Le Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des Soeurs de Charité de l’Asile de la Providence [1870]

Photographie | Maison-mère et chapelle des Soeurs de la Providence, rue Sainte-Catherine, Montréal, QC, vers 1890 | MP-0000.864.1

Maison-mère et chapelle des Soeurs de la Providence, rue Sainte-Catherine, Montréal, QC, vers 1890

L’asile de la Providence

Le bâtiment que vous voyez sur la photo ci-dessus est l’asile de la Providence. Il appartenait à la communauté des Soeurs de la Providence, d’abord appelée Filles de la Charité servantes des pauvres. Cet ordre a été fondé en 1841 par Emilie Gamelin. L’asile a quant à lui a été bâti en 1842.  Pendant plus de 120 ans, les nécessiteux et les malades y trouveront secours. Le bâtiment est acheté par la ville de Montréal en 1963 (construction du métro oblige).  Durant les travaux de démolition, le 16 décembre 1963, un incendie se déclare. Le terrain a ensuite servi de stationnement pendant une trentaine d’années. Aujourd’hui, on y trouve la place Emilie-Gamelin.

Place Emilie-Gamelin, auteur Jean Gagnon

Savoir médical

Maintenant, jetons un coup d’oeil au savoir médical des soeurs, savoir qui a été rassemblé dans le Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des Soeurs de Charité de l’Asile de la Providence , deuxième édition, 1870. J’ai sélectionné des passages concernant l’opium et la feuille de coca.

L’opium

L’opium est sans contredit le remède le plus précieux de toute la matière médicale, et celui dont l’usage est le plus fréquent.

C’est un des plus sûrs moyens de produire le sommeil et de calmer la douleur presque partout où elle se rencontre, et qu’elle qu’en soit la cause (page 516).

On le recommande dans les cas de  »choléra du pays », d’épilepsie, de pneumonie, de bronchite, de diarrhée, de dysenterie, de rhumatisme, des maladies de la prostate, de gonorrhée, de typhus et de gangrène, entre autres.

En 1908, il est devenu illégal au Canada d’importer, posséder ou vendre de l’opium, sauf pour un usage médicinal.

La feuille de coca

Les feuilles mâchées, en petite quantité, par les courriers, les voyageurs et les ouvriers mineurs, leur permettent de rester un jour ou deux sans prendre de nourriture solide ou liquide; elles calment la soif et la faim, soutiennent les forces; mâchées en quantité, elles agissent comme le vin; mêlées au tabac et mâchées, elles ont un effet analogue à celui du haschich. Elles ont un effet légèrement excitant.

Dose. La dose moyenne, prise en infusion, est de 3 à 4 drachmes*.

Les temps ont bien changé.

* drachme: Huitième partie de l’once, ou gros, dans les anciennes mesures de pharmacie (réf.)

Billets reliés

L’épidémie de choléra de l’été 1832 à Québec

Irma Levasseur: première femme médecin francophone au Québec [Québec, 25 avril 1903]

Remèdes miracles de l’ancien temps: quelques publicités

La grande tueuse – la grippe espagnole de 1918-1919 au Québec

L’Incendie de l’asile de Beauport, 29 janvier 1875

13. Jeffery Hale (1803-1864) et l’hôpital qui porte son nom à Québec

Wilfrid Derome (1877-1931) fondateur du premier laboratoire de médecine légale d’Amérique du Nord

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A propos Vicky Lapointe

Mon nom est Vicky Lapointe. J'ai une formation en histoire (baccalauréat et maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke). Mon blogue explore différentes facettes de l'histoire et du patrimoine du Québec et des Francos-Américains aux XIXe siècle et XXe siècles. Je vous raconte ici des moments de notre petite histoire (j'affectionne particulièrement l'histoire du crime) et je vous présente aussi des articles de journaux d'antan.
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Un commentaire pour Le Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des Soeurs de Charité de l’Asile de la Providence [1870]

  1. nuage1962 dit :

    ca bien changer depuis .

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