L’histoire de Jeannette Cauchy

En 2002, Christian Tremblay a eu la chance de visiter le cimetière des soeurs Ursulines de Roberval, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Un monument funéraire a piqué sa curiosité, celui de Jeannette Couchy, décédée en 1901 à l’âge de 10 ans. Quelle est l’histoire de cette jeune fille? C’est le point de départ d’une passionnante enquête qui nous fait voyager du Québec aux États-Unis et que vous pouvez lire à l’adresse suivante: http://editionsmakarou.wix.com/romanquebecois#!jeannette/c14o9

Bonne lecture!

21 autochtones morts de faim dans les bois [Lac-St-Jean, 1907]

L’Echo de Vaudreuil, 12 juillet 1907

MORTS DE FAIM
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Comment 21 Indiens du Lac Mistassini ont trouvé la mort dans les bois, en se rendant à Roberval
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Une femme sauvée
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Comptant sur la chasse pour vivre et ne trouvant rient à tuer, ils mangent jusqu’à leurs chaussures en caribou
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Dépêche spéciale
Québec, 9. – On nous apprend de Roberval la triste nouvelle que 21 sauvages du lac Mistassini sont morts de faim, durant la semaine de Pâques, en faisant le trajet du lac Mistassini à Roberval. Ils étaient partis 22 du lac Mistassini pour se rendre à Roberval à travers les bois et les savannes. Un seul a pû se rendre jusqu’à Normandin, d’où la nouvelle s’est de suite répandue par téléphone dans toute la région du lac St-Jean. Ces sauvages comptaient sur la chasse pour leur subsistance, mais malheureusement, ils n’ont rien trouvé et sont morts de faims les uns après les autres.

Les seuls cadavres trouvés des 21 sauvages qui sont morts de faim, sont ceux de Thomas Basil, de Miller et de Big John. C’est John Bosston qui les a trouvés le 23 mars dernier et les inhuma à une cinquantaine de milles à l’Est du Grand Lac Mistassini.

A la Pointe Bleue, près de Roberval, on attend cette semaine un autre parti d’indiens de Mistassini et on espère avoir d’autres nouvelles. Thomas Basil est un Montagnais de la Pointe Bleue. Il laisse une femme et des enfants. Miller est le fils de l’ancien chef de poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson au lac Mistassini. Big John est de Mistassini. Il ne venait à Roberval que pour la seconde fois. La femme de Mille était avec son mari et a été ramenée à la Pointe Bleue, par Boston, avec beaucoup de difficultés. Elle était dans un état de faiblesse extrême. John Boston rapporte que pour prolonger leurs jours, ces pauvres sauvages ont mangé non seulement les peaux de castor, de loutre, etc. qu’ils avaient, mais aussi leurs souliers de caribou et les courroies de cuir qui servaient à paqueter les fourrures. Les autres sauvages n’étant pas encore retrouvés, on ne connait pas leurs noms. Ces 22 personnes formaient cinq ou six familles dont les chefs ont fait la chasse l’hiver dernier, à la tête de la rivière Mistassini, doit à 300 milles de Roberval.

Mise à jour du 23 avril 2016: Le journal Le Lac-Saint-Jean du 11 juillet 1907 parle de 15 à 16 décès.

Billets reliés

Explosion au chemin de fer de la Baie des Ha! Ha! [14 avril 1910]

Un incendie dévastateur au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 19 mai 1870

Faut-il permettre aux Doukhobors de s’établir au Lac-Saint-Jean? [1890]

Les dangers de la drave [1932]

J’ai la mémoire qui tourne (site web de l’émission à Historia)

Il y a quelques temps Historia, une chaîne de télé québécoise spécialisée en histoire, lançait un appel au public pour trouver des films de familles tournés en 1920 et 1989. Ces films allaient constituer le matériel de base pour l’émission  »J’ai la mémoire qui tourne » diffusée dès août 2009. Je vais vous présenter aujourd’hui le site web de cette émission.

memoire

Les films

On retrouve énormément de contenu vidéo sur le site de J’ai la mémoire qui tourne. Il y a des vidéos amateurs tournés à Québec, à Roberval, Rivière-du-Loup, Chicoutimi, Percé, Montréal, donc un peu partout à travers le Québec.

Il y a des webépisodes dont une qui porte sur Maurice Richard, commentée par Ron Fournier.

Le blogue

Le blogue de l’émission est rédigé par Sylvain Cormier, Marie Brunette, Yanic Viau, Marie-Michèle Tremblay, Eric Ruel et Guylaine Maroist. Ces billets donne des informations sur les vidéos: dans quelles circonstances ils sont été réalisés, dans quel contexte historique, etc. Comme quoi même les films de famille recèlent d’informations sur l’histoire du Québec!

Il manque quelques fois un lien vers le vidéo dont il est question dans le billet.

Web collaboratif

Le public est invité à enrichir le contenu de ce site web et ce, de plusieurs façons. En s’inscrivant (gratuitement), on peut téléverser des films issus de nos archives familiales, commenter et ajouter des tags (mots-clés) décrivant les films en ligne. On peut créer une liste de nos films préférés ou les partager via les médias sociaux (Facebook, Twitter, Delicioux, Digg, etc) ou par courriel.

La prochaine série de J’ai la mémoire qui tourne sera présentée à l’automne 2010.

On peut aussi suivre  »J’ai la mémoire qui tourne » via Facebook.

Le premier épisode de la série peut être visionné en cliquant ici.

En somme, cela vaut la peine d’être un visiteur régulier de ce site et d’y contribuer!

Adresse: http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/accueil

Billet relié: