Photographie: Jacques Rousseau – Paysages et Autochtones du Nord du Québec et d’ailleurs – années 40

Le Jardin botanique de Montréal a mis en ligne des photographies prises par le scientifique Jacques Rousseau (1905-1970) au cours des années 40 alors qu’il était sous-directeur puis directeur du Jardin botanique.

Lors de ces voyages scientifiques,  Rousseau, le botaniste, a photographié la flore. S’intéressant à l’anthropologue, il a documenté par la photo plusieurs aspects de la vie des communautés amérindiennes.  Ses voyages estivaux l’ont mené à l’île d’Anticosti, dans la communauté Atikamekw de Manouane, à Mistassini (plusieurs voyages, dont une fois l’hiver), aux Monts Otish, chez les Abénaquis d’Odanak et dans l’Ungava. Il était quelques fois accompagné de personnages tel l’abbé Albert Tessier (photographe et cinéaste) et Ernest Rouleau (spécialiste de la flore), qui sont les auteurs de certains des clichés présentés.

Jacques Rousseau a aussi pris des clichés en Haïti, au Mexique et aux États-Unis à la même période.

Pour voir les photographies qu’il a rapportées de ses voyages, cliquez sur l’image ci-dessous puis sur Québec ou Ailleurs dans le menu.

Quelques éléments biographiques

Jacques Rousseau a été formé à la botanique par le frère Marie-Victorin. Il a été nommé chargé de cours à l’Institut botanique de l’Université de Montréal en 1928 pour être ensuite sous-directeur du Jardin botanique puis directeur de 1945 à 1956.

Il est nommé directeur du tout nouveau Musée de l’Homme à Ottawa en 1956. Il y est resté trois ans puis est allé enseigner à l’Université de Paris de 1959 à 1962. Il a terminé sa carrière comme directeur de la recherche au Centre d’études nordiques de l’Université Laval de Québec (1962-1970). Il est décédé en 1970.

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Marius Barbeau: le grand sourcier

Les éditions XYZ, depuis quelques années, publient dans la collection Récit biographique de courtes biographies de personnages illustres de l’histoire du Québec. J’ai récemment lu le volume consacré à Marius Barbeau, un ethnologue qui a grandement contribué à la sauvegarde du patrimoine québécois.
sourcierCe livre s’intitule Marius Barbeau, le grand sourcier et il est écrit par Serge Gauthier. Il nous permet d’en savoir plus sur le parcours académique et professionnel de Barbeau. Ce dernier s’est démarqué de son milieu par ses études. On ne peut qu’admirer cet homme qui, en 1907, a décidé d’aller étudier l’anthropologie à l’Université d’Oxford, une discipline en pleine émergence.

Par la suite, Marius Barbeau a développé un intérêt pour la culture amérindienne. Il s’est aussi intéressé aux contes et légendes de langue française en Amérique et ce sont ces travaux-là qui font sa renommée aujourd’hui. Il a recueilli et retranscrit ces histoires qui auraient pu sombrer dans l’oubli.

Serge Gauthier, à l’aide de scènes romancées, nous permet de saisir des traits de la personnalité de Marius Barbeau. Gauthier nous montre comment Marius Barbeau conduisait ses recherches. Il était totalement dévoué à son travail, négligeant le reste. L’auteur met même en scène le sympathique Louis l’aveugle, un des informateurs de Marius Barbeau.

A la fin de l’ouvrage, il y a une chronologie des événements marquants de la vie de Barbeau et de son milieu avec en parallèle les événements marquants au Canada et dans le monde.

Marius Barbeau, le grand sourcier est un ouvrage qui s’adresse à un large public. Il s’agit d’une bonne introduction à l’oeuvre de Barbeau. Ce livre nous fait connaître un homme qui a énormément contribué à la sauvegarde de notre patrimoine en recueillant maints témoignages sur la vie d’antant et en encourageant les artistes canadiens. Ce petit livre se dévore en peu de temps, je le recommande à ceux qui s’intéressent à l’ethnologie et au patrimoine québécois.

Marius Barbeau, le grand sourcier. Serge Gauthier, XYZ éditeur, 2001, 144 pages.

Marius Barbeau
En complément:
Un musée porte son nom dans sa ville d’origine, Sainte-Marie

Clip tiré des archives de la SRC intitulé Marius Barbeau et les chants amérindiens

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