Décès du détective Farah Lajoie [Montréal, 1941]

Le détective Georges Farah Lajoie a enquêté sur certaines des affaires les plus célèbres de l’histoire du crime au Québec: l’Affaire Delorme (un prêtre accusé d’avoir tué son frère pour toucher l’héritage), le meurtre de l’éditeur J. Antonio Beaudry, pour ne nommer que ceux-là. Voici ce qui a été écrit à son sujet dans La Patrie lors de son décès.

Georges Farah Lajoie. Photo publiée dans My

Georges Farah Lajoie. Photo publiée dans My Version of the Delorme Case (1922).

La Patrie, 3 mars 1941

MORT SOUDAINE DE L’ANCIEN DÉTECTIVE GEORGES FARAH LAJOIE
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M. Georges Farah Lajoie, ancien membre de la Sûreté municipale et autrefois attaché au bureau du procureur-général, est mort subitement dimanche matin à l’âge de 65 ans. Il habitait au numéro 1569, rue Saint-Denis.

Peu avant 11 heures, samedi soir, M.Lajoie se sentit soudainement malade dans un restaurant situé au numéro 218 est, rue Ste-Catherine. Il fut atteint de paralysie et fut immédiatement transporté à l’hôpital Saint-Luc où les médecins tentèrent en vain de lui sauver la vie. Il expirait moins de trois heures plus tard, à 1 h. 15, hier matin. Par permission spéciale, le corps ne fut pas transporté à la morgue, mais remis immédiatement à la famille.

M. Lajoie naquit à Damascène, Syrie. Il fit ses études à Jérusalem et au séminaire de Ste-Anne, des Missionnaires d’Afrique. Après avoir voyagé en Europe pendant quelques années, il vint au Canada en 1900. En 1906, il entrait au service de la police de Montréal. En 1910, il était attaché au bureau de la Sûreté locale. Ses connaissances du français, de l’anglais, du syrien, de l’espagnol et de l’italien, l’aidèrent grandement dand un grand nombre de causes où il se signala. Il fut félicité en de nombreuses occasions où il se signala. Il fut félicité en de nombreuses occasions pour son magnifique travail.

En 1929 il quittait la police de Montréal et prenait sa retraite. Il fut détective privé pendant plusieurs années et, en 1935, à la suite de l’élection de M. Maurice Duplessis comme premier ministre, il fut attaché au bureau du procureur-général comme investigateur spécial. Après la dernière élection provinciale il prit de nouveau sa retraite.

Il laisse son épouse, née Mariana Shartray, cinq fils, Rolland, Roméo, Rosario, Caruso et Sarto; deux filles, (Laurence) Mme Marcel Lamoureux et (Ghislaine), Mme Roméo Robin, ainsi que trois frères et deux soeurs.

Les funérailles auront lieu mercredi après-midi, à 2 heures, en l’église du Saint-Sauveur, angle des rues Saint-Denis et Viger.

Farah Lajoie a publié en 1922 My version of the Delorme case.

Pour en savoir plus sur l’histoire de Georges Farrah-Lajoie, lisez Georges Farrah-Lajoie – le maître détective de Montréal (Centre d’histoire de Montréal).

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A propos Vicky Lapointe

Mon nom est Vicky Lapointe. J'ai une formation en histoire (baccalauréat et maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke). Mon blogue explore différentes facettes de l'histoire et du patrimoine du Québec et des Francos-Américains aux XIXe siècle et XXe siècles. Je vous raconte ici des moments de notre petite histoire (j'affectionne particulièrement l'histoire du crime) et je vous présente aussi des articles de journaux d'antan.
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3 commentaires pour Décès du détective Farah Lajoie [Montréal, 1941]

  1. Ping : Bloguer ou ne pas bloguer » One Vodka on el Camino

  2. Pierre Lagacé dit :

    A reblogué ceci sur Nos ancêtres and commented:
    En lien avec mes articles sur l’affaire Delorme…

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  3. Pierre Lagacé dit :

    J’avais manqué celui-ci. J’étais en voyage…

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