La triste fin d’Ann Driscoll [Québec, 1880]

berthelot

Marché Berthelot, rue St. Patrick, Québec. Extrait de Insurance plans of the city of Quebec, Canada, Carte no 22 par Charles Edward Goad, 1879.Centre d’archives de Québec de BAnQ, P600,S4,SS1,D65 

14 décembre 1880. Nous sommes au marché Berthelot, rue Saint-Patrick,  à Québec. Il est environ 19 heures. Les policiers viennent de découvrir une femme inconsciente. Ils la connaissent bien. C’est une habituée des cours de justice. Une pauvre femme sans famille, souvent en état d’ivresse. Ils amènent la dame au poste de police. Un docteur juge que son état justifie un transfert vers l’hôpital. Mais Ann Driscoll alias Mary Ann Hollin décède dans sa cellule.

Le coroner A.-G. Belleau attribuera son décès à une « Congestion des poumons due à une exposition au froid et à l’usage immodéré des boissons alcooliques ».

C’est l’histoire d’une déchéance.

Le Morning Chronicle du 15 décembre précise que 10 ans auparavant, madame Driscoll était une servante respectable, mais que ces dernières années, elle avait effectué plusieurs séjours en prison. Une recherche avec les termes ‘Ann Driscoll’ dans la base de données  de BANQ intitulée ‘Personnes incarcérées dans les prisons de Québec au 19e siècle’ donne une vingtaine de résultats concernant des arrestations entre 1874 et 1880. Dans la section ‘délit’, toujours la même note, soit ‘Loose, idle and disorderly’.

D’après l’âge inscrit dans les registres de prison – information souvent approximative- on aurait affaire ici à une femme née vers 1835 et d’origine irlandaise. Les articles publiés à son décès indiquent qu’elle serait native de Valcartier, près de Québec, paroisse où plusieurs Irlandais se sont établis au XIXe siècle.

Dans les registres de la paroisse Saint-Patrick de Québec, l’acte de sépulture no 175, au nom d’Ann Driscoll, a été déclaré ‘null‘ et remplacé deux pages plus loin par celui de Frederick Stephens.

Bibliographie:

Le Canadien, 15 décembre 1880.
Morning Chronicle, 15 décembre 1880.
Quebec Mercury, 16 décembre 1880.

Base de données Les enquêtes des coroners des districts judiciaires de Beauce, 1862-1947, de Charlevoix, 1862-1944, de Montmagny, 1862-1952, de Québec, 1765-1930 et de Saint-François (Sherbrooke), 1900-1954 (BANQ)

Base de données Personnes incarcérées dans les prisons de Québec au 19e siècle (BANQ)

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Une petite touche d’Irlande au Québec (photos anciennes)

Toponymie: le Québec à travers le monde (en route!)

Registre d’écrou de la prison de Québec: un prisonnier « dead by the visitation of God » (1834)

Charles Parnell à Montréal [1880]

En mars 1880, le politicien irlandais Charles Parnell fit un court séjour à Montréal.

La Patrie, 8 mars 1880

RECEPTION DE M. PARNELL – La réception faite hier soir à M. Parnell par les sociétés irlandaises de cette ville a été l’une des plus belles démonstrations dont on ait encore été témoin à Montréal.

Dès sept heures du soir une foule immense se pressait aux abords de la gare Bonaventure attendant l’arrivée du train qui ne devait avoir lieu qu’à neuf heures et demie.

Charles S. Parnell, M.P. - Irlande. C. 3 novembre 1881. Source: Library of Congress

Charles S. Parnell, M.P. – Irlande. C. 3 novembre 1881. Source: Library of Congress

MM. F. B. McNamee, J. P. Whelan et J. C. Fleming qui s’étaient rendus à Vaudreuil pour rencontrer M. Parnell revinrent sur un train qui portait ce dernier.

Au signal de l’arrivée du convoi, tous les flambeaux que portaient les membres des sociétés irlandaises furent allumés et cette multitude de lumières, dont les reflets projetés au loin ressemblaient à la lueur d’un incendie, produisit un effet magnifique. En descendant des wagons, M. Parnell faillit être écrasé par la foule qui se pressait pour le voir. On le porta plutôt qu’on ne le conduisit à un magnifique carosse orné de drapeaux et traîné par quatre chevaux blancs qui l’attendait au dehors. La procession composée de toutes les sociétés irlandaises de cette ville, au nombre de quinze, de l’association des charretiers, du club de crosse Shamrock et de treize corps de musique, tous portant des flambeaux se mit alors en marche. Une garde d’honneur à cheval entourait la voiture de M. Parnell. Le spectacle que présentait le long cordon de feu projetant une vive lueur sur tous les objects qui l’entourait était splendide.

Sur le parcours de la procession, dans le quartier Ste Anne, un grand nombre de résidences étaient illuminées. A certains endroits, de longue file de lanternes chinoises traversaient les rues.

On estime que trois mille personnes portant des flambeaux ont pris part à la procession et que les spectateurs venus pour être témoins de la démonstration étaient au nombre de vingt mille.

A mi-chemin, au coin des rues McGill et Wellington, l’enthousiasme étant à son comblole, on détacha les chevaux de la voiture de Parnell et les membres du club Shamrock y ayant attaché des cordres traînèrent le héros jusqu’au St. Lawrence Hill.

Des délégués de plusieurs villes du Canada et quelques représentants du Herald de New York occupaient des voitures précédant le carosse du patriote irlandais.

En arrivant à l’hôtel, M. Parnell fut présenté à plusieurs dames et messieurs. Une députation de Québec composée de M M. McGreevy, Sutton et autres le pria de se rendre jusqu’à Québec et il y consentit pourvu qu’on peut le ramener à Montréal par convoi spéciale le 11 courant. Après avoir poussé des hourrahs en l’honneur du défenseur de leur patrie, les sociétés irlandaises rassemblées en face de l’hôtel se dispersèrent paisiblement.

Ce matin, M. Parnell s’est occupé de sa correspondance jusqu’à midi. Il a fait ensuite une promenade en voiture au parc de la montagne. Cette après-midi il a reçu des visiteurs dans les salons du St Lawrence Hall. C’est ce soir au théâtre royal qu’il prononcera son premier discours en cette ville. MM. Dillon et Murdock qui devaient l’accompagner ont été forcés de de se rendre dans l’ouest.

La Patrie, 9 mars 1880

M. Parnell – M. Parnell a reçu hier un grand nombre de visiteurs dans les salons du St Lawrence Hall.

Au théâtre royal, le patriote irlandais a été accueilli avec enthousiasme. L’adresse lui a été présentée par l’ex maire? Beaudry, en l’absence de M. Ryan.

M. Parnell parla longuement de la tenue des terres en Irlande et dit que ce système devait être abandonné en Angleterre et en Irlande comme il l’a été dans d’autres pays. Il ajoute que l’Irlande produisait suffisament pour la consommation de ses habitants et que si la famine régnait aujourd’hui, c’est que tous les [illisible] étaient vendues pour payer l’affermage des terres. Tous les jours, dit-il, trente steamers chargés de denrées alimentaires laissent les ports d’Irlande. La famine est causée par l’avidité des spéculateurs, etc.

M. Parnell termina en demandant de prélever une souscription dans l’assistance. Quelques personnes se mirent à l’oeuvre et en peu de temps recueillirent une somme de $1100, ce qui ajouté à la recette de la soirée forme la jolie somme de $2175.

M. Parnell décida de ne pas se rendre à Québec. Il retournera sous peu en Angleterre afin de prendre part aux élections générales, qui auront lieu prochainement dans le Royaume-Uni.

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Le monument des Irlandais [Grosse-île, 15 août 1909]

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L’invasion fénienne des Cantons-de-l’Est [1866]

Des nouvelles de Grosse ile [16 juin 1847]

Le roc irlandais [Montréal, 1er décembre 1859]

Photographie | Pose de la pierre du monument marquant les tombes de 6 000 immigrants, pont Victoria, Montréal, QC, 1859 | N-0000.193.157

Pose de la pierre du monument marquant les tombes de 6 000 immigrants, pont Victoria, Montréal, QC, 1859

Le Pays, 7 décembre 1859

MONUMENT AUX VICTIMES DU TYPHUS DE 1847 ET 1848 – Le 1er décembre a été marqué à Montréal par une cérémonie très intéressante, qui a eu lieu près du pont Victoria. Un énorme bloc de pierre, d’une pesanteur d’environ trente tonnes, fut placée sur une base faite en pierres de tailles, de 12 pieds carrés et de 6 pieds de hauteur. Le rév. M. Leach, évêque anglican et plusieurs autres ministres assistaient à la cérémonie. L’énorme bloc de pierre brute qui a été extrait du sol environnant doit porter cette inscription:

 »Ce monument est érigé par les ouvriers à l’emploi de MM. Peto, Brassey and Betts, engagés dans la construction du pont Victoria, en 1859, afin de préserver de la profanation les restes de 6,000 immigrants morts du typhus en 1847 et 1848. »

Nous ne saurions trop louer les travailleurs du pont Victoria d’avoir ainsi commémoré le souvenir d’une épidémie qui fut une grande épreuve pour la ville de Montréal; sa charité et ses vertus sociales et chrétiennes en sortirent triomphantes.

Pour en savoir plus: Gardien du pont Victoria : Le roc irlandais (Société d’histoire de la Pointe-Saint-Charles)

Le roc irlandais - Credit: Mononc' Paul -Flickr

Le roc irlandais – Credit: Mononc’ Paul -Flickr

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Peinture: Grosse-Ile vers 1838-1840 par Henry Hugh Manvers Percy

Des nouvelles de Grosse ile [16 juin 1847]

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Le monument des Irlandais [Grosse-île, 15 août 1909]

Le monument des Irlandais [Grosse-île, 15 août 1909]

Le Canada, 16 août 1901

LE MONUMENT DES IRLANDAIS
***
L’INAUGURATION ET LA BENEDICTION DE LA CROIX ONT EU LIEU HIER, A LA GROSSE ILE – DE NOMBREUX DISCOURS ONT SOULEVE L’ENTHOUSIASME DE L’AUDITOIRE
***
7000 ASSISTAIENT À LA CEREMONIE

(Dépêche spéciale au Canada)

Québec, 15.- La race irlandaise s’est glorieusement affirmée hier. Elle a rendu un culte public à ses martyrs en présence de personnages illustres venus de tous les points de l’Amérique et des plus hauts représentants de l’Eglise et de l’État. Il y avait sept mille personnes présentes. Sept navires avaient été nolisés pour transporter à la Grosse-Isle les foules désireuses de prendre part à cette fête du souvenir. Les croiseurs  »Druid » et  »Alice » transportaient les hauts dignitaires et les invités. La fête a obtenu tout le succès qu’on espérait.

Un autel avait été élevé en plein air en face de l’ancien cimetière et le R. P. Hanley, curé de la paroisse St-Patrice y célébra la messe en présence de la foule recueillie. Les chevaliers d’Hibernian formaient garde d’honneur.

Après la messe, Mgr Bégin assisté de l’abbé O’Farrell, du curé Frampton et du R. P. Maloney, officia au libéra chanté par un choeur puissant accompagné d’orchestre; Mgr Sbaretti, délégué Apostolique, occupait un siège à côté de l’évangile, assisté de Mgr Synott, son secrétaire et de l’abbé René Casgrain.

L’Abbé A. E. Maguire, chapelain provincial de l’Ordre des Hibernian, fit un éloquent sermont dans lequel il rappela les souffrances inouïes des Irlandais qui préférèrent l’exil et la mort la plus terrible à l’apostasie. Les yeux des assistants se mouillèrent souvent au récit lamentable des infortunés ancêtres malheureux de la race. Après avoir rendu à ces martyrs de la foi un touchant témoignage d’admiration, le prédicateur a rappelé l’héroïsme des saints prêtres canadiens qui vinrent apporter sur ces rochers arides les suprêmes consolations.

Après que Mgr Sbaretti eut donné la bénédiction papale, Mgr l’Archeveque Bégin a payé un tribut d’hommage à la noble nation qui a produit tant de martyrs et de héros. La caractéristique du peuple irlandais est de se souvenir et le peuple canadien lui ressemble sur ce point tellement qu’il a choisi pour devise:  »Je me souviens ».

Monument commémoratif érigé en 1909 en souvenir des immigrants irlandais morts en 1849. 1909. Crédit: Jules-Ernest Livernois / Bibliothèque et Archives Canada / PA-136924

L’orateur sacré salue la croix, signe que notre rédemption, qui marquera le souvenir des héros tombés après les avoir consolés dans leurs souffrances et à l’heure de la mort.

Il rappelle que les exilés irlandais furent reçus par les canadiens comme des frères dans le Christ: ils eurent les secours de nos missionnaires et feu le Cardinal Taschereau, alors jeune prêtre, qui contracta la maladie au chevet des malades n’éprouvait qu’un regret: celui de n’avoir pu donner davantage pour ces malheureux.

La crois qui domine leurs ossements rappellera aux 600 orphelins, qui furent adoptés par les canadiens et qui plus tard honorèrent leur race et leur protecteur, que nous avons tout une patrie commune dans la grande famille chrétienne.

Après le luch dans l’après-midi, la foule s’assembla autour de la croix élevé sur le plus haut point de l’île en face du St-Laurent. Sur l’estrade érigée en face de la croix avaient pris place le Lieutenant-Gouverneur, Sir Alphonse Pelletier et son Aide de Camp, Mgr Sbaretti, Délégué Apostolique; le juge en chef, Sir Charles Fitzpatrick, l’hon. Charles Murphy, secrétaire d’État, les honorables Devlin et Kaine, ministres provinciaux; Joseph Turcotte, député au parlement fédéral pour Québec, Matthew Cummings, président des Hibernians, Major E. McCrystal, directeur national et autres personnages distingués.

M. Charles J. Foy, directeur national des Hibernians présidait cette réunion magnifique de la race et par un discours souleva l’enthouriasme de l’auditoire.

Mgr Sbaretti présida au dévoilement du monument, puis, tout à tour, M. Matthew Cummings, Sir Charles Fitzpatrick, l’hon. Charles Murphy et M. Joseph Turcotte rappelèrent en termes éloquents, les malheurs de l’Irlande et l’admirable courage qu’elle puisait dans ces malheurs, puisque la nation qui a engendré tant de martyrs, tant de héros, est encore forte et que l’avenir réserve des jours meilleurs au courage de ses enfants.

Le Major E. McCrystal, de New York, termina la série des discours par une harangue en gaëlique qui fut vivement applaudie. Le Délégué Papal donna sa bénédiction et la fanfara joua  »Star Spangled Banner »  »O Canada » et  »Dieu sauve l’Irlande », puis la foule regagna les vapeurs, remportant à Québec un souvenir ému de la démonstration.

De riches tributs floraux avaient été déposés au pied du monument commémoratif. Deux couronnes de roses et d’orchidées de la part des société St-Jean-Baptiste de Montréal et de Québec, une couronne d’orchidées et de lis de la part du gouvernement provincial, une couronne de la part de l’Ordre des Hibernians, une couronne de la part de l’hon. Charles Murphy, de la part du petit fils d’une victime, et autres attributs floraux de la part de Mme Lemieux, du Dr. Martineau, surintendant médical de la quarantaine, etc.

A voir, le documentaire Mémoire d’un souvenir, un film sur la croix celtique de Grosse-île

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Grosse-île, station de quarantaine 1832-1937

Des nouvelles de Grosse ile [16 juin 1847]

Lorsqu’on regarde les registres catholiques de Grosse Ile en date du 16 juin 1847, on a un aperçu des ravages du typhus et la diphtérie parmi les immigrants à cette station de quarantaine. Quelques noms: Judith Darcy, 52 ans, John Booth, 40 ans et Patrick Slattery, cinq mois ainsi que 44 anonymes. En tout, 47 personnes parmi les 5424 personnes cette année-là pour qui l’île sera la fin de leur périple.

Vue de la station de quarantaine de Grosse Isle, 1850, par Henri Delattre. Credit: Library and Archives Canada, Acc. No. 1983-121-1

Bien sûr, les journaux firent échos à cette tragédie. Voici un article du Canadien du 16 juin 1847 

NOUVELLES DE LA GROSSE ISLE – Nous apprenons avec regret que les affaires à la quarantaines [sic] loin de s’améliorer deviennent de jour en jour plus alarmantes. On nous a communiqué une lettre de la Grosse Isle par laquelle on apprend que 34 batiments y sont actuellement détenus. Les capitaines se plaignent que l’inspection de leurs navires ne se fait que lentement; qu’ils sont arrêtés sans nécessité à la quarantaine et que cet établissement ne peut point recevoir tous les malades qui restent ainsi à bord et mettent en danger le reste des passagers. Il y a, dit la même lettre, 1500 malades sur l’île et 1000 à bord des navires. Les révérends messieurs McGauran, McDevitt, McGurk, et Traham sont revenus de la quarantaine dangereusement malades. Une circulaire de Mgr l’archevêque a été adressée, nous dit-on, à tous membres du clergé qui ont une connaissance suffisante de la langue anglaise pour les avertir de se tenir prêts à descendre porter leurs secours aux malades de la Grosse Isle au premier appel. Le dévouement empressé du clergé catholique dans les circonstances actuelles fait le plus grand honneur à ce corps respectable et le rend le sujet des éloges mérités de toutes les classes de la population.

L’été 1847 allait être dramatique…

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Une petite touche d’Irlande au Québec (photos anciennes)

Peinture: Grosse-Ile vers 1838-1840 par Henry Hugh Manvers Percy

Grosse-île, station de quarantaine 1832-1937

L’épidémie de choléra de l’été 1832 à Québec

Grosse-île, station de quarantaine 1832-1937

Grosse-Ile est une île située au milieu du fleuve Saint-Laurent. Elle fait partie de l’archipel de l’Isle-aux-Grues.

1832. Depuis quelques années, le choléra fait des ravages en Europe. En guise de protection contre cette maladie, le gouvernement canadien ordonne la mise sur pied de la station de quarantaine de Grosse-île. Les immigrants provenant d’Europe devaientt, pendant 40 jours, y rester sous observation et recevoir des soins médicaux, si nécessaire. On espérait ainsi éviter la contagion. Jusqu’en 1937, Grosse-île a servit de station de quarantaine.

One day I shall be free

Grosse-île par Philofoto (Flickr)

Grosse-île est maintenant un site historique que vous pouvez visiter. Plusieurs bâtiments témoignant de son passé sont encore debouts. On y fait l’interprétation  »de l’immigration canadienne via le port de Québec, de la tragédie irlandaise de 1847 et du dévouement exceptionnel des gens qui y ont travaillé ».

Le site internet de Grosse-île vous donne un aperçu de ce que l’on peut voir sur cette île. La section Histoire est à visiter. On y retrace les moments marquants de l’histoire de la station de quarantaine (qu’on pense à 1847 où plusieurs dizaines de milliers d’Irlandais fuient la Grande famine). On y voit des photos d’archives. En fait, on a l’impression de feuilleter un vieil album photo.

Toujours dans la section Histoire, à gauche de l’écran, cliquez sur Visite virtuelle. Une carte de l’île va apparaître. Vous cliquez sur le point de votre choix et une photographie ainsi qu’une description de la fonction du bâtiment/lieu apparaît. Je vous conseille de zoomer pour mieux voir les bâtiments de l’ile.

Adresse: http://www.grosseile.ca/memorial-quarantaine-384-accueil.php

Complément:

Site de Parcs Canada: http://www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/grosseile/index_f.asp

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Le Musée McCord et le web

Le Musée McCord est situé à Montréal. Il  »est un musée de recherche à vocation éducative qui se consacre à la préservation, à l’étude, à la diffusion et à la mise en valeur de l’histoire du Canada. »

C’est l’un des musées québécois qui utilise le mieux, à mon avis, les possibilités du web. Sur son site internet, on retrouve des jeux éducatifs, des scénarios pédagogiques, des expositions virtuelles, une banque d’images numérisées provenant de ses collections photographiques, etc Du contenu pertinent, éducatif et bien présenté!

Aussi, depuis 2008, le McCord utilise Youtube pour promouvoir ses collections. 158 vidéos sont en ligne. Ces vidéos ont été produites par le McCord et quelques fois par d’autres musées (par ex, New Brunswick Museum). Elles sont des compléments aux expositions du musée. Il s’agit le plus souvent de diaporamas présentant les objets des collections du musée, disporamas accompagnés d’une narration. Les sujets abordés sont l’exploration de l’Arctique canadien, les Irlandais au Québec, les nations amérindiennes, l’histoire de Montréal, les patriotes de 1837-1838, etc. Idéal pour préparer une visite au musée ou dans le cadre d’une recherche.

Le McCord assure aussi une présence sur Flickr, populaire site de partage de photographie. Une belle occasion de découvrir une des plus belles collections photographiques au Canada!

Le Musée McCord sur youtube: http://www.youtube.com/user/MuseeMcCordMuseum
Le Musée McCord: http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/

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Cap-aux-diamants: revue sur l’histoire du Québec

Note: ce billet est à propos d’une ancienne version de ce site web.

La revue Cap-aux-Diamants, consacrée à l’histoire du Québec, est publiée quatre fois par année depuis1985. Des numéros thématiques portant sur la ville de Québec, le cirque, les scandales, Quand la nature se fâche et les Irlandais au Québec ont été précédemment publiés. Le prochain numéro va porter sur la ville de Trois-Rivières, qui fête son 375e anniversaire de fondation cette année.cap_aux_diamants

Le site internet (http://www.capauxdiamants.org) regorge de petits trésors. On y trouve des comptes-rendus d’ouvrages, un agenda culturel et des textes inédits.  La section généalogie regroupe des fiches sur les familles-souches du Québec et sur certains colons. Cette liste comprend les Rioux, les Audet dit Lapointe, les Bourassa, etc. On y présente certaines familles qui sont arrivées au 19e siècle (les Catelli)

On peut aussi consulter une très intéressante liste de liens menant à des sites d’intérêts en histoire.

Je recommande vivement le site de la rue Cap-aux-diamants aux amateurs d’histoire du Québec.

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