Découvrez le cinéma québécois

Si vous vous intéressez au cinéma québécois, le site Cinéma québécois est une ressource riche en informations. Réalisé en 2008 par Télé-Québec en complément de la série du même nom, Cinéma québécois trace un portrait du cinéma québécois à travers 13 thèmes, soit l’ivresse des débuts, le désir, l’humour, le territoire, la politique, Hollywood, les valeurs, les relations amoureuses, la famille, la télévision, l’étranger, l’identité et la drôle d’époque. Le webzine vous donne accès à du contenu supplémentaire.

Chaque film a sa fiche où l’on retrouve un résumé ainsi qu’une courte analyse, le générique, les prix remportés, plusieurs images ainsi que des extraits du film ou d’entrevues avec les artisans.

Parmi les films qui font l’objet d’une fiche, on retrouve: Le Survenant de Denys Gagnon et Jean Martin (1951), La petite Aurore l’Enfant-martyre de Jean-Yves Bigras (1952), Tit-Coq de René Delacroix et Gratien Gélinas (1952), Le chat dans le sac de Gilles Groulx (1964),  Mon oncle Antoine de Claude Jutra (1971), Les Mâles de Gilles Carle (1971),  Kamouraska de Claude Jutra (1973), la Guerre des tuques d’André Melançon (1984), Les Invasions barbares de Denys Arcand (2003)et Bon Cop, Bad Cop d’Eric Canuel (2006).

Il y a des entrevues avec le comédien Roy Dupuis, le réalisateur Denys Arcand, le réalisateur, scénariste et producteur Michel Brault et plusieurs autres.

Vous pouvez naviguer dans ce site avec les lignes du temps, les catégories du menu ou en faisant une recherche par mots-clé. En haut à droite de l’écran, on trouve un glossaire, un guide des métiers du cinéma et un quiz.

Billets reliés

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec

Histoire du cinéma québécois

Je m’appelle Claude Jutra: portrait d’un cinéaste québécois

Le cinéma au Québec au temps du muet (1896-1930)

Découvrez le cinéma canadien grâce au site internet de l’ONF

Pour voir en ligne des vidéos sur l’histoire et le patrimoine du Québec…

Vidéos en ligne sur l’histoire du monde

Youtube: vidéos du Festival interculturel du conte du Québec

J’ai la mémoire qui tourne (site web de l’émission à Historia)

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec

Yves Lever est un historien du cinéma réputé et il est aussi critique du cinéma. Son plus récent ouvrage, Anastasie ou la censure du cinéma au Québec, analyse la riche histoire de la censure cinématographique au Québec entre 1896 et 2007.
anastasieIl s’attarde à la censure telle qu’exercée par l’état et par l’Église catholique. L’état a instauré des lois pour contrôler qui allait au cinéma et qu’est-ce qui allait être présenté. Des censeurs étaient rémunérées pour évaluer les films et la publicité qui les entouraient. Jusqu’aux années 60, on n’hésitait pas à retrancher des scènes qui allaient à contre-courant des moeurs de l’époque. Ainsi, violence, adultère, divorce, suicide, érotisme, et ainsi de suite n’étaient peu ou pas tolérés par les censeurs.

Cette censure s’est établie et développée avec la bénédiction de l’Église, pour qui le cinéma était la matérialisation de bien des péchés. L’église a tenté d’orienter les fidèles à l’aide de publications, de sermons… et ça n’a pas toujours été un succès. Les gens ont continué d’aller au cinéma, jusqu’à ce que les clubs vidéos apparaissent mais ça, c’est une autre histoire…

Les Québécois ont dû attendre des années pour voir des chefs-d’oeuvre dans leur intégralité. Par exemple, les Enfants du Paradis, sortie en 1945, n’a été totalement approuvé qu’en 1967. Notons aussi que la majorité des films de Gérard Philipe, qui sont classés  »général » aujourd’hui ont subis les foudres de la censure lors de leur sortie au Québec… Ce ne sont que quelques exemples de films censurés. Vous allez vous régaler en lisant quels films étaient censurés et pourquoi. Notre seuil de tolérance a bien évolué depuis des années…

Pour en savoir plus:
Éditions Septentrion
Site internet d’Yves Lever
Extrait d’une série de Télé-Québec sur le cinéma québécois. Entrevue avec Yves Lever

Billets reliés:

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec. Yves Lever, Septentrion, 2008, 328 pages.

Histoire du cinéma québécois

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire du cinéma québécois, la page de l’historien Yves Lever http://pages.videotron.com/lever/ est à consulter. On y retrouve des critiques de film et des articles touchant à divers aspects comme le cinéma direct, le cinéma et la loi, etc Le cinéma québécois des années 70 y est à l’honneur. Le mémoire de maîtrise de monsieur Lever, qui porte sur l’Église et le cinéma au Québec, est aussi reproduit sur ce site.

Billets reliés:

L’Observatoire de la culture du Québec

L’Observatoire de la culture du Québec est une ressource intéressante pour ceux qui sont à la recherche de statistiques sur l’industrie culturelle québécoise, dont les musées, les bibliothèques, les livres, les archives, le cinéma québécois font partie.

source: Obs. culure du Québec

source: Obs. culure du Québec

Parmi les publications les plus récentes de l’Observatoire, il y a Les archives au Québec, exploration des lieux de mémoire et Les institutions muséales du Québec, activités et rayonnement.

L’Observatoire est chapeauté par l’Institut de la Statistique du Québec

 Adresse internet: http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/

Je m’appelle Claude Jutra: portrait d’un cinéaste québécois

Le 5 novembre 1986, le cinéaste québécois Claude Jutra, atteint de la maladie d’Alzheimer, mettait fin à ses jours. Il portait sur lui un billet sur lequel était inscrit « Je suis Claude Jutra ».

Service des archives et de gestion de document de l'UQAM

Service des archives et de gestion de document de l'UQAM

Le Service des archives et de gestion de document de l’UQAM lui consacre l’exposition virtuelle « Je m’appelle Claude Jutra ». Cette exposition présente des archives personnelles de l’auteur.

L’exposition a quatre volets. D’abord, on présente sa famille, ses intérêts (les arts et la médecine) ainsi que ses voyages à travers le monde. Ensuite, on fait un tour d’horizon de sa carrière de comédien (cinéma et théâtre) et de cinéaste. Le troisième volet s’attarde sur ses collaborateurs, ses amis et ses influences. Le quatrième volet retrace les prix remportés, les hommages rendus et les participations à des festivals.

En complément, on peut consulter une présentation des fonds d’archives Claude-Jutra et Marcelle-Gauvreau (tante de Claude Jutra), une bibliographie, un lexique et une section jeux (quiz et casse-tête).

La présentation visuelle et sonore de cette exposition en flash rappelle un film.

Les textes vont à l’essentiel. Ils sont intéressants, mais augmenter d’un ou deux points la taille de la police d’écriture en aurait augmenté la lisibilité.

Cette exposition met en valeur le patrimoine légué par le réalisateur de Mon Oncle Antoine et Kamouraska.

Adresse internet:

http://www.archives-expocj.uqam.ca/

Certains films réalisés par Claude Jutra (dont Mon oncle Antoine) peuvent être visionnés à www.onf.ca

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Découvrez le cinéma canadien grâce au site internet de l’ONF

L’Office national du film (ONF) célèbre ses 70 ans cette année et fête en grand! Plusieurs centaines de ses productions (films, documentaires, bandes-annonces et extraits) sont mis en ligne, pour le plus grand bonheur des internautes. Vous

ONF

source: ONF

pourrez voir des classiques du cinéma québécois comme J.A. Martin Photographe et Junior (documentaire sur le Drakkar de Baie-Comeau). Deux excellentes productions, en passant.

La stabilité du site est un peu capricieuse (trop de connexions, comme Europeana) mais ça vaut la peine d’essayer pour découvrir des petits trésors du cinéma québécois. Une excellente initiative de la part de l’ONF!

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Le cinéma au Québec au temps du muet (1896-1930)

Je m’appelle Claude Jutra: portrait d’un cinéaste québécois

L’incendie du Laurier Palace (Montréal, 9 janvier 1927)

Archives audiovisuelles en ligne: la collection Mémoires vives [Est du Québec]

Eléphant: la mémoire du cinéma québécois

Eléphant: la mémoire du cinéma québécois

Canoe
copyright: Canoe

Eléphant, c’est un projet qui consiste à préserver le patrimoine cinématographique québécois. 800 longs métrages québécois ont été transférés sur support numérique pour assurer leur conservation et surtout, leur diffusion. Pour une somme minime, les gens équipés du service Illico pourront les visionner.

Le site http://elephant.canoe.ca présente les fiches de chacun de ces 800 films. Il s’agit d’une sorte de IMDB du cinéma québécois. On peut consulter des synopsis, des témoignages des artisans du film, voir des photos ainsi que l’affiche du film. On peut commenter et attribuer une note à chaque oeuvre cinématographique. Une chronique saviez-vous que regroupe quelques anecdotes.

On peut consulter un glossaire des termes cinématographiques ainsi qu’un bref historique du cinéma québécois. Il y a une section dossiers spéciaux, mais elle est peu étoffée. Une autre section est consacrée à l’actualité du cinéma québécois. On ne peut pas visionner d’extraits des films recensés (droit d’auteur oblige), mais certaines entrevues vidéos sont en ligne.

Pourquoi a-t-on nommé ce projet Éléphant? J’avoue que je ne comprend pas le lien avec le cinéma québécois… En somme, ce site constitue une banque de donnée intéressante sur le cinéma québécois. J’apprécie particulièrement le fait que l’on ait placé des photos extraites de ces films, elles sont difficiles à trouver en ligne habituellement. J’adorerais pouvoir lire quelques extraits de critiques publiées lors de la sortie de chaque film. Le look du site est ordinaire, mais son contenu est une véritable petite encyclopédie qui sera, on l’espère, bonifié dans les années à venir.