Daguerréotype [Québec, 1840]

Extrait du Canadien, 9 octobre 1840
Extrait du Canadien, 9 octobre 1840

« Le Canadien, 9 octobre 1840

DAGUERREOTYPE. – Nous nous sommes donné l’amusement d’aller voir opérer le Daguerréotype de * MM. Halsey et Sadd. Les épreuves que nous avons vues répondent parfaitement à l’idée que nous nous en étions formée d’après les journaux de Paris. Les miniatures qui sortent de l’appareil sont absolument ce que serait l’image des personnes dans un petit miroir, moins l’incarnat et les couleurs de la draperie. Les figures sont plus ou moins parfaites, selon que les personnes gardent plus ou moins d’immobilité sur la sellette. Les yeux, qu’il est impossible de tenir constamment couverts et immobiles pendant l’opération qui ne dure que 3 ou 4 minutes, sont la partie la plus difficile à reproduire avec perfection. »

*Andrew Halsey and Henry Sadd, deux photographes originaires des États-Unis.

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COLLECTION PHOTOGRAPHIQUE DE LA LIBRARY OF CONGRESS

PHOTOGRAPHIES: JOUETS ANCIENS DU XIXE ET DU XXE SIÈCLE

PHOTOGRAPHIE: MONTRÉAL ET QUÉBEC AU DÉBUT DU XXE SIÈCLE SELON LES FRÈRES NEURDEIN

De retour du Brésil [1897]

En 1896, plusieurs familles quittent le Québec pour s’établir au Brésil. L’expérience se révèle être un échec…

La Patrie, 27 janvier 1897

« NOS EXILÉS
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Le retour d’une cinquantaine
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Le maire Wilson-Smith voit à leur réception
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Environ cinquante-deux de nos malheureux compatriotes qui étaient allés chercher fortune sous le ciel brûlant du Brésil sont revenus dans notre ville hier soir. Inutile de dire avec quel bonheur, après toutes les misères qu’ils ont endurées là-bas, ces quelques compatriotes ont mis pied sur le sol natal.

Voici les noms des exilés qui sont de retour:

James Garrett, carré Papineau, mouleur, célibataire.
Michael Welsh, 541 rue Centre, Pointe St. Charles, employé à l’incinérateur, père de sept enfants, dont l’épouse est morte à San Paule.
Wm Smith, célibataire.
Wm Skelcher, St. Henri, père de famille.
Wm Farmer, 51 rue St Antoine célibataire.
Chs E. Harris, plombeur, rue Ste Madelene, un enfant.
M. Henny, 116 rue St Martin, père de deux enfants.
M. Vien, ferblantier, Ste Cunégonde, dont l’épouse est morte à Sao Paulo.
Georges Clermont, rue Shaw, avec femme et enfant.
James Starnes, 177 Lagauchetière, mouleur dans le fer, avec femme et enfant.
P. Meney, 158 rue Chatham, machiniste, avec femme et un enfant.
James McKay, cocher, rue St. Urbain, avec femme et quatre enfants.
Jacques Brûlé, journalier, rue St. André, avec femme et deux enfants.
Charles Sanderson, journalier, 233 rue St Martin, avec femme et trois enfants.

Avec eux sont aussi arrivés Victor, Alfred, Léon et Annie Périard, Chas. H. et Wm Hale, James Blavie, Thomas Bluvin et John McDougall.

Nos compatriotes arrivent de New York où ils sont descendus il y a quelques jours.

Les dépêches nous avaient annonce ce fait; aussi les attendions-nous depuis vendredi soir.

[...]
Ce n’est qu’hier soir que le maire Wilson Smith a reçu une dépêche d’Utica, N. Y, signée par l’inspecteur des douanes de cette localité et lui annonçant que le parti des emigrés canadiens était en route pour Montréal.

Le train de New York qui ramenait dans leurs foyers une cinquantaine de ceux qui ont pris passage à bord de la « Moravia » l’été dernier, n’est rentré en gare que vers onze heures hier soir.

Il était réellement impresionnant de voir descendre ces wagons ces hommes, femmes et enfants, brisés par les endurances, le teint hâle et portant au visage des signes de profond découragement.

Les hommes étaient chargés de paquets et de bagages et les femmes portaient leurs enfants dans leurs bras.

Le maire Wilson Smith, dès qu’il apprit la nouvelle, vit immédiatemment à trouver un local pour loger temporairement tout ce monde, ou du moins ceux qui n’avaient pas de familles ou d’amis pour les recevoir.

A l’arrivée du train deux grandes voitures les attendaient pour les transporter aux hôtels du Peuple, tenu par M. Deault et Bonsecours, tenu par M. Charest.

Les emigrés reçurent à ces hôtels tous les premiers soins.

Le maire Wilson-Smith a été interviewé ce matin par notre représentant pour savoir s’il y aurait possibilité de trouver de l’emploi à ces malheureux. Le maire a dit qu’il verrait immédiatement à cela; en attendant, les différentes maisons de refuge leur donneront toute l’assistance voulue. « 

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PORTRAITS DE MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ ASIATIQUE AU QUÉBEC 1850-1945

Visite aux cimetières [Sherbrooke, 1912]

Le Progrès de l’Est, 17 septembre 1912

« VISITE AUX CIMETIÈRES

Dimanche, par un temps semi idéal jusque vers la soirée, a eu lieu la pieuse et sainte visite rituelle annuelle aux tombes des cimetières catholiques. Vu le temps propice, il y avait une foule énorme, voiture, autos, tramways ont pu à peine suffire pour transporter les visiteurs.

La cérémonie religieuse au cimatière a été des plus solennelle et des plus impressive. Mgr LaRocque présidait, entouré de tout son clergé des paroisses et établissements de la ville. au pied, et sur les marches de la grande croix centrale, Monseigneur a, selon sa bonne habitude, fait son sermon en anglais. C’était bien l’endroit pour rappeler à tous les fidèles: la brièveté, l’incertitude de la vie, la mort qui arrive tôt ou tard, et au temps même le plus imprévu, et la nécessité d’une bonne préparation à totu instant pour paraître devant Dieu. Eut-il eu le pressentiment de l’accident fatal tragique qui allait, au même moment, à quelque distance, frapper une sherbrookois (J.-Philippe Pothier), de la paroisse, Mgr n’aurait pas pu mieux parler et rappeler au devoir.

Le sermon de circonstance, par M. l’abbé Desaulniers, vicaire de la cathédrale, a suivi les allocutions épiscopales, et a été écouté avec grande attention.

Le liberal solennel a été chanté par les chorals des paroisses de la ville et a produit grand effet à l’air libre. La cérémonie s’est terminée avec la bénédiction générale donnée par Mgr. Et la journée s’est achevée par la visite et les prières aux tombes. Il était temps, la brume pluviolante a alors commencé pour dégénérer en pluie battante.

A Montréal, malgré le temps demi pluvieux, la visite a été faite au grand et superbe cimetière de la Côte des Neiges du Mont-Royal par des milliers et des milliers de personnes, sans aucun incident ni accident. Mgr l’archevêque Bruchési, entouré d’un nombreux clergé, a présidé toute la cérémonie et a fait les allocutions de circonstances. Les chants graves du « Stabat Mater » et du Libera » qu’amplifiait la situation si belle du lieu, ont été rendus par tous en effet puissant accompagnés par l’excellente musique de l’Harmonie Montréalaise, dirigée par le bien connu M. Hardy. « 

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Arrestation et emprisonnement d’un géant [Québec, 1854]

La Minerve, 21 septembre 1854

« Arrestation et emprisonnement d’un géant. – Nous voyons par les journaux de Québec, que Bihin, géant français maintenant exhibé à Québec, a été emprisonné, lundi dernier, sur accusation d’avoir déchargé une arme à feu sur un individu du nom de John Flanegan, employé comme homme de guet à l’Exposition Industrielle dans cette ville, et l’avoir tué. Une enquête a eu lieu avant-hier, sur le corps du défunt, et le verdict du juré a été « Homicide justifiable ». En conséquence, le géant fut déchargé de l’accusation portée contre lui et mis en liberté.

L’apparence du prisonnier a été un sujet de remarques pour tous ceux qui sont accourus le voir sortir de prison pou se rendre au lieu de l’enquête. Il a sept pieds et neuf pouces de hauteur et est très corpulent. Il parle très bien. Durant tout le temps qu’a duré cette malheureuse affaire, il a paru affligé et mal à l’aise. »

Pour en savoir plus: Jean Bihin (en anglais)

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LOUIS CYR CONTRE LE GÉANT BEAUPRÉ [MONTRÉAL, 25 MARS 1901]

D’intéressantes découvertes [Québec et Trois-Rivières, 1887 et 1896]

Le Journal des Trois-Rivières, 12 mai 1887

« On vient de faire ce matin, sur le Platon en face du fleuve une très intéressante découverte.

En creusant un canal près du vieux château, on a trouvé des ossements puis un sabre et un poignard renfermé dans sa gaine de cuir, le tout assez bien conservé. A côté du squelette on a également trouvé un petit vase en cuivre qui ressemble fort à une gamelle.

Il y a toute apparence que ce sont là les restes d’un soldat inhumé autrefois dans le voisinage du poste.

Les antiquaires vont pouvoir deviser à loisir sur ces objets qui une fois débarrassés de la rouille, pourront peut être laisser entrevoir quelques indications de nature à vérifier leur provenance. « 

La Patrie, 20 août 1896
« PRÉCIEUSES RELIQUES
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DÉCOUVERTES À QUÉBEC
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DES SOUVENIRS DE NOS ANCÊTRES

Québec, 20. Pendant que l’on creusait les fondations d’une maison sur la rue Sault au Matelot, M. Guernard, a déterré une vieille épée, une balle de canon, et un sou français portant la date de 1775. Ces objets sont des reliques précieuses, car ce sont des souvenirs des joutes (?) engagées alors entre les Anglais et les Français pour obtenir la suprématie du continent. « 

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Un vieillard périt dans la forêt (canton de Cranbourne, 1868)

Le Courrier du Canada, 20 novembre 1868

« Un vieillard nommé Thomas Slowey du canton de Cranbourne, Dorchester, est mort dernièrement dans des circonstances bien tristes. Cet homme, qui travaillait aux mines de la Chaudière, partit, il y a quelques semaines, pour retourner chez lui avec quelques provisions. Il était à pied. Pour arriver à sa maison, Slowey avait à traverser une lisière de bois de 12 milles de longueur. Son absence prolongée ayant inquiété sa famille, on fit des recherches qui aboutirent enfin à sa découverte. On trouva l’infortuné dans la forêt à demi couvert de neige; ses provisions et autres effets qu’il avait à son départ des mines gisaient à côté de lui. On croit que le défunt, après avoir perdu son chemin dans le bois, ne peut le retrouver et succomba finalement au froid et à la fatigue. »

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ÉGARÉS EN FORÊT [CANTON LANGEVIN, 1868]

DANS LES CHANTIERS [1891]

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DÉCOUVERTE D’UNE MINE D’AMIANTE [THETFORD MINES, 1908]

La tempête de vendredi dernier [Québec, 1860]

Le Canadien, 13 août 1860

« La tempête de vendredi

Vendredi dernier, vers 7 heures du soir, une violente tempête a éclaté sur notre ville. La pluie n’a pas été bien abondante; mais le ciel chargé de nuages épais semblait tout en feu, sillonné qu’il était incessamment par d’éblouissants éclairs qu’accompagnait le bruit formidable de la foudre. Durant l’orage, celle ci a frappé une maison de la rue Berthelot, faubourg St. Jean, habitée par M. Patrick Coleman, et c’est un miracle que la femme de ce dernier et ses trois enfants qui se trouvaient alors dans la bâtisse aient pu échapper sains et saufs. Le fluide électrique, s’introduisit dans la maison par le pignon et pénétra dans la cave en perçant perpendiculairement trois planches, mettant en pièces des madriers et une pile de planches préparées par des charpentiers qui venaient de laisser la place avec quelques maçons.

Il paraît que c’est la deuxième fois que cette maison qui se trouve isolée et sur un site élevé, est ainsi visitée par la foudre.

A la Basse-Ville, sur le marché Champlain, une petite coupole qu’avait fait construire la Corporation, pour l’arrivée du Prince de Galles, a été, dans le même temps, abattue par la violence de la tourmente. On dit encore que, du côté du sud, plusieurs granges ont été démolies et rasées par la tempête. « 

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