Mgr. Faucher et la moralité des lectures [1929]

L’Action catholique, 29 octobre 1929

MGR A. FAUCHER ET LA MORALITE DES LECTURES

Le Cercle paroissial de N.-D. de Jacques-Cartier a inauguré brillamment hier soir la série de ses conférences musico-littéraires.

Nos lecteurs connaissent le programme musical que nous avons transcrit hier et dont l’exécution fut intéressante.

C’est Monseigneur Adjutor Faucher, curé de l’endroit, qui avait accepté de faire la causerie d’ouverture. Il avait choisi un sujet de grande et de terrible actualité: "La moralité des lectures".

Tous, déclare substantiellement le conférencier, tous, nous avons le devoir de bien employer notre temps, de chercher la vérité et de mettre dans nos intelligences plus de lumière. Or, la lecture est le moyen ordinaire de science et d’information.

Mais, comment faire un choix convenable? Des bibliothèques, comme celle de nos bonnes paroisses par exemple, ont accompli un triage judicieux et éclairé pour ceux à qui manque ou le temps ou l’instruction.

Malheureusement, on lit à la vapeur et l’on pratique un éclectisme douteux. L’on prend parfois ce qui tombe sous la main, c’est-à-dire n’importe quoi.

Aujourd’hui, vous trouvez des livres et brochures à la devanture de magasins divers qui écoulent à la foi productions littéraires, chocolats, dragées de toutes sortes. (Paul Bourget voisine avec les boîtes de cigares…!)

Grâce aussi à des libraires trop complaisants, des livres mauvais circulent librement de mains en mains.

Les livres de France sont souvent passionnels. On se demande si nos cousins là-bas n’ont pas juré notre corruption, parfois.

La diffusion de la mauvaise lecture a déterminé, dans plusieurs cas et pour une part prépondérante, la déchéance de la femme.

Il est, par contre, tant de bons ouvrages, bien inspirés, bien écrits, bien intéressants, la Bibliothèque de Jacques-Cartier en surabonde!

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La lecture des mauvais livres [1880]

Pour l’amour des livres (photographies anciennes)

Mise à l’index du roman Les demi-civilisés de Jean-Charles Harvey [25 juillet 1934]

Fondation de l’Institut canadien [Montréal, 1844]

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Fermons ces maisons publiques le dimanche! [1821]

Le Canadien, 15 août 1821

Quebec, 7 août 1821

Mr. L’EDITEUR

Permettez-moi de vous communiquer quelques reflexions relativement à la conduite de quelques uns de nos Aubergistes licenciés en vertu d’un pouvoir qui leur est accordé par l’autorité civile. L’amour de la tranquillité publique et du bien en general sont les seuls et uniques motifs qui me vous les font envoyer. Je veux, en particulier, faire allusion à une de ces maisons publiques tenues à une petite distance de la place du marché de la Haute-Ville, qui offre, le Dimanche comme les autres jours, le spectacle le plus dégoutant de la depravation complète des moeurs.

Il me semble, Mr. l’Editeur, que d’après une de nos loix existantes, il est defendu aux aubergistes de distribuer des liqueurs fortes le saint jour du Dimanche, et cette loi mise en force devroit contribuer à rendre de tels excès moins communs; il est triste qu’elle ne soit pas observee avec plus d’exactitude. Il suffiroit aussi d’une surveillance plus exacte pour obliger les aubergistes à veiller au moins avec plus de soins à ce qui se passe dans leurs maisons, qui le plus souvent sont le repaire et le debordement de l’immoralité. Il seroit tems de porter remède à quelques uns de ces inconveniens qui se multiplient et grossissent tous les jours, il faut avouer pourtant que le nombre de ces établisssemens n’excederoit pas nos besoins reels, s’ils étoient mieux gouvernés et conduits de manière à répondre à l’object en vue par la loi. Il est inutile d’entreprendre de tracer le tableau des scènes sales et dégoutantes qui se passent journellement dans quelques-uns de ces temples élevés au vice, sous les yeux mêmes de ceux qui sont preposés au maintient du bon ordre sans encore avoir la douleur de les voir se repeter le saint jour du Dimanche. Ces allegués, Mr. l’Editeur ne sont malheureusement que trop vrais; j’en appelle à vous même, au temoignange de votre propre conscience. Ne voyez-vous pas le Dimanche plus de personnes ivres que les autres jours! Oui, sans doute, et la raison en est bien évidente: les lois civiles et religieuses interdisent le travail en ce jour, pour que ceux qui sont sujets se livrent entièrement aux exercices de leur differente religion, et qui au contraire courent en foule se precipiter dans ces asiles de la débauche et du libertinage. Vous sentez donc avec moi, Mr. l’Editeur, la nécessité pressante de ternir fermées, le Dimanche, toutes ces maisons publiques.

S.E.U.

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Mise en garde contre les auberges [Québec, 1847]

Un voyageur de Montréal tué par un soldat [Québec, 13 septembre 1807]

Annuaires Marcotte de Québec et leurs prédécesseurs, 1822-1920

Histoire judiciaire: Le docteur L’Indienne, un meurtrier en série? St-Jean-Port-Joli, 1829

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Le mauvais état des routes [1922]

L’Autorité, 8 juillet 1922

LE GOUFFRE DE NOS ROUTES
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A l’Hon. M. Perron, ministre de la oirie [sic]de réparer l’incurie de son devancier.
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En toute sincérité, nous avouons que l’hon. J.L. Perron a recueilli une lourde, une très lourde succession en prenant la voirie provinciale après l’hon. M. Tessier, que l’Autorité n’a pas ménagé à l’occasion, parce qu’il n’était pas l’homme pour mener à bonne fin cette redoutable entreprise.

Aussi le premier soin de M. Perron, en assumant sa nouvelle charge, fut-il de sonner le branle-bas, de faire l’inspection de son équipage et de jeter à la mer ce qui encombrait le navire au lieu de lui être un appoint.

Nos routes, que nous avons façonnées à coups de millions font pitié. Aux portes de Montréal, métropole du Canada, la jetée de Laprairie nous procure la plus effroyable réclame. Des enthousiastes ont estimé que cette année le tourisme nous rapporterait $12,000,000. Allons-nous assécher cette prodigieuse source de revenus par des mauvaises routes qui nous coûtent plus cher, sachez bien, que des bonnes?

L’activité, l’énergie de l’actuel ministre de la voirie sont connues. Il bénéficiera de la funeste expérience de son devancier en ne laissant pas les routes nouvellement construits à l’abandon, mais en les plaçnt [sic] sous une surveillance continue.

Il s’empressera de réparer les routes les plus fréquentées. La population du Québec, après avoir été lente à se rendre compte, a constaté, durant les trop peu nombreuses années qu’elle bénéficiera de bonnes routes, quelle richesse c’était.

Dans les circonstances difficiles se révèlent les hommes vraiment capables. M. Perron passe pour être un de ceux-là. Et nous l’estimerons d’autant plus qu’il se montrera le plus à la hauteur.

FLAMBEAU

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Le train fait son apparition au Bas-Canada [1836]

L’incendie du Neptune Inn [Québec, 1925]

Emeute du 1er avril 1918 contre la conscription [Québec]

Naissance des jumelles Dionne [28 mai 1934]

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Un anarchiste canadien-français à New York [1914]

Le 4 juillet 1914, une bombe explose avenue Lexington, à New York. Quatre personnes décèdent, soient Arthur Caron, Charles Berg,  Carl Hanson et Marie Chavez et sept sont blessées.  L’enquête conclut que Caron, Berg et Hanson ont été victimes de l’explosion prématurée de la bombe qu’ils destinaient à l’homme d’affaires John D. Rockefeller.

Arthur Caron, natif du Canada, était âgé de 29 ans au moment de son décès. Veuf exerçant la profession d’ingénieur, il  était le fils de Marie Ross et Joseph Caron (mariés à Beauport, Québec, en 1877).

Le 3 juillet 1905, à Fall River, Mass, Arthur Caron a épousé Elmina Reeves, fille de Jeremy  et de Almina Cardin.  Elmina Reeves est décédée à Fall River le 5 décembre 1912 quelques jours après la naissance de leur fils Reeves.

Sources: More Powerful Than Dynamite: Radicals, Plutocrats, Progressives, and New York’s Year of Anarchy de Thai Jones et les journaux suivants: The Sun, 7 juillet 1914, page 16 et le New York Times du 5 juillet 1914.

Voici maintenant un article sur l’explosion de juillet 1914.

***

La Patrie, 6 juillet 1914

A LA POURSUITE DES ANARCHISTES

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LA POLICE VEUT À TOUT PRIX ÉCLAIRCIR LE MYSTÈRE DE LA BOMBE, QUI A FAIT SAUTER PLUSIEURS DYNAMITEURS À NEW YORK.
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FUNERAILLES SOLENNELLES

(Service spéciale de la PATRIE)

Immeuble du 1626, avenue Lexington, New York, suite à l'explosion. Library of Congress

Immeuble du 1626, avenue Lexington, New York, suite à l’explosion. Library of Congress

NEW-YORK, 6. – Une armée de détectives est aujourd’hui aux trousses de Michael Murphy, le jeune anarchiste, qui échappa à la mort, lors de l’explosion samedi, qui détruisit la maison ouvrière du no. 1626 de l’avenue Lexington. C’est, dans l’opinion de la police, l’homme qui peut le mieux les renseigner sur ce qu’il s’est passé exactement dans le logement de Caron.

OU EST MURPHY

Murphy fut pendant quelque temps dans les mains de la police, mais il disparut mystérieusement avant que son identité ait pu être établie. On l’avait recueilli comme étant une des victimes de l’explosion, on lui donna des vêtements pour remplacer les siens qui étaient en lambeaux, mais aussitôt pourvu, il fila sans qu’on s’en aperçut.

On ne dit pas sous quelle accusation Murphy pourrait être gardé; mais on croit qu’on pourrait le décider à parler sur ce qui a amené l’explosion et lui faire donner des explications sur les mouvements mécaniques et autres objets employés pour la fabrication des bombes qui étaient gardées dans la maison qui a sauté.

ILS NE VEULENT RIEN DIRE

Louise Berger, belle-soeur de Carl Hansen, un de ceux qui ont été tués, demeurait au même étage et elle prétend qu’elle ne savait absolument rien de ce qui concerne les explosifs.

Arthur Caron vers 1914. Library of Congress

Arthur Caron vers 1914. Library of Congress

Alexander Berkman et d’autres adeptes du mouvement de la "libre parole" avec lequel Caron, Hansen et Berg, trois des victimes de l’explosion étaient identifiés, ont déclaré qu’ils croient que ces derniers ont été tués par une bombe qui aura été envoyée par un ennemi, et qu’ils ont été victimes de la cause, qu’ils défendaient. Ces hommes ont déclaré en outre qu’ils se proposaient de faire à leurs amis des funérailles solennelles sur l’Union Square…

FUNERAILLES SOLENNELLES

D’après Berkman plusieurs organisations ouvrières faisaient déjà des préparatifs pour tenir ces funérailles samedi prochain. Il y aurait des discours par lui Berkman, par Leonard Abbott, par Rebecca Eddelson et Charles Plunkett, si tous sont libres à ce moment-là. Berkman ajouta que les corps de leurs amis seraient soumis à l’incinération.

UNE FABRIQUE DE BOMBES

NEW-YORK, 6. – Une grande quantité de dynamite que la police croit avoir été amassées pour fabriquer des bombes, a fait explosion hier, au dernier étage d’une maison ouvrière sise avenue Lexington, No 1626. Toute la partie supérieure de la maison a été détruite, quatre personnes ont été tuées et une douzaine ont été blessées.

"INDUSTRIAL WORKERS" COMPROMIS

La police dit avoir la preuve que ces explosifs appartenaient à des membres des "Industrial Workers" et qu’ils étaient destinés à détruire la propriété de John. D. Rockefeller.

Dans les ruines de la maison, on a découvert des preuves certaines que l’appartement d’Arthur Caron, tué par l’explosion, était le centre de la distribution de littérature révolutionnaire, et que, au moment de l’explosion cette chambre s’était transformée en manufacture d’engins de mort. On a retrouvé une presse à imprimerie des pamphlets révolutionnaires, des circulaires, une dynamo électrique, des cartouches, des morceaux de fer. On croit avoir là l’indice d’un complot d’anarchistes.

I.W.W. Committee--Sullivan, Caron, Plunkett, Turner, Woolman,e ntre 1910 et 1914. Library of Congress.

I.W.W. Committee–Sullivan, Caron, Plunkett, Turner, Woolman,e ntre 1910 et 1914. Library of Congress.

CONTRE ROCKEFELLER

Deux des victimes de l’explosion étaient des agitateurs de renom qui devaient être amenés aujourd’hui devant les tribunaux, sous l’accusation de mauvaise conduite, lors de la campagne inaugurée contre John D. Rockefeller, jr, au sujet de son attitude lors de la grève des mineurs au Colorado.

On a retrouvé le cadavre de la quatrième victime. C’est un associé de Caron, du nom de Charles Berge, et connu sous le nom de "Big Swede". Les autres victimes sont: Charles Hanson et Mary Claves. Les chefs de l’I.W.W. ont déclaré que Caron ne faisait pas partie de leurs association, qui l’avait refusé.

UNE MAIN CRISPÉE

On a retrouvé une main crispée, tenant encore deux bouts de fils de fer, comme pour les faire se toucher. On croit que celui à qui cette main appartenait se préparait à faire sauter une bombe, lorsque l’explosion se produisit et le déchira en morceaux.

ANARCHISTES ET I.W.W.

Alexander Berkman, anarchiste et associé de Emma Goldman, à la publication du "Morther Earth", journal anarchiste,a été interrogé par la police hier. Il a déclaré que aucune des victimes ne faisait partie des I.W.W. Il déclare que plusieurs sociétés anarchistes se préparent à faire aux victimes d’imposantes funérailes publiques.

Funérailles d'Arthur Caron, 8 juillet 1914, New York. Library of Congress.

Funérailles d’Arthur Caron, 8 juillet 1914, New York. Library of Congress.

Un groupe de partisans, se rendra à Terrytown, demain, pour y assister au procès des agitateurs de l’I.W.W. Aucune précaution extraordinaire n’a été prise. On ne croit pas qu’il y ait du trouble.

M. John D. Rockefeller s’est rendu hier à l’église du Pocanto Hills comme d’habitude. Il s’y est rendu en automobile, mais il est revenu à pied, accompagné par un ami. On n’a pas vu de partisans des I. W. W autour de la propriété pour quelques temps et les gardes n’ont rien eu à faire.

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Oscar Benoit et la grève de Lawrence, Massachusetts (29 janvier 1912)

Photographies: Ces enfants qui travaillaient dans les usines de Winchendon, Massachusetts (septembre 1911)

Photographies: Les Canadiens-français à New Bedford, Massachusetts et Manchester, New Hampshire, 1909-1912

Drinkwine, un billet sans alcool [New York, 1920]

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La statue de Notre-Dame-du Saguenay à Cap-Trinité [1881]

Classée objet patrimonial par le gouvernement québécois, en 1965, la statue de Notre-Dame-du-Saguenay est l’oeuvre de Louis Jobin. Mesurant 7,5 mètres, elle a été installée au Cap-Trinité le 15 septembre 1881. C’est Charles-Napoléon Robitaille, un commis voyageur qui fut l’initiateur du projet. Quelques années auparavant, il avait faillit périr en traversant la rivière Saguenay.

Cap Trinité - Statue de Notre-Dame-du-Saguenay . - Vers 1900. Vue en contre-plongée de son profil droit, à remarquer la possibilité d'apercevoir le sculpteur Louis Jobin son créateur près du socle de la statue . BANQ. Cote: Cote : P600,S6,D5,P93

Statue Notre-Dame-du-Saguenay. Vue en contre-plongée de son profil droit, à remarquer la possibilité d’apercevoir le sculpteur Louis Jobin son créateur près du socle de la statue . BANQ. Cote: Cote : P600,S6,D5,P93

Le Canadien, 17 septembre 1881

INSTALLATION DE LA STATUE DE L’IMMACULEE CONCEPTION

Mercredi dernier, à 12.30 heures précises, le steamer Saguenay, quittait le quai St-André, ayant à son bord une centaine de pèlerins qui voulaient être témoins de l’imposante cérémonie de l’installation de la statue de l’Immaculée Conception. A neuf heures et demie, le steamer touchait au quai de la Rivière-du-Loup, où quelques personnes se joignirent aux pèlerins, entre autres les révérends M. Hébert, curé de Kamouraska, et Dion, curé de la Rivière-Ouelle. Une demi-heure plus tard, le Saguenay était en route pour Tadoussac où il arriva vers minuit. C’était le temps de se livrer entre les bras de Morphée, aussi personne ne se fit prier.

A cinq heures du matin, les pèlerins se rendirent à la charmante église de Tadoussac pour assister à la messe célébrée par le Rév. M. Dion pour le succès de l’oeuvre.

Le steamer quitta le quai de Tadoussac à six heures et demie, et arriva au Cap Trinité 3 heures plus tard. Sa Grandeur Mgr de Chicoutimi et plusieurs membres de son clergés étaient déjà sur les lieux.

Sa Grandeur fit aussitôt la bénéfiction de la croix et de la statue; Sa Grandeur était entourée de prêtres suivants:

RR. Messieurs Kirouack, Sirois, Tremblay, Huot, Roberge, Pelletier et Girard, du diocèse de Chicoutimi; Hébert, Dion et Beaulieu de l’Archidiocèse de Québec; et Gagnon, du diocèse de Rimouski.

Le sermont de circonstance fut prononcé par sa Grandeur elle-même.

La cérémonie était vraiment imposante: les deux steamers le Saguenay et le St-Laurent, qui arrivait de Chicoutimi, se tenaient à 250 pieds environ du pied du Cap, dont la hauteur est de 2,500 au-dessus du niveau de l’eau.

Le soleil brillait d’un vif éclat.

Des centaines de voix chantaient des cantiques dédiés à Marie.

Un américain qui assistait à la fête n’a pu s’empêcher de faire la remarque suivante: "Le Pape n’a jamais officié dans un temple aussi vaste".

A la fin de la cérémonie, l’évêque de Chicoutimi a accordé 40 jours d’indulgence à toutes les personnes présentes et à toutes celles qui, passant devant la statue, réciteront trois Ave.

La fête se termina par la nomination du Rév. M. Hébert, de l’archidiocèse, comme vicaire général du diocèse de Chicoutimi, en souvenir des services signalés que ce digne prêtre a rendus à la colonisation du Saguenay.

Voici les noms des parrains et des marraines de la statue et de la croix:

Sa Grandeur Mgr de Chicoutimi; et Mme Guay; M.E. Beaudet, M.P.P. et Mme Vinceletti; M. Ernest Cimon, M.P., et Mme Cimon; M. Audet, M.P.P. et Mme Audet; Colonel Laurin, N.P., et Mme Laurin; M. Vincent Cazeau; M. et Mme François Gourdeau; M. et Mme Foisy; M. et Mme J. Martineau; M. et Mme Olivier Rochet; M. et Mme J.U. Gregory (représenté par M. Marquis et Mlle Leduc,), M. et Mme Gibson.

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Un incendie dévastateur au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 19 mai 1870

Faut-il permettre aux Doukhobors de s’établir au Lac-Saint-Jean? [1890]

Explosion au chemin de fer de la Baie des Ha! Ha! [14 avril 1910]

Louis Jobin, sculpteur (1845-1928)

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Pas d’enfants dans les rues après 9 heures [Montréal, 1917]

L’Action catholique, 13 avril 1917

PAS D’ENFANTS DANS LES RUES APRES 9 HEURES
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IL EST QUESTION A MONTREAL D’ETABLIR LE COUVRE FEU POUR LES ENFANTS – PROJET D’UN REGLEMENT
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Montréal 13 spéc. L’échevin Elie propose le couvre-feu pour les enfants au-dessous de quinze ans et ce projet provoque d’intéressants commentaires.

M.Elie a été bien inspiré en soumettant une telle proposition et il ne fait pas de doute, si l’on en juge par les adhésions nombreuses qu’il a reçues qu’elle sera généralement bien accueillie du public.

On réalise en effet par l’exemple malheureux du passé, qu’il est très dangereux de laisser les enfants jouer dans les rues après neuf heures du soir, alors qu’ils peuvent être exposés à toutes sorte de contacts malsains. Le comité de législation, à sa réunion d’hier a considéré un projet de règlement soumis par l’échevin Elie et l’a approuvé à l’unanimité. Cependant, avant de faire rapport au conseil, on demandera l’avis du contentieux pour savoir si la ville peut édicter un tel règlement.

Le projet de règlement dit qu’il sera défendu, après 9 heures du soir, de jouer, courir, chanter ou faire du bruit dans les rues, ruelles, cours ou places publiques, ou tous autres endroits de la cité, qui ne sont pas spécialement réservés pour fins d’amusement.

Tout officier de police pourra obliger un mineur ayant moins de 15 ans révolus, à rentrer à son domicile après 9 heures du soir. Il appartiendra au père, à la mère, au tuteur, au précepteur ou au gardien de faire rentrer ses enfants après 9 heures du soir.

Cependant un enfant au-dessus de 15 ans pourrait sortir après 9 heures du soir, s’il est accompagné d’une personne responsable.

La claude pénale prévoit une amende de $40, en cas d’infraction.

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Guide de la police de la cité de Québec [1893]

Ceux qui conduisent vite [Montréal, 1837]

L’inquiétant Dr. Tumblety [Montréal, 1857]

Un air de Far West chez Joe Beef [Montréal, novembre 1887]

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Les ouvrières de l’usine Eddy de Hull mises en lock-out [1919]

L’Action catholique, 16 décembre 1919

LA GREVE A HULL

Le "Droit" publie ce qui suit au sujet de la grève des employés de la manufacture d’allumettes E.B. Eddy. "Le Lockout" a été déclaré vendredi soir à la manufacture d’allumettes chez E.B. Eddy, et trois cents personnes, la plupart des filles faisant partie de l’Association ouvrière catholique, sont aujourd’hui sans travail. C’est la nouvelle qui s’est répandue, hier soir, comme une traînée de poudre dans notre ville. Voilà l’épreuve qui tombe comme une bombe sur la tête de l’Association ouvrière féminine catholique et qui réussira certainement à lui donner la force que des victoires trop facilement remportées ne peuvent donner. Tant que tout marche bien, on ne saisit pas toujours la valeur et la nécessité de l’Association; c’est une situation comme celle qui est actuellement faite aux employées de la manufacture d’allumettes qui prouve la nécessité de l’union au point de vue protection.

C’est une association catholique, cherchera-t-on à dire en certain quartier, et cependant, elle est en difficulté. Eh bien oui! il n’y a pas d’association au monde capable d’empêcher une compagnie de fermer ses portes. Il y a des associations, par exemple qui peuvent éviter des grèves et les associations ouvrières catholiques sont celles-là.

EXPLIQUONS

Pour bien comprendre la situation telle qu’elle est, il est nécessaire de remonter un peu plus haut et de chercher la cause de cette difficulté.

Il y a environ trois mois, la compagnie E.B. Eddy, se trouvant dans un grand besoin de surproduction, proposa aux filles de manufacture d’allumettres d’accepter le système de trois équipes, le travail devant se terminer à 8,30 heures du soir. La proposition fut rejetée par les filles.

La compagnie demanda alors aux employées de donner pendant deux mois une journée de dix heures d’ouvrages. Les filles y consentirent et donnèrent deux mois durant les dix heures d’ouvrages.

Ne trouvant pas encore la production suffisante, la compagnie revint et proposa de nouveau le système des trois équipes. D’une manière générale, les employées refusèrent encore.
LA COMPAGNIE

Il est bon de remarquer que durant ce temps-là les autorités de la compagnie déclaraient, à maintes reprises, aux représentants de l’Association ouvrière qu’elles lui donneraient leur appui et traiteraient avec plaisir avec l’agent d’affaires de cette organisation pour régler les relations entre elles et les membres de l’Association.

Certains employés haut placés paraissent cependant, pendant que les autorités promettaient de traiter avec l’agent d’affaires, chercher à conclure des arrangements avec les employés individuellement. Y réussirent-ils, nous ne le savons pas, mais ce qui est certain c’est qu’à l’assemblée tenue, mercredi soir, par les filles de cette manufacture. Il fut impossible de s’entendre, à savoir si on allait accepter les trois équipes avec une augmentation de salaire.

L’agent d’affaires fut chargé d’aller entamer les négociations avec la compagnie dès le lendemain matin. Il y alla et dès son arrivée crut comprendre qu’on était déjà au courant de la division qui paraissait exister entre les filles. Il promit que l’Association ne causerait pas de trouble ni grèves. Les négociations en pouvaient se termine à cette entrevue.

CONDITIONS DES PATRONS
Les employées ont reçu la réponse officielle de la compagnie hier soir. On leur dit qu’il n’y aurait pas d’ouvrage aujourd’hui dans la manufacture et on afficha en résumé les conditions suivantes qu’il faudrait remplir pour reprendre le travail:

A partir de lundi matin, à 7 hrs et demie, les employées travailleront pas roulements ou équipes de manières à donner une semaine de 44 1/2  heures avec une augmentation de salaire de 25 p.c. du salaire actuel.

Les équipes se succèderont de manière à former une journée totale de travail à la fabrique de 7,30 heures du matin à 7,30 du soir, excepté le vendredi, où la fabrique fermera à 9 heures du soir.

Avant de reprendre le travail, toutes les filles seront obligées de signer un engagement acceptant le système des équipes, avec la semaine de 44 1/2 heures par tant que la compagnie le jugera nécessaire;

Les filles devront s’engager en plus à travailler à la machine désignée par la compagnie;

Celles qui n’accepteront pas le nouveau système seront considérée comme ayant abandonné leur position et elles ne pourront revenir qu’à mesure qu’il se créera des vacances;

La compagnie gardera à son emploi les nouvelles employées qu’elle pourra engager pendant que se réglera le différend:

Il n’y aura pas de travail aujourd’hui samedi, mais la fabrique restera ouverte la journée durant pour permettre aux filles d’aller présenter leur demande de réemploiement selon le nouveau système des équipes.

On nous dit aussi qu’un autre article a été affiché disant que les filles devront s’engager à ne faire partie d’aucune union ou association "secrète".

REPONSE DES EMPLOYEES

Les employées congédiées nous disent qu’elles en étaient venues à une entente entre elles, hier, et étaient [illisible] d’accepter le système [illisible]pes;mais qu’elles n’ont [illisible] temps de le faire et de voir avec la compagnie qui a déclaré le lock-out hier soir.

Elles ont tenu, hier soir, une grande assemblée, et on décidé unanimement de ne pas aller prendre l’engagement que la compagnie leur demande. Elles disent qu’on a voulu briser l’union avec un lock-out, mais qu’on n’a réussi qu’à la rendre plus vigoureuse. Elles ne sont pas prêtes à rejeter toutes les conditions que la compagnie leur impose. Elles rejetteront certainement celle qui veut les obliger à dissoudre leur union et elles exigeront que la compagnie donne certaines garanties relativement aux heures de travail et au salaire qui sera payé lorsque la crise de la production sera passée.

L’exécutif du syndicat des filles nous dit que si la compagnie ne veut en venir à des conditions acceptables, il n’aura pas de difficulté à placer ses membres. Il a déjà reçu des demandes capables de résoudre immédiatement la question.

Pour en savoir plus: Déclenchement d’un premier conflit de travail dans les usines d’allumettes de la compagnie Eddy (Bilan du siècle) et « Le syndicat catholique des allumettières de Hull, 1919-1924 » par Michelle Lapointe, Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 32, n° 4, 1979, p. 603-628.

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