La tempête de vendredi dernier [Québec, 1860]

Le Canadien, 13 août 1860

"La tempête de vendredi

Vendredi dernier, vers 7 heures du soir, une violente tempête a éclaté sur notre ville. La pluie n’a pas été bien abondante; mais le ciel chargé de nuages épais semblait tout en feu, sillonné qu’il était incessamment par d’éblouissants éclairs qu’accompagnait le bruit formidable de la foudre. Durant l’orage, celle ci a frappé une maison de la rue Berthelot, faubourg St. Jean, habitée par M. Patrick Coleman, et c’est un miracle que la femme de ce dernier et ses trois enfants qui se trouvaient alors dans la bâtisse aient pu échapper sains et saufs. Le fluide électrique, s’introduisit dans la maison par le pignon et pénétra dans la cave en perçant perpendiculairement trois planches, mettant en pièces des madriers et une pile de planches préparées par des charpentiers qui venaient de laisser la place avec quelques maçons.

Il paraît que c’est la deuxième fois que cette maison qui se trouve isolée et sur un site élevé, est ainsi visitée par la foudre.

A la Basse-Ville, sur le marché Champlain, une petite coupole qu’avait fait construire la Corporation, pour l’arrivée du Prince de Galles, a été, dans le même temps, abattue par la violence de la tourmente. On dit encore que, du côté du sud, plusieurs granges ont été démolies et rasées par la tempête. "

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Victime de la boisson [Fitch Bay, 1869]

Le Courrier du Canada, 20 janvier 1869

"TRISTE MORT- AVERTISSEMENT. Geo. A. Gustin, fils de M.Loren Gustin, de Fitch Bay, (Canton de Stanstead), âgé d’environ 17 ans, est mort dans les circonstances pénibles suivantes, dimanche dernier au soir. Ce jeune homme, en compagnie de son frère aîné et de plusieurs autres jeunes gens, s’était mis à boire, le samedi soir précédent, à une ou deux maisons. Il but un verre presque plein d’eau-de-vie de première force, et peu à près un verre de "Vieux Rye". Il partit ensuite pour la maison de son père, avant d’être sorti du village, il s’affaissa dans le chemin, et resta sans mouvement et sans parole. Son plus jeune frère, qui se rendit au logis, reçut l’injonction de ne point dire en quel était se trouvait George. Les camarades de ce dernier le transportèrent alors dans une boutique de forge, où ils le gardèrent jusqu’au matin. La honte les induisit bientôt à le porter dans une grange, à environ un mille de distance, où, après l’avoir veillé près de deux heures, ils devinrent inquiets et envoyèrent chercher du secours; après quoi le pauvre malheureux fut apporté à la maison de ses parents.

Le Docteur Keys fut demandé et lui administra les remèdes ordinaires en pareil cas. On commença bientôt à espérer son recouvrement; mais bientôt après il fut atteint de vomissements et mourut dans la soirée de dimanche.

Le jury, composé de dix-neuf des voisins du père et présidé par Wm Dolloff, Ecr., fut occupé toute la journée de mardi à s’enquérir de la cause de sa mort.

L’examen post mortem que l’on fit sur le cadavre fit découvrir qu’il s’était fait au cerveau un épanchement de sang considérable.

La substance du verdict est que le défunt, George A. Gustin, a trouvé la mort par la suite d’une attaque d’apoplexie hémorragique, causée par l’usage excessif de spiritueux ardents et funestes.

Quel coup pour la famille.

Quel sort pour ce pauvre jeune homme! Bouteille, voilà de tes coups! — (Pionnier de Sherbrooke) "

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QU’EST-IL ARRIVÉ À THOMAS DAVIS? (SHERBROOKE, 17 FÉVRIER 1884)

Décédé à l’âge de 120 ans? [Ile-aux-Grues, 1869]

Le Courrier du Canada, 11 août 1869

"LA LONGEVITÉ- M. Pierre Plante est mort, le 6 du courant, à l’ile aux Grues, à l’âge de 120 ans. Ce centenaire portait très bien le poids des ans. Quelques jours avant sa mort, il avait la jouissance de toutes ses facultés intellectuelles. A 110 ans, il battait encore le grain au fléau, et travaillait constamment. Une chute qu’il fit il y a deux ans a accéléré sa mort. Le défunt était célibataire. – (Journal de Québec)."

Voici l’acte de sépulture.

Acte de sépulture de Pierre plante, paroisse  Saint-Antoine de l'Isle-aux-Grues.
Acte de sépulture de Pierre plante, paroisse Saint-Antoine de l’Isle-aux-Grues.

Le curé a pris soin d’indiquer que le défunt était âgé d’environ 110 ans et une annotation nous apprend qu’il serait né à St-Michel de Bellechasse. Il serait le fils de Françoise Bolduc et sa marraine serait Isabelle Lamontagne.

Selon le recensement de 1861 à l’Isle-Aux-Grues, Pierre Plante était alors âgé de 108 ans. Profession, ancien serviteur.

10 ans plus tôt, toujours à l’Isle-aux-Grues, il est inscrit comme étant serviteur, né à St-Michel  et étant âgé de 91 ans.

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Amputation [1868]

Le Courrier du Canada, 9 octobre 1868

"Le Dr. De Martigny de St. Romuald, assisté des Drs. Rinfret et Vanderheyden vient d’amputer avec succès la jambe d’un homme de la même localité, âgé de 50 ans. Le patient avait été préalablement mis sous l’influence du protoxide d’azote qui lui fut administré par le Dr. Pourtier de cette ville. L’opération fut accomplie en 10 minutes."

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Père de 32 enfants [St-Alexis-des-Monts, 1932]

L’Action catholique, 23 avril 1932

"SEIZE ENFANTS SUR TRENTE-DEUX LUI SURVIVENT

M. Pierre Poudrier, de St-Alexis-des-Monts, est décédé à l’âge de 84 ans. Le défunt était père de 32 enfants, dont seize lui survivent, avec son épouse. Il laisse aussi 130 petits-enfants et un grand nombre d’arrière-petits-enfants. "

Imaginez les réunions de famille!

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Tourville demande des lots de colonisation [1932]

L’Action catholique, 4 mai 1932

"TOURVILLE DEMANDE DES LOTS DE COLONISATION
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UNE IMPORTANTE DÉLÉGATION VIENT RENCONTRER LES MEMBRES DU CABINET PROVINCIAL CE MATIN. – LE CURÉ MATTE ET LE MAIRE FOURNIER EXPOSENT LA SITUATION DANS LAQUELLE SE TROUVE LEUR PAROISSE. – CHÔMAGE AUX USINES.
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BONNES TERRES PRÈS DU VILLAGE

Une importante délégation de Tourville, comté de l’Islet, rencontrait les membres du cabinet provincial ce midi. Présentée par l’hon. Adélard Godbout, les délégués ont demandé la concession de lots pour colonisation.

Par la bouche de M. le Curé Matte, de M. Odilon Fournier, maire, et de quelques autres, les délégués exposèrent aux ministres une situation tout à fait spéciale.

En temps normal, la population de Tourville vit de la terre et du chemin de fer. Une usine de réparation employait régulièrement 100 à 120 hommes. Or, depuis un certain temps, les activités de cette usine ont diminué de 90 p. c. et 15 à 20 hommes sont employés par le chemin de fer. Les autres sont pratiquement des chômeurs.

Ces chômeurs expriment le désir de faire de la colonisation et veulent obtenir des lots qui sont à proximité du centre du village, à moins de deux milles.Actuellement, ces limites forestières sont concédées à la Power Lumber, mais le Ministère de la Colonisation a toujours le droit de résilier un bail pour colonisation, disent les délégués. Ils ajoutent que cette demande est parfaitement dans l’esprit d’une politique de retour à la terre. L’établissement de colons sur ces lots seraient peu dispendieux et l’on pourrait y faire de la bonne terre.

L’hon. M. LaFerté a promis aux délégués d’étudier attentivement leur requête et de faire tout ce qu’il sera possible de faire pour se rendre à leurs désirs."

Sur le site de la municipalité de Tourville, on peut voir quelques photos anciennes.

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F.-X. Aubry, l’écumeur des plaines, meurt à Santa Fe, Nouveau-Mexique [1854]

Voici un article à propos de François-Xavier Aubry, né au nord de Louiseville le 3 décembre 1824 et qui termina sa vie au Nouveau-Mexique âgé de 29 ans.

La Minerve, 26 septembre 1854

"M. F. X. Aubrey, le célèbre voyageur Canadien, vient d’être tué à Santa-Fe, dans une querelle survenue entre lui et un major Weightman à la suite d’une discussion par la voie de la presse et dans laquelle il avait été injurié par ses adversaires. Voici ce que dit un journal américain de la mort de notre illustre compatriote:

Nous trouvons dans les journaux de St.-Louis le récit de la mort de M.F.X. Aubrey, trafiquant canadien d’environ 40 ans, qui avait acquis, par son intrepidité dans les voyages, sa persévérance et ses nombreuses aventures dans l’Ouest, le surnom d’Ecumeur des plaines. En 1848, M. Aubrey fit, le premier et sans aucun compagnon, le voyage de Santa Fe au Fort Independance, (distance d’environ 800 milles) en cinq jours et demi. Pendant cette longue course, il ne dormit que deux heures et ne prit que six repas; il tua six chevaux, fit 20 milles à pied, traversa plusieurs rivières à la nage, reçut une pluie torrentielle pendant 24 heures et, sur un espace de 600 milles, fut obligé de courir dans une boue fatigante. Depuis lors M. Aubrey avait fait plusieurs grands voyages dans l’Ouest, entr’autres en Californie, où il conduisit des bestiaux. On dit que cette seule spéculation lui rapporta plus de $70,000 de bénéfice net. Dernièrement encore, il avait parié d’aller de San Francisco à Santa Fe en 22 jours; il est peut-être inutile d’ajouter qu’il a gagné ce pari.

M. Aubrey a rendu plusieurs services à la science et surtout au corps topographique envoyé dans les Montagnes Rocheuses pour y tracer le futur chemin de fer interocéanique. C’est donc avec un vif regret qu’on a reçu des États la nouvelle de sa mort. Cette mort est d’autant plus triste, qu’après avoir échappé à mille terribles et honorables dangers, M. Aubrey est tombé inglorieusement sous le couteau d’un major Weightmann, ex-représentant du Nouveau-Mexique au congrès, avec lequel il s’était pris de querelle."

Pour en savoir plus: Bouchard Serge et Marie-Christine Lévesque. De remarquables oubliés tome 2 Ils ont couru l’Amérique. Montréal, Lux, 2014, 424 pages ainsi que le site web de l’émission radiophonique De remarquables oubliés.

Tassé, Joseph. Les Canadiens de l’Ouest, tome 2. Montréal, Cie d’imprimerie canadienne, 1878, 458 pages.

Récit du décès de F.-X. Aubry, extrait du Kansas weekly Herald du 29 Septembre 1854.

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