Un cercueil sur la rive [1892]

La Patrie, 23 mai 1892

« UN CERCUEIL SUR LA RIVE
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Etrange trouvaille à Saint Joseph de Sorel
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Un petit cadavre bien conservé
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A-t-il été emporté par la débâcle
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Mercredi dernier, MM. Pierre et Antoine Thibault, de l’Isle Saint-Ignace, qui étaient à pêcher à la senne, vis-à-vis de la « Pointe des Pins », à Saint Joseph de Sorel, aperçurent sur la grève une boîte qui attira leur attention et ils s’en approchèrent aussitôt. Cette boîte, d’une couple de pieds de longueur, était ouverte à sa partie supérieure et contenait le corps d’une enfant âgée d’à peu près un an et demi. Cette enfant ne portait aucune marque de violence, avait les mains jointes sur la poitrine et était ensevelie. Elle était bien conservée.

D’où venait-elle, qui l’avait ainsi exposée? Mystère que tout cela.

Il est probable, disent les uns, qu’elle venait des alentours de Montréal, où des parents très pauvres et sans coeur ni âme l’auraient, pour ne point payer les frais de funérailles, déposée sur la glace, et qu’elle aurait été emportée, lors de la débâcle, jusqu’à l’endroit où elle a été trouvée. D’autres prétendent qu’elle a dû être enlevée d’un charnier quelconque et que les détrousseurs, voyant que ce n’était le cadavre qu’ils voulaient, l’ont abandonné dans son cercueil sur la grève.

Quoi qu’il en soit, cette trouvaille est bien lugubre, et elle indique, quelque part, un bien triste état des choses.

M. le coroner Bondy a tenu une enquête jeudi soir, et le jury a rendu le verdict: Trouvée morte sur la grève, dans la paroisse de Saint-Joseph de Sorel.

Le petit cadavre a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse. »

Note: cet article reprend celui publié dans Le Sorelois du 20 mai 1892 en y ajoutant quelques détails.

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Enlevé par un aigle [St-Vincent-de-Paul, 1885]

L’histoire qui suit va vous rappeler une vidéo qui a fait beaucoup jaser en 2013.

Le Canadien, 19 octobre 1885

ENLEVÉ PAR UN AIGLE

Montréal, 18. – On nous apprend de St. Vincent de Paul, localité située à 60 milles de Montréal, qu’un enfant de deux ans a été enlevé sous les yeux de sa mère par un aigle.

L’enfant s’est débattu en vain dans les serres puissantes de l’oiseau qui poursuivi par une foule de chasseurs improvisés est allé déposer sa proie à un mille de là, sur le toit d’une grange. Puis après avoir dressé fièrement la tête comme pour narguer ceux qui le poursuivaient, il a d’un coup de bec défoncé le crâne de sa victime dont le cadavre abandonné a été recueilli par les voisins.

Nous sommes d’avis que cet aigle n’est qu’un canard.

Article du New York Times du 18 octobre 1885 (Borne away by an eagle). Notez qu’on parle ici de Saint-Vincent-de-Paul, Ontario…

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Un nouveau-né découvert dans une église [Québec, 1873]

Le Canadien, 8 novembre 1873

MYSTÈRE- Dans l’après-midi de jeudi, une femme qui entrait pour prier à l’église Notre-Dame, Montréal, découvrit en entrant dans un banc le cadavre d’un enfant nouveau-né. Elle appela immédiatement un des bedeaux qui après avoir prévenu le curé fit transporter le corps à la station de police.

M. le coroner Jones a ouvert une enquête, mais les témoignages n’ayant pu établir par qui ni de quelle façon le cadavre avait été déposé là, le jury a rendu simplement un verdict de « mort en naissant ».

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Un père recherche sa fille [1836]

Voici une annonce parue dans Le Canadien du 24 octobre 1836.

Le notaire PIERRE JOSEPH DAVID dont l’enfant Marie Amélie de St. Georges s’est noyée mercredi, le cinq de ce mois, prie ceux qui pourront trouver le corps de cette enfant, qui est encore englouti sous la force des ondes, selon son imagination, de bien vouloir lui donner avis immédiat. Le Notaire David saura indemniser ceux qui lui rendront ce grand service.

24 octobre 1836.

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Samedi soir, vers 7 1/2 h. un enfant d’environ trois semaines a été trouvé couché dans un panier, dans la ruelle qui mène au marché Champlain. Le pauvre petit, qui était encore vivant, a été transporté à un des asiles de la cité. Une vieille mendiante, du nom de Smith, que la police a vu rôder vers le soir dans les environs, a été arrêtée sous le soupçon d’avoir été employée par les parents inhumains pour exposer l’enfant.

Extrait du Canadien, 29 février 1864

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