Hommage à Claude Lapointe (1934-2016)

par Vicky Lapointe

Mon grand-oncle Claude Lapointe est né à Sainte-Justine, comté de Bellechasse, Québec, le 31 décembre 1934, fils d’Évangéliste Lapointe et d’Elise Lessard. Baptisé Jean-Claude, tout le monde l’appelait Claude. Il était le 12e d’une famille de quinze enfants.

Claude a passé son enfance sur la terre du 6e rang de Sainte-Justine où Evangéliste et Elise s’étaient établis peu après leur mariage en 1914. C’était l’époque où toute la famille, même les enfants, participaient aux travaux agricoles.

Claude et son frère Adrien à Ste-Justine.  Années 40.
Claude et son frère Adrien à Ste-Justine. Années 40.

En 1944, Evangéliste décède. Trois ans plus tard, mon arrière-grand-mère vend la terre familiale et fait l’acquisition d’une maison au coeur du village.

Claude vers 1950. Maison d'Elise à Sainte-Justine.
Claude vers 1950. Maison d’Elise à Sainte-Justine.

La forêt a toujours été un élément très important dans la vie de Claude.

Il a travaillé pendant quelques années en Ontario, conduisant de la machinerie lourde dans le bois. Puis il est retourné au Québec pour prendre soin de sa mère.

Aimant la nature, il a été propriétaire d’une érablière et de deux lots à bois.

Cabane à sucre de Claude.
Cabane à sucre de Claude.

Le 10 décembre 1999, il a épousé à Sainte-Justine Monique Côté qui a pris soin de lui de façon admirable ces dernières années.

Claude, Monique et Lucille, soeur de Claude.
Claude, Monique et Lucille, soeur de Claude.

Il est décédé chez lui, à Sainte-Justine, le 21 mai 2016, après une longue lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Chronologie de Montréal

Par Vicky Lapointe

Je vais vous présenter brièvement aujourd’hui deux ressources en ligne sur l’histoire de Montréal.

D’abord, le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM) de l’UQAM a mis en ligne une chronologie de l’histoire de Montréal. Cette liste contient (pour le moment) plus de 1547 événements  répartis en six thèmes: Population, Économie, Société, Politique, Espace et culture. Certains éphémérides sont accompagnés d’une illustration.

Pour découvrir cette ressource, cliquez ici.

champlain
Capture d’écran Chronologie de Montréal

Ensuite, pour approfondir les événements présentés, le LHPM vous suggère de consulter sa Bibliographie sur l’histoire de Montréal qui recense près de 15 000 articles, articles d’encyclopédie, chapitres, ouvrages, pages web, rapports, thèses ou mémoires.

En somme, deux belles ressources pour s’initier à l’histoire de Montréal et qui continueront d’être bonifiées dans les mois à venir.

Autres billets à lire

Indexation collaborative

Bilan du Siècle

Adhémar Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal Propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805

Décès de l’ethnologue Jean-Claude Dupont

par Vicky Lapointe

La Société québécoise d’ethnologie a annoncé le 17 mai le décès de l’ethnologue québécois Jean-Claude Dupont (1934-2016).

Pour en savoir plus sur sa contribution à l’ethnologie québécoise, je vous invite à lire cet article de la SQE, Hommage à Jean-Claude Dupont, publié en 2015.

BANQ a numérisé et mis en ligne sept de ses livres sur les légendes du Québec:

  • Contes de bûcherons

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2406261

  • Le légendaire de la Beauce

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2406264

  • Légendes du Saint-Laurent : récits des voyageurs

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2406244

  • Légendes du coeur du Québec

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2406245

  • Légendes des villages

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2406246

  • Légendes de la Gaspésie et des Iles de la Madeleine

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2406268

  • Légendes de la Côte-Nord : de Tadoussac à Blanc-Sablon

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2406271

 

 

Inhumé dans la partie du cimetière paroissial réservée ad hoc [St-Anselme, 1881]

Par Vicky Lapointe

Aujourd’hui, je vais vous raconter un drame vécu par la famille Aubin de Saint-Anselme, Québec, en 1881.

Denis Aubin et Esther Giasson se sont mariés à St-Anselme le 10 novembre 1855.Le recensement canadien de 1871 à St-Anselme nous apprend que Denis Aubin et sa femme étaient analphabètes. Denis cultivait la terre pour faire vivre sa famille composée de six enfants soit Esther (14 ans), Séraphin (10 ans), François (8 ans), Marie (6 ans), Louis (4 ans) et Rozalie (3 ans).

10 ans plus tard, le 6 avril plus précisément, le recenseur s’est de nouveau arrêté chez les Aubin. La famille demeure toujours à Saint-Anselme. Une fillette s’est ajoutée à la famille, Louise, née vers 1875. L’âge indiqué pour Louis, soit 17 ans, est inexact. Les garçons aident leur père sur la ferme. Les deux plus jeunes, Rose (Rozalie) et Louise vont à l’école. L’autre soeur, Marie, 18 ans, est atteinte d’aliénation mentale.

Quelques semaines plus tard, Louis, 14 ans, est retrouvé pendu dans une grange appartenant à sa famille. Le coroner, le Dr A. Morisset concluera à un suicide.

Louis avait vu le jour le 27 décembre 1866 à St-Anselme.

Dans son édition du 27 octobre 1881, Le Canadien qualifie la famille Aubin de « mendiants ». Le drame s’expliquerait par « la misère et l’abrutissement ». Le journaliste a-t-il lu le rapport du coroner? A-t-il parlé à des paroissiens de Saint-Anselme? On l’ignore.

L’inhumation a eu lieu le 26 octobre à Saint-Anselme. Notez que Louis Aubin a été inhumé « dans la partie du cimetière paroissial réservée ad hoc » (la section non consacrée) après permission du coroner.

Registres paroisse Saint-Anselme, S33, 19e feuillet. Family Search.

Sources consultées:

Base de données Les enquêtes des coroners des districts judiciaires de Beauce, 1862-1947, de Charlevoix, 1862-1944, de Montmagny, 1862-1952, de Québec, 1765-1930 et de Saint-François (Sherbrooke), 1900-1954 (BANQ)

Le Canadien, 27 octobre 1881

Autres billets à lire

Histoires montréalaises

Le 15-18 est une émission consacrée à l’actualité et diffusée du lundi au vendredi sur les ondes d’ICI Radio-Canada dans la région de Montréal (CBF-FM). Chaque mercredi, les auditeurs peuvent entendre la chronique du journaliste et historien Jean-François Nadeau  sur l’histoire de Montréal. Découvrez (ou redécouvrez) des gens, des lieux et des événements qui ont marqué l’histoire de cette ville qui célébrera l’an prochain son 375e anniversaire de fondation. Vous pouvez écouter ces chroniques sur le site de Radio-Canada et voir des images des lieux visités par Jean-François Nadeau et l’animatrice Annie Desrochers à l’adresse suivante: http://ici.radio-canada.ca/emissions/le_15_18/2015-2016/en-route-vers-le-375e/ Autre option: ce lien-ci. Les chroniques sont alors classées par mois de diffusion.

Les chroniques déjà diffusées portaient sur le tunnel du mont Royal, le microbiologiste Armand Frappier, les musées de cire, la prison du Pied-du-Courant, les incendies de 1852, l’écrivain et journaliste Arthur Buies, le village des Tanneries, le faubourg à m’lasse, les duels,  etc.

Bonne écoute!

Vicky

radiocan
Site internet du 15-18 Ici Radio-Canada

 

Décormag et autres publications en ligne

Depuis plusieurs années, la Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ) numérise et met en ligne des journaux et revues historiques. Neuf nouveaux titres sont maintenant disponibles. Il s’agit de L’Album musical (1882-1884), Les ateliers d’arts graphiques (1947-1949), La Seigneurie (1965-, publié à Boucherville), La Relève (1934-1941), Le Bulletin / Chambre de commerce du district de Montréal (1899-1949), la Femme (1908-1910) ainsi que le célèbre Décormag (1972-1987 et 1987-2012).

Ajoutons à cette liste Décormag collection (1987) . Vous devinerez qu’il s’agit d’un magazine dédié à la décoration. TVA Publications a annoncé l’an passé qu’il allait en cesser la publication. Consulter cette publication permet de voir l’évolution des tendances en décoration, en architecture, mais aussi en matière de publicité. Rappelez-vous l’époque où les cigarettiers pouvaient librement s’annoncer dans les médias… Je ne vous en dis pas plus, allez faire un tour sur le site de la BANQ.

Autre voyage dans le temps: Allô Police. Google a numérisé il y a plusieurs années des exemplaires publiés entre 1953 et 1956. Toute un incursion dans le monde des criminels!

Bonne lecture!

Vicky

Les archives du Séminaire de Québec

Les Musées de la civilisation de Québec ont mis en ligne une nouvelle vidéo dans le cadre de la série Chantiers des archives. Cette fois-ci, on se penche sur la conservation des archives du Séminaire de Québec, archives inscrites au registre Mémoire du monde de l’UNESCO. La vidéo est à la fin de ce billet.

Pour en savoir plus sur le séminaire de Québec, consultez cet article de l’Encyclopédie du patrimoine de l’Amérique française.

L’utilisation de Youtube pour la diffusion de l’histoire et du patrimoine du Québec a été évoquées sur ce blogue à plusieurs reprises: Vidéos sur l’histoire et le patrimoine du Québec sur YoutubeYoutube: vidéos du Festival interculturel du conte du QuébecRestauration du livre d’écrou de la prison Pied-du-Courant de MontréalLes îles du Saint-Laurent et les Paysages de la Nouvelle-France et Félix Leclerc raconte… les légendes du Québec.

Bon visionnement!

Octave Chabot, de Ste-Justine à la Floride (1872-1939)

par Vicky Lapointe

Octave Chabot est né à Sainte-Justine, comté de Dorchester (auj. Bellechasse) le 26 novembre 1872, fils de Ferdinand Chabot, cultivateur, et de Luce Goulet (mariage à St-Vital de Lambton le 11 février 1861). Il s’agit d’un des neveux de mon arrière-arrière-grand-mère Obéline Tanguay.

Ferdinand Chabot décède à l’âge de 39 ans le 4 avril 1879, laissant une veuve et trois enfants, Octave (14 ans), Clovis (8 ans) et Olympe (4 ans). Plusieurs enfants du couple sont morts en bas âge. Lors du recensement de 1881 , la famille Chabot réside encore à Sainte-Justine, mais selon les données des recensements américains, elle quitte le Québec en 1882 ou en 1883, comme bien des Canadiens français.

Grâce au site de Family Search, on en sait plus sur certaines étapes du parcours d’Octave Chabot aux États-Unis.  En traversant la frontière les Chabot font la transition entre un milieu agricole et campagnard à un milieu urbain et manufacturier.

En 1900, Lucie Goulet Chabot et son fils Octave habitent à Cohoes city, comté d’Albany, état de New York, New York. Ils sont locataires d’un appartement rue Saratoga Il est précisé que madame Chabot a eu 15 enfants, dont trois sont vivants. Madame Chabot ne peut ni lire, écrire ou parler l’anglais. On en déduit que le français reste pour elle la langue de tous les jours. Plusieurs francophones, attirés par les emplois dans les manufactures, habitent à Cohoes. En 2003, Donald J. Cosgro a retranscrit une liste des personnes décédées dans cette ville en 1899-1900. Plusieurs noms francophones y figurent (Cliquez ici pour consulter cette liste). Revenons à Octave. Le recensement nous apprend qu’il peut lire et parler l’anglais, mais pas écrire dans cette langue. Il exerce le métier de ‘winder (dévideur?) – Knitting mill’. Il est naturalisé citoyen américain.

Au même domicile, on retrouve Olympia Poisson et son fils William. Nous supposons donc qu’il s’agit de la soeur d’Octave. Le recensement ne nous fournit pas le nom de son mari, mais il nous révèle qu’elle travaille elle aussi dans une filature et occupe le même type d’emploi que son frère soit ‘winder’, qu’elle est mariée depuis cinq ans et qu’elle a donné naissance à trois enfants dont un seul est encore vivant, William, né en août 1897. Leurs voisins portent des patronymes francophones: Ducharme, Paradis, Fontaine, Deslauriers et Giroux.

Dévideuse (cone winder) à Indian Orchard, Massachusetts, 29 juin 1916 par Lewis Wickes Hine, Bibliothèque du Congrès.
Dévideuse (cone winder) à Indian Orchard, Massachusetts, 29 juin 1916 par Lewis Wickes Hine, Bibliothèque du Congrès.

Quelques années plus tard, c’est la première Guerre mondiale qui débute. C’est la conscription aux États-Unis. Octave, puisqu’il a moins de 46 ans, mais plus de 18 ans, remplit sa carte d’enregistrement en septembre 1918 au Massachusetts, où il demeure maintenant. Au 629 River St, Boston, plus précisément. Il déclare avoir un problème de vision ‘eyesight defection’.  Il est un travailleur du textile à la Peerless Mills Co de Boston. Son plus proche parent est Clovis Chabot, habitant au 152 Congress St Cohoes Albany New York. il n’est pas fait mention de sa mère, peut-être est-elle décédée.

Publicité de la Peerless Knitting Mills Co publiée dans le Boston Evening Transcription du 8 mai 1912.
Publicité de la Peerless Knitting Mills Co publiée dans le Boston Evening Transcript du 8 mai 1912.

Voyons maintenant ce que nous apprend le recensement américain de 1920. Octave Chabot est alors résident de Brooklyn, New York, rue Stanhope. Il est pensionnaire chez Roderick Champagne et son épouse Mary. Célibataire, il est ‘winder’ dans une manufacture de tricot.

Lors du recensement américain suivant, qui a eu lieu en 1930, Octave n’habite plus New York, mais Allentown, Pennsylvania. Il est pensionnaire chez John A. Bonner. Il est ‘knitter’ dans une manufacture.

Le parcours professionnel d’Octave est constant. Il fait partie pendant plusieurs décennies de la main-d’oeuvre des manufactures, déménageant là où se trouve le travail.

Octave Chabot décède le 15 juin 1939 à Orange Park, comté de Clay, Floride, le 15 juin 1939. il n’a jamais été marié.

Sources: United States Census, 1900, United States Census, 1920, United States Census, 1930, United States World War I Draft Registration Cards, 1917-1918, Florida Deaths, 1877-1939 et Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979 Family Search.

Bilan du siècle

De temps en temps, j’aime bien vous présenter un site internet d’intérêt pour les amateurs d’histoire du Québec. Aujourd’hui, le site à l’honneur est le Bilan du Siècle.

Le Bilan du siècle est un projet de l’université de Sherbrooke. Depuis une quinzaine d’années sont publiés sur ce site de courts textes relatant des événements de l’histoire du  Québec s’étant déroulés aux XXe et XXIe siècles. Plus de 10 000 textes sont en ligne.

Après avoir cliqué sur Entrer, un article s’affiche en fonction de la date du jour. On apprend ainsi que c’est un 22 mars (en 1928) que la ‘Loi établissant l’âge d’entrée au cinéma’ a été adoptée et que le 22 mars 2004, des investissements ont été annoncés pour le métro de Montréal.

 

bilan
Bilan du siècle

Vous pouvez faire une recherche pas mots-clés, années, etc. en utilisant le menu de gauche. Les textes du Bilan du siècle sont rédigés par des étudiants en histoire de l’université de Sherbrooke et les sources utilisées sont indiquées.

Un site instructif!

Bonne lecture!

Billets à lire
Mémoires et thèses en histoire du Québec
Indexation collaborative
Restauration du livre d’écrou de la prison Pied-du-Courant de Montréal

Décédé au Michigan en 1878

par Vicky Lapointe

Charles Dion est né le 28 mars 1855 à Sainte-Claire, comté de Bellechasse, fils de Benjamin Dion, cultivateur, et de Marguerite Dierce dit Beaulieu. Il est baptisé le jour-même de sa naissance. Il est décédé 23 ans plus tard, loin de chez lui.

Les registres de la paroisse de Sainte-Claire, en date du 1er octobre 1878, contiennent son acte d’inhumation. Il est dit qu’il est « décédé dans le cours du mois dernier à Michigan, États-Unis ». La cause du décès n’est pas indiquée.

La base de données ‘Michigan Deaths, 1867-1897’ de Family Search pourrait bien nous donner quelques informations supplémentaires sur ce décès.

Si l’on regarde le registre des décès du comté d’Alpena, Michigan,  on voit qu’il y a un Charles Dion, célibataire âgé de 23 ans, décédé à Alpena en septembre 1878 (le jour n’est pas indiqué) suite à une noyade. Le métier indiqué est ‘laborer’ et le lieu de naissance est Alpena, Michigan. Le père est Louis Dion, originaire du Canada et le nom de la mère est inconnu. Le nom du père et le lieu de naissance ne concordent pas, mais l’âge, le lieu et la période de décès, oui.

Le Alpena weekly argus du 25 septembre 1878 contient l’entrefilet suivant:

Chas. Dion, a young man employed on the drive of Chas. Johnson, was drowned at the Lower South Branch bridge last Sunday afternoon.

La date de décès de Charles Dion serait donc le 22 septembre 1878. Il s’agit probablement d’un accident de drave.

Plusieurs Canadiens français habitaient Alpena à l’époque. Le Michigan attirait les gens de chez nous qui y occupaient des emplois dans l’industrie forestière, des pêches, des mines, etc. James LaForest, sur son blogue ‘Voyageur Heritage… Community Journal  & Resource Guide’ souligne d’ailleurs que la Saint-Jean Baptiste a été célébrée à Alpena en 1888.

Lorrie LaCross a recensé les noms canadiens français trouvés dans les registres d’Alpena et d’autres municipalités de la région.

Pour en savoir plus sur les Canadiens français au Michigan (bibliographie non exhaustive):

Les Canadiens français du Michigan par Jean Lamarre (2000) Editions du Septentrion.

« French-Canadian Communities in the American Upper Midwest during the Nineteenth Century » D. Aidan McQuillan. Cahiers de géographie du Québec, vol. 23, n° 58, 1979, p. 53-72. http://id.erudit.org/iderudit/021423ar

Billets reliés

Du Québec au Wisconsin

La famille Martineau quitte le Québec pour le Dakota du Nord [1885]

Un médecin morphinomane [Juin 1905]