Protestation contre le déshabillé féminin [Hull, 1936]

La Patrie, 9 septembre 1936

lapatrie9septembre1936

 

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Le Grand Feu de Hull et d’Ottawa en 1900

No MIKAN 3246703 LAC

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Nous allons débuter par un extrait de La Patrie, du 27 avril 1900. Une galerie de photos prises pendant et après l’événement complète ce texte.

Ottawa, 27. De bonne heure, ce matin, on a fait une évaluation des pertes immenses causées par la conflagration de Hull et d’Ottawa. Et cela au moment où le feu faisait rage, amoncelant pertes sur pertes. Cinq milles carrés de terrain détruits, plus de 2500 maisons, manufactures, moulins, magasins et autres constructions réduits en cendres, représentant une perte de $20,000,000. 12,000 à 15,000 personnes sur le pavé, quatre vies perdues dans les flammes, voilà un estimé brut.

Plan montrant l'étendue du sinistre. No MIKAN 3827571 BAC

Plan montrant l’étendue du sinistre. No MIKAN 3827571 BAC

Toutes les cours de bois ont été brûlées, une demi-douzaine d’églises et d’écoles ont été anéanties, la compagnie de papier Eddy, les moulins de pulpe, la manufacture d’allumettes ont été rasés, le moulin de Bronson et Weston, la scierie de la Hull Lumber Company, la scierie Booth, les dépendances de la compagnie McKay, une des maisons des pouvoirs de la Compagnie Electrique d’Ottawa, les machines hydrauliques de Hull, le palais de justice et la prison de Hull, le bureau de poste, le couvent, presque toutes les maisons d’affaires, et environ 1,000 résidences et magasins de Hull ont été détruits. Il ne reste plus debout qu’une église et quelques maisons voisins.

ORIGINE DE LA CONFLAGRATION.
Le feu a pris naissance dans la maison de M. Antoine Kirouac, rue Chaudière, Hull [vers 10h30]. On dit que Mme Kirouac était occupée à allumer son poêle lorsque soudain la cheminée prit feu, puis le toit, puis les maisons environnantes. Comme le vent soufflait très fort, l’incendie devint bientôt hors de contrôle.

[…]
UNE NUIT D’ANGOISSE
Des milliers de personnes sans abri, ont dormi en plein air, la nuit dernière, ou erré dans les rues d’Ottawa et de Hull, bien que plusieurs maisons aient été mis à la disposition des malheureux et que plusieurs aient trouvé asile dans le manège militaire, les casernes de l’armée du Salut et ailleurs.

La population de Hull a besoin de nourriture aujourd’hui. Des milliers de personnes n’ont rient à manger et n’ont pas d’argent pour en acheter. On attend après-midi des chars de provisions de Montréal.

Le vieil engin Conqueror, qui existe depuis un quart de siècle, a brûlé à la gare Union et n’est plus maintenant qu’un morceau de fer.

A deux heures, ce matin, le firmament reflétait les lugubres lueurs de l’incendie et les pompiers travaillaient sur les piles de bois de l’Export Lumber Company.

SCENE LAMENTABLE
Votre correspondant a été le témoin de l’un des spectacles les plus désolants que l’on puisse voir. Une pauvre femme dont la maison avait brûlé dans la rue Lett, était dans un char électrique, elle avait avec elle cinq petits enfants dont un de quelques mois seulement. Le pauvre petit être était très malade et il a expiré sur le sein de sa mère avant qu’elle ne peut descendre du char.

Plusieurs documents de valeur ont été détruits par les flammes dans le palais de justice de Hull, entre autres une foule de papiers précieux que les avocats y avaient déposés quand l’incendie s’était déclaré.

[…]
Pour agrandir ces photos et les voir en diaporama, cliquez sur n’importe quelle image.

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Les ouvrières de l’usine Eddy de Hull mises en lock-out [1919]

L’Action catholique, 16 décembre 1919

LA GREVE A HULL

Le  »Droit » publie ce qui suit au sujet de la grève des employés de la manufacture d’allumettes E.B. Eddy.  »Le Lockout » a été déclaré vendredi soir à la manufacture d’allumettes chez E.B. Eddy, et trois cents personnes, la plupart des filles faisant partie de l’Association ouvrière catholique, sont aujourd’hui sans travail. C’est la nouvelle qui s’est répandue, hier soir, comme une traînée de poudre dans notre ville. Voilà l’épreuve qui tombe comme une bombe sur la tête de l’Association ouvrière féminine catholique et qui réussira certainement à lui donner la force que des victoires trop facilement remportées ne peuvent donner. Tant que tout marche bien, on ne saisit pas toujours la valeur et la nécessité de l’Association; c’est une situation comme celle qui est actuellement faite aux employées de la manufacture d’allumettes qui prouve la nécessité de l’union au point de vue protection.

C’est une association catholique, cherchera-t-on à dire en certain quartier, et cependant, elle est en difficulté. Eh bien oui! il n’y a pas d’association au monde capable d’empêcher une compagnie de fermer ses portes. Il y a des associations, par exemple qui peuvent éviter des grèves et les associations ouvrières catholiques sont celles-là.

EXPLIQUONS

Pour bien comprendre la situation telle qu’elle est, il est nécessaire de remonter un peu plus haut et de chercher la cause de cette difficulté.

Il y a environ trois mois, la compagnie E.B. Eddy, se trouvant dans un grand besoin de surproduction, proposa aux filles de manufacture d’allumettres d’accepter le système de trois équipes, le travail devant se terminer à 8,30 heures du soir. La proposition fut rejetée par les filles.

La compagnie demanda alors aux employées de donner pendant deux mois une journée de dix heures d’ouvrages. Les filles y consentirent et donnèrent deux mois durant les dix heures d’ouvrages.

Ne trouvant pas encore la production suffisante, la compagnie revint et proposa de nouveau le système des trois équipes. D’une manière générale, les employées refusèrent encore.
LA COMPAGNIE

Il est bon de remarquer que durant ce temps-là les autorités de la compagnie déclaraient, à maintes reprises, aux représentants de l’Association ouvrière qu’elles lui donneraient leur appui et traiteraient avec plaisir avec l’agent d’affaires de cette organisation pour régler les relations entre elles et les membres de l’Association.

Certains employés haut placés paraissent cependant, pendant que les autorités promettaient de traiter avec l’agent d’affaires, chercher à conclure des arrangements avec les employés individuellement. Y réussirent-ils, nous ne le savons pas, mais ce qui est certain c’est qu’à l’assemblée tenue, mercredi soir, par les filles de cette manufacture. Il fut impossible de s’entendre, à savoir si on allait accepter les trois équipes avec une augmentation de salaire.

L’agent d’affaires fut chargé d’aller entamer les négociations avec la compagnie dès le lendemain matin. Il y alla et dès son arrivée crut comprendre qu’on était déjà au courant de la division qui paraissait exister entre les filles. Il promit que l’Association ne causerait pas de trouble ni grèves. Les négociations en pouvaient se termine à cette entrevue.

CONDITIONS DES PATRONS
Les employées ont reçu la réponse officielle de la compagnie hier soir. On leur dit qu’il n’y aurait pas d’ouvrage aujourd’hui dans la manufacture et on afficha en résumé les conditions suivantes qu’il faudrait remplir pour reprendre le travail:

A partir de lundi matin, à 7 hrs et demie, les employées travailleront pas roulements ou équipes de manières à donner une semaine de 44 1/2  heures avec une augmentation de salaire de 25 p.c. du salaire actuel.

Les équipes se succèderont de manière à former une journée totale de travail à la fabrique de 7,30 heures du matin à 7,30 du soir, excepté le vendredi, où la fabrique fermera à 9 heures du soir.

Avant de reprendre le travail, toutes les filles seront obligées de signer un engagement acceptant le système des équipes, avec la semaine de 44 1/2 heures par tant que la compagnie le jugera nécessaire;

Les filles devront s’engager en plus à travailler à la machine désignée par la compagnie;

Celles qui n’accepteront pas le nouveau système seront considérée comme ayant abandonné leur position et elles ne pourront revenir qu’à mesure qu’il se créera des vacances;

La compagnie gardera à son emploi les nouvelles employées qu’elle pourra engager pendant que se réglera le différend:

Il n’y aura pas de travail aujourd’hui samedi, mais la fabrique restera ouverte la journée durant pour permettre aux filles d’aller présenter leur demande de réemploiement selon le nouveau système des équipes.

On nous dit aussi qu’un autre article a été affiché disant que les filles devront s’engager à ne faire partie d’aucune union ou association  »secrète ».

REPONSE DES EMPLOYEES

Les employées congédiées nous disent qu’elles en étaient venues à une entente entre elles, hier, et étaient [illisible] d’accepter le système [illisible]pes;mais qu’elles n’ont [illisible] temps de le faire et de voir avec la compagnie qui a déclaré le lock-out hier soir.

Elles ont tenu, hier soir, une grande assemblée, et on décidé unanimement de ne pas aller prendre l’engagement que la compagnie leur demande. Elles disent qu’on a voulu briser l’union avec un lock-out, mais qu’on n’a réussi qu’à la rendre plus vigoureuse. Elles ne sont pas prêtes à rejeter toutes les conditions que la compagnie leur impose. Elles rejetteront certainement celle qui veut les obliger à dissoudre leur union et elles exigeront que la compagnie donne certaines garanties relativement aux heures de travail et au salaire qui sera payé lorsque la crise de la production sera passée.

L’exécutif du syndicat des filles nous dit que si la compagnie ne veut en venir à des conditions acceptables, il n’aura pas de difficulté à placer ses membres. Il a déjà reçu des demandes capables de résoudre immédiatement la question.

Pour en savoir plus: Déclenchement d’un premier conflit de travail dans les usines d’allumettes de la compagnie Eddy (Bilan du siècle) et « Le syndicat catholique des allumettières de Hull, 1919-1924 » par Michelle Lapointe, Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 32, n° 4, 1979, p. 603-628.

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La dernière opération est,  paraît-il, fort nuisible aux ouvriers qui fabriquent ces allumettes; on observe généralement dans les manufactures de ce genre, que les émanations phosphorées qui s’en dégagent, occasionnent des bronchites plus ou moins intenses, la chute des dents et la carie de la mâchoire inférieure.

Extrait de La Vallée de l’Outaouais… par Joseph Tassé, 1873.

Dans les fabriques d’allumettes au phosphore ordinaire, il faut avoir soin que la ventilation soit bien régulièrement établie. Les vapeurs de phosphores déterminent, à la longue, une horrible maladie, la nécrose de la mâchoire. J’ai vu, il y a deux ans, une pauvre jeune fille atteinte de cette maladie qu’elle avait contracté dans une fabrique de Beauport; elle en est morte il y a quelques mois.

Extrait de Mélanges historiques, littéraires et d’économie politique par Hubert Larue, 1881

Les allumettières, ces femmes qui fabriquaient les allumettes, s’exposaient à plusieurs dangers. Le problème provenait du phosphore blanc qui était utilisé. Très inflammable, il dégageait des vapeurs qui s’avéraient toxiques à la longue. Cela pouvait causer la nécrose maxillaire. À l’époque, on ne pouvait pas faire grand-chose pour soigner cette maladie, sinon enlever l’os atteint (le plus souvent la mâchoire inférieure). Ce n’est qu’en 1912 qu’on a interdit l’utilisation du phosphore blanc au Canada. Pour fabriquer les allumettes, on a alors privilégié l’emploi du phosphore rouge, beaucoup plus sécuritaire.

La plus grande fabrique d’allumettes de l’époque au Canada, l’usine E. B. Eddy de Hull. Le Canadien, 12 janvier 1880

La toponymie hulloise commémore le souvenir des allumetières grâce au Boulevard des Allumetières. Aussi, Marie-Paule Villeneuve a publié en 2005 le roman Les demoiselles aux allumettes.

Bibliographie

Hélène Buzzetti. Un lieu, un nom – Le boulevard des Allumettières, un hommage aux ouvrières de Hull. Publié dans Le Devoir (en ligne) le 20 juillet 2011.

Réseau du patrimoine gatinois. [En ligne] Hull et les allumettes [Page consultée le 24 avril 2012] Adresse URL

Raymond Ouimet, <<L’enfer du travail aux Chaudières>> Revue Histoire Québec, Juin 2005 Volume 11 Numéro 1.

Hubert Larue. Mélanges historiques, littéraires et d’économie politique. Garant et Trudel, Québec, 1881, 296 pages.

Joseph Tassé. La Vallée de l’Outaouais, sa condition géographique, ses ressources agricoles et industrielles, ses exploitations forestières, ses richesses minérales, ses avantages pour la colonisation et l’immigration, ses canaux et ses chemins de fer. E. Sénécal, Montréal, 1873, 66 pages.

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Photographies: Travailler dans les usines de la Nouvelle-Angleterre (Burlington, Vermont, début XXe siècle)

5. Ces gens qui ont marqué notre histoire: Arthur Buies

Au Québec et ailleurs, on nomme des routes, des rues, des bâtiments et des parcs en l’honneur de personnes qui ont marqué notre histoire. Cette série de billets a pour but de vous faire découvrir ces gens.

Des rues à Lévis, Sainte-Julie et Hull, une avenue à Montréal et un boulevard à Rimouski portent le nom d’Arthur Buies. Qui est Arthur Buies?

Une famille peu banale

Arthur Buies vient d’une famille aisée. Son père, William, est un banquier d’origine écossaise. Au moment la naissance d’Arthur, le 24 janvier 1840, il travaille à New York. La mère d’Arthur est Marie-Antoinette-Léocadie d’Estimauville. Ses grandes-tantes maternelles sont les seigneuresses de Rimouski. La tante d’Arthur, Éléonore d’Estimauville, est soupçonnée de complicité concernant le meurtre de son mari, Achille Taché, seigneur de Kamouraska, en 1839. C’est ce fait divers qui a inspiré le roman Kamouraska, d’Anne Hébert.

Arthur Buies vers 1860

Arthur Buies vers 1860

Éducation

La scolarité d’Arthur se déroule en plusieurs endroits: collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1849-1854), séminaire de Nicolet (1854–1855) puis Petit séminaire de Québec (1855–1856). Il est reconnu pour son indiscipline et son caractère rebelle. En 1856, Arthur va rejoindre ses parents, qui vivent à Berbice, en Guyane. Il part au bout de quelques mois, pour aller étudier à Dublin, en Irlande. Il étudie ensuite (sans la bénédiction paternelle) au lycée Saint-Louis, de 1857 à 1859 où il tente, sans succès, d’obtenir un diplôme en droit. C’est à Paris qu’il cesse sa pratique religieuse. Il semble avoir eu, toute sa vie, une relation compliquée avec le catholicisme.

Le journalisme

Vers 1861, Arthur Buies s’engage dans l’armée de Garibaldi en Italie. A-t-il réellement combattu? On ne le sait pas avec certitude. Vers 1862 (peut-être dès 1861), il rentre au Canada. Il s’implique dans les activités de l’Institut Canadien de Montréal, lieu d’échange et de discussion sur les problèmes du temps. Le clergé n’apprécie pas les idées qui s’y propagent; la mainmise de l’Église dans plusieurs domaines y est remises en question.

En 1867, alors que se concrétise le projet de confédération canadienne auquel Buies s’oppose, ce dernier retourne à Paris pour y faire carrière comme journaliste. L’expérience n’étant pas concluante, il revient à Montréal quelques mois plus tard.

Il lance en 1868 le journal La Lanterne canadienne, dont la parution dure à peine un an. Francis Parmentier, dans un article du DBC, écrit à propos de La Lanterne:

 »Ce journal est demeuré, en effet, le symbole du courage intellectuel et moral, à une époque où beaucoup avaient courbé l’échine. En ce sens, il devait inspirer nombre de journalistes de talent, tels Jules Fournier*, Olivar Asselin* et Jean-Charles Harvey*  ».

Vers 1870, il fait un nouveau séjour à Paris et de retour à Montréal, il fonde le journal L’Indépendant,  »qui prône l’indépendance du Canada et un mode de gouvernement républicain  ». L’expérience dure quelques mois. Buies collabore par la suite aux journaux Le Défricheur et Le Pays.

Durant les années 1870, il est chroniqueur pour Le National, La Minerve et L’Opinion publique. Il publie les recueils Chroniques, humeurs et caprices (1873), Chroniques, voyages, etc., etc. (1875) et Petites Chroniques pour 1877 (1878) . En 1876, il lance le journal Le Réveil, qui sera publié pendant quelques mois et deux ans plus tard, il devient secrétaire de la Société de géographie de Québec.

La colonisation

En 1879, il rencontre le curé Labelle, promoteur de la colonisation. Rappelons que depuis plusieurs années déjà, beaucoup de Canadiens-français s’exilaient en Nouvelle-Angleterre pour travailler dans des usines. Plusieurs croyaient que la colonisation était un moyen de les retenir ici. Buies va adopter cette cause et en parler dans ses écrits. Il va même travailler pendant quelques temps pour le ministère de la colonisation. Il publie en 1880 le Saguenay et la Vallée du Lac St-Jean ; étude historique, géographique, industrielle et agricole. Au cours des années suivantes, Arthur Buies collabore aux Nouvelles soirées canadiennes et à La Patrie.

De 1887 à son décès

Il épouse le 8 août 1887 à Québec Marie-Mila Catellier, fille de Ludger-Aimé Catellier, sous-registraire général du Canada. De 1887 à 1892, il est agent de la colonisation. Durant les années 1890, il publie quelques ouvrages dont Les Comtés de Rimouski, Matane et Témiscouata […], recueil de trois rapports (1890), La Région du Lac Saint-Jean, grenier de la province de Québec (1890), Au portique des Laurentides ; une paroisse moderne ; le curé Labelle (1891), Réminiscences ; les jeunes barbares (1892) et Le Saguenay et le Bassin du Lac Saint-Jean ; ouvrage historique et descriptif (1896). Ces années sont difficiles: Buies est affligé par la maladie et les ennuis financiers.

Arthur Buies est décédé le 26 janvier 1901 à Québec.

Son oeuvre

Buies a été un écrivain prolifique. Pour une liste exhaustive de ses écrits, je vous invite à consulter le dossier que L’Encyclopédie de l’Agora lui a consacré. Parmi les thèmes abordés par Buies, il y a la défense de la langue française, la valorisation des sciences, la promotion de l’éducation et la colonisation. Il a critiqué à maintes reprises le clergé catholique. Plusieurs de ses écrits décrivent la vie en région. Il a fondé plusieurs journaux, que l’on peut qualifier ‘d »anticléricaux, nationalistes, démocratiques, condamnés par l’épiscopat  ».

Conclusion

Journaliste et chroniqueur prolifique, Arthur Buies a été un observateur critique de son temps. Un esprit libre aussi. Un exemple à suivre.

Article relié: Arthur Buies – Chroniques du Bas-du-fleuve

Bibliographie

Encyclopédie de l’agora (Page consultée le 17 août 2009). Dossier Arthur Buies [en ligne] Adresse URL: http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Arthur_Buies

Wikipédia. (Page consultée le 17 août 2009). Arthur Buies [en ligne] Adresse URL:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Buies

MAILHOT, Laurent. (Page consultée le 17 août 2009). Buies, Arthur [en ligne] Adresse URL: http://www.thecanadianencyclopedia.com/fr/article/buies-arthur/

PARMENTIER Francis. (Page consultée le 17 août 2009). Buies, Arthur [en ligne] Adresse URL:

http://www.biographi.ca/fr/bio/buies_arthur_13F.html

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