Archives de Tag: Histoire du Québec

L’exposition virtuelle: outil de diffusion de l’histoire

Les organismes de diffusion de l’histoire du Québec prennent tranquillement le virage web. J’ai abordé ce sujet à quelques reprises ces derniers mois (voir liste à la fin de ce billet). Je ne le répéterai jamais assez: le web est un incontournable dans la diffusion de l’histoire! Le web, s’il est bien utilisé, permet de transmettre une information claire et fiable à un large public. Le présent billet va porter sur le thème des expositions virtuelles comme outil de diffusion de l’histoire. Pourquoi devrait-on créer des expositions virtuelles? C’est ce que nous allons voir.

Qu’est-ce qu’une exposition virtuelle?

Définition:

"Une exposition virtuelle est une exposition diffusée sur Internet. L’exposition virtuelle est un moyen de plus en plus utilisé par les musées, les détenteurs de fonds culturels, ainsi que les artistes pour diffuser leurs œuvres. "

source (Wikipédia)

A quoi ressemble une exposition virtuelle?

Quelques exemples:

  1. Des saisons en Nouvelle-France (Musée de la civilisation à Québec) http://www.mcq.org/Nouvelle-France/
  2. Rivière-Ouelle et autres expositions, (Société historique de la Côte-du-Sud) http://www.shcds.org/expo/index.htm
  3. Une école virtuelle: l’expérience de l’école au 19e siècle au Canada (Bibliothèque et Archives du Canada) http://www.collectionscanada.gc.ca/petite-ecole/index-f.html
  4. Les expositions virtuelles des archives de la ville de Québec http://www.ville.quebec.qc.ca/archives/expositions_virtuelles/galerie.aspx
  5. Quelques expositions sur l’histoire de Magog en Estrie (Société d’histoire de Magog) http://www.histoiremagog.com/exposition.php

Pourquoi créer une exposition virtuelle?

Une société d’histoire, tout comme un musée, un centre d’interprétation, etc. a pour mission de diffuser des connaissances. Or, plusieurs trésors demeurent cachés de la vue du public, que ce soit à cause de leur fragilité, par manque d’espace pour les exposer ou pour toute autre raison. L’exposition virtuelle permet de révéler ces objets, de les "faire parler". Une exposition virtuelle donne un aperçu des collections d’une institution.

Concevoir une exposition virtuelle permet d’approfondir ses connaissances. Les personnes qui travaillent à monter une telle exposition acquièrent des connaissances précieuses parce qu’il faut fouiller les collections, sélectionner des items, faire des lectures, etc. Dépendamment des tâches effectuées, on touche aux communications, au marketing, à l’informatique, etc.

La mise en ligne d’une exposition peut permettre de rejoindre le grand public. Une fois que votre exposition est indexée dans un moteur de recherche reconnu (ex. Google, Yahoo) et publicisé (Twitter, médias locaux, etc), elle peut être consultée par des gens de votre communauté, de votre région, de votre pays….Et même par des internautes d’un autre continent…

L’exposition en ligne peut mener à de nouvelles pistes de recherche. Comme je l’ai expliqué précédemment, une exposition virtuelle permet de faire connaître au grand public des items et des connaissances historiques qui n’ont pas nécessairement pu avoir une grande diffusion. Cela peut avoir pour résultat d’inspirer un étudiant pour son mémoire de maîtrise, un historien pour un article de revue, un citoyen pour une lettre ouverte à un journal, etc…

L’exposition virtuelle permet de bonifier le contenu d’un site web. Si un site ne contient qu’un bref paragraphe de présentation d’un organisme ainsi que ses coordonnées, ce n’est pas suffisant pour que l’internaute s’y attarde et qu’il ait envie de revenir.

On retrouve des photographies issues de la collection du musée McCord sur Flickr

Comment créer une exposition virtuelle?

Vous pouvez, si vous en avez les moyens, faire appel à une compagnie qui se spécialise dans la création de sites internet. Sinon, ne paniquez pas, il y a d’autres options, moins onéreuses et parfois gratuites, qui s’offrent à vous.

  1. Stage. Plusieurs établissements d’enseignement offrent des formations qui comprennent la création de sites web. La création d’une exposition virtuelle pourrait faire l’objet d’un stage et venir enrichir le cv d’un élève. L’exposition pourra être intégrée à un site internet déjà existant.
  2. Bénévolat. Enrôlez une personne qui a des connaissances en création et en promotion de site web.
  3. Flickr. Flickr est un service qui vous permet d’afficher gratuitement jusqu’à 200 photos. Vous pouvez commenter ces photos et ajouter des mots-clés. Ainsi, vous pouvez ajouter des informations qui permettront de mieux comprendre l’objet/ le moment représenté. Le public peut commenter les photos, après inscription. Vous pouvez rendre disponibles les photos en plusieurs formats et les désigner comme étant libre de droit pour un usage éducatif, par exemple. L’utilisation de ce site ne requiert pas de compétences informatiques compliquées. Un album photo se voit attribuer une adresse web qui sera valide tant que votre compte existera.
  4. Facebook. Facebook vous permet de placer en ligne un nombre illimité (à ma connaissance) de photographies. Il n’y a qu’un seul format d’affichage. Les gens peuvent commenter, après inscription. Partager un album de photos avec d’autres abonnés Facebook est simple.
  5. Musée virtuel du Canada. Ce site est réservé aux établissements membres, principalement des musées. On y retrouve des galeries d’images ainsi que des expositions plus élaborées. Malheureusement, il y a peu d’informations sur le site. Adresses: http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/description_mvc-about_vmc/index-fra.jsp et http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/index-fra.jsp

Conclusion

Grâce aux expositions virtuelles, l’internaute a accès à des pans de l’histoire de la ville de Québec, de Montréal, du Kamouraska et de bien d’autres endroits au Québec. Monter une exposition virtuelle n’a pas à être compliqué et coûteux. Plusieurs outils peu coûteux sont disponibles. Mais surtout, une exposition virtuelle doit être vue! C’est pourquoi je vais continuer, au cours des prochaines semaines et mois, sur ce blogue et sur Twitter, à vous entretenir des expositions virtuelles consacrées à l’histoire du Québec.

Billets reliés: (Abonnés par courriel: si les hyperliens qui suivent de fonctionnent pas, cliquez sur le titre de ce billet)

Quizs sur l’histoire du Québec sur le web

Pour tester vos connaissances et en apprendre plus sur l’histoire du Québec, voici quelques jeux-questionnaires sur le web.

  • 400 ans de la ville de Québec (gouvernement du Canada)

http://www.quebec400.gc.ca/1-fra.cfm

aperçu des quizs Montréal, 500 ans d’histoire en archives
  • 500 ans d’histoire de la ville de Montréal (Portail montréalais des archives)

http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/500ans/portail_archives_fr/rep_quiz/quiz.html

  • Quelques quizs sur l’histoire des Patriotes (Gilles Laporte)

Quiz 1- Les origines historiques des Rébellions, 2 – Les événements de 1837-1838, 3-Les acteurs de 1837-1838 , 4 – La répression et les suites aux Rébellions

  • Histoire de Drummondville (Site histoire sur la région de Drummondville)

http://www.aazquebec.com/histoire/quiz.asp

Billets reliés:

Les chroniques d’histoire locale et régionale dans les journaux québécois

Parle-t-on assez de l’histoire des régions et des localités du Québec dans les journaux?  Bien sûr, les journaux mentionnent parfois les annonces de subventions, les nouvelles expositions et les activités des centres d’interprétations, les nouvelles publications, etc. Mais certains médias ont la bonne idée d’assurer une présence régulière de l’histoire en leurs pages via des chroniques historiques. Voici une liste de ces journaux (quotidiens, hebdos et mensuels). J’ai effectué mes recherches en me basant sur le Répertoire des médias de Service Québec. Lorsque ces textes sont disponibles en ligne, je mets l’hyperlien correspondant.

Jusqu’ici, je n’ai rien trouvé dans les journaux de l’Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec, Gaspésie, Laurentides, Laval, Outaouais et Saguenay-Lac-St-Jean. N’hésitez pas à me signaler tout oubli dans cette liste.

  • Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec ——-
    • Bas-Saint-Laurent

Info-Dimanche (Rivière-du-Loup). Chroniques historiques de la Société d’histoire et de généalogie de Rivière-du-Loup.

    • Capitale-Nationale
    • Centre-du-Québec.

Journal L’Express (Drummondville) Chroniques en collaboration avec la Société d’histoire de Drummond et du Musée populaire de la photographie (cliquez ici).

  • Chaudière-Appalaches
      Le Cantonnier (Disraeli). Chronique historique. Allez à cette adresse:

http://lecantonnier.com/

    puis Chroniques et sélectionnez Chronique historique.
    • Côte-Nord
    • Estrie

La Tribune de Sherbrooke. Chronique sur l’histoire de Sherbrooke en collaboration avec la Société d’histoire de Sherbrooke
L’Écho de Frontenac (Lac-Mégantic). 80 ans d’histoire. On y retrouve aussi des chroniques publiées antérieurement, dont Mémoires collectives, Écho d’il y a 10 ans et Souvenirs en photo. Adresse: http://echodefrontenac.com/80ans.asp

  • Gaspésie – Iles-de-la-Madeleine —-
    • Lanaudière

La Revue (Terrebonne) Chronique un brin d’histoire par Claude Martel, géographe-historien.

  • Laurentides ———-
  • Laval —–
    • Mauricie

L’Hebdo du Saint-Maurice (Shawinigan). Clin d’oeil historique.

Le Nouvelliste de Trois-Rivières.  Portraits historiques. Première chronique: Calixte Marquis.

    • Montérégie

Sorel-Tracy Express Histoire Express

    • Montréal

Le Messager (LaSalle). En route vers 2012, une histoire laSalloise par Denis Gravel, historien.
Le Messager (Verdun). Souvenirs par Guy Billard, de la Société d’histoire et de généalogie de Verdun.

  • Outaouais —–
  • Saguenay – Lac-Saint-Jean —–

Billets reliés: (Abonnés par courriel: si les hyperliens qui suivent de fonctionnent pas, cliquez sur le titre de ce billet)

Entre les lignes: témoignages de la Première Guerre mondiale

Entre les lignes est un documentaire de Claude Guilman réalisé en 2008. A travers les témoignages de cinq soldats et d’une infirmière, on revit des pans de la participation canadienne à la Première Guerre mondiale (1914-1918).

Le film est basé sur les lettres écrites par ces six personnes à leurs familles pendant la guerre. Ces six personnes sont le capitaine Edouard Légaré, le sergent-major Napoléon Marion, Leo LeBoutillier, le major George P. Vanier (futur gouverneur-général du Canada), le sergent-major Claudius Corneloup, et Katherine Maude Mary Macdonald (infirmière).

Le site internet du film présente une courte biographie de ces personnes ainsi que des capsules documentaires qui constituent un complément au dvd. Ces cinq capsules portent sur les infirmières au front, le rôle de l’officier, la vie du soldat, l’espoir et la foi ainsi que les tranchées. On peut voir ces capsules ici (durée totale d’environ 45 minutes). Les capsules sont sous-titrées. Images et vidéos d’archives défilent pendant qu’on entend les narrateurs donner vie aux mots écrits il y a plus de 90 ans. La capsule Les infirmières au front est particulièrement émouvante, car on sait que Katherine McDonald est décédée le 19 mai 1918 dans le bombardement d’Etaples, en France. Difficile à regarder par moment.

Le titre, entre les lignes, est bien choisi , car les lettres des soldats étaient censurées. C’est lorsqu’on lit entre ces lignes qu’on saisit l’horreur de ce qu’ils ont vécu…

Adresse URL du site Entre les lignes: http://films.onf.ca/entre-les-lignes

Les capsules: http://films.onf.ca/entre-les-lignes/capsules.php

Billets reliés:

Vivre en prison: du pilori au pénitencier

Saviez-vous que l’édifice de la Literary and Historical Society of Quebec (Centre culturel Morrin) à Québec, est une ancienne prison tout comme le pavillon Charles-Baillargé du Musée National des Beaux-Arts de Québec?

vivre_en_prison

L’exposition virtuelle Vivre en prison: du pilori au pénitencier vous entraîne dans l’univers des prisons canadiennes au 19e et 20e siècle. Cette exposition est une réalisation du Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières en collaboration avec le Musée virtuelle du Canada.

L’exposition est divisée en trois sections: Du pilori au pénitencier, Surveiller et accompagner et Vivre en dedans.

La section Du pilori au pénitencier nous montre ce qu’était la justice au 18e et au 19e siècle. Juger et punir, montrer l’exemple comme dans le cas de la Corriveau , histoire bien connue du temps de la Nouvelle-France. En effet, Marie-Josephte Corriveau a été reconnue coupable en 1763 d’avoir tué son deuxième mari. Pour son crime, elle est pendue, puis son corps est exposé à Pointe-Lévy (auj. Lévis) dans une cage, à la vue de tous. Il y reste environ un mois…

A la fin du 18e siècle, la justice punit, isole et réhabilite et c’est en prison que ça se passe. L’anglais John Howard est le père de la réforme des prisons et contribue à la transformation du système carcéral. AuxEtats-Unis et au Canada, on va construire de nouvelles prisons, dont celles de Québec, Montréal et Trois-Rivières et on va y appliquer ses idées.

La section Surveiller et accompagner nous présente le personnel correctionnel et de ses tâches. Témoignages de gens qui ont travaillé dans des prisons.

La section Vivre en dedans s’attarde sur le quotidien des détenus. Je vous suggère l’activité La cellule où vous vous mettrez dans la peau d’un prisonnier. Donne à réfléchir.

Cette exposition est bilingue et requiert Adobe Flash Player.

Commentaires:

J’ai eu un peu de difficulté à voir les animations flash de l’onglet Activité. Par défaut, je ne voyais que des captures d’écran et des transcriptions du contenu de ces animations. Aussi, les vignettes sont trop petites. Par contre, quand on clique dessus, la version agrandie de l’image est satisfaisante.

Les sections Liens utiles, Glossaire et Bibliographie en bas de l’écran auraient gagnée à être mises en évidence. Aussi, cela aurait été bien que l’on mette dans le texte des hyperliens menant aux glossaire ou bien qu’une bulle avec définition apparaisse quand on survole le mot en question.

Parmi les points positifs, soulignons l’aspect graphique du site qui rappelle une cellule de prison. Les biographies parsemées hors-texte sont bien intéressantes (ex. Dr Wolfred Nelson, John Howard). Et le sujet lui-même, la création du système carcéral canadien, est pertinent et très intéressant.

Oserez-vous Vivre en prison?

Adresse: http://www.museevirtuel.ca/Exhibitions/Prison/fr/index.php

Billets reliés:

Et d’autres expositions virtuelles:

Une école virtuelle: l’expérience de l’école au 19e siècle au Canada

Bibliothèque et Archives Canada présente l’exposition virtuelle bilingue intitulée Une école virtuelle. L’exposition porte sur l’école publique à travers le Canada au 19e siècle, alors que l’éducation morale et religieuse étaient omniprésents.

ecole

On en apprend plus sur les élèves, les enseignants (conditions de travail difficiles, souvent mal payés, manque de matériel pédagogique), le fonctionnement des écoles (classe unique) et les manuels scolaires (quelques exemples ici). Des photographies et illustrations d’époque ainsi que des témoignages sont reproduits.

La section Un retour dans le passé contient des animations flash sur les petites écoles à classe unique. Elles permettent de comparer une école de 1840 à son équivalent en 1900 sous trois aspects: l’extérieur, le point de vue de l’élève et celui de l’enseignant. Vous cliquez sur les objets ou personnes qui vous intéressent et des explications s’affichent à l’écran. De loin la section la plus intéressante du site.

Notons que la section A quoi ressemblaient les écoles? aborde brièvement le sujet des pensionnats autochtones et des écoles réservées aux Noirs.

Une liste de ressources en ligne sont indiquées ici pour ceux qui veulent approfondir le sujet. Il s’agit surtout de musées-écoles.

L’exposition offre une vue d’ensemble sur le sujet des petites écoles. Il y aurait probablement des nuances à apporter pour chaque province. Mais quand même, il s’agit d’une bonne introduction pour d’éventuels projets Pourquoi pas une exposition virtuelle sur l’histoire de l’école québécoise?

Adresse: http://www.collectionscanada.gc.ca/petite-ecole/index-f.html

Billets reliés:

Images anciennes de Trois-Rivières et d’ailleurs

Mario Groleau, président du Club de photographie mauricien, a mis en ligne sur Flickr des photos qui intéresseront les amateurs d’histoire du Québec. Les albums Photos anciennes de Trois-Rivières et Cartes postales anciennes sont particulièrement intéressants. On y retrouve des photographies et cartes postales qui datent de la première moitié du 19e siècle.

cartes_postales

Il y a aussi des albums sur les vieux catalogues Kodak, le Reader’s Digest, etc

Plusieurs albums sont consacrés à la Mauricie d’aujourd’hui, spécialement à la ville de Trois-Rivières. Il y aussi des photos prises dans d’autres villes et régions du Québec comme Charlevoix, Rivière-du-Loup, Saguenay, Québec, l’Ile d’Orléanset bien d’autres.

Belle façon de connaître le patrimoine de ces villes!

Adresse: http://www.flickr.com/photos/mario_groleau/sets/

Merci à Tourisme Mauricie pour avoir partagé cette belle découverte!

Billets reliés:

Ecoutez 104 histoires de la Nouvelle-France …

La Nouvelle-France, c’est l’époque où une chanson vous garde en prison, où la forêt est synonyme de danger et où certains construisent des maisons souterraines pour échapper aux raids des Iroquois…Cette période recèle d’histoires savoureuses que nous raconte Jean-François Blais dans une série de baladodiffusions intitulée 104 histoires de Nouvelle-France.

Jean-François Blais, historien de formation, est aussi conteur et conférencier. Il est  l’artisan de la baladodiffusion Bordel de mer sur les chants marins.
104histoires
Concernant 104 histoires, ce podcast est l’un des meilleurs qui m’aie été donné d’écouter. D’abord, Jean-François Blais est un conteur de talent. On l’écoute avec intérêt nous communiquer le résultat de ses recherches. Il nous raconte des parcelles méconnues de notre histoire, qu’on pense à Pour en finir avec les moé et les toé sur la langue française et Des Jésus sans barbe sur l’évangélisation des Amérindiens.

Blais présente le contexte historique entourant les événements qu’il relate. Il intègre de façon intéressante les sources écrites de l’époque. Pour se faire, il joue des personnages ou bien il récite de façon expressive et efficace ces sources.

Un épisode de 104 histoires de Nouvelle-France paraît une fois par semaine (variable). Chaque épisode dure environ 10 minutes.

Ce serait bien, un épisode sur les pirates et les corsaires. :D

104 histoires de Nouvelle-France, on en redemande!

Liste des épisodes disponibles :

020 – Le premier touriste de la Nouvelle-France

019 – Lévis a-t-il réellement brûlé ses drapeaux sur l’Île Sainte-Hélène?

18e histoire : La véritable origine du nom du Fleuve Saint-Laurent

017- Pour en finir avec les moé et les toé

016- La crise économique et la Nouvelle-France

015- Mathurin Jouaneaux et sa maison souterraine

014- L’affaire du prie-dieu à Montréal

013- Emprisonné pour une chanson…

012- Les Français et la forêt

011-Les Amérindiens et les étoiles

010-Comment envoyait-on des lettres en Nouvelle-France?

009-Un hold-up à Montréal

008-Le billard en Nouvelle-France

007-Y avait-il des carcans en Nouvelle-France?

006-Changer de linge ou prendre un bain?

005-Des Jésus sans barbe

004-Les monstres du Saguenay

003 – Le nom des repas

002 – La propreté des rues de Montréal

001 – Marie-Anne Barbel, une femme d’affaires de Nouvelle-France


Adresse : http://104histoires.com/


——————————

Billets reliés:

Pour recevoir les mises à jour de ce blogue par courriel cliquez ici

Mythes et réalités dans l’histoire du Québec, tome IV de Marcel Trudel

Marcel Trudel est l’un des historiens les plus connus du Québec. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont Deux siècles d’esclavage au Québec (2004, Hurtubise) et La Nouvelle-France par les textes (2005, Hurtubise). Il a publié récemment le quatrième tome de la série Mythes et réalités dans l’histoire du Québec. Cette série vulgarise habilement certains épisodes connus et moins connus de notre histoire.

mythes_trudel

Dans ce tome-ci, on retrouve des textes sur Samuel de Champlain, l’union du Haut et du Bas Canada, les prouesses des notaires (La maison qu’on partage comme un gâteau) et l’usage du latin au Québec. Certains textes sont à saveur autobiographique comme Une famille mise à l’enfant (très touchant) et Mes censures. Trudel nous présente dans Sottisier de l’histoire, pour notre plus grand plaisir, quelques réinterprétations comiques de l’histoire, telles que publiées par des historiens qui se prenaient trop au sérieux…

Ce livre ne laissera personne indifférent. Je parie que plusieurs réagiront vivement au texte intitulé L’union des deux Canada (1841-1867): une période qui tourne à l’avantage du Québec…

Marcel Trudel est tout simplement un conteur hors pair et je vous recommande vivement la lecture de ce livre.

Mythes et réalités dans l’histoire du Québec, tome IV. Marcel Trudel, Hurtubise, 2009, 190 pages.

Le peuplement des Cantons-de-l’Est

L’histoire régionale québécoise prend de plus en plus de place sur internet. Beaucoup de site sont crées dans un contexte académique. En voici un exemple.

Dans le cadre d’un cours de didactique au BES à l’Université de Sh

http://www.marc-olivier-mailhot.com/usherb/didactique/index2.html

erbrooke, quatre étudiants ont crée un site sur l’histoire du peuplement des Cantons-de-l’Est. Cette synthèse est accompagnée de plusieurs images, d’un glossaire, d’une bibliographie et de suggestions de sites internet.

Billets reliés:

La Bataille des Plaines d’Abraham: l’art délicat de la commémoration…

 Le 13 septembre 1759 eu lieu à Québec la Bataille des Plaines d’Abraham. Quelques minutes qui décidèrent du destin de la Nouvelle-France. Le 250e anniversaire de cet évenement aura lieu cette année. Une reconstitution historique et un bal masqué sont dans les projets de la Commission des champs de bataille. La controverse bat son plein. Comment commémorer l’événement de façon respectueuse? Le journal Au fil des Événements, de l’Université Laval, a posé la question à l’historien Martin Pâquet.

 

De toute évidence, le traumatisme lié à la conquête anglaise est encore présent chez beaucoup de Québécois. L’idée de reconstitution historique et de bal masqué en irrite plusieurs. Soit, alors qu’elles sont les autres options? Documentaire, publications, expositions? Beaucoup d’écrits et d’articles sur internet traitent de ce sujet. Pourquoi ne pas les mettre en valeur? Malheureusement, si ça continue comme cela, les gens ne vont se souvenir que de la controverse….

Les sociétés d’histoire de Québec

La ville de Québec a sur son territoire plus de onze sociétés d’histoire. Le site internet http://www.societeshistoirequebec.qc.ca/ nous les fait connaître. Chaque société a droit à une fiche qui présente sa mission, sa programmations, ses coordonnées, ses réquebec_soc_hst9alisations et ses collections. Le tout est accompagnées de photos (magnifiques) judicieusement placées dans la page.

On peut aussi consulter une section liens qui regroupe des sites internet de qualité sur la généalogie, les archives, l’histoire du Québec et des publications sur l’histoire québécoise.

Deux activités multimédias sont proposées au visiteur. Premièrement, on peut créer un blason familial qui nous initie à la science héraldique (voir exemple ci-contre).

Sociétés d'histoire de Québec
Sociétés d'histoire de Québec

Aussi, vous pouvez aidez Samuel de Champlain à dresser une liste de passager pour son prochain voyage à Québec. Pour ce faire, vous devez associez le bon personnage à la bonne description. Attention, ce ne sera pas facile et ne vous trompez pas, car d’illustres personnages seront jetés à la mer! J’ai bien aimé ce jeu, il est très rigolo. Je ne vous en dis pas plus, essayez-le à l’adresse suivante: http://www.societeshistoirequebec.qc.ca/croisiere-historique.php C’est un bon exemple d’utilisation pertinente et efficace du multimédia pour diffuser l’Histoire.

Les sociétés d’histoire de la ville de Québec se sont dotées d’un portail de qualité, que ce soit au niveau du visuel que du contenu. J’espère que l’on va ajouter d’autres activités multimédias, celles qui sont déjà sur le site sont très intéressantes.

Membres de la Société d’histoire de Québec:  Association acadienne de la région de Québec, Irish Heritage Quebec, Literary and Historical Societyof Quebec, Société d’art et d’histoire de Beauport, Société d’histoire de la Haute-Saint-Charles, Société d’histoire de Sainte-Foy, Société d’histoire de sillery, Société d’histoire Les Rivières, Société de généalogie de Québec, Société historique de Charlesbourg, Société historique de Québec et Société historique du Cap-Rouge.

Billets reliés:

Montréal – 500 ans d’histoire en archives

L’exposition virtuelle Montréal – 500 ans en archives est un exemple réussi de diffusion des archives par l’internet. Ici, on voit 500 ans d’Histoire défiler à l’aide d’archives et de textes illustrant l’évolution de Montréal.

La crédibilité du projet est double. D’abord, ce site internet est né sous l’égide du Groupe d’archivistes de la région de Montréal (GARM). Deuxièmement, on s’est basé sur le condensé du livre Brève histoire de Montréal, par le renommé historien Paul-André Linteau, pour les textes.

On peut dire que ce site se divise en trois parties: les textes accompagnées de photo d’archives, la section quiz sur l’histoire de Montréal (les questions ne sont pas facile, il faut avoir lu les textes! ) et la section ressources pédagogiques. Cette dernière section s’adresse évidemment aux enseignants. On y retrouve trois catégories de suggestions d’activités: rédaction d’un article de journal à partir d’archives, exploration du monde des archives (les archives, c’est quoi, ça sert à quoi?) et une dernière qui vise à comprendre l’importance du patrimoine archivistique dans la vie de tous les jours.

GARM

La navigation est agréable, les textes sont conçis et il y a beaucoup d’images d’archives. On a varié les moyens de présentation du sujet: textes, images, quiz et

activités. Cette exposition virtuelle est très bien conçue et adaptée au web.

Adresse internet de l’exposition: http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/500ans/portail_archives_fr/accueil.html

Billets reliés:

Ruralys: la conservation du patrimoine rural

Ruralys
copyright: Ruralys

Pour l’organisme Ruralys, les "champs d’intervention prioritaires sont l’architecture ancienne (maisons anciennes de 1950 et moins), les paysages naturels et humanisés, le patrimoine génétique végétal (horticulture fruitière), les savoir-faire techniques et traditionnels (les traditions et usages alimentaires) et l’archéologie (sites historiques et préhistoriques, culture matérielle)". L’organisme est surtout présent au Bas-Saint-Laurent et en Côte-du-Sud (province de Québec).

Leur site internet permet à Ruralys de diffuser de l’information concernant ces champs d’intervention. Premièrement, on retrouve un portail d’information sur le patrimoine architectural, les paysages naturels et humanisés, l’exploitation des ressources du territoire et les petits patrimoines. Les sections sur les traditions orales et les usages alimentaires ainsi que sur le patrimoine archéologique ne sont pas encore complètes.

Chaque thème est subdivisé en catégorie. Les fiches contiennent des photos, les caractéristiques propres à chaque catégorie et des notes historiques. Le tout est complété, s’il y a lieu, par des liens vers des articles connexes (ex. Assurer une maison ancienne, Comment documenter un bâtiment) .

Un guide d’intervention du patrimoine bâti est aussi disponible ici : http://www.ruralys.org/gestionweb/apercupage.php?titre=portail_projets

Les fiches sont concises et bien documentées. Elles nous font découvrir un patrimoine bas-laurentien de grande valeur. Je trouve que c’est une très bonne idée d’avoir intégré une section sur le patrimoine fruitier, c’est original.

Ruralys est un organisme qui gagne à être découvert.

Adresse internet: http://www.ruralys.org/


Billets reliés:

Courir les magasins: l’évolution du commerce de détail au Québec au 20e siècle

BANQ
copyright: BANQ

Vous aimez magasiner? Vous aimez l’Histoire? Et bien, le jeu Courir les magasins combinera ces deux passions! La BANQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec) a conçu ce jeu pour permettre aux internautes d’en savoir plus sur le développement et l’évolution du commerce de détails des villes québécoises du 20e siècle.

Deux options s’offrent à nous au départ. Soit participer à un rallye ou bien faire une visite libre de l’exposition sur l’histoire du commerce de détail. Le tout est accompagné de suggestions d’activités à faire en classe. Pour ma part, j’ai choisi de faire le rallye numéro 3, qui passe par Montréal, Sherbrooke, Rimouski et Sept-Iles.

Ainsi, on va d’un magasin à l’autre, en se déplaçant sur une carte et croyez-moi, on se déplace vite! L’interface est un tableau de liège, des cartes et des notes y sont épinglées. On lit de petites cartes expliquant l’évolution du commerce et on joue à divers jeux (image à reconstituer, compléter un texte, on devine l’emplacement d’un magasin, etc).

Le rallye requiert le logiciel Flash Player 9.

Ce sujet, l’histoire du commerce de détail, est très original. Le rallye est très instructif. Les jeux sont diversifiés. J’ai bien aimé que l’on présente des sections sur le commerce en région, même si ces sections sont très très courtes. J’aurais pour ma part enlevé la limite de temps pour accomplir les activités. On perd de précieuses secondes à lire les instructions. Si on n’arrive pas à faire une activité, il faut laisser le temps s’écouler totalement avant de poursuivre le rallye.

Adresse internet: http://www.banq.qc.ca/histoire_quebec/rallye/index.jsp

Billets reliés: