Suggestions de lectures historiennes #VendredHIST

Si vous fréquentez Twitter, vous connaissez probablement le mot-clic #vendredi lecture . Chaque vendredi, les internautes partagent, grâce à ce mot-clic, leurs lectures du moment.

Il y a quelques semaines, Émilien Ruiz, historien et maître de conférences, a proposé d’utiliser le mot-clic#VendredHIST pour partager nos lectures en lien avec l’Histoire. N’hésitez pas à participer et à consulter ce mot-clic ainsi que #vendredilecture, vous allez faire de belles découvertes!

Voici mes quatre participations au #VendredHIST

Ah les États! de Jacques Rouillard

Réfugiés acadiens en France, 1758-1785 par Jean-François Mouhot

Tracer les marges de la cité Étranger, immigrant et État au Québec, 1627-1981 par Martin Pâquet

Prendre la route. L’expérience migratoire en Europe et en Amérique du Nord sous la direction d’Andrée Courtemanche et de Martin Pâquet

 

Items recherchés – Laval

Le Centre d’archives de Laval est à la recherche de divers items concernant les rivières des Milles Îles et des Prairies. Je reproduis ici le message publié aujourd’hui sur sa page Facebook. Merci d’en prendre connaissance et de partager dans vos réseaux.

Le Centre d’archives de Laval a besoin de vous !

Nous sommes présentement à la recherche de photographies, de dessins, de cartes, etc. en lien avec les rivières des Milles Îles et des Prairies. Le CAL est particulièrement intéressé par des images de la rivière des Prairies, des photographies de divertissements (plages, pêches) et de volonté citoyenne (protection de l’environnement, manifestations).

Ces images seront utiles pour notre projet d’exposition virtuelle «Les rivières des Prairies et des Milles Îles : facteurs de développement régional» en collaboration avec le Musée virtuel du Canada.

Si vous croyez avoir quelque chose qui pourrait servir pour cette exposition, contactez-nous au info-cal@shgij.org !

Vous pouvez visiter l’exposition virtuelle que nous avions produite concernant l’agriculture à Laval .

 

Historiens et historiennes dans la toponymie québécoise

par Vicky Lapointe

Quelle place les historiens et historiennes occupent-ils dans la toponymie québécoise?

J’ai fait une recherche sur le site internet de la Commission de toponymie du Québec avec le mot-clé « historien ». J’ai obtenu 345 résultats. Veuillez noter que l’origine des toponymes n’est pas toujours précisée. Il se peut donc que d’autres toponymes rendant hommage à des historiens ne soient pas présents dans la base de données.

J’ai ensuite trié les résultats pour ne retenir que les toponymes faisant référence à des historiens/nes.  J’ai inclus tout ceux qui sont désignés dans le répertoire comme étant historiens, mais je suis consciente que dans certains cas, cela peut prêter à débat. J’ai exclu les résultats de type ‘l’historien X croit que l’origine de ce toponyme est…’.

J’ai ensuite reporté les résultats sur une carte que vous trouverez un peu plus bas.

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F.X. Garneau. 1866. Bibliothèque et Archives Canada. No MIKAN 2837299

En tout, j’ai repéré 188 toponymes honorant 118 historiens et historiennes. Plusieurs sont des autodidactes spécialistes de l’histoire locale. Il y a un historien de la littérature (James Huston) ainsi qu’un historien de l’art (Gérard Morisset). Une vingtaines d’historiens honorés au Québec sont nés en Europe, principalement en France et en Grande-Bretagne (ex. Octave Aubry, François-Edmé Rameau de Saint-Père, Edward Hyde, comte de Clarendon, etc). Le Louisianais Alcée Fortier a un lac en Mauricie, le lac Fortier, nommé en son honneur. Benjamin Sulte, Sir Thomas Chapais, François-Xavier Garneau et l’abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland sont les historiens les plus présents dans la toponymie québécoise.

La majorité des toponymes font référence à des historiens. Cinq historiennes font partie de notre toponymie:

  1. Louise Dechêne
  2. Laure Conan (elle est surtout connue en tant que romancière et biographe).
  3. Catherine Day
  4. Marie-Claire Daveluy
  5. Marcelle Desnoyers (la rue Berthiaume à Farnham a été nommé pour honorer sa mémoire ainsi que celle de son mari l’historien Alban Berthiaume)

Certains noms sont plus connus que d’autres. Mentionnons que des rues et des édifices ont été nommés en l’honneur de Guy Frégault,  de Gérard Filteau, de Jean Hamelin, de Maurice Séguin, de Robert-Lionel Séguin, du chanoine Lionel Groulx et de Robert Rumilly.

La plupart des toponymies reliés à des historiennes/nes ont été officialisés au cours des 30 dernières années. En 1989, plusieurs rues ont été nommées en l’honneur d’écrivains et d’historiens.

Pour terminer, saviez-vous qu’il existe une rue des Historiens? Elle est située à Montréal.

Billets reliés
Toponymie: le Québec à travers le monde (en route!)

Liste des noms de lieux d’origine française aux États-Unis

15. James McPherson LeMoine et l’histoire de la ville de Québec (1825-1912)

10. Athanase David (1882-1953): un acteur de la promotion et de la protection du patrimoine

Le 12 août, j’achète un livre québécois

par Vicky Lapointe

Vendredi aura lieu la troisième édition de l’événement ‘Le 12 août, j’achète un livre québécois‘ (page Facebook de l’événement).

Pourquoi ne pas en profiter pour acheter un livre sur l’histoire et le patrimoine du Québec? Voici quelques maisons d’éditions qui publient ce genre d’ouvrages.

Maisons d’édition spécialisées en histoire et patrimoine du Québec

Maisons d’éditions qui publient des livres sur l’histoire du Québec et sur plusieurs autres sujets

Les sociétés d’histoire  et de patrimoine ainsi que les centres d’archives offrent aussi des publications qui traitent de notre histoire. Parmi celles-ci, il y a la Société d’histoire de la région de Terrebonne et la Société d’histoire de Charlevoix.

Bonne lecture!

Vicky

Les frères Bilodeau (1933)

Par Vicky Lapointe.

Jadis, l’industrie forestière faisait vivre bien des familles par chez nous. L’hiver, les hommes montaient aux chantiers où ils se faisaient bûcherons. Le bois récolté durant l’hiver était entreposé sur des cours d’eau. Au printemps, la fonte des glaces libérait ce bois destiné à l’industrie de la construction ainsi qu’à l’industrie papetière. C’était le temps de la drave. Les billots flottaient vers leur destination sous la supervision du draveur. S’il y avait embâcle, les draveurs dégageaient les billots à l’aide de gaffes, « des longues perches munies d’un crochet et d’une pique  à une extrémité » (Beaudoin, 2014). Sinon, ils utilisaient la dynamite.

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La drave = The Drive. Carte postale par Edmond-Joseph Massicotte, BANQ CP 032409

Le métier de draveur n’était pas sans danger. En 1932, deux Lachance de Lac-Etchemin ont perdu la vie en dravant. L’année suivante, d’autres jeunes hommes de par chez nous sont décédés en accomplissant cette tâche.

Le 20 mai 1933, treize d’employés de la Anglo-Canadian Pulp & Paper prennent place à bord d’une embarcation à rames. Ils sont sur la rivière Haute Savane, un affluent de la rivière Montmorency, à environ 40 milles au nord de Sainte-Brigitte de Laval près de Québec. Parmi eux, les frères Bilodeau de Sainte-Justine, Joseph, Jules et Henri ainsi qu’Édouard Gagnon de Sainte-Sabine.

En cas d’embâcle, ils ont emmené avec eux une certaine quantité de dynamite. 58 bâtons selon l’Action catholique. Malheureusement, un accident survient. La dynamite explose. Sept des treize occupants de l’embarcation sont tués sur le coup.

Il s’agit de:

  • Georges Aubé, Aubey ou Aubry, 25 ans, ingénieur forestier, Bathurst, Nouveau-Brunswick;
  • Joseph Imbeault ou Imbault, 39 ans, contremaître, 215 rue St-Paul, Québec;
  • Lionel Touchette, 21 ans, St-Férréol-des-Neiges;
  • Édouard Gagnon, 23 ans,  Sainte-Sabine (fils d’Aurèle Gagnon et Rosanna Couture);
  • Jules Bilodeau, 23 ans, Sainte-Justine;
  • Henri Bilodeau, 20 ans, Sainte-Justine
  • Henri Turgeon, 23 ans, Québec.

Rodolphe Bureau, de Sainte-Martin (Beauce), Alexandre Primeau, Québec, Paul Arthur Roy, Québec, Damase Morissette, Québec, Joseph Bilodeau, de Sainte-Justine et Louis Dupuis de St-Férréol-des-Neiges survivent à l’accident. Selon la Patrie et l’Action catholique, Rodolphe Bureau a perdu un oeil et a eu le tympan d’une oreille crevé. Des collègues de travail se sont portés à leur secours. L’endroit n’était pas facile d’accès, le docteur n’est arrivé que quelques heures plus tard sur les lieux de la tragédie.

Jules et Henri Bilodeau (fils de Charles Bilodeau et Marie-Anne Poulin) reposent dans le cimetière de Sainte-Justine, comté de Bellechasse, Québec.

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Monument funéraire de Jules et Henri Bilodeau, cimetière de Sainte-Justine, 2016. @Vicky Lapointe

Leur frère Joseph, qui a survécu à l’accident, est décédé le 19 avril 1991 et a été inhumé à Ste-Justine.

Bibliographie:

L’Action catholique du 22 mai 1933 (BANQ).

La Patrie du 22 mai 1933 (BANQ).

BEAUDOIN, Raymonde. La vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune. Québec, Septentrion, 167 pages.

Répertoire BMS Sainte-Justine 1862-2012 par Germain Royer.

L’homme à la fenêtre (et autres instants saisis sur le vif)

par Vicky Lapointe

Très tôt, durant mes études en histoire, je me suis intéressée à l’iconographie. Mon essai multimédia pour l’obtention de la maîtrise en histoire, profile multimédia, portait d’ailleurs sur « Les représentations iconographiques de la pauvreté à Londres et à New York, de Mayhew à Campbell (1861-1896)« . Quel message l’artiste a-t-il voulu transmettre? Dans quelles conditions a-t-il exercé son art? Quelle a été la réception de l’oeuvre? Tant de questions. Les photographies du dano-américain Jacob Riis ont particulièrement été intéressantes à analyser.

Pour ceux qui aiment la photographie et qui aiment prendre le temps d’observer, d’analyser, le site Shorpy est un pur bonheur. Fondé par David Hall, Shorpy héberge en ligne des milliers de photographies, tirées pour la plupart de la collection de la Library of Congress. Il s’agit surtout de photos montrant différentes facettes des États-Unis. Il s’agit d’images JPEG de grand format (TIFF convertis en JPEG). Le résultat est magnifique.

Prenons un exemple. Voici une photo tirée du site de la Bibliothèque du Congrès (Library of Congress).

Times Square, New York, N.Y. entre 1900 et 1915. Detroit Publishing Co.. Library of Congress.
Times Square, New York, N.Y. entre 1900 et 1915. Detroit Publishing Co.. Library of Congress.

Examinez maintenant cette photo de New York en 1908  sur le site de Shorpy. Cliquez une fois sur la photo ou sur View full size dans la légende pour la voir pleine grandeur.

Sur le site de Shorpy, cette photo est intitulée « Broadway at Times Square — Hotel Astor and Astor Theatre (Detroit Publishing Company). Le  format de l’image permet d’admirer la richesse et la beauté de l’architecture new-yorkaise, plus particulièrement celle de l’impressionnant hôtel Astor. L’Hermitage, à gauche, semble être de facture plus modeste. Hélas, l’imposant hôtel Astor n’existe plus. À la fin des années 60, il a cédé sa place à un gratte-ciel, le One Astor Plaza.

Maintenant, observez les mouvements de la population. La dame en bas à droite marche d’un pied ferme près d’un policier en service. A l’extrême gauche, les tramways côtoient les calèches. On aperçoit une automobile à droite. Cette photo nous fournit plusieurs informations sur les types de transports utilisés par les New-yorkais à l’époque.

Un panneau d’affichage près de l’Hermitage rappelle à la population que la pièce « Paid in full » est à l’affiche au théâtre Astor. Publicité. Une pancarte « Offices to lease »au quatrième étage du théâtre Astor  annonce des locaux inoccupés dans cet édifice. Redescendons au niveau de la rue. Toujours dans le coin du théâtre Astor, il y a plusieurs enseignes et réclames publicitaires : United Cigars, Mechanics and Traders, Mackintosh Roses, Kodak optical goods, etc.

Parfois, on remarque des détails inusités. Comme cet homme assis sur le bord de la fenêtre, dos à la rue, au troisième étage du théâtre Astor. Que faisait-il là?

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Vous pouvez aussi joindre la communauté Shorpy et soumettre des photos. Certains partagent des clichés issus de leurs collections personnelles. D’autres publient des photographies qu’ils ont colorisées.

Le site http://www.shorpy.com/ est remplit de trésors photographiques. Prenez quelques minutes pour le visiter.

Suggestions de lecture:
Analyser une image – conseils

Patrimoine bâti des Etchemins

Ces dernières années, des municipalités et MRC (municipalités régionales de comté) du Québec ont mis en ligne l’inventaire de leur patrimoine bâti. La MRC des Etchemins, en Chaudière-Appalaches, ne fera pas exception.

Cette MRC comprend 13 municipalités:

L’inventaire a été mené dans 12 municipalités de la MRC. La 13e municipalité, Lac-Etchemin, a inventorié les éléments de son patrimoine bâti, paysager et religieux il y a quelques années.  Deux brochures à ce sujet sont disponibles en cliquant ici.

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http://patrimoinebatietchemins.com/

L’inventaire du patrimoine bâti de la MRC des Etchemins a été réalisé par  la firme Patri-Arch, en collaboration avec le photographe Ghislain Fortin. Le site internet a été réalisé par la firme Maki. On peut consulter l’inventaire à l’adresse suivante:

http://patrimoinebatietchemins.com/

Je vous souhaite une belle découverte du patrimoine etcheminois!

Vicky Lapointe

 

 

Deux suggestions de lecture

Bonjour à tous,

je vais partager avec vous deux de mes plus récents coups de coeur littéraires.

Éditions Prise de Parole
Éditions Prise de Parole

D’abord, parlons de Plus peur de l’hiver que du Diable – Une histoire des Canadiens français en Floride par l’historien Serge Dupuis. Cet ouvrage est publié par les éditions Prise de parole, une maison d’édition basée à Sudbury, Ontario. Le titre de ce livre a tout de suite piqué ma curiosité. Pendant longtemps, pour moi, la Floride, c’était synonyme de Walt Disney World, de vacanciers. C’était la Floride caricaturale du film La Florida de George Mihalka (un des premiers films de Marie-Josée Croze).

J’ai, il y a quelques semaines, raconté dans un billet l’histoire d’Octave Chabot, natif de Sainte-Justine, au Québec, décédé à Orange Park, Floride, en 1939. J’ignorais que déjà, à cette époque-là, certains des nôtres habitaient là-bas.

J’avais envie d’en savoir plus sur les liens entre le Québec et la Floride.

Je reproduis ici le résumé du livre paru sur le site de l’éditeur Prise de Parole.

Plus d’un million de touristes francophones du Québec et du Canada, dont cent cinquante mille « snowbirds », selon l’expression consacrée, se rendent chaque hiver en Floride pour profiter de son climat idéal.

Si cet engouement ne se dément pas, l’histoire des migrations canadiennes-françaises en Floride, qui dépasse largement le cadre du tourisme saisonnier, est quant à elle mal connue. Plus peur de l’hiver que du Diable retrace donc, sur plus de cent ans, cette épopée passionnante : de la colonisation agricole du 19e siècle aux vagues d’émigration économique des années 1930, de la naissance du tourisme de masse de l’après-guerre aux enfants d’immigrants, l’étude traite des enjeux entourant toutes ces formes de migration et analyse ses caractéristiques.

Appuyée par des données tirées de fonds d’archives et des enquêtes de terrain, de même que par une solide historiographie, Plus peur de l’hiver que du Diable effectue une première véritable synthèse historique du rôle joué par les Canadiens français dans l’état balnéaire.

Cet ouvrage, fort bien écrit, apporte plusieurs éléments de réponses aux questions suivantes: Pourquoi émigrer en Floride? Pourquoi les touristes sont-ils attirés depuis plusieurs décennies par la Floride? Quel est l’héritage canadien français en Floride? Dupuis se penche aussi sur les relations – pas toujours cordiales- entre les Francophones et les États-Uniens.

Des premiers tentatives françaises de colonisation à nos jours, l’histoire de la Floride mérite d’être mieux connue. Plusieurs Canadiens français et Franco-Américains ont choisit au XXe siècle de s’établir dans cet état. Serge Dupuis cite d’ailleurs le cas de Joseph Carrier de Saint-Anselme, QC, qui a combattu dans l’armée américaine durant la première Guerre mondiale. Aussi, saviez-vous qu’une colonie composée de Franco-Américains a existée en Floride durant les années 30? Il s’agit de Bélandville, dans le comté de Santa Rosa.

Plus peur de l’hiver que du Diable est une excellente contribution à l’histoire des Canadiens français aux États-Unis.

 

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Voici ma deuxième suggestion de lecture: Demonica par Hervé Gagnon.

Éditions Recto Verso
Éditions Recto Verso

On doit à Hervé Gagnon les séries Damné, le Testament de Nergal ainsi que Joseph Laflamme.

Résumé de Demonica paru sur le site de l’éditeur Recto Verso.

Le Mal est partout.
En 1563, une poignée de protestants fuient la guerre de religion qui embrase la France et se réfugient secrètement en Canada. Sur le site abandonné du village iroquois d’Hochelaga, que Jacques Cartier a visité en 1535, ils fondent Havre-Grâce, où ils aspirent à vivre en paix. Mais le Nouveau Monde se révèle inhospitalier pour ce groupe d’idéalistes mal préparés. Les premières récoltes sont mauvaises et le gibier a déserté les environs. L’hiver est cruel et le froid, dévorant. La neige fait de la colonie une prison. La faim s’y installe et emporte les plus faibles. Petit à petit, le Mal s’insinue dans Havre-Grâce. Une fillette semble être possédée, des envies de cannibalisme animent certains colons et une créature mystérieuse rôde aux alentours. Homme, bête ou démon? Nul ne peut le dire. Le jeune Guichard Sorbiac tentera de le découvrir.

Je ne suis pas une amatrice de romans et de films d’horreur. Mais si l’histoire se déroule il y a bien longtemps, je suis prête à faire un essai. Ainsi, j’ai vu récemment The Witch a New England Folktale de Robert Eggers qui se déroule au XVIIe siècle et j’ai beaucoup apprécié.

Demonica se déroule en Nouvelle-France un siècle plus tôt. A partir d’un fait historique -le village iroquoien d’Hochelaga a effectivement été abandonné après le passage de Jacques Cartier- Gagnon raconte une histoire prenante. J’ai adoré l’ambiance de ce roman. La tension monte graduellement. Les personnes vivent constamment dans la peur, dans l’appréhension des atrocités à venir. Un roman efficace. Une histoire qui devrait être portée au grand écran, à mon avis.

Bonne lecture!

Note: la blogueuse est allée toute seule comme une grande emprunter ces deux livres à la bibliothèque.

 

La milice à Ste-Justine en 1876

Comme à chaque année, j’ai profité de la période de la fête du Canada pour faire quelques recherches sur le site Ancestry. Habituellement, mes recherches se concentrent sur les bases de données de l’Institut Drouin (particulièrement les registres des baptêmes, mariages et sépultures des Francophones d’Amérique du Nord). Cette année, j’ai voulu parcourir d’autres collections.

C’est pourquoi j’ai passé quelques heures à lire des documents concernant les milices au Canada, plus particulièrement le bataillon de Dorchester. Le livre-souvenir du 125e anniversaire de Saint-Justine, mon village natal, souligne que dès 1869, des Justiniens ont joint ce bataillon.

Une fois l’an, les miliciens de notre village devaient participer à une « drill ». L’entraînement annuel, d’une durée de 6 à 16 jours, a eu lieu entre autres à Lévis, à Saint-Anselme et à Sainte-Claire.

En 1876, le camp d’entraînement du bataillon s’est déroulé du 17 au 25 juillet.

Le registre des paies nous apprend que le capitaine Louis Mercier a été payé 8$ pour la durée du camp cette année-là, soit 1$ par jou. Pour les autres miliciens, le salaire était de 50 sous par jour.

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Louis Mercier et son épouse Adeline Audet dit Lapointe. Source: Livre-souvenir du 125e anniversaire de Sainte-Justine, 1987.

Voici la liste des miliciens de Sainte-Justine en 1876. Pour chaque soldat, lorsque c’était possible, j’ai mis un lien vers sa fiche sur le site Nos Origines (généalogie).
Capitaine: Louis Mercier

Sergents: Misaël Morissette, Joseph Lachance et Narcisse Blanchet.

Caporaux: David Carbonneau, Séverin Audet, Onésime Ferland.

Clairon: Antoine Carbonneau

Soldats
Joseph Chabot
Joseph Boniface (dit Aubé)
Michel Terrien
Philias Lachance (mon arrière-grand-père)
Prudent Labrecque
Philippe Dorval (il s’établira plus tard au Wisconsin comme je l’explique dans ce billet)
Joseph Audet
Joseph Lachance
Source: Listes nominatives et listes de paie de la Milice volontaire canadienne, 1857 à 1922 Ancestry.
Autres billets à propos de l’histoire de Sainte-Justine

Publications en libre accès du CRILCQ

Par Vicky Lapointe

Le plus récent bulletin du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM) nous informe que le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) diffuse en libre accès certaines de ses publications. Ces ouvrages, en format PDF, font partie des collections suivantes: Cahiers de l’espace de Saint-Denys-Garneau, Contemporanéités, Isberg (représentations du Nord), Prégnance, Référence, Séminaires, Interlignes, Études et Convergences. Accédez à ces collections (d’abord publiées par Codicille éditeur et Nota Bene) en cliquant sur le lien suivant: http://www.crilcq.org/collections/

Parmi les ouvrages disponibles:

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Capture d’écran site internet du CRILCQ

D’autres publications portent sur les oeuvres de Gaston Morin, Réjean Ducharme, Gabrielle Roy, Angéline de Montbrun, etc

Suggestions de lecture
La lecture des mauvais livres [1880]

Décès de l’ethnologue Jean-Claude Dupont

Mise à l’index du roman Les demi-civilisés de Jean-Charles Harvey [25 juillet 1934]

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec