Ingestion accidentelle d’animalcules [1884]

Voici une petite histoire du genre qu’on ne lit pas en mangeant, vous êtes avertis.

Le Progrès de l’Est, 20 avril 1888

« Inverness
-Curieuse coincidence, Il y a un mois, le Dr L. M. A. Noël de Scotstown, fut mandé auprès d’une femme du nom de Mme Pierre Brault du canton d’Irlande. Mme Brault souffrait depuis quelques jours d’un violent mal de gorge. Le savant disciple d’Esculape s’aperçut que l’oesophage de la patiente était embarrassé et parvint avec beaucoup de difficulté à le faire vomir. Le Dr Noël, après avoir examiné la matière que la patient avait renvoyée, y découvrit trois animalcules vivant dans une carapace de bois. Il paraîtrait que Mme Brault étant éloignée de sa maison, et ayant une grande soif se désaltéra dans un ruisseau qui se décharge dans le lac à la truite et que là elle aurait avalé ces animalcules. L’un de ces animalcules a plus d’un pouce et demie de longueur et les deux autres trois quarts de pouce et un demi pouce. Le Dr. Noël envoya le plus petit de ces animalcules à son confrère, le Dr Chevrefils de Somerset et garda les deux autres. »

Billets reliés
Le vinum colchici est dangereux pour la santé (Tabb’s Yard, Montréal, 1873)

Avaleuse d’aiguilles [Montréal, 1864]

Ce qu’on trouve dans l’eau que boivent les Québécois [1933]

Les commandements de la santé [1925]

Publicités

A propos Vicky Lapointe

Mon nom est Vicky Lapointe. J'ai une formation en histoire (baccalauréat et maîtrise en histoire, Université de Sherbrooke). Mon blogue explore différentes facettes de l'histoire et du patrimoine du Québec et des Francos-Américains aux XIXe siècle et XXe siècles. Je vous raconte ici des moments de notre petite histoire (j'affectionne particulièrement l'histoire du crime) et je vous présente aussi des articles de journaux d'antan.
Cet article, publié dans Médecine, Personnages et événements, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.