Patrimoine, Histoire et Multimédia

Découvrir l'histoire et le patrimoine du Québec et des Francos-Américains aux XIXe et XXe siècles par Vicky Lapointe


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Les Albums Massicotte

@Bibliothèques et Archives nationales du Québec

@Bibliothèques et Archives nationales du Québec

Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé il y a quelques années les albums de Edouard-Zotique Massicotte, un homme polyvalent, qui a été à la fois archiviste, journaliste, historien conteur et poète. Ces albums contiennent plus de 6000 illustrations (cartes postales, photographies et dessins) publiées dans les journaux entre 1870 et 1920. Elles représentent des scènes de rue, majoritairement montréalaises.

Deux cours textes d’introduction présentent avec concision la collection d’Edouard-Zotique Massicotte.

Il n’y a pas de moteur de recherche; on consulte plutôt un index alphabétique de type  »vocabulaire libre ». Un document peut avoir été designé par plusieurs mots-clés. Les mots-clés désignent des lieux, des personnes, des organismes, des édifices, etc.

On peut agrandir les illustrations (deux formats possibles). Beaucoup de photos ne sont pas datées. On ne sait pas de quels journaux proviennent ces images, ni leurs dates de publication. La variété des thèmes représentés est par contre un plus.

Il est fascinant de voir la minutie avec lequel Edouard-Zotique Massicotte a constitué ces albums. Que d’heures passées à découper et à classer ces images! Ces photos nous montrent le quotidien des Montréalais au tournant du siècle; elles constituent un témoignage qui vaut la peine d’être préservé.

Adresse internet: http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/massic/accueil.htm

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Patrimoine Canadien – Création et gestion de contenu numérique.

Les organismes patrimoniaux, plus particulièrement les musées, rejoignent le public via des sites internets (jeux en ligne, expositions virtuelles). Le RCIP (Réseau canadien d’information sur le patrimoine) a mis en ligne de la documentation, des didacticiels et des cours en ligne pour permettre aux professionnels du patrimoine de mener à bien leurs projets de création et de gestion de contenu numérique.

On y retrouve des conseils pour la numérisation des collections, la gestion et la préservation du contenu numérique, la planification de projet, la présentation du contenu numérique via le web et quelques études et évaluations sur l’utilisation de la technologie dans la diffusion du patrimoine.

Ce site bénéficie de mises à jour en fonction de l’évolution de la technologie et des besoins des professionnels du patrimoine.

Adresse internet: http://www.rcip.gc.ca/Francais/Contenu_Numerique/index.html

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Des saisons en Nouvelle-France

A l’aide de pièces provenant de sa collection, le Centre de référence de l’Amérique française du Musée de la Civilisation à Québec, en collaboration avec le Musée virtuel du Canada, montre le quotidien des habitants, au temps de la Nouvelle-France.

saisons

Cette exposition virtuelle se décline en deux versions: flash et non-flash. Pour ma part, je commenterai la version flash. L’exposition est présentée sous quatre thématiques: L’appropriation du territoire, le rythme de la vie, la transmission du savoir et les gestes quotidiens.

Au départ, on peut cliquer dans certaines zones d’une image, ce qui nous mène vers d’autres images qui sont parfois accompagnées d’une légende. On peut explorer chaque image plus en détail en l’agrandissant, la centrant ou en la déplaçant. Ces images sont toujours accompagnées d’une courte fiche descriptive. Quelques fois, on peut entendre des extraits sonores.

Visuellement, l’exposition est magnifique. Une section cliquable, lorsqu’on passe la souris dessus, devient illuminée. Très bel effet visuel. Chaque tableau ressemble à une carte postale et à une petite oeuvre d’art. J’aurais apprécié de pouvoir lire un court commentaire pour chaque image proposée. Beaucoup d’images présentées ont été créés vers la fin du 19e siècle.

Ce site constitue un beau complément au cours d’Histoire et d’éducation à la citoyenneté du niveau secondaire.

Adresse internet: http://podcastmcq.org/Nouvelle-France/

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Bâtir Montréal – jeu en ligne

Le musée de Pointe-à-Callière, à Montréal, en collaboration avec le Musée virtuel du Canada, a mis en ligne le jeu Bâtir Montréal. Votre rôle est de permettre le développement de Montréal, de l’époque de la Nouvelle-France, jusqu’au 19e siècle. Vous dirigez deux colons. Tout au long du jeu, ceux-ci devront amasser des objets, discuter avec des personnages célèbres, construire des habitations, créer des alliances, veiller aux besoins des habitants de la colonie, survivre quoi!

Ce jeu nécessite une connexion haute vitesse sinon, les personnages se déplacent très très lentement. Il faut aussi prendre le temps de lire le tutoriel pour bien comprendre comment se déplacer et mener à bien ses tâches sinon, on perd un temps fou à se demander pourquoi rien ne fonctionne…

J’aurais aimé n’avoir qu’un seul personnage a gérer plutôt que deux.

On peut sauvegarder sa partie. Il faut avoir flash player 9 minimum pour que le jeu s’exécute correctement.

Les icônes de l’interface de jeu ne sont pas toujours évocatrices. Par ex. pour accéder au tutoriel, il faut cliquer sur un chapeau de finissant, tout ce qu’il y a de plus 21e siècle…

Ce n’est pas mon genre de jeu. J’aime résoudre des énigmes, chercher des objets, répondre à des questions, etc. Ici, il s’agit plutôt de gérer le développement d’une ville. Ce jeu permet de reconstituer l’évolution de Montréal et amène le joueur à comprendre les décisions prises à l’époque. Il nécessite une certaine patience. La section instruction http://www.batirmontreal.net/public/InstructionsFR.aspx vaut la peine d’être parcourue, car elle résume bien l’évolution du développement de Montréal. Vous aimez construire, ce jeu est pour vous!

Adresse: http://www.batirmontreal.net

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Eclectica – jeu en ligne sur l’histoire du 19e siècle et les sociétés savantes

Note 10 mai 2015: ce jeu n’est plus en ligne.

Le Morrin Centre est situé à Québec. Il est géré par la Literary and Historical Society of Québec qui  »s’est donné pour mandat de soutenir la culture anglophone à Québec, la partager avec la population de la ville et encourager les échanges culturels entre toutes les communautés d’expression anglaise et française ». (Réf. http://morrin.org/pages/council.php) C’est dans cet esprit que l’on peut découvrir sur le site de cette société deux expositions virtuelles, Eclectica et la bibliothèque virtuelle. Je commenterai ici plus particulièrement Eclectica (http://morrin.org/eclectica/demof.html ) qui mélange exposition et jeu. Vous êtes accueilli par Barbara Barbeau, conservatrice de la bibliothèque de la Literary and Historical Society of Québec. Votre rôle est de parcourir la bibliothèque et d’amasser des indices en cliquant sur ces objets. Madame Barbeau vous donnera alors plus d’informations sur l’objet et son contexte. Une fois que vous avez cliqué sur un certain nombre d’objets, vous être prêt à descendre au donjon diabolique.

eclectica

Une fois rendu au donjon, vous devez délivrez les prisonniers de madame Barbeau. On vous donne un indice et vous devez taper  sur la tête des personnages jusqu’à ce qu’il ne reste que le personnage correspondant à l’indice donné, sans tomber dans les trous et ce, avant le délai qui vous est imparti.

Le graphisme du jeu est magnifique et saura plaire particulièrement aux jeunes. On apprend beaucoup si on se donne la peine de cliquer sur les objets et de lire les explications de madame Barbeau. On peut découvrir quelques objets de la collection de la Literary and Historical Society of Québec.

Le but du jeu n’est pas clairement présenté dès le départ. Pourquoi visite-t-on le musée? Quel est notre rôle ? Sommes-nous un détective, un visiteur, etc. Pourquoi cliquer sur des objets? La section du donjon est frustrante, il est difficile d’éliminer les personnages dans le temps donné et les indices sont drôlement formulés. Le jeu manque d’instructions. Par exemple, à quoi sert la section périodiques et le Magnum opus  »guide essentiel et érudit des sociétés savantes » dans l’interface?

Heureusement, on peut couper le son de son ordinateur, car la voix de madame Barbeau devient vite énervante. A chaque fois que l’on clique sur une flèche, on entend un klaxon. Quand on clique sur un objet, on entend un bruit de cristal. Ces sons sont ne sont pas agréables pour l’oreille. Aussi, on ne peut pas sauvegarder sa partie.

Ce jeu est bien conçu au niveau visuel, mais il manque d’instructions et son but n’est pas clairement expliqué. Mauvaise incorporation du son dans l’action. La limite de temps dans le donjon devrait être enlevée. Ce site  permet quand même d’en savoir plus sur l’histoire des sociétés savantes.

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Cathédrale virtuelle

Note 10 mai 2015: ce site n’est plus en ligne.

L’archidiocèse de Québec permet à la population de consulter, via l’adresse (n’est plus en ligne), certaines de ses archives. De plus, on peut y voir des fiches descriptives d’une sélection d’objets issus de ses collections.

Personnellement, j’aurais présenté autrement le contenu. D’abord, la page d’accueil ne nous donne que peu de renseignement quant au contenu du site.  J’aurais ajouté un court texte de présentation, dès le départ.

La page suivante, (n’est plus en ligne) explique les grandes lignes du site. Si on est curieux et que l’on consulter la page jusqu’au bout, on tombe sur la description du projet  »cathédrale virtuelle », donc il est très facile de rater cette section. C’est comme si on avait deux pages en une, la page qui explique le projet Archives virtuelles et celle sur la Cathédrale virtuelle. J’aurais préféré voir une icône en haut à droite avec l’inscription  »cathédrale virtuelle », avec les icônes permettant d’accéder à la liste des partenaires du projet et le formulaire pour faire parvenir ses commentaires. On clique sur l’image ou bien sur le texte pour accéder à la cathédrale virtuelle qui constitue le coeur du site.

La page principale de la cathédrale virtuelle  contient plusieurs sections: musée, Document et une section présentant le projet. Déjà là, on peut voir les documents et les objets contenus dans le site, ce qui fait que cette page est surchargée et on est loin de tout voir à moins de déplacer les nombreuses barres de défilement.

Donc, si on se déplace en bas de la page, nous pouvons observer des objets provenant des collections de l’Archidiocèse de Québec. Si on clique sur l’image, on a une version agrandie de l’objet, une fiche descriptive et une courte fiche signalétique. Ici, j’aurais mis la fiche signalétique en encadré pour une meilleure présentation. Un point positif: on peut, avoir une loupe, regarder plus attentivement chaque objet. L’effet  »loupe » est très réaliste, malgré le fait qu’on ait le curseur en plein milieu de la zone agrandie. On peut faire tourner les objets et  les visualiser en mode plein écran. La qualité de l’image agrandie est bonne.

La section documents nous réserve de bonnes surprises. Si on clique sur un document, on est amené à une page où l’on retrouve une version agrandie du document, accompagné d’un commentaire historique. Si on clique beaucoup plus bas dans la page sur ‘Examen du document’ on est dirigé vers une page qui contient une retranscription du document en question. On peut aussi voir simultanément les traductions françaises et anglaises s’il y a lieu. Si on déplace notre curseur sur le document, on voit apparaître la transcription de la ligne de texte que l’on est en train de survoler! On peut faire tourner le texte, l’agrandir et le voir en pleine écran. Le texte est aussi accompagné d’un commentaire paléographique.

Les bandeaux de pages sont très beaux. L’utilisation des  »frames » n’est pas une bonne idée. La page (n’est plus en ligne) est surchargée d’information et d’image. La navigation n’est pas agréable, il faut déplacer la barre de défilement pour voir les documents et quelques fois, on ne voit qu’à moitié les légendes des images. On aurait pu choisir une autre police d’écriture et diminuer la taille des caractères d’un point au moins. Le texte blanc sur fond gris n’inspire pas à la lecture. Il manque des doubles interlignes dans certaines parties du texte.

On notera la présence d’un moteur de recherche.

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Les bibliothèques canadiennes

 Commentaires sur le livre: Rayonner et partage, l’innovation dans les bibliothèques canadiennes, Bibliothèque et Archives Canada, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, PUL, 2008, 127 pages.

Ce livre contient une quarantaine de textes réunies dans ce recueil publié à l’occasion de la tenue, à Québec, cette année, de la 74e conférence de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d’institution (FIAB). Ces textes témoignent du dynamisme du milieu des bibliothèque, milieu qui cherche constamment à trouver de nouvelles manières pour rejoindre les utilisateurs et répondre à leurs besoins.

Ce livre s’adresse aux professionnels du milieu des bibliothèques et à tout ceux qui s’intéressent à la diffusion de l’information. Les textes sont courts, facile à lire. L’ouvrage est agrémenté de photos, de tableaux et de graphiques. La présentation visuelle du livre est attirante: les titres d’articles sont en couleurs, les mots-clés sont soulignés d’un trait de couleur.

Les articles retracent surtout des expériences ontariennes et québécoises faites ces dernières années. On discute de cas où les bibliothèques ont développé des services pour les ainés, les étudiants, les autochtones et les adolescents.

En lisant ce livre, on se rend compte à quel point internet a contribué à la diffusion des ressources des bibliothèques. Cette technologie a permis de rejoindre beaucoup d’utilisateurs qui autrement, n’auraient peut-être pas de contact avec les bibliothèques. Les bibliothèques peuvent, grâce à internet, faire connaître leurs services et les documents qu’elles abritent. Par ex. la Yukon EMR Library a mis en ligne des photos aériennes de la province qui autrement, seraient peu consultées, car difficiles d’accès.

On voit l’impact positif qu’une bibliothèque peut avoir sur la communauté lorsque ses services sont adaptés. Il est oh combien important de s’adapter aux demandes des usagers. North Memorial Public Library of Halifax a intégré la population noire à son fonctionnement. Elle a adapté ses services pour répondre aux besoins des habitants du coin. Ainsi, on a offert des services d’alphabétisation, fait la promotion de la littérature noire, participé à la fondation de la première Semaine de l’histoire des Noirs, etc.

On veut visiblement prouver que les bibliothèques ne sont pas des lieux remplis de livres poussiéreux, réservés aux érudits. Les bibliothèques canadiennes sont entrées dans le 21e siècle et elles utilisent efficacement la technologie pour mieux servir leurs clientèles.

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