1.Ces gens qui ont marqué notre histoire: Marie Fitzbach

Au Québec et ailleurs, on nomme des routes, des rues, des bâtiments et des parcs en l’honneur de personnes qui ont marqué notre histoire. Cette série de billets a pour but de vous faire découvrir ces gens.

@ Musée Bon-Pasteur
Portrait de Mère Marie du Sacré-Cœur (Marie Fitzbach) @ Musée Bon-Pasteur

A Saint-Georges-de-Beauce, le centre culturel porte le nom de Marie-Fitzbach. Mais qui est Marie Fitzbach?

Biographie

Marie Fitzbach est née le 16 octobre 1806 à Saint-Vallier (Bellechasse). Elle est la fille de Charles Fitzbach, un mercenaire allemand et de Geneviève Nadeau, de Saint-Michel (Bellechasse).

On peut dire que sa vie a été marquée par la tragédie. Dès l’âge de deux ans, elle est orpheline de père. Sa mère se remarie, mais la famille vit pauvrement. Marie devient, à l’âge de 13 ans, domestique dans une famille de Québec. Son patron, François-Xavier Roy, devient veuf en 1827. Il demande la main de Marie, qui accepte de l’épouser, ce qui sera chose faite l’année suivante. Or, François-Xavier décède en 1831, laissant dans le deuil Marie et leurs trois filles. En 1840, Marie devient la servante du curé de Saint-Gervais, l’abbé Michel Dufresne, mais celui-ci décède en 1843. Pour ajouter au malheur, une de ses filles décède à l’âge de 14 ans.

A plusieurs reprises, avant et après son mariage, Marie Fitzbach tente d’entrer au noviciat, mais elle essuie plusieurs refus, probablement à cause de sa santé chancelante. Or, elle persiste et en 1856 son rêve se réalise enfin. Elle devient Mère Marie du Sacré-Cœur dans la communauté des Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs (appelé aujourd’hui Soeurs du Bon-Pasteur), une communauté dont elle est la fondatrice. Cette communauté se dévoue à l’éducation ainsi qu’à l’aide aux personnes en détresse depuis ce temps.

Marie-Fitzbach décède le 1er septembre 1885.

Quel est le lien entre Marie Fitzbach et Saint-Georges de Beauce?

Les Soeurs du Bon-Pasteur établissent un couvent à Saint-Georges en 1881. En 1912, elles dispensent le programme d’enseignement ménager aux jeunes femmes. La qualité de l’enseignement des Soeurs du Bon-Pasteur est reconnue et en 1939 l’Institut familial est fondé.

En 1967, les cégeps sont crées, ce qui entraîne en 1971 la fermeture de l’Institut familial, mais le couvent a toujours une vocation éducative. Il est devenu le centre culturel Marie-Fitzbach qui héberge la bibliothèque municipale de Saint-Georges, un centre d’art, la Société historique Sartigan et la Société généalogique de Beauce.


Références

Jacques Saint-Pierre. (Page consultée le 26 juillet 2009). Marie-Joseph Fitzbach, fondatrice des soeurs du Bon pasteur [en ligne] Adresse URL: http://web.archive.org/web/20121015173013/http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=462

Couleurs du temps qui passe. (Page consultée le 26 juillet 2009). Marie-Josephte Fitzbach (Marie-Geneviève) Sœur Marie du Sacré-Cœur [n’est plus en ligne].

Angèle Gagnon (Page consultée le 26 juillet 2009) Les immigrants allemands. [en ligne] Adresse URL:

http://id.erudit.org/iderudit/11036ac

Jean Cournoyer. (Page consultée le 26 juillet 2009). Soeurs du Bon-Pasteur de Québec s.c.i.m. (communauté religieuse de soeurs) [en ligne]. http://www.memoireduquebec.com/

Laboratoire de géographie historique/CIEQ en collaboration avec l’INRS. (Page consultée le 26 juillet 2009). Le monde de l’éducation. [en ligne]. Adresse URL:

http://web.archive.org/web/20140130012535/http://www.encyclobec.ca/atlas_bea/D02/education.htm

Compléments

Musée du Bon-Pasteur. (Page consultée le 26 juillet). Marie-Josephte Fitzbach, fondatrice [n’est plus en ligne]

Soeurs du Bon-Pasteur de Québec. (Page consultée le 26 juillet). Soeurs du Bon-Pasteur de Québec. [en ligne]. Adresse URL: http://web.archive.org/web/20100414034006/http://www.soeursdubonpasteur.ca/oeuvre_educ.htm

On y retrouve un aperçu de leurs oeuvres éducatives, hier et aujourd’hui.

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Un commentaire

  1. Carl Fitzbach (1736-1808) n’est pas un mercenaire de la Révolution américaine (1776-1783), puisque ce dernier est arrivé au pays par le bateau La reine des Anges en 1756. Il arrive au pays en tant que recrue de Fischer (Source : Liste Germanica, vol. 7, N° 45, réalisée par Claude Kaufholtz-Couture, président de l’Association des familles d’origine germanique du Québec, l’AFOGQ).

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