Des religieuses du Québec au Texas en 1887

Le Canadien, 4 novembre 1887

« DÉVOUEMENT SUBLIME

Nous avons annoncé il y a quelques temps l’arrivée en cette ville de Soeur St. Pierre, supérieure des religieuses du Sacré Coeur de Jésus au Texas, accompagnée de Soeur St. Placide, née Lemelin et belle-soeur de notre concitoyen M.Vallée, photographe. Le but du voyage de ces nobles filles était d’enrôler de nouvelles recrues pour les aider à agrandir le champ déjà si vaste de leurs missions.

Tandis que la dernière recrutait à Québec, sa compagne, qui est française, allait faire le même travail à Montréal. Leurs efforts ont été couronnés de succès, et aujourd’hui, elles repartent avec une trentaine de jeunes filles qui abandonnent tout pour aller partager leur vie de sublime dévouement, car la discipline de l’ordre est des plus sévères. Au nombre de ces futures servantes de Dieu sont Mlle Desroches, fille de M. Desroches, huissier de la cour du recorder, Mlle Casault, dont le père est aussi huissier, et Mlle Jobin, fille du sculpteur de ce nom.

Détail qui fait le plus grand honneur au gouvernement américain, c’est lui qui subvient aux frais de voyage de toutes ces religieuses. « 

Le Canadien, 7 novembre 1887

« RELIGIEUSES POUR LE TEXAS

Voici quelques nouveaux renseignements au sujet des trente deux jeunes filles qui sont parties vendredi l’après-midi pour entrer dans la communauté du Verbe Incarné, à San Antonio, Texas.

Ces futures servantes de Dieu sont parties par le Quebec Central pour New-York. De là elles se rendront à Saint-Louis de Missouri, et finalement à San Antonio, où se troue la maison centrale ou le noviciat de la communaut dirigée avec un zèle et un dévouement sans borne dep-uis un grand nombre d’années par Soeur Saint-Pierre. Cette communauté a deux maisons principales dans le Texas, l’une à Galveston, l’autre à San Antonio.

La dernière fut fondée en 1869, et bien qu’elle n’ait que 18 ans d’existence, elle compte déjà 5 hôpitaux, 2 orphelinats et environ 15 à 18 écoles. Le nombre des religieuses dépasse 150, et ces bonnes soeurs appartiennent à différentes nationalités; on remarque parmi elles des françaises, des canadiennes françaises, des polonaises, des prussiennes, des suisses, des mexicaines, des irlandaises, etc. Le Texas est un pays d’immigration, il faut que la communauté possède des sujets pouvant enseigner les langues qui se parlent dans les diverses parties du pays où les religieuses sont appelées à faire connaître les secrets de la science.

Presque toutes les écoles que la communauté du Verbe Incarné dirigent à l’entière satisfaction des habitants du Texas, sont des écoles publiques, c’est-à-dire des institutions subventionnées par le gouvernement de l’État et dans lesquelles sont admis les enfants des protestants comme des catholiques. Les bonnes soeurs ont aussi sous leurs soins deux ou trois écoles de filles.

Voici les noms des jeunes filles qui vont entrer dans le noviciat de la communauté du Verbe Incarné à San Antonio.

Mlles Louis Julien, Marie Marcoux, Maria Prémont, Eléonore Lessard, Rose Pieau, Dussault, Lajeunesse, Légaré, Louise audet, Elmire Laroche, Eva Jobin, Elmire Lafrance, Leclerc, Desroches, Eva Casault, Québec; Olympe Allard, Lachance, Victoria Lasneir, Lévis; Michaud, Plamondon, Lelièvre, Cap Saint-Ignace; Léonie Levasseur, Marie V. Ragle, Azilda Ragie, Rebecca Lévesque, Délima Belair, Orélie Lemieux, Trois-Rivières; Emélie Jean, Grande Baie; Joséphine Duquet, Sainte-Foye; Eva Cauchon, Saint-Romuald ; Amanda Nantel, Montréal, et trois autres dontn ous n’avons pu nous procurer les noms. »

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Décès d’Amable Morin, pionnier de Saint-Paul, Minnesota, en 1892.

Le Sorelois, 20 mai 1892

« Le Canadien de Saint-Paul, Minnesota, enregistre la mort d’un octogénaire – Amable Morin – qui fut le plus ancien pionnier de Saint-Paul.

Amable Morin était originaire du Canada, et sa naissance remonte à 1803.

A vingt ans, c’est-à-dire en 1823, il émigrait dans le Minnesota. Inutile d’ajouter que le territoire était alors à l’état absolument sauvage.

Morin avait épousé une princesse métisse, la fille d’un chef indien, près de Pig’s Eye.

De ce mariage, il a eu 13 enfants, trois fils et dix filles, qui lui survivent tous.

M. Morin a vécu cinquante-sept années consécutives dans Saint-Paul. »

Jetez un coup d’oeil sur http://www.mngs2.org/tng/getperson.php?personID=I124038&tree=cghsm il pourrait bien s’agit du même Amable Morin.

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TOPONYMIE: LE QUÉBEC À TRAVERS LE MONDE (EN ROUTE!)

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Louis Cyr, un jeune homme au talent prometteur [1884]

La Minerve, 13 octobre 1884

« Le Courrier de Saint-Hyacinthe rapporte les tours de force d’un jeune homme de Sainte-Hélène, M. Louis Cyr. Ces exploits sont réellement merveilleux. Ainsi M. Cyr joue très aisément, par exemple, avec ses dumb bells de 200 et 80 livres, tient une charrue en équilibre au bout de son bras, charge sur son épaule un quart de farine en ne se servant que d’une main et accomplit d’autres exercices tout aussi étonnants. Il n’est âgé que de 20 ans et pèse 275 livres.

Décidément c’est une bonne jeunesse qui ne peut manquer de prendre rang parmi nos Hommes Forts et de voir son nom inscrit dans la prochaine édition du livre de M. Montpetit. »

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Accident au journal Le Canadien [Québec, 1887]

Le Canadien, 15 août 1887

« ACCIDENT DANS NOS ATELIERS

Un déplorable accident est arrivé samedi midi dans nos ateliers. Notre principal clicheur, M. Fred. A. Craig, qui arrivait de la Basse-Ville, où il était allé pour le service de l’établissement, était occupé à enlever ses chaussures, lorsque passant sous la barre d’appui qui entoure l’espace libre qui se trouve au milieu de chaque étage pour donner de la lumière, il est tombé tête première, d’une hauteur d’environ quinze pieds, sur le carrelage en briques de la chambre des presses.

Le malheureux est resté inanimé sur le carreau et les ouvriers se sont empressés de le relever et de lui porter secours.

En même temps l’un des patrons, M. Louis Demers, qui était présent, envoya en toute hâte quérir un prêtre et un médecin, et un instant après M. l’abbé Mayrand, du vicariat de la Basilique, et le Dr Dionne arrivaient, ainsi que le Dr Morin. Le mourant fut administré, et au cours de la cérémonie il commença à donner signe de vie.

Les médecins ont constaté qu’il n’y avait pas fracture du crâne, mais que la boîte crânienne avait été déplacée. Le cuir chevelu n’était pas fendu.

Par les soins et grâce aux démarches de M. Demers, le malheureux a été admis d’urgence à l’Hôtel-Dieu, où il a été examiné par les docteurs Lemieux et Abern.

M. Craig, qui est marié et père de deux enfants, n’est âgé que de 24 ans et est natif de Montréal. Sa femme est partir vendredi avec un de ses enfants pour faire une promenade à Montréal, laissant son autre enfant à son domicile, rue St-Jean, Haute-Ville, avec une servante.

M. Demers a télégraphié de suite la pénible nouvelle à Mme Craig qui est arrivée hier matin par le bateau et qui est restée depuis auprès de son mari.

Hier soir, le blessé n’avait pas du tout repris ses sens, et son état avait empiré. Le Dr Ahern est d’opinion qu’il n’y a plus d’espoir de le sauver. On attend le père du malheureux. »

Fred. A. Craig est décédé le 15 août 1887 des suites de ses blessures.

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Un électeur éméché à Rivière-du-Loup en 1889

Le courrier de Fraserville, 17 janvier 1889

« Un incident assez curieux s’est passé lundi au bureau de votation pendant l’élection des conseillés (sic). Un voteur passablement éméché et soutenu par un compagnon qui paraissait prendre beaucoup d’intérêt à son vote se présente pour voter. A la question ‘pour qui désirez-vous enregistre votre vote’, posée par le greffier, notre voteur répond d’abord qu’un tel, qui n’est pas candidat, est son homme, puis, sur la remarque qu’on lui en fait, il vote finalement contre le candidat de son compagne qui, paraît-il, le cabalait depuis le matin…, et il était midi.

Tête du protecteur… qui abandonne son protégé à ses propres forces et jure de ne plus s’y faire prendre. »

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Enterrée vivante [Montréal, 1874]

Si vous souffrez de taphophobie, passez votre chemin…

La Minerve, 7 novembre 1874

« ENTERRÉE VIVANTE – Le cimetière protestant a été, il y a quelques jours, le théâtre d’une scène horrible. Une dame nouvellement mariée tomba subitement malade et mourut deux jours après avoir pris le lit. Pendant trois jours son corps fut exposé, présentant tous les signes de la mort, moins la décomposition et la difformation des traits, et lorsqu’on le déposa dans le cercueil, les personnes présentes remarquèrent qu’il était parfaitement conservé.

A l’arrivée du convoi funèbre au cimetière, le cadavre fut transporté dans le charnier, car un parent de la défunte, arrivé au dernier moment, demandant à contempler une dernière fois ses traits. Mais quel fut l’effroi des assistants lorsqu’en ouvrant le cercueil on s’aperçut que le corps n’occupait pas la position dans laquelle on l’avait placé. Il était couché sur le côté, la tête était rejetée en arrière et il faut croire que la malheureuse femme a fait un suprême effort pour rompre l’enveloppe de son cercueil, car ses bras étaient élevés en l’air.

Nous renonçons à peindre la terreur des personnes présentes; le mari, fou de désespoir, poussait des cris affreux et s’arrachait les cheveux et plusieurs femmes s’évanouirent. L’une d’elle, en revenant de sa syncope, [illisible] une crise nerveuse et on dû la transportée [sic] à l’hôtel Denzer, qui se trouve à l’entrée du cimetière.

On suppose que l’infortunée était en léthargie et que le mouvement du corbillard, dans lequel était placé le cercueil l’aura fait revenir à la vie.

Pour des raisons de convenance, nous supprimons les noms, mais nous garantissons la véracité de cette horrible histoire, que nous tenons de témoins dignes de foi. »

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La cité de Verdun et la guérison par magnétisme [1923]

La Patrie, 27 novembre 1923

« LA CITÉ DE VERDUN ET LA GUÉRISON PAR MAGNÉTISME

Requête sortant de l’ordinaire, hier soir, au cours de la séance du conseil municipal de Verdun. Un M.O. Sévigny, demeurant avenue Church, guérit par le magnétisme: il a pratiqué, paraît-il, une dizaine d’années à Sherbrooke qui lui avait consentir une patente à cette fin. Aussi a-t-il demandé la même faveur à la cité de Verdun. Mais devant la nouveauté de la requête, les autorités municipales de cette banlieue ont tout d’abord hésité, puis, finalement, ont décidé de remettre la chose entre les mains de leur médecin attitré. »

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Les Métis français du Nord-Ouest [1884]

La Minerve, 13 octobre 1884

« LES METIS FRANÇAIS

Les métis français du Nord-Ouest, issus presque tous, comme on le sait, de mariages contractés entre Canadiens-Français et sauvagesses, portent tous des noms français, c’est-à-dire franco-canadiens. M. Miquelon, l’habile et zélé agent fédéral d’émigration, écrivait, à ce sujet récemment du Lac Qu’A
ppelle, une lettre très intéressante, que nous croyons devoir reproduire ici:

Photographie | Susan, une Métis moskégonne, Man., 1857-1858 | MP-0000.1453.29

Susan, une Métis moskégonne, Man., 1857-1858

J’ai cru intéresser vos lecteurs en donnant une liste de noms français que l’on retrouve parmi les métis. On y retrouve des noms très connus dans notre province de Québec.

Il est probable que plusieurs de vos lecteurs reconnaîtront dans cette liste des descendants d’un oncle, d’un cousin, etc. Car, posant la question aux métis, leur réponse est qeu le grand père de leur père était des environs de Québec, de Montréal, de Sorel, etc., etc., ou d’autres paroisses du Saint-Laurent.

Très peu m’ont dit qu’ils venaient directement de France. Bien que je ne sois ici que depuis un mois, j’ai pu m’assurer de l’existence parmi les métis français des familles suivantes, – et parmi ces familles, il y en a qui sont formées de plusieurs générations – :

Allard, Auger, Anger, Arcand, Ayotte, Barron, Beauchemin, Bracanier, Brazeau, Brebant, Bousquet, Badeau, Bellegarde, Bouvier, Boisclair, Bouchard, Beaudoin, Blondin, Bormeau, Boucher, Breland, Bélanger, Brière, Boyer, Beauchamp, Bergeron, Beaubien, Boudreau, Brunelle, Bourassa, Beauregard, Beaudry, Bernabé, Carrier, Caplet, Couture, Crête, Champagne, Charest, Cyr, Chenon, Caron, Collin, Courtois, Crevier, Chartrain, Cloutier, Cailler, Cinq-Mars, Cimon, Dupuis, Delaunais, Duford, D’Amour, Deschamps, Dubois, Delorme, Desjarlais, Dauphinais, Desrosiers, Deslauriers, Durocher, Dumont, Dumas, Durand, Ducharme, Duchaineau, Daigneault, Descoteaux, Ducharme, Duquet, Ferland, Fontaine, Faribeault, Francoeur, Fortin, Flammand, Fagnant, Fleury, Gervais, Gilbert, Gladu, Gagné, Gagnon , Gaudet, Giroux, Girard, Gendron, Gendreau, Goudreau, Guilbeault, Gaudry, Gosselin, Gouin, Galarneau, Gonneville(?), Guimond, Gariépy, Gingras, Gaudon, Grenon, Grégoire, Hamelin, Hébert, Huppé, Hamel, Houle, Jourdain, Lafontaine, Ladéroute, Lucier, Larocque, Lépine, Lafrenière, Lapointe, Larence, Landry, Liard, Leblanc, Letendre, Lafrance, Lafrenais, Laporte, Lavertu, Laverdure, Laliberté, Laviolette, Leduc, Lapierre, Larochelle, Lemire, Lacourse, Leclair, Laroche, Lazone, Léveillé, Larive, Légaré, Lavoie, Latour, Laframboise, Labonbarde, Langis, Ledoux, Lajeunesse, Laplante, Lafond, Lepitre, Lestourelle, Lafortune, Lenpé(?), Lacharité, Montour, Mondor, Michaud, M (?), Martel, Morin, Morissette, Martin, Marion, Manseau, Masson, Montreuil, Marchand, Méthot, Marsolais, Naul, Nolin, Normand, Ouellet, Olivier, Poitras, Pelletier, Patenaud, Piché, Petit, Parisien, Pilon, Parenteau, Paul, Picard, Paquin, Perreault, Racette, Riel, Richard, Rolette, Roy, Roussin, Rocheleau, Robillard, Robichaud, Saint-Denis, Serre, Saint-Germain, Saint-Hilaire, Sans Chagrin, Sauvé, Sans-Pitié, Saint-Pierre, Saint-Michel, Salois, Saint Cyr, Saint-Arnaud, Tourangeau, Thibault, Trottier, Turgeon, Têtu, Turcotte, Vallée, Veilleux, Vasseur, Vivier, Vandal, Vernou, Vermette, etc.

Tous les noms ci-dessus sont des noms de familles métisses résidant dans le Nord-Ouest du Manitoba. Les Métis sont de bons vivants, bons chrétiens, intelligents et capables. Plusieurs d’entre eux sont à la tête de grands établissements commerciaux ou grand marchands de pelleteries et grands propriétaires fonciers. J’espère qu’on me pardonnera de donner ces noms en pensant que par ce moyen des relations de parenté peuvent être renouées et même des héritages réclamés.

La liste ci-dessus, qui comprend près de deux cents noms de familles, porte bien, en effet, le cachet canadien français. Tous ces noms nous sont familiers. Un bon nombre sentent le régiment de Carignan et ses sobriquets militaires, religieusement conservés comme noms de famille par les descendants, en si grand nombre.

Les Métis français du Nord-Ouest descentes de nos chevaleresques ‘coureurs des bois’ des anciens jours, qui contractèrent de ces unions avec les Indiennes au cours de leurs célèbres excursions. Ils donnèrent ainsi naissance à cette race mixte, qui tient beaucoup plus de la race française que de l’autre et parmi laquelle les alliances subséquentes se sont faites en général avec les blancs ou les blanches, de telle sorte que les quart-sang et les huitième de sang sont aussi nombreux aujourd’hui que les vrais métis sont rares. Ainsi, Louis Riel, le fameux chef des métis et chef du gouvernement insurrectionnel de 1870, est un quart-sang, de même que son ancien lieutenant Lépine.

Au reste, il n’y a guère qu’au Nord-Ouest, et dans ces courses aventureuses, que nos ancêtres aient épousé des femmes indigènes. Ici, dans l’ancien Canada, de même que dans l’Acadie, les cas de ce genre ont été extrêmement rares et il n’existe pas de groupe métias, quoi qu’on puisse croire encore en France. Nos habitants, pour la plupart d’origine bretonne et normande, sont même plus blancs en général que les paysans du midi de la France, sans être roux, cependant, comme beaucoup des enfants de la vieille Armorique. « 

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Une arrestation qui tourne au drame [Beauce, 1877]

Le Canadien, 1er octobre 1877

« MEURTRE

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Le sergent Doré tué de sangfroid

Hier, la ville a été mise en émoi par la nouvelle que le sergent (Lazare) Doré, de la police provinciale, universellement connu et estimé à Québec, avait été lâchement assassiné la veille dans le comté de Beauce. Voici les détails de cette triste affaire.

Il y a quelques jours, M. le colonel Amyot, commissaire de la police provinciale, recevait un télégramme de M. Joseph Groleau, connétable du district de Beauce, demandant de l’aide pour opérer l’arrestation d’un malfaiteur. M. Amyot envoya de suite les « détectives » Joannet et Bolger, avec instruction de se rendre à St. Joseph, où ils recevraient des ordres du connétable. Arrivés au chef-lieu du comté, MM. Joannet et Bolger prirent des « warrants » pour l’arrestation d’un nommé George Bartley, résidant dans le canton de Tring, près de la frontière. Bartley est un cultivateur et en même temps maître de poste de la localité; il est soupçonné d’avoir blessé un nommé Champagne en lui tirant un coup de feu par la tête. Champagne avait été le principal témoin contre Bartley dans un procès où celui-ci a été convaincu de vente illicite de spiritueux. Avant le procès Bartley avait menacé Champagne de mort s’il comparaissait contre lui.

Les deux détectives Joannet et Bolger, Accompagnés du connétable Groleau, partirent de St. Joseph, dimanche, le 23 septembre, vers neuf heures du matin, et arrivèrent à la résidence de Bartley, vers neuf heures du soir. Ils firent des recherches dans la maison, mais ne trouvèrent aucune trace de leur homme. La famille de Bartley et plusieurs hommes étaient présents. Les limiers de la police se rendirent ensuite à la grange, mais n’ayant pu se procurer de lumière, ils ne trouvèrent rien. Ils montèrent ensuite dans leru voiture et se préparaient à partir, lorsqu’ils entendirent du côté de la grange, la détonation de deux coups de feu et se sentir frapper par plusieurs grains de plomb. Le détective Bolger reçut deux grains dans le cou, Joannet fut blessé à la tempe et Groleau eut le visage piqué par plusieurs grains de plomb. Dans le temps, ils étaient à vingt cinq verges de la grange. Le connétable, connaissant parfaitement le caractère du nommé Bartley et convaincu qu’il n’était pas seul, conseillèrent aux détectives de se rendre immédiatement à Québec chercher des renforts, ce qu’ils firent.

Arrivés à Québec, Joannet et Bolger firent un rapport des faits au colonel Amyot, qui choisit six de ses meilleurs hommes et les envoya de nouveau dans la Beauce.

Ce détachement se composait des détectives Joannet et Bolger, du sergent Doré et des constable Dussault, Burke et Buteau. Ces messieurs, habillés en bourgeois, partirent de Lévis, jeudi soir, par le chemin de fer Lévis et Kennebec et arrivèrent à St. Joseph le même soir. Ils y passèrent la nuit et une partie du lendemain

Ils ne se mirent en route pour la résidence de Bartley, distancée à 54 miles de Saint Joseph, qu’à cinq heures de l’après-midi, afin de se rendre à destination avant l’aube. Les hommes de police éprouvèrent beaucoup de difficulté à trouver des charretiers disposés à les conduire, tant Bartley leur inspirait de la terreur. Enfin, l’on a trouvé cinq charretiers de bonne volonté et le détachement, accompagné du connétable Groleau, partir pour le canton de Tring. Arrivés à un mille de la maison de Bartley, vers quatre heures du matin, samedi, les policiers laissèrent leurs voitures et se rendirent à pieds aux abords de la maison de Bartley, où ils se cachèrent pour attendre la levée du jour. Vers cinq heures et demie, la femme de Bartley sortit de la maison et ramassa du bois de chauffage. Les hommes de police l’aperçurent et il faut croire qu’elle les vit aussi. Joannet et Doré se précipitèrent dans la maison. La femme entra derrière eux et saisissant un cor de chasse, se lança aussitôt au dehors et se mit à sonner du cor et à crier à haute voix, pour avertir son mari de se tenir sur ses gardes. Un homme de police fit arrêter le bruit et deux autres firent des recherches dans la grange et les hangards. Trois heures de recherches inutiles convainquirent les gendarmes que Bartley n’était pas chez lui. vers huit heures, ils partirent de la maison emmenant avec eux Bartley fils, âgé de 16 ans et un jeune anglais du nom de Macfonald que l’on croit être un domestique de Bartley. Macdonald est accusé d’avoir tiré sur le connétable Groleau il y a quelques temps. Ces deux individus ont été arrêtés cependant comme témoins dans l’affaire de dimanche dernier.

Les cinq voitures partirent dans l’ordre suivant: d’abord une voiture contenant le grand connétable et le détective Joannet, suivie d’une autre voiture contenant outre le charretier, le sergent Doré et le jeune Bartley. M. Doré occupait un siège à lui seul. Les constables Dussault et Buteau occupaient la troisième voiture, le constable Burke, la quatrième, et le détective Bolger, avec le prisonnier Macdonald, la cinquième.

Pendant quelques voitures montaient lentement une côte, au milieu du bois, à un mille de distance environ de la maison de Bartley, on entendit tout à coup la détonation d,une arme à feu, puis une seconde, puis plusieurs autres. A la première décharge, le malheureux sergent Doré fut blessé à mort, mais il n’en dit rien durant la fusillade. Les charretiers fouettèrent leurs chevaux, mais rendu en face de l’endroit où le premier coup avait été tiré, Bolger fit arrêter sa voiture et tira quatre coup dans les broussailles. En apprenant que Doré était blessé, ses camarades, qui se préparaient à se lancer à la poursuite des assassins, l’entourèrent. L’infortuné fit preuve d’un grand courage, mais il dit de suite qu’il était blessé à mort.

Près de l’endroit où le crime a été commis, se trouve une maison habitée par John Gray. Le pauvre Doré put s’y rendre avec l’aide de deux hommes; les habitants de la maison firent tout en leur pouvoir pour secourir le blessé. Doré demanda un verre d’eau, mais refusa de la boisson qu’on lui offrir, disant qu’il n’en avait jamais pris une goutte de sa vie. A sa demande, un messager fut expédié à Saint Joseph quérir un prêtre et un médecin. Le blessé fut couché sur un lit; il se plaignait d’une forte douleur dans le dos. En examinant les blessures, en trouva que la balle était entrée vers le milieu du dos et, après avoir traversé le corps de part en part, était sortie en avant, du côté gauche, en bas des côtes. La balle fut trouvée, elle a un pouce de long et trois quarts de pouce de circonférence.

Une heure après le crime, les hommes de police, à l’exception de Burke et de Dussault, laissés pour avoir soin du blessé, se mirent de nouveau en route avec les prisonniers. Ils rencontrèrent en chemin le Rév. M. Morrisset qui se hâtait de se rendre auprès du malade. Hélas! il n’a trouvé qu’un cadavre. Plus loin, ils firent la rencontre du médecin qui arriva aussi trop tard. A Saint François, les détectives arrêtèrent deux autres prisonniers, un autre fils de Bartley et un nommé Sherman Louis. Ce dernier est soupçonné d’avoir tirésur le connétable Groleau et les deux détectives, dimanche, le 23. Rendus à Saint Joseph, vers sept heures, samedi soir, les limiers de police logèrent les quatre prisonniers dans la géole du district.

[…]
Le corps du regretté sergent a été transporté à St. Joseph ier, où le Dr. Taschereau, coroner du district de la Beauce, a tenu une enquête de bonne heure ce matin. Un verdict de meurtre avec préméditation contre huit individus dont nous taisons les noms puor le moment dans l’intérêt de la justice.
[…]

L’infortunée victime de ce meurtre atroce laissé une veuve éplorée, deux jeunes enfants et un grand nombre d’amis.

[…]
Le sergent Doré, d’après le témoignage de son chef et de tous ceux qui l’ont connu, était un officier modèle, il valait à lui seul, disait M. le colonel Amyot, une escouade d’hommes ordinaires. C’était un véritable colosse, bien fait et pesant 285 livres.

[…]
Nous apprenons que le Gouvernement se charge de ses funérailles et il faut espérer que rien ne sera épargné pour opérer l’arrestation des coupables. »

Georges Bartley, selon le journal Le Canadien, a été arrêté à Buda, (Illinois), le 10 décembre 1877. Bartley subit son procès en 1878, mais est déclaré non-coupable. Il décède en 1915.

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UN CRIMINEL AMÉRICAIN CAPTURÉ EN ESTRIE [19 AOÛT 1913]

UNE MORT MYSTÉRIEUSE (SAINT-JULIEN-DE-WOLFESTOWN, 1888)

DONALD MORRISON: UN HORS-LA-LOI EN CAVALE (LAC-MÉGANTIC, 1888-1889)

DÉCÈS DU DÉTECTIVE FARAH LAJOIE [MONTRÉAL, 1941]

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Des notaires mystifiés [Montréal, 1923]

La Patrie, 17 novembre 1923

VINGT-HUIT NOTAIRES ONT ÉTÉ VICTIMES DE CETTE MYSTIFICATION
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APPELÉS EN PLEINE NUIT DANS LA RUE CHAMPLAIN POUR UN PRÉTENDU MOURANT

LA POLICE INTERVIENT

Vingt-huit notaires ont été victimes d’une mystification de fort mauvais goût au cours de la nuit de lundi à mardi. Ils ont été appelés à une maison de la rue Champlain, sous prétecte d’assister un mourant qui désirait faire son testament. Mais il n’y avait ni mourant ni malade dans la maison et la maîtresse du logis, saisie de peur, téléphona à la police. On dit que l’auteur de la mystification est connu, que c’est un confrère des victimes.

Les notaires sont dans une vive indignation, car ils n’ont guère goûté cette plaisanterie. Ils auraient même décidé de traduire le coupable devant la Chambred (sic) des notaires, l’accusant d’avoir dérogé à son honneur professionnel. En outre les vingt-huit notaires lui réclament chacun une somme de $20 pour frais de déplacement.

Il y a deux ou trois jours un notaire de la campagne, dit-on, venait rendre visite à un confrère de la ville. C’est alors que l’idée vint à l’un d’eux de jouer un « bon tour » à ses confrères. Les 28 notaires, jeunes et vieux, furent priés par téléphone de se rendre à la maison de la rue Champlain.

Les notaires prirent la chose au sérieux et ils commencèrent vers minuit à se présenter à la maison désignée. Prise de peur, la maîtresse du logis prévint la police. Le défilé des notaires durant presque toute la nuit. Les derniers ne furent pas peu surpris de se trouver nez à nez avec les agents de faction à la porte de la maison. Ils retournèrent chez eux jurant mais un peu tard qu’on ne les prendraient plus. »

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PAR DEVANT NOTAIRE [AVRIL 1878]

ARCHIVES DE NOTAIRES DU BAS-CANADA-QUÉBEC EN LIGNE [19E SIÈCLE]

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>UN PÈRE RECHERCHE SA FILLE [1836]

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Plaidoyer contre la peine de mort [Québec, 1840]

Le Canadien, 12 octobre 1840

« Les exécutions n’ont pas eu lieu à Montréal, vendredi dernier. Il y a eu sursis indéfini pour Michael O’Graby et Elizabeth Williams, et l’exécution de la sentence de James Dunhseath a été remise à vendredi prochain. S’il fallait notre prière pour induire l’autorité exécutive à faire cesser les exécutions publiques, nous la joindrions volontiers aux voeux d’un nombre de publicistes distingués qui se sont élevés contre cette partie des codes criminels de tous les peuples civilisés. Nous avons déjà eu occasion de déclarer notre opinion contre la peine capitale, sans distinction. Nous nions à la société le droit de vie et de mort sur les citoyens, et l’expérience a assez clairement démontré que l’infliction de cette peine est un préventif peu efficace des crimes. Que la société claquemure les hommes dont les passions effrenées menacent la vie et les biens des citoyens, qu’elle les mette hors d’état de ne pouvoir jamais nuire, c’est son droit; mais ce nous parait une singulieré morale que de punir le meurtre par l’homicide. Nous comprenons la logique de la peine capitale sous la doctrine du droit divin, qui fait venir l’autorité de Dieu même; mais nous ne la comprenons pas sous la doctrine qui fait venir l’autorité des gouvernants des peuples, des individus qui les composent collectivement. Sous cette doctrine le pouvoir ou la société n’a que les droits que les citoyens ou les individus ont bien voulu on pu lui céder sur leurs personnes et sur leurs biens. Or l’individu n’a pu céder un droit qu’il n’a pas lui-même, et que nos lois lui refusent, celui de s’oter la vie. « 

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PENDAISON DE CINQ PATRIOTES [MONTRÉAL, 15 FÉVRIER 1839]

PENDAISON DES PATRIOTES CARDINAL ET DUQUETTE [21 DÉCEMBRE 1838]

DÉCÈS DU BOURREAU ARTHUR ELLIS [MONTRÉAL, 1938]

ANN WILEY, BOURREAU (1775, DÉTROIT)

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Décédé après six jours de mariage [1900]

Le Progrès de l’Est, 19 juin 1900

« Richmond
– On écrit de Richmond que le docteur Arthur Denis, qui épousait, lundi dernier, Mlle Burnside, est mort au cours de son voyage de noce, six jours après son mariage. Les jeunes époux étaient partis pour un voyage de huit jours à Montréal, Ottawa et Toronto, et leur mariage avait donné lieu, ici, à de grandes réjouissances, car ils y étaient grandement estimés. L’infortuné a succombé à la pneumonie foudroyante. Il a été inhumé au cimetière Mont-Royal, Montréal, avec les membres de sa famille, déjà décédés. Le docteur Duplessis, de Richmond, un des amis intimes du malheureux jeune homme, a été mandé auprès de lui, mais est arrivé quelques heures après qu’il eut expiré. La jeune femme du défunt retournera prochainement à Richmond, d’où elle n’est partie que depuis quelques jours, avec des espérances si brillantes. »

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Daguerréotype [Québec, 1840]

Extrait du Canadien, 9 octobre 1840

Extrait du Canadien, 9 octobre 1840

« Le Canadien, 9 octobre 1840

DAGUERREOTYPE. – Nous nous sommes donné l’amusement d’aller voir opérer le Daguerréotype de * MM. Halsey et Sadd. Les épreuves que nous avons vues répondent parfaitement à l’idée que nous nous en étions formée d’après les journaux de Paris. Les miniatures qui sortent de l’appareil sont absolument ce que serait l’image des personnes dans un petit miroir, moins l’incarnat et les couleurs de la draperie. Les figures sont plus ou moins parfaites, selon que les personnes gardent plus ou moins d’immobilité sur la sellette. Les yeux, qu’il est impossible de tenir constamment couverts et immobiles pendant l’opération qui ne dure que 3 ou 4 minutes, sont la partie la plus difficile à reproduire avec perfection. »

*Andrew Halsey and Henry Sadd, deux photographes originaires des États-Unis.

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LE GÉNÉRAL TOM POUCE À QUÉBEC [JUILLET 1848]

COLLECTION PHOTOGRAPHIQUE DE LA LIBRARY OF CONGRESS

PHOTOGRAPHIES: JOUETS ANCIENS DU XIXE ET DU XXE SIÈCLE

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De retour du Brésil [1897]

En 1896, plusieurs familles quittent le Québec pour s’établir au Brésil. L’expérience se révèle être un échec…

La Patrie, 27 janvier 1897

« NOS EXILÉS
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Le retour d’une cinquantaine
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Le maire Wilson-Smith voit à leur réception
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Environ cinquante-deux de nos malheureux compatriotes qui étaient allés chercher fortune sous le ciel brûlant du Brésil sont revenus dans notre ville hier soir. Inutile de dire avec quel bonheur, après toutes les misères qu’ils ont endurées là-bas, ces quelques compatriotes ont mis pied sur le sol natal.

Voici les noms des exilés qui sont de retour:

James Garrett, carré Papineau, mouleur, célibataire.
Michael Welsh, 541 rue Centre, Pointe St. Charles, employé à l’incinérateur, père de sept enfants, dont l’épouse est morte à San Paule.
Wm Smith, célibataire.
Wm Skelcher, St. Henri, père de famille.
Wm Farmer, 51 rue St Antoine célibataire.
Chs E. Harris, plombeur, rue Ste Madelene, un enfant.
M. Henny, 116 rue St Martin, père de deux enfants.
M. Vien, ferblantier, Ste Cunégonde, dont l’épouse est morte à Sao Paulo.
Georges Clermont, rue Shaw, avec femme et enfant.
James Starnes, 177 Lagauchetière, mouleur dans le fer, avec femme et enfant.
P. Meney, 158 rue Chatham, machiniste, avec femme et un enfant.
James McKay, cocher, rue St. Urbain, avec femme et quatre enfants.
Jacques Brûlé, journalier, rue St. André, avec femme et deux enfants.
Charles Sanderson, journalier, 233 rue St Martin, avec femme et trois enfants.

Avec eux sont aussi arrivés Victor, Alfred, Léon et Annie Périard, Chas. H. et Wm Hale, James Blavie, Thomas Bluvin et John McDougall.

Nos compatriotes arrivent de New York où ils sont descendus il y a quelques jours.

Les dépêches nous avaient annonce ce fait; aussi les attendions-nous depuis vendredi soir.

[…]
Ce n’est qu’hier soir que le maire Wilson Smith a reçu une dépêche d’Utica, N. Y, signée par l’inspecteur des douanes de cette localité et lui annonçant que le parti des emigrés canadiens était en route pour Montréal.

Le train de New York qui ramenait dans leurs foyers une cinquantaine de ceux qui ont pris passage à bord de la « Moravia » l’été dernier, n’est rentré en gare que vers onze heures hier soir.

Il était réellement impresionnant de voir descendre ces wagons ces hommes, femmes et enfants, brisés par les endurances, le teint hâle et portant au visage des signes de profond découragement.

Les hommes étaient chargés de paquets et de bagages et les femmes portaient leurs enfants dans leurs bras.

Le maire Wilson Smith, dès qu’il apprit la nouvelle, vit immédiatemment à trouver un local pour loger temporairement tout ce monde, ou du moins ceux qui n’avaient pas de familles ou d’amis pour les recevoir.

A l’arrivée du train deux grandes voitures les attendaient pour les transporter aux hôtels du Peuple, tenu par M. Deault et Bonsecours, tenu par M. Charest.

Les emigrés reçurent à ces hôtels tous les premiers soins.

Le maire Wilson-Smith a été interviewé ce matin par notre représentant pour savoir s’il y aurait possibilité de trouver de l’emploi à ces malheureux. Le maire a dit qu’il verrait immédiatement à cela; en attendant, les différentes maisons de refuge leur donneront toute l’assistance voulue. « 

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Visite aux cimetières [Sherbrooke, 1912]

Le Progrès de l’Est, 17 septembre 1912

« VISITE AUX CIMETIÈRES

Dimanche, par un temps semi idéal jusque vers la soirée, a eu lieu la pieuse et sainte visite rituelle annuelle aux tombes des cimetières catholiques. Vu le temps propice, il y avait une foule énorme, voiture, autos, tramways ont pu à peine suffire pour transporter les visiteurs.

La cérémonie religieuse au cimatière a été des plus solennelle et des plus impressive. Mgr LaRocque présidait, entouré de tout son clergé des paroisses et établissements de la ville. au pied, et sur les marches de la grande croix centrale, Monseigneur a, selon sa bonne habitude, fait son sermon en anglais. C’était bien l’endroit pour rappeler à tous les fidèles: la brièveté, l’incertitude de la vie, la mort qui arrive tôt ou tard, et au temps même le plus imprévu, et la nécessité d’une bonne préparation à totu instant pour paraître devant Dieu. Eut-il eu le pressentiment de l’accident fatal tragique qui allait, au même moment, à quelque distance, frapper une sherbrookois (J.-Philippe Pothier), de la paroisse, Mgr n’aurait pas pu mieux parler et rappeler au devoir.

Le sermon de circonstance, par M. l’abbé Desaulniers, vicaire de la cathédrale, a suivi les allocutions épiscopales, et a été écouté avec grande attention.

Le liberal solennel a été chanté par les chorals des paroisses de la ville et a produit grand effet à l’air libre. La cérémonie s’est terminée avec la bénédiction générale donnée par Mgr. Et la journée s’est achevée par la visite et les prières aux tombes. Il était temps, la brume pluviolante a alors commencé pour dégénérer en pluie battante.

A Montréal, malgré le temps demi pluvieux, la visite a été faite au grand et superbe cimetière de la Côte des Neiges du Mont-Royal par des milliers et des milliers de personnes, sans aucun incident ni accident. Mgr l’archevêque Bruchési, entouré d’un nombreux clergé, a présidé toute la cérémonie et a fait les allocutions de circonstances. Les chants graves du « Stabat Mater » et du Libera » qu’amplifiait la situation si belle du lieu, ont été rendus par tous en effet puissant accompagnés par l’excellente musique de l’Harmonie Montréalaise, dirigée par le bien connu M. Hardy. « 

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