Le futur hôpital de la Marine [Québec, 1831]

Prochaine publication en janvier. Joyeux Noël et bonne année à tous!

Photographie | Hôpital de la Marine, Québec, QC, 1865 | I-17326.1

Hôpital de la Marine, Québec, QC, 1865

Le Canadien, 20 août 1831

« Du Mercury

Nous avons été informé que les Commissaires chargés de faire bâtir l’Hôpital de Marine, ont fait choix pour cet édifice d’un site situé à la Vacherie près des ruines de l’Ancien Moulin à Vent. Nous pensons que la personne dont nous tenons cette information se méprend; ce terrain est bas et marécageux et ne possède aucun des avantages propres à le recommander pour une telle fin, si ce n’est que l’ample approvisionnement d’eau qu’offre la Rivière St. Charles, et c’est un avantage que l’on peut à peine regarder comme compensant l’absence de presque tous ceux que la localité d’un pareil établissement devrait avoir. D’ailleurs le lieu est si éloigné de la ville, que si les soins médicaux doivent être gratuits, ce sera une charge bien pesante pour les Messieurs Médecins qui dévoueront leur temps à soigner les malades ».

L’hôpital de la Marine reçu ses premiers patients le 20 juillet 1834.

Pour en savoir plus: Naître et grandir à Québec 18590-1950.

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Où est le capitaine St-Laurent? [Cacouna, 1866]

Le Canadien, 3 décembre 1866

« CAPITAINE ST. LAURENT. – Dans les derniers jours d’octobre dernier, nous avons annoncé la disparition d’un capitaine de goëlette nommé Théophile St. Laurent, de Cacouna, ajoutant que, sans doute, il s’était noyé en se rendant à son bâtiment, dans la soirée. Des parents du défunt nous prient de faire connaître que d’après les indices, il peut tout aussi bien avoir été assassiné, attendu qu’il avait de l’argent et une montre sur lui. Il avait laissé sa goëlette le samedi soir, a été vu quelques instants après, dans les environs du bureau de la poste, puis ses traces se trouvent perdues à partir de là, malgré toutes les recherches faites. »

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Les Canadiens français au Massachusetts [1866]

Le Canadien, 22 octobre 1866

« CANADIENS-FRANÇAIS DANS LA NOUVELLE-ANGLETERRE – Le Traveller de Boston contient ce qui suit: « Un nombre considérable de familles canadiennes-françaises sont arrivées à Gloucester et s’y sont fixées. Ces personnes ont trouvé de l’emploi dans les fabriques de coton. Il y a de 150 à 200 Canadiens-Français employés dans les fabriques de chaussures de Stoneham et un plus grand nombre encore à Haverhill. Nous croyons qu’ils sont généralement laborieux, sobres, paisibles, qu’ils vivent avec économie et font des épargnes. »

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Oscar Benoit et la grève de Lawrence, Massachusetts (29 janvier 1912)

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Une église pour les Canadiens français à Troy [New York, 1866]

Le Canadien, 9 novembre 1866

« EGLISE CATHOLIQUE CANADIENNE FRANÇAISE À TROY. Nous voyons avec plaisir que les Canadiens-Français de Troy ont fait l’acquisition d’un terrain de 100 pieds de front sur 130 pieds de profondeur, moyennant $3,600, pour la construction d’une église où ils pourront entendre prêcher en leur langue. La construction de cet édifice qui sera en brique, se commencera le printemps prochain et ne coûtera pas moins de $20,000. Les Canadiens-Français sont très nombreux à Troy, ainsi que dans les petites villes des alentours, telles que Cohoes, par exemple, qui contient de 1,000 à 1,200 familles canadiennes françaises, Lansingburgh, etc. et le manque d’une église canadienne-française était vivement senti. Troy possède déjà six églises catholiques magnifiques et riches, mais toutes ont été construites par les irlandais et l’on n’y prêche qu’en anglais.

Un tel état de choses ne pouvait qu’éloigner un certain nombre de Canadiens-Français des pratiques religieuses; mais à présent qu’un remède va être appliqué au mal, il n’y a pas de doute que cela aura pour effet d’attirer un plus grand nombre de nos compatriotes qui sont obligés d’émigrer, vers cette partie des Etats-Unis qui forme un centre essentiellement manufacturier et riche et qui offre des avantages principalement aux personnes qui ont des métiers. « 

Il pourrait s’agir de l’église St. Jean Baptiste, située au 230, 2nd street. Ouverte au culte le 24 octobre 1869, on y a célébré des messes catholiques jusqu’en décembre 1970. Source  On voit ici une photo de l’intérieur. Voici à quoi ressemble l’église aujourd’hui.

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Deux siamoises sont nées [Saint-Benoît, 1878]

Des siamoises sont nées

Le 29 janvier 1878, le curé de la paroisse Saint-Benoît (auj. intégrée à Mirabel) a consigné dans les registres une naissance qui sort de l’ordinaire.

Voici ce qu’il a écrit:

‘Le vingt neuf janvier mil huit cents soixante et dix huit, nous prêtre soussigné avons baptisé deux enfants jumeaux (ou mieux, deux enfants qui n’ont qu’un seul corps et deux jambes; les deux têtes et les deux poitrines sont bien distinctes, très régulières, ne renferment aucune difformité nuisible. Les bras de chaque enfant sont naturels et se meuvent facilement. Les épaules sont aussi naturels et ne présentent aucune irrégualrité. Les poitrines de chaque enfant sont jointes [rayé: Jean Baptiste Drouin] ensemble par un corps ayant la forme d’un cylindre. La tête de chaque enfant se trouve à chaque extrémité de ce cylindre, en sorte que l’on croit voir deux enfants couchés en sens opposé. Au milieu du petit corps en forme de cylindre en joint ensemble les deux poitrines, parait une petite excroissance qui semble être l’abdomen des deux enfants. Là se trouve le conduit pour évacuer. Chaque coté de cette croissance ou abdomen sont placées les deux jambes qui sont perpendiculaires avec le corps; en sorte que les deux cuisses de chaque jambes forme avecla patroine de chaque enfant enfant un angle droit. On ne peut dire de quel sexe ils sont. D’après le rapport d’une sage-femme, l’on peut croire que l’un appartient au sexe féminin. L’on ne peut rien assurer touchant l’autre. Ils ont été baptisés sous les noms de Rose et de Marie. – Les deux enfants sont issus du légitime mariage de Lin Drouin, cultivateur, et d’Eleonore Sauvé. Le parrain de l’un et de l’autre a été Jean Baptiste Drouin, cultivateur, et la marraine, Getrude Latreille, qui avec le père n’ont pu signer.

M. Tassé ptre (Maxime Tassé)’

Des siamoises sont nées.

Exhibition

La Minerve, 18 mars 1878

La Minerve, 18 mars 1878

Âgées de quelques semaines, les jumelles sont présentées pendant quelques jours au public du St. Lawrence Hall à Montréal.

La Minerve, 30 mars 1878

« Les enfants jumeaux à deux têtes, exhibés rue Ste. Catherine depuis quelques jours, ont été transportés au St. Lawrence Hall, où ils pourront être vus dans les dix jours, à compter d’aujourd’hui 28 mars. Passé ce temps, ils seront transférés aux États-Unis.

Entrée: passage des Dames.

Admission 50 cts.

J.B. Sauvé et Cie, Gérants. »

La Minerve, 1er avril 1878

« Le phénomène. – Les enfants jumeaux exhibés maintenant par MM. Sauvé et Cie, à la salle d’entrée du St. Lawrence Hall, attirent beaucoup de monde. Ce curieux phénomène mérite sans aucun doute d’être vu. Le prix est de 25 centins au lieu de 50. « 

Aux États-Unis

Les jumelles sont ensuite exhibées à New York. Plusieurs articles sont publiés à leur sujet dans la presse états-unienne.

The Hartford herald., 29 mai, 1878

The Hartford herald, Kentucky, 29 mai, 1878

Extrait The New Bloomfield, Pa. times., July 02, 1878, Page 8, Image 8

Extrait The New Bloomfield, Pa. times., 2 juillet, 1878, Page 8.

The Democratic press., 11 juillet, 1878, Image 4

The Democratic press., 11 juillet, 1878, (pour lire l’article au complet, cliquez sur l’image)

Après quelques semaines, les jumelles sont emmenées à Philadelphie pour être examinées par le docteur William H. Pancoast du Jefferson College.

Burlington weekly free press., 8 Novembre, 1878, Image 3

Burlington weekly free press., 8 Novembre, 1878, Image 3

Le docteur conclut que les chances de survie des fillettes sont aussi bonnes que celles des enfants du même âge.

Malheureusement, les fillettes n’eurent pas la chance d’atteindre l’âge adulte comme les frères Eng et Chang Bunker. Elles sont décédées le 28 juillet 1879. L’inhumation eut lieu le 17 mars 1880 (Nos Origines).

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Naissance des jumelles Dionne [28 mai 1934]
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Incendie en 1837 de l’hôpital des Emigrants

Le Canadien, 6 mars 1837

« Un incendie plus déplorable encore dans les circonstances qui l’ont accompagné, que dans les suites qu’il doit avoir en privant un grand nombre de pauvres de l’asyle que la charité publique leur avait ouvert dans cette rude saison, a eu lieu la nuit dernière.

Le feu a pris dans la maison des héritiers Pageot, qui était occupée comme annexe de la maison d’industrie (l’ancien hôpital des émigrés), s’est bientôt communiqué à ce dernier bâtiment où se trouvaient réunis 188 pauvres, hommes, femmes et enfants, et l’a également réduit en cendres.

This plan of the city of Quebec : is respectfuly inscribed to the Mayor R.E. Caron esqr par Alfred Hawkins. BANQ

Carte de la ville de Québec par Alfred Hawkins, 1835. BANQ. On y voit l’emplacement de ‘l’Emigrant Hospital’.

Nous n’entreprendrons pas de décrire la scène qui s’est présentée en ce moment; il est facile de l’imaginer: nous nous bornerons à dire qu’il a péri, au moins, trois personnes dans les flammes, savoir, le cuisinier de l’établissement, nommé Woodhouse, un homme du nom de Spice, et un jeune garçon nommé Douglass.

Le comité de la maison d’industrie est occupé à prendre les mesures d’urgence que cet événement a rendues nécessaires.

Le bâtiment de la maison d’industrie, appartenant à M. Montizambert, était assuré pour £500, moitié à l’Assurance de Québec et moitié à celle de l’Alliance.

La maison des héritiers Pageot était assurée pour £150 à l’Assurance de Québec. Les effets appartenants au Comité de l’étaient pas: il perd de £56 à £60.

La maison de M. Magloire Garon, meublier, vis-à-vis la maison d’Industrie, a été vidée et beaucoup endommagée. M. Garon évalue sa perte à £250 ou £300. Il n’avait rien d’assuré.

Une autre maison appartenant au Sieur Xavier Papillon, et occupée par lui-m¸eme et par le Sieur Cloutier, menuisier, a été aussi vidée; mais les pertes de ces deux individus sont peu considérables.

Un hangard appartenant à la succession Pageot, qui a aussi brulé, n’était pas assuré non plus.

Un autre hangard appartenant à un nommé Laforce a été beaucoup endommagé.

A ces détails tirés de la Gazette de Québec de samedi, nous ajouterons qu’un enfant transporté à l’Hôpital de Marine, est morte depuis des brûlures qu’il avait reçues et sa mère est dangereusement malade à l’Hôtel-Dieu.

Le Mercury signale la conduite charitable de Jean Bte. Hamel, Prisque Tardif, et Michel Routier, qui ont donné chez eux un asile pour la nuit aux malheureux qui se sauvaient en foule de la maison incendiée. Il signale aussi la conduite inhumaine d’un aubergiste des environs qui n’ouvrit sa porte à deux femmes qui n’avaient pour se couvrir de leurs couvertes, que sur l’ordre d’un magistrat.

Dans la matinée qui suivit l’incendie, il se tint au Palais de Justice une assemblée de magistrats et autres, où l’on prit des mesures pour venir au secours des gens de la Maison d’Industrie, et il fut ouvert sur le champ une souscription à cette fin. Les femmes ont été envoyées à une maison qu’a offerte M. G. Henderson dans le faubourg St. Louis, où elles seront soutenues pour le moment, et on donnera des secours alimentaires aux hommes qui sont hors d’état de se pourvoir eux-mêmes. On s’occupe maintenant à remettre l’établissement sur pied. »

Pour plus d’informations: Guide des archives hospitalières de la région de Québec 1639-1970 Hôpital des Émigrants [1820-1837]

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Photographie: Immigrants à Québec, 1908-1914

L’incendie du faubourg Saint-Roch [28 mai 1845]

L’incendie du faubourg Saint-Jean, 28 juin 1845

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Le propriétaire du journal La Minerve convoqué en duel [Montréal, 1836]

Painting | Clément-Charles Sabrevois de Bleury (1798-1863) | M987.231

Le duelliste Clément-Charles Sabrevois de Bleury (1798-1863) 

La Minerve, 7 avril 1836

« DUEL – Mardi dernier après midi, vers les cinq heures, une rencontre a eu lieu derrière la montagne, entre C.C. S. de Bleury, Ecr., avocat, l’un des représentans du comté de Richelieu, et Mr. Ludger Duvernay, propriétaire de la Minerve. Le premier était accompagné de John McDonell, etc., et le second par E.E. Rodier, ecr., membre pour le comté de l’Assomption, sitôt que les parties eurent atteint le lieu fixé, la distance de douze pas fut mesurée et bientôt commença l’action. La première balle de Mr. de Bleury frappa son adversaire dans son surtout, vis à vis de la poche, et jeta son mouchoir par terre. Les seconde, troisième, et quatrième balles furent échangées sans effets. La cinquième balle de Mr. de Bleury frappa Mr. Duvernay dans les parties charnues de la cuisse droite, un peu au-dessus du genoux et lui égratigna l’autre cuisse. La blessure est légère. Les parties ont laissé le terrain sans explication. – Courier ».

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