Tous les articles par Vicky Lapointe

Des notaires mystifiés [Montréal, 1923]

La Patrie, 17 novembre 1923

VINGT-HUIT NOTAIRES ONT ÉTÉ VICTIMES DE CETTE MYSTIFICATION
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APPELÉS EN PLEINE NUIT DANS LA RUE CHAMPLAIN POUR UN PRÉTENDU MOURANT

LA POLICE INTERVIENT

Vingt-huit notaires ont été victimes d’une mystification de fort mauvais goût au cours de la nuit de lundi à mardi. Ils ont été appelés à une maison de la rue Champlain, sous prétecte d’assister un mourant qui désirait faire son testament. Mais il n’y avait ni mourant ni malade dans la maison et la maîtresse du logis, saisie de peur, téléphona à la police. On dit que l’auteur de la mystification est connu, que c’est un confrère des victimes.

Les notaires sont dans une vive indignation, car ils n’ont guère goûté cette plaisanterie. Ils auraient même décidé de traduire le coupable devant la Chambred (sic) des notaires, l’accusant d’avoir dérogé à son honneur professionnel. En outre les vingt-huit notaires lui réclament chacun une somme de $20 pour frais de déplacement.

Il y a deux ou trois jours un notaire de la campagne, dit-on, venait rendre visite à un confrère de la ville. C’est alors que l’idée vint à l’un d’eux de jouer un « bon tour » à ses confrères. Les 28 notaires, jeunes et vieux, furent priés par téléphone de se rendre à la maison de la rue Champlain.

Les notaires prirent la chose au sérieux et ils commencèrent vers minuit à se présenter à la maison désignée. Prise de peur, la maîtresse du logis prévint la police. Le défilé des notaires durant presque toute la nuit. Les derniers ne furent pas peu surpris de se trouver nez à nez avec les agents de faction à la porte de la maison. Ils retournèrent chez eux jurant mais un peu tard qu’on ne les prendraient plus. »

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>UN PÈRE RECHERCHE SA FILLE [1836]

Plaidoyer contre la peine de mort [Québec, 1840]

Le Canadien, 12 octobre 1840

« Les exécutions n’ont pas eu lieu à Montréal, vendredi dernier. Il y a eu sursis indéfini pour Michael O’Graby et Elizabeth Williams, et l’exécution de la sentence de James Dunhseath a été remise à vendredi prochain. S’il fallait notre prière pour induire l’autorité exécutive à faire cesser les exécutions publiques, nous la joindrions volontiers aux voeux d’un nombre de publicistes distingués qui se sont élevés contre cette partie des codes criminels de tous les peuples civilisés. Nous avons déjà eu occasion de déclarer notre opinion contre la peine capitale, sans distinction. Nous nions à la société le droit de vie et de mort sur les citoyens, et l’expérience a assez clairement démontré que l’infliction de cette peine est un préventif peu efficace des crimes. Que la société claquemure les hommes dont les passions effrenées menacent la vie et les biens des citoyens, qu’elle les mette hors d’état de ne pouvoir jamais nuire, c’est son droit; mais ce nous parait une singulieré morale que de punir le meurtre par l’homicide. Nous comprenons la logique de la peine capitale sous la doctrine du droit divin, qui fait venir l’autorité de Dieu même; mais nous ne la comprenons pas sous la doctrine qui fait venir l’autorité des gouvernants des peuples, des individus qui les composent collectivement. Sous cette doctrine le pouvoir ou la société n’a que les droits que les citoyens ou les individus ont bien voulu on pu lui céder sur leurs personnes et sur leurs biens. Or l’individu n’a pu céder un droit qu’il n’a pas lui-même, et que nos lois lui refusent, celui de s’oter la vie. « 

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ANN WILEY, BOURREAU (1775, DÉTROIT)

Décédé après six jours de mariage [1900]

Le Progrès de l’Est, 19 juin 1900

« Richmond
– On écrit de Richmond que le docteur Arthur Denis, qui épousait, lundi dernier, Mlle Burnside, est mort au cours de son voyage de noce, six jours après son mariage. Les jeunes époux étaient partis pour un voyage de huit jours à Montréal, Ottawa et Toronto, et leur mariage avait donné lieu, ici, à de grandes réjouissances, car ils y étaient grandement estimés. L’infortuné a succombé à la pneumonie foudroyante. Il a été inhumé au cimetière Mont-Royal, Montréal, avec les membres de sa famille, déjà décédés. Le docteur Duplessis, de Richmond, un des amis intimes du malheureux jeune homme, a été mandé auprès de lui, mais est arrivé quelques heures après qu’il eut expiré. La jeune femme du défunt retournera prochainement à Richmond, d’où elle n’est partie que depuis quelques jours, avec des espérances si brillantes. »

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Daguerréotype [Québec, 1840]

Extrait du Canadien, 9 octobre 1840
Extrait du Canadien, 9 octobre 1840

« Le Canadien, 9 octobre 1840

DAGUERREOTYPE. – Nous nous sommes donné l’amusement d’aller voir opérer le Daguerréotype de * MM. Halsey et Sadd. Les épreuves que nous avons vues répondent parfaitement à l’idée que nous nous en étions formée d’après les journaux de Paris. Les miniatures qui sortent de l’appareil sont absolument ce que serait l’image des personnes dans un petit miroir, moins l’incarnat et les couleurs de la draperie. Les figures sont plus ou moins parfaites, selon que les personnes gardent plus ou moins d’immobilité sur la sellette. Les yeux, qu’il est impossible de tenir constamment couverts et immobiles pendant l’opération qui ne dure que 3 ou 4 minutes, sont la partie la plus difficile à reproduire avec perfection. »

*Andrew Halsey and Henry Sadd, deux photographes originaires des États-Unis.

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De retour du Brésil [1897]

En 1896, plusieurs familles quittent le Québec pour s’établir au Brésil. L’expérience se révèle être un échec…

La Patrie, 27 janvier 1897

« NOS EXILÉS
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Le retour d’une cinquantaine
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Le maire Wilson-Smith voit à leur réception
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Environ cinquante-deux de nos malheureux compatriotes qui étaient allés chercher fortune sous le ciel brûlant du Brésil sont revenus dans notre ville hier soir. Inutile de dire avec quel bonheur, après toutes les misères qu’ils ont endurées là-bas, ces quelques compatriotes ont mis pied sur le sol natal.

Voici les noms des exilés qui sont de retour:

James Garrett, carré Papineau, mouleur, célibataire.
Michael Welsh, 541 rue Centre, Pointe St. Charles, employé à l’incinérateur, père de sept enfants, dont l’épouse est morte à San Paule.
Wm Smith, célibataire.
Wm Skelcher, St. Henri, père de famille.
Wm Farmer, 51 rue St Antoine célibataire.
Chs E. Harris, plombeur, rue Ste Madelene, un enfant.
M. Henny, 116 rue St Martin, père de deux enfants.
M. Vien, ferblantier, Ste Cunégonde, dont l’épouse est morte à Sao Paulo.
Georges Clermont, rue Shaw, avec femme et enfant.
James Starnes, 177 Lagauchetière, mouleur dans le fer, avec femme et enfant.
P. Meney, 158 rue Chatham, machiniste, avec femme et un enfant.
James McKay, cocher, rue St. Urbain, avec femme et quatre enfants.
Jacques Brûlé, journalier, rue St. André, avec femme et deux enfants.
Charles Sanderson, journalier, 233 rue St Martin, avec femme et trois enfants.

Avec eux sont aussi arrivés Victor, Alfred, Léon et Annie Périard, Chas. H. et Wm Hale, James Blavie, Thomas Bluvin et John McDougall.

Nos compatriotes arrivent de New York où ils sont descendus il y a quelques jours.

Les dépêches nous avaient annonce ce fait; aussi les attendions-nous depuis vendredi soir.

[...]
Ce n’est qu’hier soir que le maire Wilson Smith a reçu une dépêche d’Utica, N. Y, signée par l’inspecteur des douanes de cette localité et lui annonçant que le parti des emigrés canadiens était en route pour Montréal.

Le train de New York qui ramenait dans leurs foyers une cinquantaine de ceux qui ont pris passage à bord de la « Moravia » l’été dernier, n’est rentré en gare que vers onze heures hier soir.

Il était réellement impresionnant de voir descendre ces wagons ces hommes, femmes et enfants, brisés par les endurances, le teint hâle et portant au visage des signes de profond découragement.

Les hommes étaient chargés de paquets et de bagages et les femmes portaient leurs enfants dans leurs bras.

Le maire Wilson Smith, dès qu’il apprit la nouvelle, vit immédiatemment à trouver un local pour loger temporairement tout ce monde, ou du moins ceux qui n’avaient pas de familles ou d’amis pour les recevoir.

A l’arrivée du train deux grandes voitures les attendaient pour les transporter aux hôtels du Peuple, tenu par M. Deault et Bonsecours, tenu par M. Charest.

Les emigrés reçurent à ces hôtels tous les premiers soins.

Le maire Wilson-Smith a été interviewé ce matin par notre représentant pour savoir s’il y aurait possibilité de trouver de l’emploi à ces malheureux. Le maire a dit qu’il verrait immédiatement à cela; en attendant, les différentes maisons de refuge leur donneront toute l’assistance voulue. « 

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Visite aux cimetières [Sherbrooke, 1912]

Le Progrès de l’Est, 17 septembre 1912

« VISITE AUX CIMETIÈRES

Dimanche, par un temps semi idéal jusque vers la soirée, a eu lieu la pieuse et sainte visite rituelle annuelle aux tombes des cimetières catholiques. Vu le temps propice, il y avait une foule énorme, voiture, autos, tramways ont pu à peine suffire pour transporter les visiteurs.

La cérémonie religieuse au cimatière a été des plus solennelle et des plus impressive. Mgr LaRocque présidait, entouré de tout son clergé des paroisses et établissements de la ville. au pied, et sur les marches de la grande croix centrale, Monseigneur a, selon sa bonne habitude, fait son sermon en anglais. C’était bien l’endroit pour rappeler à tous les fidèles: la brièveté, l’incertitude de la vie, la mort qui arrive tôt ou tard, et au temps même le plus imprévu, et la nécessité d’une bonne préparation à totu instant pour paraître devant Dieu. Eut-il eu le pressentiment de l’accident fatal tragique qui allait, au même moment, à quelque distance, frapper une sherbrookois (J.-Philippe Pothier), de la paroisse, Mgr n’aurait pas pu mieux parler et rappeler au devoir.

Le sermon de circonstance, par M. l’abbé Desaulniers, vicaire de la cathédrale, a suivi les allocutions épiscopales, et a été écouté avec grande attention.

Le liberal solennel a été chanté par les chorals des paroisses de la ville et a produit grand effet à l’air libre. La cérémonie s’est terminée avec la bénédiction générale donnée par Mgr. Et la journée s’est achevée par la visite et les prières aux tombes. Il était temps, la brume pluviolante a alors commencé pour dégénérer en pluie battante.

A Montréal, malgré le temps demi pluvieux, la visite a été faite au grand et superbe cimetière de la Côte des Neiges du Mont-Royal par des milliers et des milliers de personnes, sans aucun incident ni accident. Mgr l’archevêque Bruchési, entouré d’un nombreux clergé, a présidé toute la cérémonie et a fait les allocutions de circonstances. Les chants graves du « Stabat Mater » et du Libera » qu’amplifiait la situation si belle du lieu, ont été rendus par tous en effet puissant accompagnés par l’excellente musique de l’Harmonie Montréalaise, dirigée par le bien connu M. Hardy. « 

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Arrestation et emprisonnement d’un géant [Québec, 1854]

La Minerve, 21 septembre 1854

« Arrestation et emprisonnement d’un géant. – Nous voyons par les journaux de Québec, que Bihin, géant français maintenant exhibé à Québec, a été emprisonné, lundi dernier, sur accusation d’avoir déchargé une arme à feu sur un individu du nom de John Flanegan, employé comme homme de guet à l’Exposition Industrielle dans cette ville, et l’avoir tué. Une enquête a eu lieu avant-hier, sur le corps du défunt, et le verdict du juré a été « Homicide justifiable ». En conséquence, le géant fut déchargé de l’accusation portée contre lui et mis en liberté.

L’apparence du prisonnier a été un sujet de remarques pour tous ceux qui sont accourus le voir sortir de prison pou se rendre au lieu de l’enquête. Il a sept pieds et neuf pouces de hauteur et est très corpulent. Il parle très bien. Durant tout le temps qu’a duré cette malheureuse affaire, il a paru affligé et mal à l’aise. »

Pour en savoir plus: Jean Bihin (en anglais)

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