Peinture: Grosse-Ile vers 1838-1840 par Henry Hugh Manvers Percy

Le lieu

Grosse-Ile, située face à Montmagny, était depuis 1832 une station de quarantaine lorsque Henry Hugh Manvers Percy s’y arrêta. Ayant suivit quelques cours de dessin, ce jeune militaire décida de peindre ce qu’il voyait.

Grosse-Ile avait été aménagé pour recevoir les immigrants et garder sur place ceux qui étaient malades. On voulait bien sûr éviter la propagation de maladie comme le choléra qui avait affecté Québec en 1832 et en 1834.

Henry Percy s’arrête à la Grosse-Ile quelque part entre 1838 et 1840. Ce sont des années relativement calmes sur l’île.

Nombre d’émigrants versus taux de décès entre parenthèses
1837 31 894 émigrants (9.53%)
1838 2918 émigrants  (9.31%)
1839 7214 émigrants (4,76%)
1840 22 065 émigrants (7.31%)
1847 98 106 émigrants (37,26%)
(Ref. Gallagher, 1995, p. 389).

L’île a été un centre de quarantaine jusqu’en 1937.  En 1984, elle a été classée site historique.

L’artiste

Photograph | Major Hon. Henry Hugh Manvers Percy, Montreal, QC, 1862 | I-2401.1
Major Hon. Henry Hugh Manvers Percy, Montreal, QC, 1862

Henry Hugh Manvers Percy naquit à Burlwood House (Surrey, Angleterre) le 22 août 1817. Il était le fils du duc de Northumberland. Il fit ses études au collège Eton, puis entra dans l’armée en 1836. Il fut envoyé au Bas-Canada deux ans plus tard avec le second bataillon des Grenadiers Guards alors que se déroulaient les Rébellions de 1837-1838.

Il fut plus tard élevé aux rangs de capitaine et de lieutenant-colonel. Il participa à la guerre de Crimée. Il reçu la croix Victoria en 1857.  Entre 1855 et 1865, il fut aide de camp de la  reine. En 1861, il revint au Canada, au Nouveau-Brunswick plus précisément, dans le cadre de l’affaire du Trent. Il fut promu major (1861), colonel (1874) et général (1877).

Il décéda à Londres le 3 décembre 1877.

Les oeuvres

Ces aquarelles ont probablement été peintes durant une permission. La source des images suivantes est Bibliothèque et Archives Canada. Ce sont des aquarelles sur mine de plomb. On ne voit pas les émigrés, mais on a un aperçu des bâtiments sur l’île et des navires de l’époque.

Bibliographie

Bibliothèque et Archives Canada [en ligne] En quarantaine : la vie et la mort à la Grosse-Île, 1832-1937 [Page consultée le 17 décembre 2010] Adresse URL

Bibliothèque et Archives Canada [en ligne] Grosse Ile 1832-1937 [Page consultée le 17 décembre 2010] Adresse URL

Wikipedia [en ligne] Grosse Ile [Page consultée le 17 décembre 2010] Adresse URL

GALLAGHER, Marianna et Rose MASSON DOMPIERRE. Les témoins parlent Grosse Ile 1847. Livres Carraig Books, 2005, 438 pages.

PRIOUL, Didier.  »Henry Hugh Manvers Percy 1817-1877 », p. 402-405, tiré de La peinture au Québec 1820, 1850. Sous la direction de Mario Béland. Québec, Musée du Québec, Les Publications du Québec, 1991, 608 pages

Billets reliés
L’épidémie de choléra de l’été 1832 à Québec

13. Jeffery Hale (1803-1864) et l’hôpital qui porte son nom à Québec

La grande tueuse – la grippe espagnole de 1918-1919 au Québec

Grosse-île, station de quarantaine 1832-1937

Le naufrage du Lady Seaton (Iles de la Madeleine, 4 décembre 1847)

Légende: Le masque de fer de l’Ile aux Oies (1683-1749)

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Un commentaire

  1. Allie dit :

    Très intéressant! Ça nous donne un bon aperçu de ce à quoi devait ressembler l’île à l’époque.

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