Une canadienne française décroche un rôle à Hollywood [1930]

La Justice de Biddeford, 3 janvier 1930

« Canadienne choisie

Parmi les centaines de jeunes filles qui se sont rendues à Holywood, Cal., ces jours derniers avec l’intention d’obtenir un rôle quelconque dans « Hollywood Nights » et qui ont subit la grande épreuve, on cite une jeune Canadienne française du nom d’Yvonne Pelletier, âgée de 16 ans qui, par son habileté comme artistes et ses manières gracieuses, vient d’être choisie pour remplir un rôle important dans « Fast Workers ».

Mlle Pelletier est une jolie jeune fille aux yeux bleus, et, par ses manières distinguées et gracieuses, elle attira aussitôt l’attentions des directeurs qui la choisirent parmi des centaines d’autres pour un rôle importants.

Mlle Pelletier est née à Port Henry, Coolmbie-Anglaise [sic], mais sa famille déménagea à San Diego, Cal., alors qu’elle n’avait qu’un an. On dit que dès son bas âge, elle faisait déjà preuve de ses talents d’artistes. Danseuse habile, elle possède en plus une jolie voix et elle joue à merveille de la harpe et du violon. »

Il existe un film intitulé ‘Fast Workers‘ mais il date de 1933. Yvonne Pelletier n’apparaît pas au générique.

Yvonne Pelletier a joué dans quelques films, dont « Riders of the Purple Sage » (Vengé) un western qui date de 1931.

Elle s’est mariée en 1942. Le document indique qu’elle est la fille de Chas. A. Pelletier né à Augusta, Maine et de Minnie A. Smith, née à Charleston, Illinois et qu’elle est décoratrice d’intérieur.

Il n’est pas évident de trouver une photo d’Yvonne Pelletier, mais je crois que c’est elle qui figure sur l’affiche du film ‘Lightning Triggers’ (1935).

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Lettres du Klondike [1898]

Le tremblement de terre de San Francisco [18 avril 1906]

Le cinématographe, cette nouveauté! [Montréal, 1896]

Le 26 juin 1896, les Montréalais purent apprécier une invention française, le cinématographe.

La patrie, 29 juin 1896

LE CINEMATOGRAPHE

Séance intéressante au Palace Theatre

Samedi soir, nous avons assisté à une séance donnée au Palace Theatre, rue St. Laurent, par MM. Minier et Papier, qui qui représentent à Montréal MM. Auguste et Louis Lumière, de Leon (France). Or, MM Lumière sont les inventeurs d’un instrument qu’ils ont baptisé du nom de  »cinématographe ».

Pour tout dire d’un mot, le  »cinématographe » est pour les yeux ce que le phonographe est pour l’oreille. Il reproduit des mouvements au lieu des sons.

Les personnes, les objets, les gestes, les allées et les venues, les courses, la fumée, la poussière, tout cela enfin, excepté le bruit, passe et s’anime sur une toile devant votre regard.

MM Auguste et Louis Lumière ont droit aux plus chaleureux éloges pour leur invention.

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Première représentation au Ouimetoscope de Montréal (1er janvier 1906)

Le cinéma au Québec au temps du muet (1896-1930)

Le Cinéma du Québec au temps du parlant 1930-1952

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Première représentation au Ouimetoscope de Montréal (1er janvier 1906)

Source: La Presse, 6 décembre 1908, Wikipedia

Le 1er janvier 1906, Léo-Ernest Ouimet ouvrait à l’angle des rues Sainte-Catherine et Montcalm, à Montréal, le Ouimetoscope. Le Ouimetoscope était  »la première salle permanente consacrée uniquement au cinéma » au Canada (réf). Les projections avaient lieu à la Salle Poiré. En 1907, on a augmenté la capacité d’accueil du théâtre de 500 à 1200 places, tout en ajoutant l’air climatisé.

En 1922, Ouimet vendit le Ouimetoscope qui ferma ses portes en 1924. Ouimet s’exila pendant quelques années à Hollywood pour revenir à Montréal en 1933. Il travailla pendant plusieurs années pour la Commission des liqueurs. Il est décédé à Montréal le 2 mars 1972.

Quand au Ouimetoscope, il y a un projet de condos dans l’air.

La Patrie, 2 janvier 1906

Dans la Patrie du 2 janvier, on lisait ceci:

Les premières représentations de ces célèbres vues animées ont eu lieu hier après-midi et hier soir, à la salle Poiré, devant des auditoires très nombreux et très enthousiastes. Il importe donc de féliciter sans réserve M. Ouimet du fonctionnement de son invention perfectionnée: c’est admirable, l’image mouvante est rétablie sur la toile avec la plus grande réalité et les yeux ne sont pas fatigués par le tremblottement, si énervant à venir jusqu’à maintenant.

La représentation dure deux heures et demie, et nous voyons des vues pour la plus grande partie inédites au Canada. Adultes et enfants, dames et messieurs, tout le monde s’amuse, s’intéresse et s’instruit.

Parmi les vues qui ont fait le plus d’effet, nous notons l’Histoire de Kit Carson, le Roman du Soldat, Comment Jones perdit son argent, la scène en tramway, on demande un chien, etc.

Il y a deux représentations par jour, toute la semaine et M. Ouimet nous promet d’aller sans cesse en s’améliorant pour les semaines à venir.

Pour en savoir plus

Wikipedia [en ligne] Ouimetoscope [Page consultée le 1 janvier 2012] Adresse: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouimetoscope

Les Archives de Radio-Canada. Entrevue radio accordée par Léo-Ernest Ouimet (âgé alors de 91 ans) à Francine Laurendeau en 1968.

Reportage du 26 mai 1965 à l’émission télé Champ libre. Entrevue avec monsieur Ouimet.

Dossier de presse pour le site Le cinéma au Québec au temps du muet, 1896-1930

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Les archives de la British Pathé: les actualités cinématographiques

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L’incendie du Laurier Palace (Montréal, 9 janvier 1927)

J’ai la mémoire qui tourne (site web de l’émission à Historia)

Le Cinéma du Québec au temps du parlant 1930-1952

Le site internet Le Québec au temps du parlant (1930-1952) est la suite logique du site Le Cinéma au Québec au temps du muet(1896-1930).

On aperçoit ici Anne Baxter et Montgomery Clift dans I Confess d'Alfred Hitchcock, tourné à Québec

Il renferme plusieurs dossiers touchant le cinéma de l’époque, comme la censure, cinéma et colonisation, Hollywood au Québec, les Québécois à Hollywood, les Amérindiens, etc .

On peut y voir plusieurs extraits vidéos, comme Le petit frère de Grey Owl par Gordon Sparling (1932),  Les écoles ménagères provinciales par l’Abbé Proulx, film muet de 1938, Retour des héros de Dieppe, film muet de 1942,   L’Heureuse famille de Vincent Paquette (1944) qui nous montre la vie quotidienne d’une famille de 17 enfants à Loretteville, la Colonisation à Saint-Omer (1944) de l’Abbé Proulx, etc.

En plus, on a ajouté une ligne du temps et une carte interactive. Aussi, les enseignants pourront puiser dans la banque de projets pédagogiques proposés.

En somme, il y a beaucoup de films de cette époque qui mériteraient d’être redécouverts et diffusés.

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L’incendie du Laurier Palace (Montréal, 9 janvier 1927)

L’incendie du Laurier Palace (Montréal, 9 janvier 1927)

Le 9 janvier 1927 à Montréal, en milieu d’après-midi, des spectateurs, dont une centaine d’enfants, se trouvent au cinéma Laurier Palace, rue Saint-Catherine-Est. Un incendie -mineur- se déclenche à cause d’une allumette ou d’une cigarette. C’est la panique. Les  spectateurs cherchent à sortir de la salle, mais certains enfants sont bousculés, tombent, n’arrivent pas à s’enfuir.

78 enfants décèdent.

La une du journal La Patrie, le 10 janvier 1927.

Il y eu plusieurs arrestations: le propriétaire du cinéma Ameen Lawand, l’assistant-gérant Michel Arie, le chef des placiers Camille Bazzy et le receveur des billets Alex Bazzy.

A la suite de cette tragédie, plusieurs cinémas furent fermés temporairement, d’autres définitivement. Une commission royale d’enquête, présidée par le juge Louis Boyer, fut instituée. Et le clergé eut son mot à dire.

Cet incendie suscitera aussi de nouvelles pressions de la part du clergé qui demandera que l’on règlemente plus sévèrement l’accès aux cinémas pour les enfants et les adolescents. (réf)

Le cinéma, c’était malsain.

L’incendie du Laurier Palace, outre le décès de plusieurs enfants, eu pour conséquence l’adoption par le gouvernement Taschereau en 1928 d’une loi.

Cette loi imposait que les salles possèdent des portes paniques qu’on puisse ouvrir en tout temps de l’intérieur, elle redéfinit les dimensions des zones de circulation et elle interdit l’accès des salles de cinéma aux jeunes de moins de 16 ans, qu’ils soient ou non accompagnés. Cette dernière mesure demeura en vigueur durant quarante années. (réf)

Pour en savoir plus

Sur le site de J’ai la mémoire qui tourne, l’émission de Historia TV, on peut voir des images tournées sur les lieux après la tragédie ainsi qu’aux funérailles des victimes.

Quelques manchettes des journaux montréalais

  • La Patrie, 10 janvier 1927. [Le journal a rassemblée les photographies de quelques-unes des victimes et des blessés], le 11 janvier, on retrouve des articles sur les funérailles, le  12 janvier on rapporte les propos tenus à l’enquête du commissaire des incendies et on parle des autres funérailles.
  • L’Action catholique, 10 janvier 1927.
  • Le Canada, 10 janvier 1927.
  • The Montreal Witness, 12 janvier 1927.

Bibliographie

Bilan du Siècle (en ligne) Incendie du théâtre Laurier Palace à Montréal (page consultée le 13 mars 2011) Adresse

GRAFICS de l’Université de Montréal (en ligne) Le Laurier Palace (page consultée le 13 mars 2011) Adresse

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Anastasie ou la censure du cinéma au Québec

J’ai la mémoire qui tourne (site web de l’émission à Historia)

Le cinéma au Québec au temps du muet (1896-1930)

Sarah Bernhardt suscite la colère du clergé [Québec, 4 et 5 décembre 1905]

L’incendie de l’hospice Saint-Charles [Québec, 14 décembre 1927]

Je m’appelle Claude Jutra: portrait d’un cinéaste québécois

Le 5 novembre 1986, le cinéaste québécois Claude Jutra, atteint de la maladie d’Alzheimer, mettait fin à ses jours. Il portait sur lui un billet sur lequel était inscrit « Je suis Claude Jutra ».

Service des archives et de gestion de document de l'UQAM

Service des archives et de gestion de document de l'UQAM

Le Service des archives et de gestion de document de l’UQAM lui consacre l’exposition virtuelle « Je m’appelle Claude Jutra ». Cette exposition présente des archives personnelles de l’auteur.

L’exposition a quatre volets. D’abord, on présente sa famille, ses intérêts (les arts et la médecine) ainsi que ses voyages à travers le monde. Ensuite, on fait un tour d’horizon de sa carrière de comédien (cinéma et théâtre) et de cinéaste. Le troisième volet s’attarde sur ses collaborateurs, ses amis et ses influences. Le quatrième volet retrace les prix remportés, les hommages rendus et les participations à des festivals.

En complément, on peut consulter une présentation des fonds d’archives Claude-Jutra et Marcelle-Gauvreau (tante de Claude Jutra), une bibliographie, un lexique et une section jeux (quiz et casse-tête).

La présentation visuelle et sonore de cette exposition en flash rappelle un film.

Les textes vont à l’essentiel. Ils sont intéressants, mais augmenter d’un ou deux points la taille de la police d’écriture en aurait augmenté la lisibilité.

Cette exposition met en valeur le patrimoine légué par le réalisateur de Mon Oncle Antoine et Kamouraska.

Adresse internet:

http://www.archives-expocj.uqam.ca/

Certains films réalisés par Claude Jutra (dont Mon oncle Antoine) peuvent être visionnés à www.onf.ca

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Le cinéma au Québec au temps du muet (1896-1930)

La première projection cinématographique au Canada a lieu à Montréal, le 27 juin 1896. Ce fût le début de la belle époque du cinéma muet au Québec, qui dura jusqu’en 1930.

Le site  Le cinéma au Québec au temps du muet (1896-1930) présente, à l’aide d’archives (cartes postales, affiches, publicités, articles de presse, photographies) de Bibliothèque et archives nationales du Québec différents aspects du cinéma muet et l’impact qu’il a eu sur la société québécoise. On pourra découvrir des textes portant sur le cinéma ambulant, les lieux de projection, les artisans et les pionniers, etc Un glossaire est disponible sur le site.

Les professeurs pourront utiliser le site en classe. En effet, des activités pédagogiques destinées aux élèves du secondaire sont en ligne.

Ce site est une collaboration entre GRAFICS (groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique) affilié à l’Université de Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et la Cinémathèque québécoise.

source: GRAFICS

source: GRAFICS

Quand on débute notre visite du site, on a le choix entre le programme de la  »séance » , qui est en réalité un mini-plan du site, ou bien cliquer sur une des affiches à droite et lire un dossier sur un thème comme la censure.

Ce site internet exploite avec justesse et pertinence les possibilités du multimédia. Par exemple, on peut assister à la représentation de Skating in Montreal (Edison Manufacturing Co. 1904). Le cadre du film s’inspire de l’apparence des salles de l’époque. La musique de Gabriel Thibodeau accompagne la projection. Tout pour se mettre dans l’ambiance! Une vingtaine de films sont au programme.

L’internaute est invité à suivre l’un des trois parcours interactifs (Milieu rural 1897-1905, Milieu ouvrier 1906-1914 et Milieu aisé 1915-1930). Un projecteur diffuse sur une image le texte explicatif qui est lu par un narrateur. Le son peut être coupé si on le désire. Pour aller au tableau suivant, on clique sur la section de l’image qui brille. Agréable façon de voyager! On a même droit à des animations. Chaque parcours se termine par un quiz et une projection de film.

Un moteur de moteur de recherche est accessible, en haut à droite de l’écran.

La section Pour en savoir plus regroupent des liens pertinents au sujet (films muets sur le web, ressources en ligne, etc).

Je n’ai recensé qu’un seul petit problème. Dans le menu, lorsqu’on clique sur Au fil du temps, 1896-1930, rien ne se passe.

En somme, ce site constitue une utilisation brillante de l’internet pour diffuser cette tranche de notre histoire. Impressionnant!

Site internet: http://www.cinemamuetquebec.ca

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