Patrimoine, Histoire et Multimédia

Découvrir l'histoire et le patrimoine du Québec et des Francos-Américains aux XIXe et XXe siècles par Vicky Lapointe


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Incendie de l’hôtel Roberval (Beemer) en 1908

Crédit: Jules-Ernest Livernois / Bibliothèque et Archives Canada / PA-023892

Crédit: Jules-Ernest Livernois / Bibliothèque et Archives Canada / PA-023892

L’hôtel Roberval, construit en 1888, était la propriété de l’homme d’affaires Horace Jensen Beemer.

L’Action sociale, 1er août 1908

INCENDIE À ROBERVAL

L’hotel Beemer a été complètement détruit par le feu, hier
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Roberval, Lac St-Jean, 1. Service spécial. – Le grand hôtel Roberval, propriété de M. Beemer, a été complètement rasé par le feu hier. L’incendie s’est déclaré dans la cuisine, vers midi. Les flammes sortaient du toit. Une heure après tout le vaste et somptueux édifice n’était qu’un immense brasier. C’est une perte totale. Les dépendances de l’hôtel ont subi le sort de l’édifice principal. Il n’y a eu aucune perte de vie et tous les pensionnaires ont eu le temps de se mettre en sûreté.

Il y avait un grand nombre de touristes à l’hôtel. Plusieurs d’entre eux heureusement étaient sortis au moment où le feu s’est déclaré.

On se perd en conjectures sur les origines de l’incendie.

Les pertes sont évaluées à $75,000.

Un fort vent du nord-ouest soufflait hier mettant en danger les maisons du voisinage. Mais comme ces maisons sont situées à une distance assez considérable et que l’hôtel occupait un site tout à fait isolé, l’incendie s’est réduit à la destruction de l’hôtel.

A trois heures il ne restait plus rien du splendide hôtel Roberval. L’édifice était en bois et le feu y a trouvé un aliment facile.

Billets reliés
21 autochtones morts de faim dans les bois [Lac-St-Jean, 1907]

Explosion au chemin de fer de la Baie des Ha! Ha! [14 avril 1910]

Un incendie dévastateur au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 19 mai 1870

L’incendie du Neptune Inn [Québec, 1925]


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Mort durant la guerre de Sécession [1864]

Le Canadien, 27 avril 1864

Mort d’un Canadien dans l’armée du Nord. – Une lettre particulière qu’on nous a communiquée nous apprend que M. Cyrille Juneau, officier dans l’armée du Nord, a été tué dans les récents combats qui ont eu lieu à la Rivière-Rouge. M. Juneau était natif de St-Augustin et n’avait que vingt-quatre ans. Il était très estimé de ses chefs et devait être fait capitaine au retour de l’expédition dans laquelle il a perdu la vie.

Le camarade de camp, qui annonce aux parents du jeune officier la triste nouvelle de sa mort, est aussi Canadien-Français et sergent dans la même compagnie. (Courrier.)

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Le major Edmond Mallet, un vétéran de la guerre de Sécession

Témoignage d’un Canadien dans l’armée américaine [1864]

La Bataille de Châteauguay [26 octobre 1813]

L’invasion fénienne des Cantons-de-l’Est [1866]


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Ingestion accidentelle d’animalcules [1884]

Le Progrès de l’Est, 20 avril 1888

« Inverness
-Curieuse coincidence, Il y a un mois, le Dr L. M. A. Noël de Scotstown, fut mandé auprès d’une femme du nom de Mme Pierre Brault du canton d’Irlande. Mme Brault souffrait depuis quelques jours d’un violent mal de gorge. Le savant disciple d’Esculape s’aperçut que l’oesophage de la patiente était embarrassé et parvint avec beaucoup de difficulté à le faire vomir. Le Dr Noël, après avoir examiné la matière que la patient avait renvoyée, y découvrit trois animalcules vivant dans une carapace de bois. Il paraîtrait que Mme Brault étant éloignée de sa maison, et ayant une grande soif se désaltéra dans un ruisseau qui se décharge dans le lac à la truite et que là elle aurait avalé ces animalcules. L’un de ces animalcules a plus d’un pouce et demie de longueur et les deux autres trois quarts de pouce et un demi pouce. Le Dr. Noël envoya le plus petit de ces animalcules à son confrère, le Dr Chevrefils de Somerset et garda les deux autres. »

Billets reliés
Le vinum colchici est dangereux pour la santé (Tabb’s Yard, Montréal, 1873)

Avaleuse d’aiguilles [Montréal, 1864]

Ce qu’on trouve dans l’eau que boivent les Québécois [1933]

Les commandements de la santé [1925]


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La famille Martineau quitte le Québec pour le Dakota du Nord [1885]

Le Progrès de l’Est, 16 juin 1885

« Ste Edwige de Clifton
-Notre paroisse vient de perdre l’un de ses citoyens les plus estimés et respectés. M. Guillaume Martineau, établi ici depuis plus de vingt-cinq ans, est parti la semaine dernière, avec sa famille, pour le Dakota, où il a un de ses frères [note: Adrien?] qui l’y a précédé il y a environ trente ans et a amassé une jolie fortune. Un de ses fils, l’aîné, est à l’école à Pembina depuis quatorze mois. Il va se fixer dans les environs de Neche, comté Pembina, à environ sept milles de la frontière du Canada. Il est parti d’ici jeudi dernier, devant s’arrêter en route à St. Marcel, comté Richelieu, où demeure la famille de son épouse, née Dumonlin. Il a dû se remettre en route lundi pour continuer son long voyage, viâ Winnipeg. Avant son départ, ses nombreux amis lui ont présenté de forts jolis cadeaux, comme marque de reconnaissance pour ses nombreux services et comme souvenir. Il a été fort touché de cette expression de sympathie et c’est à peine s’il a pu remercier ceux qui s’empressaient autour de lui, tant l’émotion s’était emparé de lui. Il m’a prié d’offrir ses remerciements les plus sincères à ses bons amis, M. le curé Lussier en tête, et de leur dire qu’il emporte d’eux tous le meilleur souvenir. Dans sa personne, le canton de Clifton perd l’un de ses habitants les plus intelligents et influents. Espérons que la séparation ne sera point pour toujours. Dans tous les cas, si elle cause ici un vide difficile à remplir, les Canadiens-français de là-bas peuvent se féliciter de l’acquisition qu’ils vont faire. Nous souhaitons à notre ami succès, prospérité, bonheur dans sa nouvelle patrie, et nous lui disons: à revoir!  »

Guillaume Martineau a épousé Rosalie Fonteneau dit Dumoulin à Saint-Marcel-sur-Richelieu le 10 septembre 1860. Le couple a élevé ses enfants à Sainte-Edwidge-de-Clifton.

Le recensement canadien de 1891 indique qu’une partie de la famille était déjà revenue à Sainte-Edwidge-de-Clifton.

L’arbre généalogique de la famille est en ligne (j’ignore s’il est complet).  Il donne quant même un aperçu de l’éparpillement des enfants de Rosalie et Guillaume aux États-Unis et au Canada: Romain au Dakota du Nord, Josaphat en Alberta et Aglaé à Sainte-Edwidge. Les écrits de Romain sur le Dakota ont servi à la rédaction du livre ‘Footprints from the past : St. Joseph’s Parish, 1848-1983, St. Anthony’s Parish, 1883-1983, Leroy-Bathgate, North Dakota‘.

Des bénévoles ont transcrit en 2012 les épitaphes des tombes du cimetière de Sainte-Edwidge-de-Clifton. Rosalie Dumoulin serait décédée le 1er avril 1922 et Guillaume Martineau le 29 avril 1923.

Billets reliés
John F. Vachon, photographe [États-Unis, 1914-1975]

Jour national des Canadiens-français à l’exposition de Chicago [1933]

La St-Jean-Baptiste à Minneapolis, Minnesota, en 1883

Parti sans laisser d’adresse [Coaticook, juillet 1891]


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Sergueï Rachmaninov donne un récital à Montréal en 1920

La Patrie, 28 février 1920

La Patrie, 28 février 1920

La Patrie, 1er mars 1920

RACHMANINOFF AU MAJESTE

Le maître Rachmaninoff, modeste et si distingué, a reçu une ovation bien mérité quand, hier après-midi, il apparaissait au His Majesty. Le célèbre pianiste et compositeur russe était déjà connu à Montréal, et il revenait devant un auditoire conquis à son art, depuis sa première visite.

Le récital a débuté par une étude, Opus 3, de Pagnanini-Schumann et une sonate, Opus 58, de Chopin, rendues avec une maîtrise parfaite.Les quatres études de Chopin ont suivi. Le charme et la délicatesse de ces oeuvres ont apru dans toute leur grâce exquise et leur finesse prenante sous les doigts de Rachmaninoff et par son âme exprimée fortement.

Le grand artiste russe est aussi un auteur. Les tableaux de Rachmaninoff ont été rendus […], il va sans dire, avec une perfection que bien d’autres ne réussiraient jamais égaler.

Une étude de Rubinstein, une de Seriabine, deux de Listz et une de Paynanini-Listz terminaient le programme.

Rachmaninoff a été spécialement applaudi pour la danse des gnomes de Listz et la Campanella de Pagnanini-Listz. En rappel, l’artiste a rendu l’une de ses oeuvres et le rideau s’est fermé sous un tonnerre d’applaudissements.

Billets reliés
Edith Piaf donne un spectacle au Monument national [Montréal, 1948]

Sarah Bernhardt suscite la colère du clergé [Québec, 4 et 5 décembre 1905]

Une bourse pour le prodige André Mathieu [1936]

La voix magnifique de Mlle Eugénie Tessier [1887]


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Décédée à cause d’une boule de neige

Le Progrès de l’Est, 2 avril 1886

-On s’est ému à bon droit en ville de la fin tragique de la jeune fille Adélaïde Raymond, âgée de 22 ans, originaire de Rimouski, et employée à la fabrique Paton, morte avant-hier des suites d’une concussion du cerveau, causée par une boule de neige qui lui avait été lancée, il y a huit jours, à la sortie de la fabrique, et l’avait atteinte dans l’oreille. L’enquête s’est continuée hier soir, à l’hôtel Desruisseaux, quartier-Est. On avait attendu le retour du Dr Paré qui était absent hier à Weedon.

Fille de William Raymond et Virginie Thibeault, âgée de 23 ans au moment du décès, selon l’acte de sépulture (paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke).

Le Progrès de l’Est, 6 avril 1886

-On rapporte que le gars qui a lancé la boule de neige à la tête de l’infortunée fille Raymond, est un jeune Lefebvre, qu’on rencontre rarement, paraît-il, sans le trouver avec quelque projectile à la main. Il y a deux versions touchant le cas actuel. Les uns disent que c’est un morceau de glace, détaché du sabot d’un cheval, qui a été lancé à la tête de la victime. Quelle leçon pour l’auteur de ce méfait! Quel remords il devra éprouver toute sa vie à la pensée de ce moment d’oubli! L’autre jour, M. A. Paton, le directeur de la manufacture, a fait aux employés une leçon qui produira probablement de bons fruits. A bas cette pratique barbare et stupide des boules de neige!

Billets
Drame à Saint-Alban, 23 février 1890

Une voiture électrique à Sherbrooke en 1912

L’explosion d’un colis cause un décès à Sherbrooke [1913]

Explosion dans une usine d’obus [Sherbrooke, 1917]

11 conseils pour éviter les effets pernicieux du patinage [1866]


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Boissonneau alias Gendron [Détroit, 1825]

Le Canadien, 9 février 1825

Boissonneau alias Gendron – Nous apprenons qu’une personne de la paroisse Ste. Anne du Détroit de Michigan, dans les États-Unis, a fait application à une personne de cette ville pour prendre des informations relativement à François Gendron. Cet homme a été condamné à mort en cette ville en 1817, pour sacrilège et vol avec effraction, mais à reçu son pardon. Il paraît qu’il s’est établi dans la paroisse ci-dessus mentionnée, sous le nom de Boisonneau, et par une conduite insinuante et sans doute exemplaire a gagné la faveur de Messire Richard, Prêtre, curé de l’endroit, qui le fit Bedeau et sacristain de l’église. Il n’est pas improbable que la réforme dans les principes de cette personne peut être assez bien établie pour lui assurer la continuité de sa charge actuelle, et peut l’emporter sur la mauvaise impression que la connaissance de sa conduite précédente pourrait autrement produire. – Canadian Spectator.

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Alexandre Hamelin n’est plus! [Détroit, 1849]

Dévoilement d’une statue de Robert Cavelier de LaSalle à Chicago [1889]

Ann Wiley, bourreau (1775, Détroit)

Statue et plaques commémoratives de l’expédition de Lamothe Cadillac à Détroit en 1701

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