page fan, page d’adeptes)

Ce type de page est semblable à un groupe, mais dans ce cas-ci, le contenu est indexé par les moteurs de recherche. Les publications de la page apparaissent dans le fil d’actualités des adeptes/abonnés. La page permet de contrôler ce qui est publié sur le mur et ainsi interdire les commentaires que nous qualifieront poliment d’inappropriés ou hors-sujet.

Ce type de page Facebook vous permet d’avoir une plus grande visibilité sur internet qu’un groupe. Vous avez accès à des statistiques concernant les membres de la page.

A noter: le nom de la page est définitif. Le seul moyen de changer le nom est d’effacer la page et de créer une nouvelle page.

Pour créer une fan page: http://www.facebook.com/pages/create.php

Pour en savoir un peu plus sur les groupes et les pages d’adeptes, je vous invite à consulter ce lien.

Quoi publier sur Facebook?

Facebook, c’est pour partager des articles, des vidéos et des images,  des éphémérides, des nouvelles, réseauter, poser des questions, commenter, publiciser des événements, recruter des membres, interagir avec le public, etc.

Conclusion

En somme, à mon avis, le compte Facebook de base convient à une personne tandis que les organismes devraient plutôt créer une  fan page (page d’adeptes). A vous de trouver quel contenu sera le plus pertinent et à quelle fréquence. N’hésitez pas à expérimenter et à observer comment les utilisateurs se servent de Facebook. Facebook est un outil gratuit qui vous aidera à faire connaître un organisme, un produit ou une cause.

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Diffuser les connaissances sur le patrimoine bâti: les inventaires

Ces dernières années, plusieurs municipalités ont entrepris des inventaires de leur patrimoine bâti. Des émissions comme Passion Maisons, des organismes comme Ruralys ainsi que les sociétés du patrimoine ont sûrement eu un rôle à jouer dans ce regain d’intérêt.

Pourquoi inventorier le patrimoine bâti d’une municipalité ou d’une région? L’inventaire permet de:

  • Dresser un portrait du patrimoine dans le secteur concerné;

  • Identifier les éléments du patrimoine qui sont à risque et qui devraient être protégés et ceux qui se distinguent par leur valeur patrimoniale;

  • Estimer les besoins (argent, matériel, savoir) en matière de restauration;

  • Faciliter la concertation du milieu lorsque vient le temps de demander du financement pour un projet (restauration, reconversion, etc) ou de transmettre des requêtes au gouvernement (ex. classement provincial comme monument historique);

  • Diffuser ces connaissances auprès du public pour lui faire prendre conscience de la richesse du patrimoine bâti et de l’importance de le conserver.

Grande-Maison, Forges du Saint-Maurice, Trois-Rivières Crédits: Mario Groleau

Comment inventorier?

Voir le document Guide d’information et de référence en patrimoine bâti Région des Laurentides qui fournit beaucoup d’informations à cet effet, dont des exemples de fiches d’inventaire

Où peut-on consulter ces inventaires?

A la mairie, au bureau municipal, à la MRC, à la bibliothèque, etc. Certaines municipalités choissisent de mettre en ligne ces inventaires.

Voici quelques exemples d’inventaires mis en ligne

Ces inventaires sont pour la plupart en format pdf, , mais il en a quelques uns qui sont diffusés sous forme de des base de données avec moteur de recherche (site) et on retrouve même des cartes interactives et un powerpoint.

La Sarre, Lévis, Gatineau, Rimouski (Powerpoint), Magog synthèse du rapport d’inventaire (lien 1) (lien 2), MRC de Maskinongé, MRC de la Cote-de-Beaupré (Beaupré), (Château-Richer), (Saint-Tite des Caps) , MRC de Pontiac (conclusions), MRC de Témiscouata (répertoire églises, croix de chemin et certaines maisons, bâtiments secondaires ou bâtisses), MRC de Maria-Chapdelaine (biens et sites patrimoniaux), Répertoire du patrimoine bâti de l’Outaouais, Répertoire culturel de Bellechasse (incluera des fiches sur le patrimoine bâti, moteur de recherche pas encore opérationnel en date du 12 mars 2010), Rouyn-Noranda et Répertoire du patrimoine bâti de Montréal.

Suggestion de lecture: le Guide en intervention du patrimoine bâti du Bas-Saint-Laurent

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Guide d’information et de référence en patrimoine bâti des Laurentides

Répertoire centricois des ressources spécialisées en patrimoine bâti

ruralys: la conservation du patrimoine rural

Répertoire du patrimoine bâti de l’Outaouais

Guide du patrimoine et de la rénovation de qualité

Association des propriétaires de maisons anciennes du Québec

Maisons patrimoniales du Québec

Maisons anciennes de pierre, de bois, de brique

Passion maisons: les plus belles maisons ancestrales du Québec

L’exposition virtuelle: outil de diffusion de l’histoire

Les organismes de diffusion de l’histoire du Québec prennent tranquillement le virage web. J’ai abordé ce sujet à quelques reprises ces derniers mois (voir liste à la fin de ce billet). Je ne le répéterai jamais assez: le web est un incontournable dans la diffusion de l’histoire! Le web, s’il est bien utilisé, permet de transmettre une information claire et fiable à un large public. Le présent billet va porter sur le thème des expositions virtuelles comme outil de diffusion de l’histoire. Pourquoi devrait-on créer des expositions virtuelles? C’est ce que nous allons voir.

Qu’est-ce qu’une exposition virtuelle?

Définition:

 »Une exposition virtuelle est une exposition diffusée sur Internet. L’exposition virtuelle est un moyen de plus en plus utilisé par les musées, les détenteurs de fonds culturels, ainsi que les artistes pour diffuser leurs œuvres.  »

source (Wikipédia)

A quoi ressemble une exposition virtuelle?

Quelques exemples:

  1. Des saisons en Nouvelle-France (Musée de la civilisation à Québec) http://www.mcq.org/Nouvelle-France/
  2. Rivière-Ouelle et autres expositions, (Société historique de la Côte-du-Sud) http://www.shcds.org/expo/index.htm
  3. Une école virtuelle: l’expérience de l’école au 19e siècle au Canada (Bibliothèque et Archives du Canada) http://www.collectionscanada.gc.ca/petite-ecole/index-f.html
  4. Les expositions virtuelles des archives de la ville de Québec http://www.ville.quebec.qc.ca/archives/expositions_virtuelles/galerie.aspx
  5. Quelques expositions sur l’histoire de Magog en Estrie (Société d’histoire de Magog) http://www.histoiremagog.com/exposition.php

Pourquoi créer une exposition virtuelle?

Une société d’histoire, tout comme un musée, un centre d’interprétation, etc. a pour mission de diffuser des connaissances. Or, plusieurs trésors demeurent cachés de la vue du public, que ce soit à cause de leur fragilité, par manque d’espace pour les exposer ou pour toute autre raison. L’exposition virtuelle permet de révéler ces objets, de les  »faire parler ». Une exposition virtuelle donne un aperçu des collections d’une institution.

Concevoir une exposition virtuelle permet d’approfondir ses connaissances. Les personnes qui travaillent à monter une telle exposition acquièrent des connaissances précieuses parce qu’il faut fouiller les collections, sélectionner des items, faire des lectures, etc. Dépendamment des tâches effectuées, on touche aux communications, au marketing, à l’informatique, etc.

La mise en ligne d’une exposition peut permettre de rejoindre le grand public. Une fois que votre exposition est indexée dans un moteur de recherche reconnu (ex. Google, Yahoo) et publicisé (Twitter, médias locaux, etc), elle peut être consultée par des gens de votre communauté, de votre région, de votre pays….Et même par des internautes d’un autre continent…

L’exposition en ligne peut mener à de nouvelles pistes de recherche. Comme je l’ai expliqué précédemment, une exposition virtuelle permet de faire connaître au grand public des items et des connaissances historiques qui n’ont pas nécessairement pu avoir une grande diffusion. Cela peut avoir pour résultat d’inspirer un étudiant pour son mémoire de maîtrise, un historien pour un article de revue, un citoyen pour une lettre ouverte à un journal, etc…

L’exposition virtuelle permet de bonifier le contenu d’un site web. Si un site ne contient qu’un bref paragraphe de présentation d’un organisme ainsi que ses coordonnées, ce n’est pas suffisant pour que l’internaute s’y attarde et qu’il ait envie de revenir.

On retrouve des photographies issues de la collection du musée McCord sur Flickr

Comment créer une exposition virtuelle?

Vous pouvez, si vous en avez les moyens, faire appel à une compagnie qui se spécialise dans la création de sites internet. Sinon, ne paniquez pas, il y a d’autres options, moins onéreuses et parfois gratuites, qui s’offrent à vous.

  1. Stage. Plusieurs établissements d’enseignement offrent des formations qui comprennent la création de sites web. La création d’une exposition virtuelle pourrait faire l’objet d’un stage et venir enrichir le cv d’un élève. L’exposition pourra être intégrée à un site internet déjà existant.
  2. Bénévolat. Enrôlez une personne qui a des connaissances en création et en promotion de site web.
  3. Flickr. Flickr est un service qui vous permet d’afficher gratuitement jusqu’à 200 photos. Vous pouvez commenter ces photos et ajouter des mots-clés. Ainsi, vous pouvez ajouter des informations qui permettront de mieux comprendre l’objet/ le moment représenté. Le public peut commenter les photos, après inscription. Vous pouvez rendre disponibles les photos en plusieurs formats et les désigner comme étant libre de droit pour un usage éducatif, par exemple. L’utilisation de ce site ne requiert pas de compétences informatiques compliquées. Un album photo se voit attribuer une adresse web qui sera valide tant que votre compte existera.
  4. Facebook. Facebook vous permet de placer en ligne un nombre illimité (à ma connaissance) de photographies. Il n’y a qu’un seul format d’affichage. Les gens peuvent commenter, après inscription. Partager un album de photos avec d’autres abonnés Facebook est simple.
  5. Musée virtuel du Canada. Ce site est réservé aux établissements membres, principalement des musées. On y retrouve des galeries d’images ainsi que des expositions plus élaborées. Malheureusement, il y a peu d’informations sur le site. Adresses: http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/description_mvc-about_vmc/index-fra.jsp et http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/index-fra.jsp

Conclusion

Grâce aux expositions virtuelles, l’internaute a accès à des pans de l’histoire de la ville de Québec, de Montréal, du Kamouraska et de bien d’autres endroits au Québec. Monter une exposition virtuelle n’a pas à être compliqué et coûteux. Plusieurs outils peu coûteux sont disponibles. Mais surtout, une exposition virtuelle doit être vue! C’est pourquoi je vais continuer, au cours des prochaines semaines et mois, sur ce blogue et sur Twitter, à vous entretenir des expositions virtuelles consacrées à l’histoire du Québec.

Billets reliés: (Abonnés par courriel: si les hyperliens qui suivent de fonctionnent pas, cliquez sur le titre de ce billet)