Jean Lamontagne, fils de Philomène

Hier, je vous ai brièvement parlé de mon ancêtre Philomène Paquet dit Lamontagne. Aujourd’hui, c’est au tour de son fils Jean de faire l’objet d’une présentation. Pourquoi Jean? Lors de mes recherches sur l’arbre généalogique familial, Jean s’est révélé un cas intéressant. Parfois, on trouve des ancêtres là où on ne s’y attend pas…

Jean Lamontagne est né à Saint-Lazare-de-Bellechasse, Québec, le 17 décembre 1865. Il est le troisième enfant de Philomène Paquet dit Lavallée et de Jean-Baptiste Baquet dit Lamontagne, le deuxième née en 1865. Le 1er janvier de la même année, Philomène a accouché d’un enfant mort-né.

Les frères et soeurs de Jean se sont établis au Québec, plus particulièrement dans les régions de Bellechasse, de l’Estrie et du Saguenay Lac-Saint-Jean. Jean est l’exception. Grâce à une recherche sur le site Family Search, j’ai trouvé sa trace dans l’ouest du Canada, en Saskatchewan.

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« Saskatchewan, Catholic Church Records, 1846-1957, » database with images, FamilySearch

Jean Lamontagne a épousé Virginie Gosselin, veuve de Gaspard Dupont de Walhalla, Dakota du Nord. Le mariage a lieu le 17 février 1908 à Cantal, Saskatchewan, paroisse Saint-Raphaël. Jean – qui signe ici « John »- est fermier.

Les Bellechassois qui sont partis du comté au début du XIXe siècle choisissaient plutôt de s’établir en Nouvelle-Angleterre. Quelques-uns partaient pour l’Ontario ou le Michigan. Ils travaillaient dans les usines ou dans l’industrie forestière. Peu à ma connaissance s’en allaient cultiver les terres du Manitoba et de la Saskatchewan.

Que savons-nous à propos de Virginie Gosselin? Elle a épousé Gaspard Dupont le 2 février 1886 à La Broquerie, Manitoba. Née à Saint-Léon de Standon le 2 mars 1868, elle est la fille d’Hilaire Dupont et de Julie Dostaler. Saint-Léon de Standon n’étant pas si loin que ça de Saint-Lazare-de-Bellechasse, paroisse d’origine de Jean, on peut dire qu’il a marié une dame de sa région.

Virginie, déjà mère de Clara et d’Albert Dupont, a donné naissance par la suite à au moins deux filles, Marie-Anna (1908) et Marie-Lucienne (1910), à Cantal, Saskachewan.

En 1921, la famille Lamontagne habite Crozier, en Ontario. Selon une annotation à son acte de baptême, Marie-Lucienne a épousé Frank Leslie Burnell à Fort Frances, Ontario, le 6 avril 194? Je présume que Virginie et Jean sont décédés dans cette province.

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Philomène Paquet dit Lavallée (1838-1912)

Philomène Paquet dit Lavallée, troisième enfant d’Alexandre et de Rosalie (Rose) Mercier, elle est l’une des deux Philomène de mon arbre généalogique. Il s’agit de mon arrière-arrière-arrière-grand-mère.

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Officier portant les couleurs du régiment de Carignan-Salières. Source: Wikipédia.

Filae.com, explique ainsi l’origine du nom Paquet:  » paquet est un nom peu répandu, signifie paquet; aussi fagot, surnom de porteur de paquets ou de marchand de fagots ». Lavallée serait-il un surnom hérité du passage de mon ancêtre dans l’armée?

L’ancêtre des Paquet dit Lavallée, Isaac-Etienne, était un soldat du régiment de Carignan, compagnie de Lamotte, chargé de protéger la Nouvelle-France contre les attaques des Iroquois. Isaac-Etienne, qui serait natif de Saint-Jean-de-Montaigu, Poitou, a choisi après avoir fait son service de rester ici et de prendre femme. Le 30 juin 1670, il a épousé Elisabeth Meunier à Château-Richer. Ses enfants naquirent tout près, à l’île d’Orléans, berceau de bien des familles québécoises.

Quelques générations plus tard, mes ancêtres Paquet s’établirent de l’autre côté du fleuve, dans la région de Bellechasse.

Mon aaagm Philomène Paquet dit Lavallée est arrivée dans ce monde vers la fin de l’année 1838, plus précisément le 23 décembre, à Sainte-Claire, comté de Bellechasse, au Bas-Canada. Elle est baptisée le jour-même dans cette paroisse, entourée de son parrain Michel Audette dit Lapointe et de sa marraine Marie Paquet dit Lavallée. Alexandre Paquet et Rosalie Mercier, les parents de Philomène, auront par la suite au moins sept enfants qui cultiveront eux aussi la terre de Bellechasse.

Capture

Mon arrière-arrière-arrière-grand-mère Philomène Paquet dit Lavallée (1838-1912)

Alexandre et Rosalie vivront assez vieux pour voir leur fille Philomène épouser un cultivateur du coin, Jean-Baptiste Bacquet dit Lamontagne (Paul Lamontagne et Olive Gagnon). Le mariage se déroule le 12 août 1862 dans la paroisse de naissance de la mariée, soit Sainte-Claire. Après le mariage, Jean-Baptiste et Philomène fondent un foyer tout près, dans la paroisse de Saint-Lazare. De cette union sont issus douze enfants: Jean, Octavie, Délina, Joséphine, Célanire, Lucien, Marie, Emilie (Julienne), Elodie, Alphonse, Philomène, ainsi qu’un enfant décédé à la naissance. La petite Philomène est décédée quelques jours avant son deuxième anniversaire. Les autres enfants ont pu atteindre l’âge adulte et se marier.

Mon aaagm Philomène est décédée à Sainte-Claire le 4 mai 1912 à l’âge de 74. Son mari est décédé au même endroit le 15 septembre 1922 à l’âge de 84 ans.

 

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Photo de soldats

Voici une photo qui fait partie des archives de ma famille. Je ne connais pas le nom de ces soldats. Il s’agit probablement de membres de l’armée canadienne. Presque tous arborent un brassard noir au bras gauche ainsi qu’un macaron sur lequel figure un visage. Serait-ce une photo de groupe prise suite au décès d’un camarade?

À ma connaissance, personne dans ma famille n’a participé à la Deuxième Guerre mondiale. Il s’agit de Rosario Baillargeon, époux de ma grande-tante Lucienne Toussaint. Natif de Saint-Frédéric de Beauce, il est décédé en 1980.

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Reconnaissez-vous quelqu’un sur cette photo? De quel régiment s’agit-il? Cette photo aurait été prise au dépôt d’ordonnance de Longue-Pointe durant la Seconde Guerre mondiale.

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Photos recherchées: Octavie Lamontagne et Joseph Lapointe

Bonjour à tous,
je suis à la recherche de photos d’Octavie Lamontagne, de son époux Joseph Audet dit Lapointe (mes arrières-arrières-grands-parents) ainsi que de leurs enfants dont voici la liste. Si vous voulez bien partager ces photos avec moi, contactez-moi (français or english) ou laissez un commentaire.

  • Adélard Lapointe (1887-?) m.Della Gilbert à Rockwood, Maine 27 novembre 1920.
  • Aimé Lapointe (1888-1950) m. Marie Elisabeth Chabot, Ste-Justine, 13 septembre 1909.
  • Georges Audet (1889-1940) m. Almeria Tanguay, Ste-Justine, 22 février 1900. Décédé à Welland, Ontario, en 1940.
  • Evangéliste Lapointe (1892-1944) m. Elise Lessard, Ste-Justine, 21 juin 1914.
  • Léa Audet (1893-1987) m. Emile Mercier, St-Camille, 8 mai 1916.
  • Jean « John » Audet dit Lapointe (1899-1962) m. Adèle Godbout, Ste-Justine, 12 février 1923. Jean est décédé à Tadoussac.
  • Marie Lapointe (1901-?), m. Antonio Turmel, Ste-Justine, 12 février 1923. Marie et sa famille ont habité au Maine.
  • Henri Lapointe (1902-?), m. Sainte-Sabine, Claire Côté, 18 avril 1927.
  • Claire Lapointe (1905-?), m. Sainte-Justine, Napoléon Déry, 7 octobre 1929.

Je cherche aussi des photos de Justine Lessard, la soeur de mon arrière-grand-mère, ainsi que de son mari Ernest Laliberté et de leurs enfants Mabel (Octave Boucher), Rita (Morin), Irene (Joseph Poisson, Larry Constantine), Celia, Roland, Peter, Gerry (Gérard?) et Frédérick. Ils ont vécu au Maine.

Vicky Lapointe

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Suggestions de lecture #vendredHist

Chaque vendredi, je partage sur Twitter (https://twitter.com/vickylapointe) mes lectures du moment. Certains de ces livres nous éclairent sur des aspects de l’histoire du Québec et des francophones d’Amérique du Nord, d’autres nous font voyager en Europe et aux États-Unis. Ces publications sont identifiées par les mots-clics #vendredilecture et #vendredhist. Voici la liste des livres lus ou en cours de lecture depuis le 20 novembre 2016.

Bonne lecture!

25 novembre 2016: Les danseurs fous de Strasbourg Une épidémie de transe collective en 1518 par John Waller (Nuée Bleue, 2016). Présentation de l’éditeur.  Il s’agit d’un épisode fascinant de l’histoire européenne. Pendant plusieurs mois, on a pu voir dans les rues de Strasbourg des danseurs en transe. Ils dansaient toute la journée, ne se reposant un peu que pour dormir. Et recommençaient le jour suivant. Certains en sont même morts.  Comment expliquer ce phénomène? Plusieurs illustrations complètent ce passionnant livre.

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30 décembre 2016: You must remember this : an oral history of Manhattan par Jeff Kisseloff, publié en 1990 par les éditions Schocken. Ce livre est une collection de témoignages de la vie à New York des années 1890 à la seconde Guerre mondiale. Les témoignages sont regroupés par quartiers puis par intervenants. On passe d’un sujet à l’autre sans transition, ce qui est un irritant en début de lecture, mais en général, il s’agit d’une lecture très instructive sur le New York d’antan. J’ai aimé qu’on laisse la parole à des New Yorkais de tous les horizons.

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10 février 2017. Olivar Asselin et son temps par Hélène Pelletier-Baillargeon, premier tome. (Fides, 1996). Ce premier tome de cette trilogie est une bonne brique, plus de 750 pages. Mais ça vaut le coup d’y consacrer plusieurs heures. Un livre qui retrace brillamment le parcours du journaliste et militant Olivar Asselin, un homme qui ne se laissait pas marcher sur les pieds! Natif de St-Hilarion (Charlevoix), Olivar Asselin s’est exilé avec sa famille en Nouvelle-Angleterre, où il a travaillé un peu dans les manufactures. Il a connu une carrière intéressante dans plusieurs journaux franco-américains, dont Protecteur de Fall River, le National de Lowell et la Tribune de Woonsocket. Il a participé à la guerre hispano cubaine avant de revenir au Québec, où il s’est marié, a fondé le journal Le Nationaliste, milité aux côtés d’Henri Bourassa, collaboré à plusieurs journaux, a été élu président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et j’en passe. Une vie bien remplie.

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24 février 2017. Les Voix d’outre-tombe Tables tournantes, spiritisme et société au XIXe s. Guillaume Cuchet. Résumé de l’éditeur.

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3 mars 2017. La Rochelle-Québec Embarquement pour la Nouvelle-France, Centre des monuments nationaux.  Présentation de l’éditeur.

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7 avril 2017. Histoire des mineurs du Nord ontarien et québécois par Guy Gaudreau (Septentrion, 2003) et Les Montréalais, Portraits d’une histoire par Jean-François Nadeau  (Les Éditions de l’Homme, 2017). Le prix de Les Montréalais pourra en faire sursauter quelques-uns (125,00$), mais il faut souligner que l’impression a été faite au Québec (en Beauce plus précisément) et qu’il s’agit d’un ouvrage de qualité, tant à cause du choix des images que des textes.

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Une horrible méprise (St-Pacôme, 1914)

Extrait de l’Action sociale, 20 août 1914

S. PACOME

Horrible méprise.

S. Pacôme, Kamouraska, 11. – Notre paisible localité a été le théâtre d’un bien triste drame. Le gouvernement avait donné ordre de garder un pont sur la voie ferrée sur l’I.C.R. Le gardien s’est armé d’une carabine à quatre coups et gare les espions. Dimanche au soir donc le gardien et une douzaine de jeunes gens divisaient gaiement, lorsque se présente un pauvre mendiant sac au dos âgé d’environ 70 ans. Il n’avait pas fait cinq pas que le gardien lui crie « stop », et pointant sa carabine sur lui, le chemineau croyant sans doute avoir affaire à quelque farceur d’une excursion de chasse, car le gardien ne portait pas d’uniforme et une personne pêchait, lui répondit en riant, « You go kill me » l’autre répondit. Yes, et en même temps le coup partit, la mort a été instantanée la balle lui a perforé le coeur.

Le coroner Vézina et les Docteurs Gosselin et Michaud ont procédé à l’autopsie du cadavre.

Le malheureux gardien est très attristé et les jurés l’ont exonoré de tout blâme.

Le mendiant se nomme Joseph Alexandre Levasseur, français d’origine, il allait en pélerinage à Ste Anne de Beaupré, on a trouvé sur lui 3 chapelets, un scapulaire et une médaille. La dépouille va être inhumée à la Rivière Ouelle. Dans ces papiers on a aussi vu qu’il a résidé à Montréal, Rimouski, Pointe au Père.

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Photos et documents recherchés: Granby et ses environs

La Société d’histoire de la Haute-Yamaska est à la recherche de photographies et de documents manuscrits qui seront numérisés.  Ces items pourraient être reproduits dans une publication sur l’histoire de la Haute-Yamaska, Un passé en héritage.

Toutes les photos qui, de près ou de loin, concernent l’histoire des municipalités de la Haute-Yamaska sont dignes d’intérêt : familles, travaux des champs, industries, commerces, bâtiments de ferme, associations, groupes d’écoliers, communautés religieuses, entre autres sujets. Les documents manuscrits intéressent aussi la SHHY : livres de comptes, contrats et documents historiques divers.

La Haute-Yamaska comprend les municipalités suivantes:

  • Granby
  • Saint-Alphonse-de-Granby
  • Waterloo
  • Warden
  • Shefford
  • Saint-Joachim-de-Shefford
  • Roxton Pound
  • Sainte-Cécile-de-Milton

Pour plus de détails, je vous invite à lire le texte suivant:  Un passé en héritage – Recherchés: photos et documents du milieu rural

Site web de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska: http://www.shhy.infohttp://www.shhy.info

Page Facebook de la SHHY: https://www.facebook.com/shhy.info/?fref=ts

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Ces drôles de prénoms dans les registres

En faisait des recherches pour compléter mon arbre généalogique, j’ai constaté que certains de mes ancêtres portaient le nom de Dion, nom de famille courant au Québec. Selon certains sites internet, un de ces ancêtres avait un prénom plutôt particulier. Il s’agit d’Eloi-Ulcer Dion, époux d’Angèle Leblanc (mariage en 1821 à St-Charles-de-Bellechasse). Insérez ici une blague sur les ulcères d’estomac.

Plus sérieusement, j’ai décidé de consulter l’acte de baptême de mon ancêtre daté du 27 mars 1774 pour voir s’il y avait eu une erreur de transcription. Voici ce que l’on peut lire dans les registres de Saint-Michel-de-Bellechasse.

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Pour agrandir l’acte, cliquez ici (site Family Search)

Si c’est Ulcer qui est bien écrit ici, d’où provient ce prénom? Y a-t-il un saint Ulcer dont j’ignore l’existence? Par la suite, il apparaît dans les registres comme étant Eloi Dion.

J’ai aussi une arrière-arrière-grande-tante Théodelinde, probablement prénommée ainsi en l’honneur de Théodelinde de Bavière. Nos ancêtres puisaient souvent leur inspiration dans l’histoire du catholicisme pour nommer leurs enfants.

Théodelinde, Eloi-Ulcer, mais aussi Pantaléon, Naziance, Restitue, etc. constituent quelques exemples de prénoms repérés dans les registres catholiques québécois et qui ne sont guère utilisés de nos jours.

theodelinde

Et vous, y a-t-il des prénoms qui vont ont surpris chez vos ancêtres, à cause de leur originalité, de leur rareté ou pour toute autre raison?

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Vétérans de la deuxième Guerre mondiale – armée américaine – Ste-Justine de Bellechasse

Selon le livre-souvenir du 125e anniversaire de Sainte-Justine,  neuf hommes de Sainte-Justine ont combattu dans l’armée canadienne durant la deuxième Guerre mondiale. Sept ont fait de même sein de l’armée américaine. Deux sont décédés lors du conflit, soit Roland Labbé (armée canadienne, 1943) et Ferdinand Gaulin (voir photo ci-dessous).

Pierre tombale de Ferdinand Gaulin, armée américaine, cimetière de Sainte-Justine de Bellechasse, Québec.

Pierre tombale de Ferdinand Gaulin, armée américaine, cimetière de Sainte-Justine de Bellechasse, Québec.

Bibliothèques et Archives Canada a mis en ligne la base de données Dossiers de service de la Deuxième Guerre mondiale – victimes de guerre 1939-1945.  Pour ce qui est des autres dossiers, l’accès est restreint.

Sur le site des Archives nationales des États-Unis, on trouve une transcription de ce qui semble être un formulaire d’enrôlement (enlistment record). On y trouve quelques informations intéressantes, dont le lieu d’enrôlement, l’âge, le travail et la scolarité.

Je dépose ici les noms des soldats de Sainte-Justine avec un lien vers leur fiche. Entre parenthèses, j’ai indiqué l’état ou chacun résidait.

Joseph R(odolphe?) Cayouette (New York, fils d’Alphonse et d’Arthémise Lapierre)

Hervé G. Chabot (New York, fils d’Achille et de Palména Racine dit Noyer)

Armand S. Fleury (Maine, fils de Joseph et de Delvina Quirion)

Jule A. Fleury (Maine, fils de Joseph et de Delvina Quirion)

Lucien Fleury (Maine, fils de Joseph et de Delvina Quirion)

Ferdinand Gaulin (New Hampshire, fils de Cyrille Gauline et d’Azilda Busque – décès à Nancy, France, 20 septembre 1944)

Pascal Tanguay (New York, fils de David et de Theodeline Lessard)

Commentaires

Lorsque les gens de chez nous émigraient, comme bien des Canadiens français,  ils privilégiaient la Nouvelle-Angleterre à cause des manufactures de textiles ainsi que de l’industrie forestière. Le village de Sainte-Justine est situé à quelques kilomètres de la frontière du Maine. Il y a aussi eu un fort courant migratoire vers l’Ontario, plus particulièrement Hearst et Welland. Pour ce qui est de l’émigration vers New York, j’estime à environ une dizaine le nombre d’individus concernés.

Les hommes mentionnés précédemment étaient tous célibataires, exerçant des métiers aussi divers que bûcheron, mécanicien, réparateur d’ascenseur, chauffeur et cuisinier. Ils sont âgés entre 19 ans et 36 ans au moment de leur enrôlement le plus jeune étant Jules Fleury et le plus âgé Ferdinand Gaulin. Jules et Lucien Fleury travaillaient dans une manufacture de textiles. Le niveau d’éducation indiqué est ‘grammar school’, sauf pour Lucien Fleury qui a complété une année de ‘high school’ et Joseph R. Cayouette (fils du marchand Alphonse Cayouette) a complété quatre ans de ‘high school’.

Il est indiqué que ces hommes s’enrôlaient pour la durée du conflit, plus 6 mois. Pour ce qui est de Hervé Chabot (le réparateur d’ascenseur), son document spécifie qu’il a été assigné au département du canal de Panama. La majorité se sont enrôlés en 1942, tandis qu’Hervé Chabot l’a fait en 1941 et Jule Fleury en 1943. Notons qu’Hervé Chabot, Jule Fleury et Ferdinand Gaulin étaient naturalisés américains au moment de leur enrôlement.

Pour terminer, je vous souhaite (en retard) un Joyeux Noël et (en avance) une bonne année!

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Suggestions de lecture #vendredhist

Chaque vendredi, je partage sur Twitter (https://twitter.com/vickylapointe) mes lectures du moment ayant un lien avec l’histoire du Québec et des francophones d’Amérique du Nord. Ces publications sont identifiées par les mots-clics #vendredilecture et #vendredhist. Voici la liste des livres lus ou en cours de lecture depuis le 21 octobre 2016.

Bonne lecture (et bon salon du livre de Montréal pour les chanceux qui y vont) !

21 octobre 2016

Brève histoire des institutrices au Québec de la Nouvelle-France à nos jours par André Dufour et Micheline Dumont (Boréal)

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28 octobre 2016

Tom Nulty Le drame de Rawdon par Simon Riopel (Editions Québécor)

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4 novembre 2016

La vie est d’hommage – Jack Kerouac (Boréal) Toujours en cours de lecture…

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11 novembre 2016

La Francophonie nord-américaine sous la direction d’Yves Frenette, Etienne Rivard et Marc Saint-Hilaire (Presses de l’Université Laval) Un de mes livres préférés cette année…

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Et pour terminer, mes lectures du 18 novembre 2016.

Ethnologue de terrain de Pascal Huot (Editions Charlevoix)

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