Décédé à l’âge de 120 ans? [Ile-aux-Grues, 1869]

Le Courrier du Canada, 11 août 1869

"LA LONGEVITÉ- M. Pierre Plante est mort, le 6 du courant, à l’ile aux Grues, à l’âge de 120 ans. Ce centenaire portait très bien le poids des ans. Quelques jours avant sa mort, il avait la jouissance de toutes ses facultés intellectuelles. A 110 ans, il battait encore le grain au fléau, et travaillait constamment. Une chute qu’il fit il y a deux ans a accéléré sa mort. Le défunt était célibataire. – (Journal de Québec)."

Voici l’acte de sépulture.

Acte de sépulture de Pierre plante, paroisse  Saint-Antoine de l'Isle-aux-Grues.
Acte de sépulture de Pierre plante, paroisse Saint-Antoine de l’Isle-aux-Grues.

Le curé a pris soin d’indiquer que le défunt était âgé d’environ 110 ans et une annotation nous apprend qu’il serait né à St-Michel de Bellechasse. Il serait le fils de Françoise Bolduc et sa marraine serait Isabelle Lamontagne.

Selon le recensement de 1861 à l’Isle-Aux-Grues, Pierre Plante était alors âgé de 108 ans. Profession, ancien serviteur.

10 ans plus tôt, toujours à l’Isle-aux-Grues, il est inscrit comme étant serviteur, né à St-Michel  et étant âgé de 91 ans.

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Amputation [1868]

Le Courrier du Canada, 9 octobre 1868

"Le Dr. De Martigny de St. Romuald, assisté des Drs. Rinfret et Vanderheyden vient d’amputer avec succès la jambe d’un homme de la même localité, âgé de 50 ans. Le patient avait été préalablement mis sous l’influence du protoxide d’azote qui lui fut administré par le Dr. Pourtier de cette ville. L’opération fut accomplie en 10 minutes."

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CES REMÈDES MIRACLES [PUBLICITÉS DOUTEUSES D'ANTAN]

Père de 32 enfants [St-Alexis-des-Monts, 1932]

L’Action catholique, 23 avril 1932

"SEIZE ENFANTS SUR TRENTE-DEUX LUI SURVIVENT

M. Pierre Poudrier, de St-Alexis-des-Monts, est décédé à l’âge de 84 ans. Le défunt était père de 32 enfants, dont seize lui survivent, avec son épouse. Il laisse aussi 130 petits-enfants et un grand nombre d’arrière-petits-enfants. "

Imaginez les réunions de famille!

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Tourville demande des lots de colonisation [1932]

L’Action catholique, 4 mai 1932

"TOURVILLE DEMANDE DES LOTS DE COLONISATION
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UNE IMPORTANTE DÉLÉGATION VIENT RENCONTRER LES MEMBRES DU CABINET PROVINCIAL CE MATIN. – LE CURÉ MATTE ET LE MAIRE FOURNIER EXPOSENT LA SITUATION DANS LAQUELLE SE TROUVE LEUR PAROISSE. – CHÔMAGE AUX USINES.
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BONNES TERRES PRÈS DU VILLAGE

Une importante délégation de Tourville, comté de l’Islet, rencontrait les membres du cabinet provincial ce midi. Présentée par l’hon. Adélard Godbout, les délégués ont demandé la concession de lots pour colonisation.

Par la bouche de M. le Curé Matte, de M. Odilon Fournier, maire, et de quelques autres, les délégués exposèrent aux ministres une situation tout à fait spéciale.

En temps normal, la population de Tourville vit de la terre et du chemin de fer. Une usine de réparation employait régulièrement 100 à 120 hommes. Or, depuis un certain temps, les activités de cette usine ont diminué de 90 p. c. et 15 à 20 hommes sont employés par le chemin de fer. Les autres sont pratiquement des chômeurs.

Ces chômeurs expriment le désir de faire de la colonisation et veulent obtenir des lots qui sont à proximité du centre du village, à moins de deux milles.Actuellement, ces limites forestières sont concédées à la Power Lumber, mais le Ministère de la Colonisation a toujours le droit de résilier un bail pour colonisation, disent les délégués. Ils ajoutent que cette demande est parfaitement dans l’esprit d’une politique de retour à la terre. L’établissement de colons sur ces lots seraient peu dispendieux et l’on pourrait y faire de la bonne terre.

L’hon. M. LaFerté a promis aux délégués d’étudier attentivement leur requête et de faire tout ce qu’il sera possible de faire pour se rendre à leurs désirs."

Sur le site de la municipalité de Tourville, on peut voir quelques photos anciennes.

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F.-X. Aubry, l’écumeur des plaines, meurt à Santa Fe, Nouveau-Mexique [1854]

Voici un article à propos de François-Xavier Aubry, né au nord de Louiseville le 3 décembre 1824 et qui termina sa vie au Nouveau-Mexique âgé de 29 ans.

La Minerve, 26 septembre 1854

"M. F. X. Aubrey, le célèbre voyageur Canadien, vient d’être tué à Santa-Fe, dans une querelle survenue entre lui et un major Weightman à la suite d’une discussion par la voie de la presse et dans laquelle il avait été injurié par ses adversaires. Voici ce que dit un journal américain de la mort de notre illustre compatriote:

Nous trouvons dans les journaux de St.-Louis le récit de la mort de M.F.X. Aubrey, trafiquant canadien d’environ 40 ans, qui avait acquis, par son intrepidité dans les voyages, sa persévérance et ses nombreuses aventures dans l’Ouest, le surnom d’Ecumeur des plaines. En 1848, M. Aubrey fit, le premier et sans aucun compagnon, le voyage de Santa Fe au Fort Independance, (distance d’environ 800 milles) en cinq jours et demi. Pendant cette longue course, il ne dormit que deux heures et ne prit que six repas; il tua six chevaux, fit 20 milles à pied, traversa plusieurs rivières à la nage, reçut une pluie torrentielle pendant 24 heures et, sur un espace de 600 milles, fut obligé de courir dans une boue fatigante. Depuis lors M. Aubrey avait fait plusieurs grands voyages dans l’Ouest, entr’autres en Californie, où il conduisit des bestiaux. On dit que cette seule spéculation lui rapporta plus de $70,000 de bénéfice net. Dernièrement encore, il avait parié d’aller de San Francisco à Santa Fe en 22 jours; il est peut-être inutile d’ajouter qu’il a gagné ce pari.

M. Aubrey a rendu plusieurs services à la science et surtout au corps topographique envoyé dans les Montagnes Rocheuses pour y tracer le futur chemin de fer interocéanique. C’est donc avec un vif regret qu’on a reçu des États la nouvelle de sa mort. Cette mort est d’autant plus triste, qu’après avoir échappé à mille terribles et honorables dangers, M. Aubrey est tombé inglorieusement sous le couteau d’un major Weightmann, ex-représentant du Nouveau-Mexique au congrès, avec lequel il s’était pris de querelle."

Pour en savoir plus: Bouchard Serge et Marie-Christine Lévesque. De remarquables oubliés tome 2 Ils ont couru l’Amérique. Montréal, Lux, 2014, 424 pages ainsi que le site web de l’émission radiophonique De remarquables oubliés.

Tassé, Joseph. Les Canadiens de l’Ouest, tome 2. Montréal, Cie d’imprimerie canadienne, 1878, 458 pages.

Récit du décès de F.-X. Aubry, extrait du Kansas weekly Herald du 29 Septembre 1854.

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QUI LE CONNAÎT? [COLORADO, 1907]

BUFFALO BILL ET LE WILD WEST SHOW [AOÛT 1885, MONTRÉAL]

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L’OR DE LA CALIFORNIE: L’ÉPOPÉE DES RIOUX DE TROIS-PISTOLES (1849-1852)

Détresse dans le comté de Beauce [1837]

Le Canadien, 26 mai 1837

"CORRESPONDANCE

DETRESSE DANS LE COMTE DE BEAUCE

St. François Comté de Beauce, 22 mai 1837

MONSIEUR, – La détresse va toujours en augmentant dans les paroisses St. François et St. George et même dans toute la Beauce.Les chemins étant devenus impraticables par le gonflement des rivières ont réduit les habitans à la plus excessive misère. Les moins affligés, c’est-à-dire, les meilleurs habitans sont eux-mêmes épuisés. Ils ont fait tout en leur pouvoir pour aider les autres et les empêcher de mourir de fain, en vendant ou en prêtant le peu de blé ou de farine qu’ils réservaient pour eux, espérant s’en procurer bientôt de Québec. Nos pauvres cultivateurs sont désolés, non seulement de souffrir la faim cette année, mais de se voir exposés à la même détresse l’année prochaine, une bonne moitié de deux paroisses devant rester sans culture. La plupart n’ont pour toute nourriture qu’un peu de sucre qu’ils font dissoudre dans l’eau. On en trouve même qui n’ont eu d’autres moyens d’éviter de mourir de fain, que de manger les animaux qu’ils trouvaient morts le long des chemins. On ferait le tour des paroisses St. François, St. Joseph, St. George, que l’on ne pourrait trouver un seul pain ou une seule livre de farine à acheter.

C’est un triste spectacle que de voir la plupart des familles de la Beauce. Joignez à cela la picote et les fièvres scarlatines qui se font sentir dans ces malheureuses familles et faites-vous, si vous le pouvez, une idée de l’état des pauvres habitans de la Beauce. Qu’il a été cruel pour eux de ne pouvoir trouver des cautionnements afin d’obtenir des secours nécessaires.

Je suis Monsr.
Votre Serviteur,
… "

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100 POLONAISES VIENNENT TRAVAILLER À SAINT-GEORGES-DE-BEAUCE [MAI 1947]

6. CES GENS QUI ONT MARQUÉ NOTRE HISTOIRE: GEORGES POZER

ELLE DONNE NAISSANCE À DES JUMEAUX POUR LA QUATRIÈME FOIS [ST-MALACHIE, 1935]

LOUP-GAROU ET MAISONS HANTÉES

Des familles quittent Natashquan [1888]

Le Canadien, 21 septembre 1888

"La misère au Labrador

Mardi, la goëlette commandée par le capitaine A. E. Joncas, débarquait à Québec quatre familles venant de Natashquan, Côte du Labrador. De même que les cinq familles débarqués lundi du steamer ‘Other’, ces malheureux pêcheurs fuient la famine qui les menaçaient.

L’histoire racontée par ces malheureux est bien triste. Un chef de famille, père de sept enfants, dit qu’il a été obligé de fermer sa maison dans laquelle sont tous les meubles qu’il possédait.

Cette maison, qui vaut au moins quatre cents piastres, il l’a offerte pour quinze piastres et il n’a pas réussi à la vendre, car personne là-bas n’avait l’argent nécessaire. Il a aussi été forcé d’abandonner ses meubles vu qu’il n’avait pas les moyens de les apporter avec lui. Il dit aussi que le seul poële qu’il possédait, et qui lui avait coûté $16, a dû être laissé là, car personne ne pouvait lui payer la piastre qu’il en demandait.

Ces quatre familles vont aller s’établir dans le comté de Beauce, canton de Metgermette*, où déjà plusieurs familles venant du Labrador sont rendues."

*Canton de Metgermette: auj. Sainte-Aurélie et Saint-Zacharie.

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LE MOULIN DE METGERMETTE [SAINTE-AURÉLIE, 1874]

LES DANGERS DE LA DRAVE [1932]

RENCONTRE FATALE AVEC DES GARDES-CHASSE AMÉRICAINS [1902]

DES NOUVELLES D’UNE PAROISSE DE COLONISATION: SAINT-ZACHARIE DE METGERMETTE [1881]

Découvrir l'histoire et le patrimoine du Québec grâce aux journaux, par Vicky Lapointe

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